Référendum luxembourgeois sur la constitution européenne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Pour les autres articles nationaux ou selon les autres juridictions, voir Référendum sur la constitution européenne.
Référendums nationaux sur la
constitution européenne
Danemark Suspendu
Espagne oui Oui à 77 % (42 % de participation)
France Non Non à 55 % (69 % de participation)
Irlande Annulé
Luxembourg oui Oui à 56 % (90 % de participation)
Pays-Bas Non Non à 61 % (63 % de participation)
Pologne Suspendu
Portugal Suspendu
République tchèque Annulé
Royaume-Uni   Suspendu

Cadre juridique[modifier | modifier le code]

En application des articles 51 (paragraphe 7) et 114 de la Constitution du Grand-duché du Luxembourg, la loi du 4 février 2005 prévoit que, dans le cadre de la ratification du Traité établissant une Constitution pour l'Europe, la population luxembourgeoise soit consultée par un référendum devant se tenir le 10 juillet 2005.

Le référendum est « officiellement » consultatif, la Chambre des députés se prononce une première fois dans le courant du mois de juin puis une seconde fois trois mois après. Le Premier ministre et la conférence des présidents de groupes parlementaires ont toutefois promis de suivre, lors du second vote à la Chambre, l'avis majoritaire émis par les électeurs luxembourgeois.

Le précédent référendum réalisé au Luxembourg date de 1937.

Mot d'ordre des partis[modifier | modifier le code]

Les partis qui appellent à voter pour le « oui » sont :

  • CSV (Chrëschtlech Sozial Vollekspartei) Parti Chrétien Social
  • DP : (Demokratech Partei) Parti Démocratique
  • Déi Gréng : Parti Vert
  • LSAP : (Lëtzebuerger Sozialistech AarbechterPartei)Parti Socialiste Ouvrier Luxembourgeois

Les partis qui appellent à voter pour le « non » sont :

Le parti populiste ADR, initialement partisan du «oui» est en train de changer de fusil d'épaule et d'appeler au «non».

Le premier ministre Jean-Claude Juncker s'est engagé à démissionner en cas de victoire du Non.

Pour information, la composition de la chambre des Députés est la suivante :

  • CSV  : 22 sièges
  • DP  : 10 sièges
  • DÉI GRÉNG : 10 sièges
  • LSAP : 14 sièges
  • ADR  : 5 sièges
  • DÉI LÉNK  : 0 sièges

Tendance[modifier | modifier le code]

Un sondage effectué par l'institut ILRES au mois d'octobre 2004 donnait 76 % pour le «oui» et 24 % pour le «non».

Un sondage effectué par le même institut début mai 2005 donne 59 % pour le «oui» et 41 % pour le «non» Ce sondage montre que la opposants au traité se trouvent principalement chez les ouvriers. Les raisons mises en avant pour expliquer la progressions du non sont :

  • la peur du chômage, qui a progressé de 1,6 % en avril et atteint 4,6 % ;
  • la crainte de la suppression de l'indexation automatique des salaires sur l'inflation.

Après le vote du 10 juillet 2005, l'analyse de l'ILRES donne les motivations suivantes :

Oui :

  • Place du Luxembourg dans l'Europe
  • Se renforcer vis-à-vis de la Chine, des États-Unis et de la Russie
  • Renforcer une unité européenne
  • Améliorer le fonctionnement de l'Europe

Non :

  • L'élargissement de l'Union
  • Traité frein au développement de l'Europe
  • Texte trop compliqué
  • Le traité ne doit pas être adopté

Résultats[modifier | modifier le code]

Le vote au Luxembourg est obligatoire; la participation fut massive.

Résultat du scrutin
Inscrits 220 717 100,00 %
Abstentions 21 108 9,56 %
Votants 199 609 90,44 %
Votes blancs et nuls 5 894 2,67 %
Votes valides 193 715 87,76 %
Votes pour le OUI 109 494 56,52 %
Votes pour le NON 84 221 43,48 %

Analyse[modifier | modifier le code]

Analyse de la campagne et des résultats par les chercheurs en sciences politiques de l'Université du Luxembourg, texte complet disponible en pdf

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]