Régiments d'artillerie français

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L'armée française a constitué de façon ancienne des unités spécialisées dans l'artillerie. L'article qui suit, permet de faire un tour d'horizon sur la diversité des régiments d'artillerie au cours de l'histoire militaire de la France.

Sommaire

Liste des régiments d'artillerie sans appellation et par ordre croissant[modifier | modifier le code]

Depuis la Première Guerre mondiale et excepté les troupes de Marine qui ont une numérotation spéciale, les régiments d'artillerie de l'armée française en métropole ont suivi les numéros suivants :

Série 1 à 310 :



























Série 311 à 420:



  • (341e non affecté)
  • (342e non affecté)
  • (343e non affecté)
  • (344e non affecté)
  • (345e non affecté)
  • (346e non affecté)
  • (347e non affecté)
  • (348e non affecté)
  • (349e non affecté)
  • (350e non affecté)





Série 421 à 460 :

  • (431e à 450e non affecté)


Autres dénominations :

Groupe d'Artillerie Anti-aérienne Légère

Groupe d'Artillerie Guidée

Batterie d'artillerie de Corps d'Armée (BACA)

Régiments d'artillerie classés par appellation[modifier | modifier le code]

Dans la suite de l'article, les régiments sont classés dans une appellation propre à l'organisation de l'artillerie à une période donnée. Pour cette raison, on retrouve pour chaque appellation une classification par période. Par exemple « Régiments existants au début de la Première Guerre mondiale 1914 » sous-entend que l'appellation des régiments d'artillerie est celle définie lors de l'ordre de bataille de l'armée française le 1er août 1914. De même « Régiments existants au début de la Deuxième Guerre mondiale 1939-1940 » sous-entend que l'appellation des régiments d'artillerie est celle définie lors de l'ordre de bataille de l'armée française en 1940.

Durant une guerre, l'artillerie subit une réorganisation sensible et rapide aussi bien du nombre de régiments, que de la qualité, de l'armement et des tactiques employées. Cet article n'a pas vocation à décrire ces mutations. Cependant en précisant les régiments présents et leur appellation à la fin d'un conflit (« Régiments existants à la fin de la Première Guerre mondiale 1918-1919 » par exemple), on évalue mieux la transformation qui s'est opérée.

Régiments d'artillerie à cheval[modifier | modifier le code]

Régiments existants sous le premier empire[modifier | modifier le code]


Régiments d'artillerie de place forte ou de forteresse[modifier | modifier le code]

Régiments d'artillerie à pied (R.A.P)[modifier | modifier le code]

Les régiments d’artillerie à pied sont les actuels régiments d’artillerie, nommés ainsi durant les guerres de la Révolution et de l’Empire.

Régiments existants sous le premier empire[modifier | modifier le code]
Colonel et chef de bataillon d'artillerie (Carle Vernet, La Grande Armée de 1812).

Dans l'artillerie de l'armée napoléonienne, on distingue trois types d'unité : la compagnie d'artillerie à pied, la compagnie d'artillerie à cheval et la compagnie du train. Certains auteurs utilisent l'appellation batterie plutôt que compagnie. Les compagnies d'artillerie à pied ou à cheval assurent la mise en œuvre des pièces (la mise en place des pièces, leur préparation pour le tir et le tir en lui-même) tandis que les compagnies du train sont en charge de leur transport.

  • Les compagnies d'artillerie à pied ont un effectif de 120 hommes (4 officiers, 10 sous-officiers et 106 hommes de troupe) et n'ont aucun cheval. La compagnie à pied met en œuvre 6 canons et 2 obusiers.
  • Les compagnies d'artillerie à cheval ont un effectif de 100 hommes (4 officiers, 10 sous-officiers et 80 hommes de troupe). Chaque homme dispose d'un cheval de selle. La compagnie à cheval met en œuvre 4 canons et 2 obusiers.
  • Les compagnies du train ont un effectif théorique de 141 hommes (1 officier, 14 sous-officiers, 126 hommes de troupe). Elles disposent de 20 chevaux de selle et de 230 chevaux de trait. Cette organisation a pour but de ne pas laisser les chevaux de trait trop près des pièces lors de la bataille.

Les pièces d'artillerie comprennent des canons dont le calibre peut être de 4, 6, 8 ou 12 livres et des obusiers de 5 ou 6 pouces. L'attelage d'un canon ou d'un obusier est de 4 chevaux de trait sauf pour le canon de 12 livres qui en requiert 6. Les caissons à munitions sont tirés par 4 chevaux. Généralement, 3 caissons à munitions sont prévus par pièce.

La Garde impériale disposait elle aussi d'une puissante réserve d'artillerie.

Régiments existants au début de la guerre de 1870[modifier | modifier le code]
Canon de montagne de 4 la Hitte , modèle 1859 Le Pétulant. Calibre de 86 mm. Longueur 0,82 m. Poids 101 kg (208 kg avec l'affût). Munition: obus de 4 kg.

Le corps d'artillerie est composé depuis 1867 de 15 régiments montés dont un de la garde, ce qui représente en théorie 186 batteries montées et à pied, et de 5 régiments à cheval dont un de la garde qui forment 38 batteries. Soit un ensemble (théorique) de 1 344 bouches à feu attelées en tout. Les batterie montées ou à cheval assurant elles-mêmes le service des pièces, des caissons et des voitures, les batteries à pied et les parcs étant quant à eux attelés par les soins du train d'artillerie composé de 2 régiments de 12 compagnies chacun et d'un escadron de la garde impériale à deux compagnies.

En théorie, l'artillerie est repartie dans les Divisions d'infanterie à raison de 3 batteries de 6 pièces dont deux de 4 la Hitte et une de mitrailleuse ou "canon à balle" Reffye à 6 pièces. Chaque Corps disposant en plus d'une réserve d'artillerie composée de deux batteries de 12 la Hitte, de 2 batteries de 4 montées et de deux batteries de 4 à cheval. La Division de cavalerie de la garde disposant quant à elle de deux batteries à cheval de 4 la Hitte. En théorie une réserve générale d'artillerie aurait due être mise en place à l'Armée du Rhin, mais l'inertie de l'institution militaire et la rapidité des événements allait rendre la chose impossible. S'il est de bon ton d'affirmer péremptoirement que les canons français chargés par la bouche étaient mauvais, des études faites en 1872 sont moins affirmatives. En fait on a alors pu constater que si la portée de tir supplémentaire des canons Krupp est de 400 mètres en réalité ceci est surtout dû au fait que les canons français utilisent essentiellement des obus à fusée dont la durée de mise à feu ne permet au maximum qu'une portée de 2 800 mètres et qui sont peu précises pour les réglages de temporisation. Dotés de systèmes percutants les obus sont à peu de chose près identiques à leurs homologues allemands comme le démontera la bataille de Coulmiers. La cadence de tir est identique car les deux types de canons nécessitent une remise en position après chaque tir. En réalité la supériorité de l'artillerie allemande est basée sur une conception différente de l'organisation qui permet au chef de corps de concentrer l'ensemble du feu de ses batteries. Sur la priorité de l'artillerie dans les colonnes en marche et sur une supériorité numérique accablante de près de 2 000 pièces contre 936.

Régiments existants au début de la Première Guerre mondiale 1914[modifier | modifier le code]

Il existe 9 régiments d'artillerie à pied en 1914

Régiments existants à la fin de la Première Guerre mondiale 1918-1919[modifier | modifier le code]
  • Compagnie d'Ouvriers Militaires de Chemins de Fer, compagnies détachée au Régiment d'artillerie à Pied :
La construction des voies ferrées des réseaux de l'artillerie au front (voie étroite) était faite par des batteries de Régiments d'Artillerie à Pied (R.A.P.) jusqu'en 1917, date à laquelle ces batteries sont regroupées au sein du 69e R.A.
Au front, les locomotives étaient exploitées par du personnel dépendant de l'artillerie. Celles de voie étroite par des sections d'exploitation d'abord rattachées à des Régiments d'Artillerie à Pied (R.A.P.) puis au 68e Régiment d'Artillerie à partir de 1917, le 68e R.A absorbe le 69e RA dissout. Après la Première Guerre mondiale, l'artillerie n'a plus besoin de son régiment, et le génie militaire le récupère.

Création de nouveaux régiments d'artillerie à pied à partir d'août 1918

Régiments d'artillerie de position (R.A.P)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Régiment d'artillerie de position.

De 1933 à 1940, ces régiments participent à la défense des places fortes, des forteresses et des lignes de défense fortifiées tel la ligne Maginot.

Régiments d'artillerie légère[modifier | modifier le code]

Les régiments d'artillerie légère sont équipés de canons dont le diamètre est supérieur à 20 mm et inférieur à 100 mm environ. Cette classification est un peu stricte car, dans certain cas, des régiments dit "mixte" sont équipés des deux types d'artillerie : légère et lourde.

Régiments d'artillerie de campagne (R.A.C)[modifier | modifier le code]

Régiments existants au début de la Première Guerre mondiale 1914[modifier | modifier le code]

Classiquement équipé de Canon de 75 Modèle 1897, la liste des régiments d'artillerie de campagne est la suivante :

Béret (Insigne d'artillerie).JPG
Régiments existants à la fin de la Première Guerre mondiale 1918-1919[modifier | modifier le code]

La série 201e à 279e s'ajoute à ceux précédemment cités (création pour la plupart en avril 1917).

Régiment d'artillerie divisionnaire (R.A.D)[modifier | modifier le code]

Régiments existants au début de la Deuxième Guerre mondiale 1939-1940[modifier | modifier le code]
Régiments existants à la fin de la Deuxième Guerre mondiale 1944-1945[modifier | modifier le code]


Régiments d'artillerie de montagne (R.A.M)[modifier | modifier le code]

Régiments existants au début de la Première Guerre mondiale 1914[modifier | modifier le code]


Régiments existants à la fin de la Première Guerre mondiale 1918-1919[modifier | modifier le code]

Les deux régiments d'artillerie de montagne précédemment cités sont encore présent à la fin de la guerre


Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le 1er et 2e régiment d'artillerie de montagne deviennent respectivement le 93e et 94e :


Régiments existants au début de la Deuxième Guerre mondiale 1939-1940[modifier | modifier le code]

Les régiments d’artillerie de montagne en septembre 1939 sont organisés en un état-major, une batterie hors-rang, deux groupes légers à deux batteries de 75mm (équipés de canons Schneider modèle 1928) et d’un groupe lourd à deux batteries de 155mm (Schneider modèle 1917).

Régiments existants à la fin de la Deuxième Guerre mondiale 1944-1945[modifier | modifier le code]

Régiments d'artillerie à tracteur tout terrain (R.A.T.T.T)[modifier | modifier le code]

Régiments existants au début de la Deuxième Guerre mondiale 1939-1940 :


Régiment d'artillerie de région fortifiée (R.A.R.F)[modifier | modifier le code]

Régiments existants au début de la Deuxième Guerre mondiale 1939-1940 :


Régiments d'artillerie portée (R.A.P)[modifier | modifier le code]

Régiments existants au début de la Deuxième Guerre mondiale 1939-1940 :

Régiments d'artillerie mobile de forteresse (R.A.M.F)[modifier | modifier le code]

Régiments existants au début de la Deuxième Guerre mondiale 1939-1940 :


Régiments d'artillerie coloniale portée (R.A.C.P)[modifier | modifier le code]

Régiments existants au début de la Deuxième Guerre mondiale 1939-1940 :

Régiments d'artillerie lourde (R.A.L)[modifier | modifier le code]

Les régiments d'artillerie lourde sont équipés de canons, mortiers ou obusiers dont le diamètre est supérieur à 100 mm environ.


Régiments existants au début de la Première Guerre mondiale 1914[modifier | modifier le code]

Les régiments sont :

Ces régiments seront dissous en 1915.

Régiments existants à la fin de la Première Guerre mondiale 1918-1919[modifier | modifier le code]

Régiments d'artillerie lourde à grande puissance (R.A.L.G.P)[modifier | modifier le code]


Régiments d'artillerie lourde à tracteurs ou tractée (R.A.L.T)[modifier | modifier le code]


Régiments d'artillerie lourde hippomobile (R.A.L.H)[modifier | modifier le code]


Régiments d'artillerie lourde à tracteurs ou tractée (R.A.L.T)[modifier | modifier le code]

Création en octobre 1917 lors du dédoublement des régiments portant le numéro 81e à 90e.


Régiments d'artillerie lourde hippomobile (R.A.L.H)[modifier | modifier le code]


Régiment d'artillerie lourde coloniale (R.A.L.C)[modifier | modifier le code]

Régiments existants au début de la Deuxième Guerre mondiale 1939-1940[modifier | modifier le code]

Régiments d'artillerie lourde hippomobile (R.A.L.H)[modifier | modifier le code]


Régiments d'artillerie lourde à tracteurs ou tractée (R.A.L.T)[modifier | modifier le code]

À noter que l’on peut dire non seulement Régiment d’Artillerie Lourde Tractée/A tracteurs mais également Régiment d’Artillerie Lourde Automobile ou RALA. Ils sont organisés en 1939/1940 en un état-major, une batterie hors-rang et trois ou quatre groupes avec un état-major, une colonne de ravitaillement et trois batteries de quatre pièces.

Régiments d'artillerie lourde automobile (R.A.L.A)[modifier | modifier le code]


Régiments d'artillerie lourde divisionnaire (R.A.L.D)[modifier | modifier le code]

Le régiment type 1939 disposait de trois groupes de 75mm et de deux groupes de 155mm ou d’un groupe de 105 et d’un de 155mm, groupes formant ensuite un RAD et un RALD, chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries à quatre pièces.

Régiments d'artillerie lourde portée (R.A.L.P)[modifier | modifier le code]


Régiments d'artillerie lourde à grande puissance (R.A.L.G.P)[modifier | modifier le code]

Le Régiment d’Artillerie Lourde à Grande Puissance est organisé en lors de la mobilisation en 1939 en un état-major, une batterie hors rang et trois groupes de deux batteries de quatre pièces, chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et donc de deux batteries de tirs. Ils sont équipés des pièces les plus puissantes de l’artillerie française en dehors de l’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée. Il s'agit de canons de 220L 17 Schneider et de 280mm Scheider sur affut chenillés Saint-Chamond.

Régiment d'artillerie lourde sur voie ferrée (R.A.L.V.F)[modifier | modifier le code]


Régiment d'artillerie lourde coloniale (R.A.L.C)[modifier | modifier le code]

Les régiments 110e et 111e sont numérotés dans la même série que les régiments de métropoles.

Régiments d'artillerie spéciale (R.A.S)[modifier | modifier le code]

Régiments existants à la fin de la Première Guerre mondiale 1918-1919[modifier | modifier le code]

Régiments existants équipés de chars d’assaut (type Char Saint Chamond, Char Renault FT-17 ou Char Schneider CA1) à la fin de la Première Guerre mondiale.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Ces régiments sortent de la classification du domaine de l'artillerie pour avoir leur propre désignation en tant que régiments de chars de combat : histoire du char de combat.

Régiments d'artillerie de tranchée (R.A.T)[modifier | modifier le code]

Régiments existants à la fin de la Première Guerre mondiale 1918-1919[modifier | modifier le code]

Artillerie spécialisée dans la guerre de tranchée.


Régiments existants au début de la Deuxième Guerre mondiale 1939-1940[modifier | modifier le code]

Régiments d'artillerie anti-aérienne (R.A.A)[modifier | modifier le code]

autocanon en position de tir.

Le 23 août 1914 les fantassins du 65e régiment d'infanterie territoriale abattirent par des tirs combinés de canon de 75 et de mitrailleuse le premier Zepplin entre Celle et Badonviller. Il existait depuis 1910 un autocanon mais il n'est entré en services qu'en novembre 1914, il y en eu onze sections créées.
En 1916 ces formations antiaériennes sont regroupées au sein du dépôt du 62e régiment d'artillerie de St-Cloud .
En octobre 1917 devant l'accroissement des moyens et des besoins sont créés les premiers régiments d'artillerie contre aéronefs :

En 1918 le canon de 105l type 1917 fut adapté au tir antiaérien ; des sections de projecteurs furent adjoints aux régiments d'artillerie de défense contre avion.

Régiments d'artillerie de défense contre aéronefs ou contre avion (R.A.D.C.A)[modifier | modifier le code]

Artilleurs en position pendant l'Expédition de Salonique .


Régiments existants à la fin de la Première Guerre mondiale 1918-1919[modifier | modifier le code]

En octobre 1917 création des premiers régiments d'artillerie contre aéronefs :

En août 1918, répartition du 63e en 4 régiments spécialisés (incluant le 63e) soit la création de 3 nouveaux régiments :


Régiments existants au début de la Deuxième Guerre mondiale 1939-1940[modifier | modifier le code]


Régiments d'artillerie antiaérienne (R.A.A)[modifier | modifier le code]


Régiments d'artillerie parachutistes (R.A.P)[modifier | modifier le code]



Régiment d'artillerie nord africain (R.A.N.A)[modifier | modifier le code]


Régiments d'artillerie d'Afrique (R.A.A)[modifier | modifier le code]

Ces régiments constituent l'ossature de l'artillerie de la France libre entre 1943 et 1944 et ils participent à la libération de la France en 1944-1945.

Régiments d'artillerie de Marine[modifier | modifier le code]

Régiments d'artillerie coloniale (R.A.Co)[modifier | modifier le code]

Régiments existants au début de la Première Guerre mondiale 1914[modifier | modifier le code]
Régiments existants à la fin de la Première Guerre mondiale 1918-1919[modifier | modifier le code]


Régiments existants au début de la Deuxième Guerre mondiale 1939-1940[modifier | modifier le code]
Régiments existant à la fin de la Deuxième Guerre mondiale 1944-1945[modifier | modifier le code]

Régiments d'artillerie de marine (R.A.Ma)[modifier | modifier le code]

Surnommés les bigors, les troupes coloniales sont renommés troupes d'outre-mer en 1958 puis retrouvent leurs appellations d'origine de troupes de marine en 1960 :

Liste des régiments d'artillerie classés par type d'armement[modifier | modifier le code]

Régiments utilisant des missiles nucléaires[modifier | modifier le code]

Tracteur-érecteur-lanceur Pluton sur châssis AMX 30 en service entre 1974 et 1993.

Voir aussi[modifier | modifier le code]