Rémalard

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Rémalard
Le château de Voré.
Le château de Voré.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Orne
Arrondissement Mortagne-au-Perche
Canton Rémalard (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Perche rémalardais
Maire
Mandat
Patrick Rodhain
2014-2020
Code postal 61110
Code commune 61345
Démographie
Gentilé Rémalardais
Population
municipale
1 278 hab. (2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 44″ N 0° 46′ 20″ E / 48.428889, 0.77222248° 25′ 44″ Nord 0° 46′ 20″ Est / 48.428889, 0.772222  
Altitude Min. 119 m – Max. 243 m
Superficie 20,89 km2
Localisation

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Rémalard

Rémalard est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Basse-Normandie, peuplée de 1 278 habitants[Note 1] (les Rémalardais).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au cœur du Perche, au sud-est du département de l'Orne. Son bourg est à 16 km au nord de Nogent-le-Rotrou, à 19 km à l'est de Bellême, à 21 km à l'ouest de La Loupe et à 22 km à au sud-ouest de Mortagne-au-Perche[1].

Le territoire est ponctué de collines boisées. Les moulins, manoirs, chapelle, église illustrent la richesse du patrimoine bâti et culturel de Rémalard. De petits bois parsèment la commune, contribuant au maintien d'une vie « sauvage » : chevreuils, sangliers, petit gibier abondent. L'utilisation du territoire de la commune de Rémalard est encore essentiellement agricole.

L'Huisne, affluent de la Sarthe, constitue la limite sud-ouest du territoire dont elle sort au sud-est : elle attire les pêcheurs en saison, et la pratique du canoë-kayak se fait en hautes eaux. La rivière reçoit de nombreux affluents en amont, descendant les collines du Perche pour assurer un régime abondant.

La ville était autrefois desservie par la gare de Rémalard-Bellou-sur-Huisne. L'ancienne voie ferrée Condé-sur-Huisne - Mortagne-au-Perche - Alençon, à l'abandon depuis 30 ans environ, suit le cours de l'Huisne. Une voie verte suivant ce tracé est ouverte depuis juin 2010 entre rivières et bois sur l'ensemble des 62 km, entre Condé-sur-Huisne et Alençon.

Communes limitrophes de Rémalard[2]
Bizou,
Boissy-Maugis
Le Mage Le Mage,
Moutiers-au-Perche
Boissy-Maugis Rémalard[2] Dorceau
Bellou-sur-Huisne Saint-Germain-des-Grois Dorceau

Toponymie[modifier | modifier le code]

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La localité est attestée sous la forme Remalast en 1099.

Il semble généralement admis que « le mauvais gué » ou « le gué mal placé » sur la rivière Huisne, à l'emplacement du pont actuel, aurait donné son nom à la commune, c'est-à-dire : rei « gué ». On retrouve cet appellatif toponymique sous les formes -rai dans Lonrai (Orne), -roy dans le pays de Bray normand (ex : Val-du-Roy, anciennement Waudenroy, Ressenroy, Longroy) et en Picardie. Il est issu du gaulois ritu « gué » (cf. vieux gallois rit > gallois rhyd). Le second élément malast est dérivé de « mal ».

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Rémal-la-Montagne[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le siège de Rémalard[modifier | modifier le code]

Ingulphe Ribaud ou Ribaud (Ribald) de Dreux, un des vassaux de Robert le Pieu (996-1031, fils d'Hugues Capet) fut seigneur de Rémalard. Il possédait également Senonches, Brezolles, Sorel-Moussel et de nombreux biens à Dreux. Dès lors, l'histoire de la ville se mêle intimement aux puissants barons de Châteauneuf-en-Thymerais qui régnèrent sur le Thymerais jusqu'au XIIIe siècle.

L'un d'eux, Hugues de Chateauneuf, qui avait épousé Mabile, fille de Roger de Montgommery et de Mabile de Bellême, donna asile à Châteauneuf, à Robert Courteheuse, révolté contre son père suite à une brouille avec ses frères et l'échec de la prise du château de Rouen. Guillaume le Conquérant vint alors faire, en 1078, le siège de Regmalard, qui finit par se rendre. Il était accompagné de Rotrou III du Perche, comte de Mortagne, alors seigneur suzerain de Regmalard.

Lors du siège de Rémalard en 1077, Guillaume le Conquérant fit élever plusieurs mottes défensives sur le territoire actuel de la commune de Bellou-sur-Huisne, dont l'une sur le site de la Butte (sud-est), et l'autre probablement à la Coudorière (sortie ouest de Bellou) coupée en deux au XIXe par la route de Bellême. D'autres mottes ont vraisemblablement existé au Chatelier (Rémalard) et à Beauregard (Dorceau). Les restes de la forteresse furent détruits par les Anglais au cours du XVe siècle. Les derniers vestiges furent rasés vers 1820, et utilisés comme remblais et pour la construction de maisons rue des Moulins.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Rémalard

Les armes de la commune de Rémalard se blasonnent ainsi :
D'azur aux trois fleurs de lys d'or, à la bande componée de gueules et d'argent de six pièces brochant sur le tout[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[5].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1995 mars 2014 Jean Maignan    
mars 2014[5] en cours Patrick Rodhain SE Cadre service public de l'emploi
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 278 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2004, 2009, 2014, etc. pour Rémalard[6]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Rémalard a compté jusqu'à 1 912 habitants en 1851.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
1 706 1 702 1 738 1 673 1 758 1 845 1 852 1 912 1 888
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 839 1 874 1 745 1 798 1 717 1 743 1 750 1 616 1 571
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 557 1 562 1 465 1 382 1 264 1 182 1 141 1 108 1 190
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
1 256 1 308 1 302 1 344 1 244 1 263 1 257 1 275 1 278
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Ce chef-lieu de canton, malgré sa position à l'écart des grands axes, garde un bon niveau de services et de commerces, soutenus par la fréquentation des résidents secondaires. La zone d'activité Saint-Marc concentre grandes surfaces (supermarché, jardinerie), le CDIS (centre de distribution assurant les tournées sur les cantons de Longny-au-Perche, Nocé et Rémalard) de la Poste, et quelques autres activités. L'activité proprement industrielle est située à l'ancienne gare, commune de Bellou-sur-Huisne.

L'activité touristique est importante pour la commune et le canton : la communauté de communes a la compétence Tourisme, dont l'outil est l'office de tourisme du Perche rémalardais (OTPR), installé dans le bourg, rue Marcel Louvel. Il assure la coordination des activités associatives ou autres, et un lien étroit avec le parc naturel régional du Perche et l'écomusée du Perche à Saint-Cyr-la-Rosière.

Le complexe piscine-camping-tennis, situé sur le territoire de la commune de Bellou-sur-Huisne, est géré par la commune de Rémalard.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Germain-d'Auxerre[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Germain : le chœur et l'abside.

L'église Saint-Germain-d'Auxerre, bel édifice d'origine romane, est érigée sur une butte plantée de marronniers, à l'emplacement de l'ancien cimetière[7]. Elle est dotée d'une abside romane remaniée et d'un portail sur avant-corps à double archivolte sur piliers engagés (XIIe siècle). Son clocher sur plan carré, avec tourelle d'escalier, rehaussé au milieu du XIXe, est terminé par une toiture en dôme et lanternon. L'édifice est classé Monument historique le 25 septembre 1930[8].

Au XVIe, il est fait adjonction de deux collatéraux avec arcades et piliers prismatiques. Maître-autel néo-gothique. Dans le chœur, travail naïf du XVIe siècle, provenant d'une poutre de gloire : saint Jean et sainte Marie-Madeleine: ces deux statues sont restaurées en septembre 2012 et positionnées sur un pilier.

Dans la chapelle sud l'autel, le tabernacle et le retable sont du XVIIIe. Un tableau représente sainte Barbe. Chapelle funéraire de la famille d'Andlau. Chapelle nord : autel classique, fin XVIIIe. Sur un pilier, Vierge à l'oiseau du XVe (don de la famille Jouvin). Fonts baptismaux XVIIIe, encadrés de deux tableaux du XVIIe récemment restaurés. Stalles et chaire néo-gothiques, fin XIXe. Vitraux du XIXe (pour la plupart de 1894) de Lorin, à Chartres. Ils comprennent également un vitrail faisant office de monument aux morts de la Grande Guerre. Certains vitraux sont indiqués comme dons de diverses familles, dont la famille Mirbeau.

L'orgue Damien[modifier | modifier le code]

L'orgue Damien (1859), classé à titre d'objet[9] en 1983, est restauré et en parfait état de fonctionnement. Une nouvelle association, l'association Patrimoine et Orgue de Rémalard (APOR), s'est créée en 2010 pour assurer plus particulièrement son entretien et organiser des concerts.

Les frères Damien, facteurs d'orgue, étaient établis à Gaillon (Eure). À Louviers, le premier orgue de chœur qui ait existé était en très mauvais état. On sait qu’en 1855, il est monté par le facteur d’orgue Damien, du Goulet, localité à proximité de Saint-Pierre-la-Garenne entre Gaillon et Vernon. Les frères Damien avaient probablement construit cet orgue pour qu’on fasse appel à eux pour l’entretien[10].

D'autres orgues Damien existent : à l'église Saint-Denis de Hellemmes (Nord), à l'église Saint-Pierre du Sap (Orne)…

Autres lieux[modifier | modifier le code]

La motte castrale du Châtellier.
  • Le bourg a conservé beaucoup de charme, avec ses petites rues (rue du Tripot, rue des Galants, rue Saint-Roch, rue de Mortagne) et places anciennes (place Saint-Roch, place du Général-de-Gaulle, place du Petit-Marché, etc.), organisées autour de la butte du château (motte de 1077). Il subsiste quelques maisons de caractère (la mairie et sa tourelle, l'ancien presbytère, le Chêne Vert, etc.). Il existe encore quatre statues de niches : trois sont dédiées à saint Roch et une à saint Pierre.
  • Les manoirs (propriétés privées) : Boiscordes, Vaujours, Brigemont.
  • Un château (propriété privée) : Voré, ancienne propriété de Claude-Adrien Helvétius, philosophe du siècle des Lumières.

Les manoirs et châteaux de Rémalard sont protégés au titre des Monuments historiques, partiellement classés ou inscrits[11]. .

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Associations culturelles[modifier | modifier le code]

La vie associative est riche, comme dans de nombreuses communes du Perche : Maison pour Tous, avec de nombreuses activités sportives (tir à l'arc, tennis de table, etc.) et artistique (peinture, encadrement, etc.), comité des fêtes (fête communale, spectacles-théâtre, etc.), association paroissiale (ARCH), Association des commerçants (APR), Comité de la foire d'automne, Association orgue et patrimoine de Rémalard (APOR):concerts, expos, etc. Rémalard dispose d'une vaste et fonctionnelle salle communale, ainsi que d'une salle de spectacle .

Par ailleurs, Rémalard est le siège social de la Fédération des Amis du Perche, société savante de plus de 1 000 membres, au rayonnement interrégional sur tout l'ancien comté du Perche. Une association, Hôtel des arts, organise expositions, concerts et conférences, dans les anciennes dépendances, rénovées, de l'Hôtel de la Poste, ancien relais de poste sur la route de Paris à Angers. L'association Artémise, expose en permanence dans sa galerie des œuvres d'artistes et d'artisans d'art.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le Football Club Rémalard-Moutiers fait évoluer une équipe de football en division de district[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « GASO, la banque du blason - Rémalard Orne » (consulté le 31 octobre 2011)
  5. a et b « Rémalard (61110) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 13 juin 2014)
  6. Date du prochain recensement à Rémalard, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  7. Texte inspiré de Rémalard et son canton, Jacky Lecomte, éd. Sutton, 1999.
  8. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Partie instrumentale de l'orgue », base Palissy, ministère français de la Culture
  10. Société d'études diverses (SED) Louviers.
  11. « Œuvres architecturales à Rémalard », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Motte castrale dite Le Chatellier », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Motte castrale dite Le Château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Tuilerie de Voré », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – FC Rémalard Moutiers » (consulté le 31 août 2013)
  16. Jacky Lecomte, Pierre-François, Georges-Eugène et Émile-Louis Jumeau, une famille au berceau de leur bébé, Éditions des Amis du Perche, Rémalard, 2011, p. 60. (ISBN 978-2-900122-94-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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