Régiment de Béarn (1684)

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Régiment de Béarn
Drapeau d’Ordonnance du régiment de Béarn
Drapeau d’Ordonnance du régiment de Béarn

Période 1684 – 1762
Pays France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Type régiment
Rôle infanterie de ligne
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Le régiment de Béarn est un régiment d’infanterie du Royaume de France créé en 1684.

Lignage[modifier | modifier le code]

Équipement[modifier | modifier le code]

Drapeaux[modifier | modifier le code]

3 drapeaux, dont un blanc Colonel, et 2 d’Ordonnance « isabelles et rouges par opposition, & croix blanches »[1].

Habillement[modifier | modifier le code]

Reconstitution du régiment de Béarn.

Historique[modifier | modifier le code]

Colonels et mestres de camp[modifier | modifier le code]

  • 1684 : comte de Mornay, † 1688
  • 25 novembre 1688 : Léonor de Mornay de Montchevreuil, chevalier de Montchevreuil puis comte de Mornay, frère du précédent, brigadier le 3 janvier 1696, maréchal de camp le 29 janvier 1702, lieutenant général des armées du roi le 26 octobre 1704, † 18 octobre 1717
  • 16 novembre 1689 : François Bouton, chevalier puis comte de Chamilly, brigadier le 29 janvier 1702, † 14 octobre 1702
  • 1702 : comte de Sainte-Maure
  • 27 janvier 1704 : Paul Auguste Gaston de La Rochefoucauld, chevalier de Montendre puis comte de Jarnac, brigadier le 3 mars 1708, † 17 décembre 1714
  • 22 décembre 1714 : Jean de Laiser, marquis de Siougeat, brigadier le 26 octobre 1704, maréchal de camp le 8 mars 1718, lieutenant général des armées du roi le 20 février 1734, † 14 mai 1743
  • 1718 : comte de Crussol
  • 3 octobre 1719 : Louis Charles de La Châtre-Nançay, marquis de La Châtre, brigadier le 20 février 1734, † 29 juin 1734
  • 19 juillet 1734 : Henry Bernard Emmanuel de Thiembrune, marquis de Valence, déclaré brigadier en novembre 1744 par brevet expédié le 2 mai, maréchal de camp le 1er janvier 1748
  • 15 janvier 1745 - 23 mars 1747 : Vincent Silvestre de Thiembrune, chevalier puis comte de Valence, frère du précédent, brigadier le 10 mai 1748, maréchal de camp le 20 février 1761
  • 1er janvier 1748 : Claude Silvestre, chevalier de Thiembrune de Valence, brigadier le 10 février 1759, déclaré maréchal de camp en décembre 1762 par brevet du 25 juillet

Campagnes et batailles[modifier | modifier le code]

Arrivé en juin 1755 en Nouvelle-France, le régiment de Béarn est envoyé dès le début du mois de juillet au fort Frontenac et, un an plus tard, il contribue à la victoire au fort Oswego, en compagnie des autres régiments, de la milice et des Amérindiens. Après la capitulation des Britanniques, le 14 août, une compagnie est envoyée au fort Bull et une autre au fort William Henry. L’année suivante, l’unité entière se dirige au fort Carillon, pour ensuite revenir à William-Henry et prendre part à cette bataille.

En juillet 1758, la deuxième brigade du régiment de Béarn, comprenant environ 410 hommes participe à la défense du fort Carillon[2]. Le jour de la bataille, le 8 juillet, la deuxième brigade du régiment, alors commandé par le Chevalier de Lévis, est déployée sur l'aile droite du dispositif français entre les régiments de La Reine et de Guyenne. En début de journée ces trois régiments repoussent un premier assaut des grenadiers du 60th Foot et d'un régiment colonial de New-York. Entre 17h00 et 18h30 les troupes du Béarn repoussent un assaut soutenu donné cette fois par des troupes écossaises du 42e régiment royal des Highlands (Black Watch). L'échec de ce dernier assaut britannique confirme la victoire française[3].

En 1759, il est présent lors du siège de Québec, à l’exception de 35 soldats mobilisés au fort Niagara. Le régiment prend aussi part à la victoire française lors de la bataille de Sainte-Foy l’année suivante[4].

Quartiers[modifier | modifier le code]

  • en Provence le 15 novembre 1738 pour passer à l’Île de Corse[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Cinquième abrégé général du militaire de France, sur terre et sur mer, Lemau de la Jaisse, Paris, 1739
  2. Ticonderoga 1758 Montcalm's victory against all odds, René Chartrand, Osprey Publishing, p. 29, 2000
  3. Ticonderoga 1758 Montcalm's victory against all odds, René Chartrand, Osprey Publishing, p. 78-79, 2000
  4. Nous étions le Nouveau Monde, Jean-Claude Germain, Hurtibise, p. 145, 2009

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cinquième abrégé de la carte générale du militaire de France, sur terre et sur mer - Depuis novembre 1737, jusqu’en décembre 1738, Lemau de la Jaisse, Paris 1739
  • Chronologie historique-militaire, par M. Pinard, tomes 4, 5, 7 et 8, Paris 1761, 1762, 1764 et 1778

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]