Récifs d'Entrecasteaux

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Carte de la Nouvelle-Calédonie et du Vanuatu.

Les récifs d'Entrecasteaux sont des récifs affleurants du nord-ouest de la Nouvelle-Calédonie. Inhabités, ils sont situés à 180 km de la pointe nord-ouest de la Grande Terre, dans le prolongement des îles Belep desquelles ils sont séparés par le « Grand Passage », détroit de 500 à 600 mètres de fonds. Ils constituent la limite nord du lagon de l'archipel de la Nouvelle-Calédonie.

Composition[modifier | modifier le code]

Ils comprennent[1] :

Biodiversité[modifier | modifier le code]

Les récifs d'Entrecasteaux comportent une population importante d'oiseaux marins, et est à ce titre inscrite comme Zone importante pour la conservation des oiseaux, « catégorie 4ii », par BirdLife International. Les espèces sédentaires les plus représentées sont, par exemple, la frégate du Pacifique (Fregata minor) et la frégate ariel (Fregata ariel) sur Surprise, le fou masqué (Sula dactylatra), le fou brun (Sula leucogaster) et le fou à pieds rouges (Sula sula) sur les quatre îles, ou encore le phaéton à brins rouges (Phaethon rubricauda), le noddi brun (Anous stolidus), le noddi marianne (Anous tenuirostris) et le râle tiklin (Gallirallus philippensis). C'est également un important site de ponte pour plusieurs espèces de sternes : la sterne huppée (Thalasseus bergii) ou la sterne fuligineuse (Onychoprion fuscatus, représentant environ 1 % de la population mondiale), par exemple.

Les récifs d'Entrecasteaux sont également un important sanctuaire de reproduction et de ponte pour la tortue verte (Chelonia mydas). De nombreux gros individus de napoléon (Cheilinus undulatus), espèce inscrite à l'annexe II de la CITES, ont été recensés sur les pentes externes de ces récifs.

Les récifs d'Entrecasteaux constituent l'une des six zones des lagons de Nouvelle-Calédonie classés au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les noms des récifs, atolls et îlots ont presque tous été donnés par leurs découvreurs, l'amiral Antoine Bruny d'Entrecasteaux, le 1er juillet 1792, à l'exception des îles Fabre et Le Leizour, de l'atoll Pelotas et du récif Guilbert. Ce dernier donne d'ailleurs son patronyme à l'ensemble des récifs. La Surprise vient du fait qu'il aurait été surpris de « tomber dessus » une nouvelle terre émergée aussi près de la Grande Terre, alors qu'il croyait avoir « arrondi » la Nouvelle-Calédonie[2]. Les trois autres noms donnés par D'Entrecasteaux proviennent des patronymes de membres de son expédition : le second de D'Entrecasteaux, commandant de L'Espérance, le capitaine de vaisseau Jean-Michel Huon de Kermadec ; le lieutenant de vaisseau Malo de la Motte du Portail ; l'enseigne de vaisseau du Mérite.

Le récif Guilbert doit son toponyme à l'enseigne de vaisseau et hydrographe de l'expédition de Jules Dumont d'Urville en 1827. Les îles Fabre et Le Leizour ont reçu les noms de deux des premiers pilotes de navire de Nouvelle-Calédonie au XIXe siècle : Gustave Fabre (1841-1891) et Alexandre-Louis Le Leizour (1834-1886). Elles ont été baptisées ainsi par les membres de l'équipage du croiseur Le Curieux en 1876[3]. L'origine du nom Pelotas est inconnue[4].

Histoire de l'utilisation par l'homme[modifier | modifier le code]

Les récifs d'Entrecasteaux ont été découverts le 1er juillet 1792 par l'expédition d'Antoine Bruny d'Entrecasteaux. La zone est régulièrement visitée par les baleiniers au début du XIXe siècle. Mais la véritable occupation pérenne par l'homme n'a lieu que sur les trois îlots de l'atoll de la Surprise entre 1883 et 1928 pour l'exploitation du guano. Aujourd'hui, la station météorologique de Météo-France, installée en 1965 sur l'île Surprise, est la seule infrastructure d'origine humaine.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]