Référendum d'auto-détermination de Tokelau de 2006

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Le référendum d'auto-détermination de Tokelau de 2006 était un référendum qui s'est tenu du 11 au 15 février 2006 et qui était destiné à déterminer l'avenir de Tokelau, archipel actuellement sous souveraineté de la Nouvelle-Zélande.

Bien que soutenue par une majorité des votants, la proposition visant à faire évoluer l'archipel vers un accord de libre association avec la Nouvelle-Zélande -selon le modèle adopté par Niué et les Îles Cook- n'a pas reçu suffisamment de voix pour être adoptée.

Auto-détermination[modifier | modifier le code]

Les dernières années précédant le référendum ont vu l'opinion publique de l'archipel de Tokelau évoluer vers une volonté d'autodétermination. Niue et les îles Cook ayant précédemment évolué vers un auto-gouvernement en association avec la Nouvelle-Zélande, une constitution a été écrite et un référendum concernant l'avenir de la région a été mis en place. Cette volonté a été soutenue par les Nations unies, qui a inscrit Tokelau sur la liste des territoires non autonomes dont elle encourage l'auto-détermination[1].

La question posée aux électeurs de Tokelau a donc été leur avis sur le fait que Tokelau devienne un État souverain en association avec la Nouvelle-Zélande, sur les bases de cette constitution.

La proposition nécessitait une approbation des deux-tiers des suffrages exprimés pour être acceptée. Si cela avait été le cas, le traité d'auto-détermination aurait été transmis au parlement de Nouvelle-Zélande afin d'être éventuellement entériné.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le référendum s'effectua aux dates suivantes :

  • 11 février 2006 : vote à Apia, capitale des Samoa, pour les électeurs situés dans cet archipel (fonctionnaires, étudiants et personnes actuellement soignées aux Samoa)
  • 13 février 2006 : vote à Atafu
  • 14 février 2006 : vote à Nukunonu
  • 15 février 2006 : vote à Fakaofo.

Cette division du calendrier référendum a été choisie afin que les observateurs internationaux, les représentants d'organisations engagées dans ce domaine et les média puissent se déplacer d'une île à l'autre.

La grande majorité des personnes originaires de Tokelau résident actuellement en Nouvelle-Zélande ; en application des pratiques standards des Nations unies lors des référendums de ce type, ces personnes n'ont pas été invitées à se prononcer sur l'auto-détermination.

Résultats[modifier | modifier le code]

Résultat du référendum[2]
Inscrits 615
Abstentions 31 5,04 %
Votants 584 94,96 %
Bulletins enregistrés 584
Bulletins blancs ou nuls 3 0,51 %
Suffrages exprimés 581 99,49 %
Option Suffrages Pourcentage
Oui 349 60,07 %
Non 232 39,93 %

La proposition n'obtient donc pas la majorité des deux-tiers des suffrages exprimés pour pouvoir être adoptée.

Selon Pio Tuia, chef du gouvernement de Tokelau et partisan de longue date de la souveraineté, puisque la proposition avait échoué de peu, il était probable qu'elle serait reposée dans les années à venir[3]. Effectivement, un second référendum identique fut organisé l'année suivante.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Territoires non autonomes inscrits sur la liste de l'Assemblée générale (2003)
  2. (en) Tokelau referendum does not produce a two thirds majority in favour of a change of status, Helen Clark, 16 février 2006
  3. tmcnet.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]