Rébellion djihadiste au Nigeria

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Rébellion djihadiste au Nigeria
     Contrôlé par le Nigeria et ses alliés      Contrôlé par Boko Haram
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  •      Contrôlé par Boko Haram
Informations générales
Date 26 juillet 2009 - en cours
5 ans, 8 mois et 6 jours
Lieu Nord du Nigeria, territoires frontaliers du Cameroun, du Niger et du Tchad
Issue en cours
Belligérants
Drapeau du Nigeria Nigeria
Drapeau du Cameroun Cameroun
(depuis 2014)
Drapeau du Tchad Tchad
(depuis 2015)
Drapeau du Niger Niger
(depuis 2015[1])
ShababFlag.svg Boko Haram
Flag of Ansaru.svg Ansaru
Commandants
Drapeau du Nigeria Umaru Yar'Adua
Drapeau du Nigeria Goodluck Jonathan
Drapeau du Nigeria Kenneth Minimah
Drapeau du Cameroun Paul Biya
Drapeau du Cameroun Jacob Kodji
Drapeau du Tchad Idriss Déby
Drapeau du Tchad Ahmat Darry Bazine
Drapeau du Tchad Yaya Daoud
Drapeau du Tchad Idriss Déby Itno
Drapeau du Niger Mahamadou Issoufou
ShababFlag.svg Mohamed Yusuf
ShababFlag.svg Abubakar Shekau
Flag of Ansaru.svg Abu Usmatul al-Ansari
Forces en présence
Drapeau du Nigeria
Forces armées nigérianes :
162 000 hommes[2]
• 80 000 militaires[2]
• 82 000 paramilitaires[2]
(effectif total)

15 000 hommes[3]
(effectifs dans l'État de Borno)

Police nationale nigériane:
372 000 hommes
(effectif total)

Milices d'autodéfense

Mercenaires sud-africains
~ 200 à 400 hommes[4]

Drapeau du Cameroun
Armée camerounaise :
45 000 hommes[5]
(effectif total)

6 000 hommes[6]
(effectif déployé à l'extrême nord)

Drapeau du Tchad
3 500 hommes
ShababFlag.svg
6 000 à 30 000 hommes[2],[3],[7],[8]

Flag of Ansaru.svg
2 000 à 3 000 hommes[7]
Pertes
Drapeau du Nigeria
420+ morts[9]
(armée et police nigériane)

206+ morts[9]
(milices d'autodéfense nigérianes)

Drapeau du Cameroun
33 morts[5]
(juin - décembre 2014)

Drapeau du Tchad
plusieurs dizaines de morts
ShababFlag.svg
1 000 morts[10]
(en juillet 2009, selon Boko Haram)

500+ morts
(en 2013, selon le Nigeria)

300+ morts
(en 2014, selon le Nigeria)
Total :
13 000 morts au moins
Batailles
1er Bauchi · 1er Maiduguri · 2e Bauchi · 1re Damaturu · 2e Damaturu · Ajilari · 1er Kano · 2e Maiduguri · 2e Kano · 1er Baga · Gashua · 1er Bama · Dawashe · 2e Bama · 1re Malam Fatori · Monguno · Benishiek · Kasiya · Kangarwa · 1re Damboa · Alagarno · 3e Damaturu · Mainok · 3e Kano · Bita · 3e Maiduguri · Digil · 3e Bama · 2e Damboa · 1er Fotokol · Giwa · Bulanbuli · Buni Yadi · Tourou · 3e Damboa · Bargaram · 1re Kolofota · 1re Gamboru Ngala · 2e Fotokol · 4e Bama · 1re Konduga · Amchidé et Limani · 2e Malam Fatori · 4e Damaturu · Amchidé · Achigachia · 2e Baga · 2e Kolofata · 4e Maiduguri · 1re Monguno · Bodo · 5e Maiduguri · 2e Gamboru Ngala · 3e Fotokol · Bosso · 3e Gamboru Ngala · Ngouboua · 2e Monguno · Waza · 1re Dikwa · Karamga · Wurgé · 2e Konduga · 2e Dikwa · Damasak

Massacres
Maiduguri · 1er Baga · Mamudo · 1er Konduga · Dumba · Benisheik · Gujba · Logumani · Gulumba · Firgu · Sandiya · Kawuri · Waga Chakawa · 2e Konduga · Izghe · Bama · Buni Yadi · Mainok · Mafa · Giwa · Amchaka · Gamboru Ngala · Gumushi · Goshe, Attagara, Agapalwa et Aganjara · Bardari · Kwada, Ngurojina, Karagau et Kautikari · Dille · Damboa · Azaya Kura · Dogon Fill · 2e Baga · Fotokol · Najba

Attentats
Décembre 2011 · Kaduna · 1er Kano · 1er Maiduguri · Ngurosoye · Mulai · 1er Nyanya · 2e Nyanya · 1er Jos · Mubi · Damaturu · Abuja · 2e Kaduna · Potiskum · 2e Maiduguri · 2e Kano · 2e Jos · 3e Maiduguri

La rébellion djihadiste au Nigeria est une guerre civile qui éclate en 2009 dans le nord du Nigeria. Le conflit oppose les groupes salafiste djihadiste de Boko Haram et Ansaru à l'État nigérian soutenu par le Cameroun, le Tchad et le Niger.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Insurrection de 2009 et guérilla[modifier | modifier le code]

L'insurrection du mouvement Boko Haram, initialement surnommé les « talibans », éclate le 26 juillet 2009 dans plusieurs États du Nigéria. Les affrontements dans les grandes villes sont rapidement écrasés par l'armée nigériane, en particulier à Maiduguri et le fondateur du mouvement, Mohamed Yusuf est pris et exécuté. Son lieutenant Abubakar Shekau lui succède. Dans les années qui suivent, Boko Haram mène des actions de guérilla et commet plusieurs attentats contre l'armée, la police, les chrétiens ou les localités suspectées de soutenir le gouvernement.

Après l'échec de leur insurrection, d'août 2009 à août 2010, de nombreux membres de Boko Haram se sont enfuis au Niger et au Tchad, la secte reste discrète et se réorganise en secret à Maiduguri[11], dans la région de la forêt de Sambisa. En septembre, elle refait surface de façon spectaculaire en prenant d'assaut la prison de Bauchi réussissant à libérer 700 prisonniers dont 150 adeptes.

Noël 2010 est l'occasion d'intensifier la lutte contre les chrétiens, attaques, incendies et assassinats ciblés font plusieurs dizaines de morts[12], notamment un attentat à Jos faisant à lui seul quatre-vingts victimes[13].

À partir d'avril 2011, le groupe multiplie les attentats à la bombe contre des églises chrétiennes, des gares, des hôtels, débits de boisson et des bâtiments officiels[14]. L'élection présidentielle de mai et la victoire de Goodluck Jonathan sont l'occasion d'autres attentats qui font une dizaine de morts[15]. Le 21 juin, une dizaine d'hommes armés attaque la ville de Kankara, dans l'État de Katsina, incendie un poste de police, libère les détenus et pille une banque, tuant 7 personnes dont 5 policiers[16].

La volonté affichée du gouvernement à partir de juillet 2011 de négocier avec Boko Haram[17] n'empêche pas celle-ci de poursuivre la lutte armée[18] et de revendiquer l'attentat kamikaze contre la représentation des Nations unies à Abuja le 26 août 2011 au cours duquel 18 personnes trouvent la mort[19].

Le 4 novembre 2011, le quartier chrétien de Damaturu est pris pour cible par Boko Haram, faisant 130 morts chez les chrétiens, et détruisant dix églises. Après cet attentat, 100 personnes sont portées disparues. Avant d'assassiner les chrétiens, les membres de Boko Haram attaquent des postes de police, la préfecture de police et une base militaire. Leur but est de tuer quiconque ne veut pas adhérer à l'Islam[20].

Le 25 décembre 2011, jour de Noël, Boko Haram revendique un attentat contre une église à Madalla, en périphérie d'Abuja, la capitale fédérale du Nigeria (27 morts), alors qu'un second attentat vise une église évangélique de Jos, épicentre de violences intercommunautaires dans le centre du pays. Ces attentats succèdent à une série d'attaques dans le nord-est du pays (Damaturu et Potiskum dans l'État de Yobe, et Maiduguri, capitale de l'État voisin de Borno) les 22 et 23 décembre qui auraient fait près de cent morts[21].

Offensive de l'armée nigériane en mai 2013[modifier | modifier le code]

En mai 2013, à la suite d'un nombre important d'attaques, l'armée nigériane lance une grande offensive contre les jihadistes, dans les États de Yobe, de Borno et d'Adamawa qui sont mis en état d'urgence.

L'offensive est lancée le 15 mai, au moins 2 000 soldats sont déployés dans la réserve de Sambisa, dans l'État de Borno[22].

Le 17 mai, plusieurs bastions de Boko Haram sont bombardés par l'aviation nigériane faisant « beaucoup de victimes » selon l'armée. Des soldats sont également déployés sur la frontière camerounaise afin d'empêcher un repli des islamistes vers ce pays[23]. Des civils fuyant les combats tentent de gagner le Cameroun, mais ils sont refoulés par les autorités camerounaises qui craignent l'infiltration d'islamistes[24].

Le 19, le général Olukolade affirme que les combats ont fait au moins 17 morts : « Quatorze terroristes sont morts et vingt ont été arrêtés alors qu'ils fuyaient. Trois soldats ont été tués, sept ont été blessés et un est porté disparu »[25]. Dans la même journée, l'armée déclare avoir arrêté 65 « terroristes »[26]. Le conseiller présidentiel Doyin Okupe, affirme le 22 mai, qu'au moins 55 insurgés ont été tués le dans les combats du 19 mai et qu'au moins 55 autres ont été capturés. Le même jour, le président Goodluck Jonathan affirme que les insurgés ont été délogés de leurs camps[27].

Le 20 mai, le général Olukolade, porte-parole de l’armée, affirme que les troupes gouvernementales nigérianes ont sécurisé les environs de New Marte, Hausari, Krenoa, Wulgo et Chikun Ngulalo, près de la frontière camerounaise. Le même jour plus de 1 000 soldats envoyés en renfort commencent leur déploiement dans l'État d'Adamawa[28]. Le 21, l'armée nigériane déclare avoir arrêté environ 120 insurgés. Le même jour, le gouvernement annonce la libération de suspects et de toutes les femmes suspectées d'être en lien avec des activités terroristes. À cette même date, le CICR estime que les combats ont fait plus de 2 400 réfugiés[29]. Le 9 août, l'armée nigériane déclare avoir fait prisonniers 1 000 membres présumés de Boko Haram[30]. Le 6 septembre, elle affirme avoir tué une cinquantaine d'islamistes près de Maiduguri[31].

Le 12 septembre, l'armée nigériane remporte une importante victoire en prenant d'assaut un camp de Boko Haram dans la forêt de Kasiya. Selon l'armée environ 150 rebelles islamistes sont morts contre 16 tués et 9 disparus dans ses rangs[32]. Mais dès le lendemain, l'armée subit un revers à Kangarwa, où une centaine de soldats sont massacrés dans une embuscade[33]. Les combats s'enchaînent ; le 5 octobre, une attaque djihadiste est repoussée à Damboa, les assaillants laissent 15 morts[34]. Le 15 octobre, l'armée affirme avoir repoussé plusieurs attaques à Bama, Gwoza et Pulka, et tué environ 40 rebelles[35]. Le 22, elle annonce avoir tué 37 jihadistes dans l'assaut d'un camp près d'Alagarno, dans l'État de Borno[36]. Le 24 octobre, les djihadistes attaquent Damaturu et sont repoussés après des combats qui font des dizaines de morts[37]. Le lendemain l'armée contre-attaque et assaille deux camps près de Mainok, elle revendique la mort de 74 djihadistes[38]. Le 15 novembre, un autre camp est conquis à Bita, près de Gwoa, 20 islamistes sont tués[39]. Le 2 décembre, les hommes de Boko Haram lancent un raid contre une caserne militaire à Maiduguri, ils laissent 24 morts mais parviennent à détruire trois avions et deux hélicoptères au sol[40]. Le 12 décembre, 25 djihadistes sont tués lors de l'attaque du village de Ngauramari[41], 13 autres sont abattus à Digil le 18 décembre[42].

Début décembre, le gouvernement nigérian annonce que 1 400 personnes ont été capturées lors de l'offensive et que 500 vont être jugées. Puis le 10 janvier 2014, il annonce que 167 suspects vont être libérés[43].

Le 20 décembre, Boko Haram détruit un camp de l'armée à Bama au cours d'un raid. Les militaires soutenus par l'aviation lancent cependant une contre-attaque contre les insurgés en repli. Selon le ministère de la Défense, les affrontements font 63 morts du côté des islamistes, 15 chez les militaires mais de nombreux civils périssent également lors des affrontements[44],[45]. Le même jour, pressés par les forces nigérianes, des combattants de Boko Haram franchissent la frontière camerounaise à Banki[46]. Le 9 janvier, l'armée nigériane affirme avoir tué 38 djihadistes près de Damboa[47]. Le 12 février, neuf soldats nigérians sont tués dans une embuscade dans l'État d'Adawama, bombardés par des tirs de mortiers[48].

Le 17 février, le Niger affirme avoir arrêté une vingtaine d'hommes de Boko Haram, tous de nationalité nigériane, qui préparaient une attaque contre la ville de Diffa[49].

Article détaillé : Bataille de Giwa.

Le 14 mars, Boko Haram attaque la caserne de Giwa, à Maiduguri, et délivre de nombreux prisonniers qui y étaient détenus, cependant environ 600 sont repris et exécutés par les forces nigérianes[50]. Le 17 mars, un combat dans l'État de Yobe fait huit morts chez les djihadistes tandis qu'un militaire nigérian est tué et qu'un officier est grièvement blessé[51]. Le 27 mars, 11 hommes de Boko Haram sont tués par l'armée près de la frontière camerounaise[52]. Le 9 avril, des hommes de Boko Haram effectuent un raid sur la ville de Gwaram, dans l'État de Jigawa. Ils attaquent un poste de police, un tribunal et une banque. Sept policiers et un civil sont tués lors de la fusillade[53].

Le raid de Chibok et réactions internationales[modifier | modifier le code]

En avril 2014, l'enlèvement de 276 lycéennes à Chibok, puis sa revendication par Boko Haram provoque une forte mobilisation internationale.

Le 17 mai 2014, un sommet se tient à Paris où sont présents les chefs d'États de cinq pays africains : Goodluck Jonathan, président du Nigeria ; Idriss Déby Itno, président du Tchad; Paul Biya, président du Cameroun; Mahamadou Issoufou, président du Niger et Boni Yayi, président du Bénin, ainsi que des représentants des États-Unis, du Royaume-Uni et de l'Union européenne. L'objectif est de contrer Boko Haram en améliorant la collaboration entre les différents États africains, notamment par l'échange de renseignements et une meilleure surveillance des frontières. Un rapprochement entre le Nigeria et le Cameroun, dont les relations diplomatiques sont tendues en raison d'un différend territorial dans la péninsule de Bakassi, est également particulièrement attendu par les pays occidentaux et la France qui assure la médiation[54],[55],[56],[57]. Un plan est adopté par les cinq chefs d'États, selon le président français François Hollande ce plan prévoit « la coordination du renseignement, l'échange d'informations, le pilotage central des moyens, la surveillance des frontières, une présence militaire autour du lac Tchad et une capacité d'intervention en cas de danger »[58]. Paul Biya, le président camerounais, déclare : « Nous sommes ici pour déclarer la guerre à Boko Haram »[58].

Le 22 mai 2014, Boko Haram est placée sur la liste des Organisations et personnes considérées par l'ONU comme proches d'Al-Qaïda ou des talibans[59].

Articles détaillés : Bataille de Bulanbuli et Bataille de Buni Yadi.

Pendant ce temps les combats se poursuivent au Nigeria. Le 24 avril, l'armée nigériane s'aventure près de la forêt de Sambisa, un des principaux repaires de Boko Haram, et tue 40 djihadistes[60]. La nuit du 13 au 14 mai, quatre soldats nigérians sont tués dans une embuscade près de Maiduguri[61]. Le 26, Boko Haram prend d'assaut la ville de Buni Yadi, dans l'État de Yobe, tuant 45 militaires et policiers. Le même jour, quatre soldats sont tués dans une embuscade dans l'État de Plateau, à 180 kilomètres au sud-est de Jos[62].

Début des offensives djihadistes au Cameroun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Tourou.

À la fin du mois de mai, le Cameroun déploie 3 000 soldats pour protéger l'extrême nord de son territoire des incursions de Boko Haram[63]. Le 28 mai, l'armée camerounaise repousse deux attaques de Boko Haram à Achigachia, dans le Mayo-Tsanaga et Amchidé, dans le Mayo-Sava[64]. Le 30 et le 31, de nouveaux combats éclatent à Limani, au nord de Maroua[65],[66]. Le 1er juin, les autorités camerounaises annoncent avoir tué une quarantaine d'hommes de Boko Haram lors de combats à l'ouest de la ville de Kousseri[67]. Le 6 juin, un groupe de 200 islamistes établit une petite base à sur le mont Gossi à Tourou, près de Mokolo. Mais ils sont repérés par l'armée camerounaise qui les attaque le lendemain et leur tue 118 hommes[68],[69].

Article détaillé : Bataille de Damboa (juillet 2014).

Les attaques se poursuient au Nigeria. Le 8 juin, une kamikaze se fait exploser près de Gombe. Un militaire est tué et un autre blessé. C'est la première fois au Nigeria qu'un attentat-suicide est commis par une femme[70]. Le 9, l'armée nigériane déclare qu'environ 50 rebelles islamistes ont été tués lors d'opérations anti-terroristes les 7 et 8 juin dans les États de Borno et d'Adamawa[71],[72]. Le 17, Boko Haram attaque et brûle le village de Kwarangilam, mais il se heurte à sa milice d'auto-défense qui revendique la mort de huit rebelles islamistes[73]. Le 4 juillet, Damboa est de nouveau attaquée par les djihadistes mais ces derniers son à nouveau repoussés par les militaires après des combats qui font des dizaines de morts des deux côtés[74]. Le 12, un chef de Boko Haram, Mohammed Zakari, est arrêté par l'armée nigériane lors d'une opération dans la forêt de Balmo, au cœur de l'État de Bauchi. Surnommé le « boucher en chef », il est accusé d'être responsable de plusieurs massacres[75]. Le 6 août, dix personnes, dont un militaire, ont été tuées au cours d'une attaque de Boko Haram dans une localité frontalière de l'extrême Nord du Cameroun (Zigague)[76].

Offensives de Boko Haram dans l'État de Borno en 2014[modifier | modifier le code]

Abubakar Shekau, chef de Boko Haram, dans une vidéo rendue publique le 2 octobre 2014.

Lors du mois d'août, Boko Haram lance une série d'offensives et s'empare de plusieurs villes. Le 6 août, la ville de Gwoza tombe aux mains des rebelles islamistes qui ne rencontrent aucune résistance et massacrent plusieurs dizaines d'habitants[77]. Le 21 août, après plusieurs semaines de combats, les djihadistes s'emparent de Buni Yadi[78].

Le 24 août, 500 soldats nigérians fuient les villes de Kerawa et Ashigashiya, et se réfugient au Cameroun. Deux jours plus tard, Ashigashiya est prise sans résistance par Boko Haram. Les djihadistes s'emparent également de la partie camerounaise de la ville, située de l'autre côté du fleuve, après avoir mis en fuite les gendarmes et la dizaine de soldats présents[79],[80]. Après des combats du 25 au 27 août, l'armée camerounaise repousse les djihadistes près de Kolofota, ainsi qu'à Fotokol, plus au nord, où il laissent 27 morts[81]

Le 25 août, les forces de Boko Haram prennent d'assaut la ville de Gamboru Ngala, située sur la frontière avec le Cameroun[82]. Les rebelles islamistes effectuent également des incursions au Cameroun, mais ils sont contenus à Fotokol, 26 soldats camerounais sont tués dans des combats à la fin du mois d'août[83]. Le 2 septembre, Boko Haram prend d'assaut la ville de Bama[84] et s'empare également de Banki[85].

Le 7 septembre, l'armée nigériane affirme avoir pris d'assaut une base de Boko Haram près de Kawuri, et tué une cinquantaine d'islamistes[86].

Le 8 septembre, Michika, dans l'État d'Adamawa, est prise par Boko Haram[87]. L'armée nigériane lance une offensive avec plusieurs centaines de soldats pour tenter de reprendre la ville[88].

Au 12 septembre, les villes de Damboa, Bama, Pulka, Ashigashia, Liman Kara, Kirawa, Gamboru Ngala, Marte, Kirenowa, Buni Yadi et Gulani, sont aux mains de Boko Haram et Maiduguri, capitale de l'État de Borno, est encerclée par les forces islamistes[89].

Article détaillé : Bataille de Konduga.

Le 13 septembre, l'armée nigériane affirme avoir repoussé une attaque de Boko Haram à Konduga, et tué plus d'une centaine de djihadistes[90].

Le 16 septembre, à Abuja, douze soldats de l'armée nigériane sont condamnés à mort en raison d'une mutinerie, au cours de laquelle, le 14 mai 2014, des hommes du 101e bataillon avaient ouvert le feu sur un convoi dans lequel se trouvait le général Amadou Mohammed, commandant de la 7e division. Un autre accusé est condamné à 28 jours de travaux forcés et les cinq autres sont acquittés[91].

Article détaillé : Bataille d'Amchidé et Limani.

Le 16 octobre, l'armée camerounaise repousse une attaque de Boko Haram à Amchidé et Limani. 107 combattants islamistes sont tués selon le gouvernement camerounais[92].

Le 19 octobre, dans la soirée, l'armée nigériane tente de pénétrer à Damboa et tue 25 rebelles islamistes[93].

Article détaillé : Bataille de Malam Fatori (2014).

Le 8 novembre, après trois jours de combats la ville de Malam Fatori est conquise par Boko Haram, 300 soldats et plusieurs milliers d'habitants se réfugient au Niger[94].

Le 13 novembre, les islamistes s'emparent des villes de Gombi et de Hong dans l'État d'Adamawa. Le même jour Chibok, dans l'État de Borno, est également conquise[95],[96]. Cependant, l'armée et les miliciens des Civilian JTF reprennent la ville trois jours plus tard[97]. L'armée nigériane rassemble plusieurs centaines de militaires soutenus par des chasseurs et des miliciens et reprend d'assaut les villes de Gombi et de Hong le 19 novembre, au moins 10 soldats sont tués dans les combats[98].

Article détaillé : Bataille de Damaturu (2014).

Le 24 novembre, Boko Haram prend la ville de Damasak, sur la frontière avec le Niger[99]. Le 1er décembre, il attaque Damaturu, mais est repoussés par les forces nigérianes après des combats qui ont fait au moins 150 morts, en majorité des civils[100].

À cette période, les relations entre les États-Unis et le Nigeria deviennent de plus en plus tendues. Les Nigérians reprochent aux Américains ne pas leur avoir fourni une aide suffisante et d'avoir refusé de leur livrer des armes. De leur côté les Américains se plaignent de la corruption et des exactions de l'armée nigériane. Le 2 décembre 2014, Abuja met fin à la mission de formation militaire américaine d'un bataillon de l'armée nigériane. Elle s'arrête avant l'achèvement de la troisième session, les deux premières s'étant terminées en avril et août[101].

Le 4 décembre, une troupe de Boko Haram attaque la ville de Bajoga, elle est repoussée par les militaires mais se porte ensuite sur Ashaka, qui est conquise[102].

Le 17 décembre, 54 militaires sont condamnés à mort pour mutinerie, pour avoir refusé de partir au combat contre les islamistes au motif qu'ils s'estimaient sous-équipés. Cinq hommes seulement sont acquittés[103]

Articles détaillés : Bataille d'Amchidé et Bataille d'Achigachia.

Le même jour, l'armée camerounaise, qui a porté à 6 000 hommes ses effectifs dans le nord, repousse une attaque de Boko Haram à Amchidé, où elle revendique la mort de plus de 116 djihadistes[6]. Elle affirme ensuite avoir démanelé un camp djihadiste le 20 décembre, capturé 45 instructeurs, tué « un nombre plus important encore » et récupéré 84 enfants âgés de 7 à 15 ans qui étaient entraînés sur place[104]. Le 28, Boko Haram attaque simultanément cinq villes et un camp militaire sur la frontière, ses forces s'emparent du camp et du village d'Achigachia, mais l'aviation camerounaise intervient pour la première fois et oblige les assaillants à se replier[105].

Article détaillé : Bataille de Baga (2015).

Le 3 janvier 2015, Boko Haram prend d'assaut la base de Baga, quartier-général de la Force multinationale. Plusieurs villes et villages de environs sont pillés[106]. Le 7, les djihadistes incendient totalement seize villes et villages des rives du Lac Tchad, dont Baga[107]. Plus de 3 000 civils s'enfuient au Tchad[108] et 20 000 trouvent refuge à Maiduguri[109]. Selon Amnesty International les massacres commis par Boko Haram dans les jours qui ont suivi la prise de Baga font de plusieurs centaines à peut-être 2 000 morts[110]

Article détaillé : Bataille de Kolofata.

Le 12 janvier, Boko Haram attaque la base militaire de la ville de Kolofata, l'armée camerounaise repousse l'offensive[111]. Le 18, les djihadistes attaquent et ravagent les villages Maki et Maba, près de Mokolo au Cameroun, au moins trois personnes sont tuées et 80 civils sont enlevés[112]. L'armée camerounaise parvient cependant à libérer rapidement 24 otages[113],[114].

Le 25 janvier, Boko Haram attaque simultanément Maiduguri et Monguno, les djihadistes sont repoussés dans la première ville mais s'emparent de la seconde[115]. Le 1er février, ils attaquent à nouveau Maiduguri mais sont une nouvelle fois repoussés[116].

À la suite de ses défaites militaires, le Nigeria fait appel vers début 2015, à environ 200 ou 400 mercenaires sud-africains qui seraient liés aux anciens dirigeants d'Executive Outcomes[4],[117].

Offensive tchadienne en janvier 2015[modifier | modifier le code]

Volontaires des milices d'autodéfense à Gombi en février 2015.

Le 14 janvier 2015, à Ndjamena, le ministre camerounais de la Défense Edgard Alain Mebe Ngo'o rencontre le président tchadien Idriss Déby. Le gouvernement tchadien se déclare alors disposé à apporter un soutien actif au Cameroun[118]. Le lendemain, le président camerounais Paul Biya annonce que le Tchad va déployer des troupes dans son pays pour l'aider à combattre Boko Haram[119]. L'armée tchadienne, réputée pour être la meilleure de la région, entre au Cameroun le 17 janvier, et le 28 une partie de ses forces se déploie à Fotokol au sud du Lac Tchad[120],[121]. Pour le Tchad, l'objectif est de sécuriser des voies économiques vitales, notamment près du Lac Tchad et surtout au nord du Cameroun avec l'axe N'Djamena-Kousséri-Maroua, qui relie la capitale tchadienne au port de Douala, principal débouché maritime du pays[122]. Contrairement au Cameroun, le Tchad et le Niger bénéficient d'un « droit de poursuite » sur le territoire nigérian, en tant que membres de la Multinational joint task force (MNJTF)[122].

Le 20 janvier 2015, treize représentants d'états africains et non-africains se réunissent à Niamey au Niger afin de mettre en œuvre une stratégie commune contre Boko Haram. L'Union africaine approuve le projet de la mise en place d'une force mixte multinationale[123]. Du 5 au 8 février, une réunion d'experts des pays membres de la Commission du Bassin du Lac Tchad, du Bénin et de l'Union africaine a lieu à Yaoundé, au Cameroun, afin de former une force mixte multinationale de 7 500 hommes, ensuite portée à 8 700 hommes[124],[125]. Abubakar Shekau répond dans une vidéo le 9 février où il nargue les forces africaines « Vous envoyez 7 000 soldats ? Seulement 7 000, par Allah c'est peu ! Nous allons les capturer un à un. [...] Votre alliance ne mènera à rien. Rassemblez toutes vos armes et affrontez-nous : vous êtes les bienvenus »[126].

Le 29 et le 30 janvier, les djihadistes attaquent Bodo, près de Fotokol sur la frontière camerounaise, mais ils se heurtent pour la première fois à l'armée tchadienne. Les forces de Boko Haram sont repoussées et laissent 123 morts selon les Tchadiens. Le même jour, ces derniers bombardent Malam Fatori et le 31 ils frappent Gamboru Ngala. Les bombardements durent trois jours, puis le 3 février les soldats tchadiens entrent au Nigeria et s'emparent de la ville de Gamboru Ngala[120],[127],[128]. Cependant le 4, Boko Haram contre-attaque, coutourne les lignes tchado-camerounaises et assaille Fotokol. Les djihadistes massacrent 81 à 400 civils, avant d'être finalement repoussés hors de la ville par les militaires après plusieurs heures de combats[129],[130],[131].

Article détaillé : Bataille de Bosso.

Pendant que des combats meurtiers au lieu au sud du Lac Tchad, d'autres forces se déploient à l'ouest, sur la frontière nigériane. 4 000 soldats nigériens gardent la frontière tandis que 2 500 Tchadiens se positionnent à Bosso, faisant face à la ville nigériane de Malam Fatori, tenue par les djihadistes[132],[133]. Les Français, engagés dans l'opération Barkhane, mettent également en place un détachement de liaison militaire à Diffa, et fournissent les forces africaines en carburant et en munitions[134],[135]. Pourtant le 6 février, ce sont les djihadistes qui prennent l'initiative de l'attaque en franchissant la rivière Komadougou et en engageant le combat pour la première fois avec l'armée nigérienne. Après quelques heures de combat l'offensive des djihadistes est finalement repoussée mais le général du contingent tchadien est blessé[136],[137],[138].

Le 9 février, le Parlement nigérien adopte un texte permettant aux forces armées nigériennes d'entrer au Nigeria pour affronter les forces de Boko Haram[139]. Le même jour, Boko Haram active des cellules dormantes au Niger et lance plusieurs attaques sur Diffa ; des obus sont tirés sur la ville, une kamikaze se fait exploser au poste de douane, faisant cinq morts et seize blessés, tandis que des combattants armés assaillent la prison et tentent sans succès de détruire le pont de Doutchi qui doit permettre aux forces nigériennes de franchir la frontière[140],[141],[142],[143],[144]. Environ 5 000 soldats nigériens et tchadiens se concentrent alors dans les environs de Diffa, tandis qu'en face les forces de Boko Haram sont estimées de 500 à 700 hommes[145].

Boko Haram poursuit cependant ses offensives sur tous les fronts. Le 13 février, le mouvement lance sa première attaque sur le sol tchadien en brûlant le village de Ngouboua, sur le Lac Tchad[146]. Le matin du 14 février, il s'empare de la ville de Gombe, capitale de l'État du même nom, sans rencontrer de résistance, puis il se retire dans l'après-midi[147]. Le 16, ses troupes affrontent l'armée camerounaise dans la zone du Parc national de Waza[148]. Le 17, elles brûlent la ville d'Askira Uba[149]. Cependant les djihadistes subissent également des revers. Le 16 février, l'armée nigériane reprend Monguno et le même jour l'attaque de Waza est repoussée par les Camerounais qui tuent 86 assaillants[150],[151]. Le lendemain Boko Haram perd plus d'une centaine d'hommes lors d'un combat contre les Tchadiens près de Dikwa[152]. Le 21 février, l'armée nigériane prétend avoir repris Baga après de violents combats[153],[154],[155], mais cette annonce est démentie par Boko Haram[156].

Le 17 février, la localité nigérienne d'Adabam, située près de la frontière avec le Nigeria, est inexplicablement bombardée, probablement par l'aviation nigériane. La frappe tue 36 civils[157],[158],[159]. Le soir du 20 février, Boko Haram lance une attaque sur l'île de Karamga, sur le Lac Tchad mais les militaires nigériens repoussent l'incursion[160]. Le 24 février, il lance une nouvelle attaque contre Gamboru Ngala, mais les djihadistes sont surpris en chemin par les Tchadiens qui les poursuivent jusqu'au village de Wurgé et leur tuent au moins 207 hommes[161]. Le 2 mars, les Tchadiens prennent d'assaut la ville de Dikwa[162] et le même jour l'armée nigériane repousse une attaque à Konduga[163].

Article détaillé : Bataille de Damasak.

Le 7 mars 2015, Boko Haram annonce prêter allégeance à l'État islamique[164],[165]. Le lendemain, les Tchadiens et les Nigériens franchissent le pont de Doutchi, près de Diffa, et lancent une offensive au Nigeria[166]. Le 9 mars, ils attaquent Damasak[167] et s'en emparent huit jours plus tard[168]. Le 11 mars, le gouvernement nigérian annonce que quatre localités ont été reprises les cinq derniers jours, dont la ville de Buni Yadi[169]. Soutenus par des mercenaires sud-africains, les Nigérians avancent également à l'est de Maiduguri, le 12 mars ils affirment avoir repris Bama, puis Madagali le 13[170],[171],[172],[173],[174]. Cependant les déclarations du gouvernement nigérian sont douteuses, ainsi le 19 mars les armées nigériennes et tchadiennes annoncent leur intention de lancer une offensive sur Malam Fatori, une ville que le Nigeria prétend avoir reprise[175]. De même à Bama, les habitants démentent les affirmation du gouvernement nigérian, selon eux la ville est incendiée et sa population chassée le 14 mars par les hommes de Boko Haram[176]. Les djihadistes abandonnent ensuite la ville, mais avant de s'enfuir ils massacrent leurs femmes afin que celles-ci restent « pures » et puissent pas se remarier avec des « infidèles »[177].

Le 12 mars, à la demande du Nigeria, l'armée tchadienne se retire de Dikwa et Gamboru Ngala et regagne le Cameroun. L'armée nigériane prend la relève à Dikwa mais la ville de Gamboru est abandonnée et le 18 mars, les djihadistes de Boko Haram la réoccupent[178],[179]. Le 26 mars, les Nigériens prennent Gachagar[180].

Exactions et massacres[modifier | modifier le code]

Exactions commises par l'armée nigériane[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 2013, Amnesty International affirme que des centaines prisonniers islamistes de Boko Haram, ou des personnes suspectées d'avoir des liens avec eux, ont été exécutés dans les prisons nigérianes dans les six premiers mois de l'année 2013, principalement à la caserne de Giwa, à Maiduguri et aux centres de détention Sector Alpha et Presidential Lodge, à Damaturu. Selon le témoignage d'un haut gradé de l'armée nigériane, plus de 950 prisonniers sont morts dans les six premiers mois de l'année 2013. L'Association a relevé des exécutions par balles et par étouffements, d'autres ont succombé à leurs blessures après avoir été torturés, d'autres encore sont morts de faim[181],[182],[183],[184]. Ces exactions se poursuivent et selon des habitants de Maiduguri, le cimetière de la ville est gardé par l'armée et chaque jour des camions amènent des corps d'hommes exécutés par les militaires[185]. Le 31 mars 2014, Amnesty International déclare que ces exactions se poursuivent et que près de 150 détenus de Giwa sont morts en prison depuis janvier et que leurs corps ont été conduits par l'armée à la morgue de l’hôpital spécialisé de l'État[50]. Dans un nouveau rapport publié le 18 septembre 2014, elle indique que la torture est largement employée par la police et l'armée contre des hommes, des femmes et des enfants dans tout le Nigeria[186].

Article détaillé : Bataille de Giwa.

Le 14 mars 2014, la caserne de Giwa, à Maiduguri, est attaquée par Boko Haram qui libère plusieurs centaines de détenus. Selon Amnesty International, de nombreux prisonniers évadés sont repris par les militaires après la bataille et plus de 600 d'entre-eux sont exécutés dans divers quartiers de la ville[50].

Des exactions sont également commises par les milices d’autodéfense, début novembre une quarantaine de présumés islamistes sont décapités et leurs têtes exhibées dans les rues de Biu[187].

Selon Florent Geel, responsable du bureau Afrique de la FIDH, au cours des années 2013 et 2014, l'armée et les milices nigérianes arrêtent 4 500 à 5 000 personnes à Maiduguri, qui sont par la suite portées disparues[188].

Exactions commises par Boko Haram[modifier | modifier le code]

Massacres dans les villages et les établissements scolaires[modifier | modifier le code]

De leur côté, les djihadistes de Boko Haram commettent de nombreux massacres, principalement contre des civils des villages où sont constituées des milices d'autodéfense, les élèves et les professeurs d'établissements scolaires et les chrétiens. Selon Human Rights Watch, environ 6 000 civils sont tués par les hommes de Boko Haram de 2009 à 2014[189].

Les principaux massacres et attentats commis par Boko Haram sont ceux de Kano (150 morts le 20 janvier 2012), Benisheik (161 morts le 18 septembre 2013), Izghe (environ 170 morts le 15 février 2014), Gamboru Ngala (336 morts le 5 mai 2014), Jos (au moins 118 morts le 20 mai 2014), Goshe, Attagara, Agapalwa et Aganjara (plusieurs centaines de morts le 3 juin 2014), Damboa (plus de 100 morts la nuit du 17 au 18 juillet 2014), Kano (120 morts le 28 novembre 2014). Selon Amnesty International les tueries commises à Baga entre le 3 et le 7 janvier 2015 font de plusieurs centaines à peut-être 2 000 morts et seraient le massacre « le plus meurtrier de l'histoire de Boko Haram »[110].

Le nom officiel de Boko Haram est « Jamāʿat ʾahl al-sunnah li-l-Daʿwah wa-al-Jihād » qui signifie en arabe « Peuple engagé dans la propagation de l'enseignement du prophète Mahomet et du jihad ». Dans sa définition abrégée en haoussa, « Boko Haram » signifie « L'éducation occidentale est un péché »[190]. Boko Haram cible donc particulièrement les lycées et les écoles où est dispensé un enseignement jugé trop occidental par les islamistes. À plusieurs reprises, ces derniers attaquent des établissement scolaires, massacrant professeurs et lycéens comme à Mamudo, Gujba ou Buni Yadi.

Le 17 février 2014, Amnesty International qualifie les exactions commises par Boko Haram de crimes contre l'humanité[191].

Le 15 juillet 2014, Human Rights Watch déclare avoir comptabilisé 95 attaques commises par Boko Haram lors des six premiers mois de l'année 2014, elles ont causé la mort d'au moins 2 053 civils, dont 1 446 dans l'État de Borno[192]. L'ONG évalue par la suite à au moins 3 750 le nombre des victimes pour l'ensemble de l'année 2014 et le 26 mars 2015, elle affirme qu'au moins 1 000 civils ont été massacrés par le groupe depuis le début de l'année[193],[194].

Enlèvements[modifier | modifier le code]

Lors de la guerre, de nombreux enlèvements sont commis par Boko Haram. Certaines personnes sont relâchées en échange de rançons, des garçons étaient utilisés comme domestiques, ou parfois enrôlés de force, les filles pouvaient être données en mariage aux combattants[195].

Lors de plusieurs attaques commises contre des établissements scolaires, des lycéennes sont enlevées pour être mariées de force à des djihadistes. Une vingtaine de jeunes filles sont ainsi enlevées le 11 février 2014, lors du massacre de Konduga. Le rapt le plus important a lieu le 14 avril à Chibok, 276 lycéennes âgées de 12 à 17 ans sont capturées par des islamistes qui effectuent un raid sur la ville (53 d'entre elles parviennent à s'échapper dans les trois semaines qui suivent selon la police nigériane)[196],[197],[198],[199],[200]. Le 5 mai, le rapt des lycéennes de Chibok est revendiqué par Abubakar Shekau, le chef de Boko Haram qui déclare : « J'ai enlevé les filles. Je vais les vendre sur le marché, au nom d'Allah. [...] J'ai dit que l'éducation occidentale devait cesser. Les filles, vous devez quitter (l'école) et vous marier »[201].*

Selon des éleveurs nomades peuls, des femmes sont fréquemment enlevées par les rebelles islamistes. Par craintes de représailles, les éleveurs évitent d'alerter les autorités et versent généralement des rançons en bétails. Un enlèvement a notamment lieu le 9 juin dans un camp de nomades à Garkin Fulani, près de Chibok. 20 à 40 femmes et trois hommes sont enlevés par des hommes armés suspectés de faire partie de Boko Haram[71],[72],[202].

À la fin du mois de juin 2014, les rebelles islamistes effectuent plusieurs attaques sur le village de Kummabzan, une trentaine d'habitants sont tués et environ 60 femmes et filles (dont certaines âgées de 3 à 12 ans) et 30 garçons sont enlevés par les assaillants[203],[204]. Mais vers le 4 juillet, des combattants des milices d'autodéfense affirment à l'AFP, que 63 des 68 femmes et filles enlevées à Kummabzan sont parvenues à s'échapper en profitant du départ de leurs ravisseurs, partis prendre part le même jour à la troisième bataille de Damboa[205]. Cependant selon le journal français Libération, seuls six femmes et trois jeunes hommes sont parvenus à regagner leur village[206].

Le 10 août 2014, Boko Haram effectue un raid sur Doron Baga, un village de pêcheurs situé sur le Lac Tchad. Au moins 97 jeunes hommes âgés de 15 à 30 ans sont emmenés de force par les djihadistes. Ces derniers brûlent également plusieurs habitations et tuent 6 à 28 hommes, ils ne laissent dans le village que les enfants et les femmes. Mais le 16 août, l'armée tchadienne libère 85 captifs après avoir intercepté un bus qui les transportaient sous la garde de six hommes de Boko Haram qui sont faits prisonniers[207],[208],[209].

Le 23 octobre 2014, de nouveaux enlèvements sont commis par Boko Haram dans villages de Waga Mangoro et Garta, situés dans l'État d'Adamawa. Les femmes les plus âgées sont relâchées mais les plus jeunes, au nombre d'une quarantaine, sont gardées captives[210],[211]. Le 26 octobre 2014, à Mafa, Boko Haram enlève 30 adolescents ; des garçons de 13 ans et plus et des filles de 11 ans et plus[212].

Dans un rapport publié le 27 octobre 2014, Human Rights Watch estime que plus de 500 femmes et jeunes filles ont été enlevées par les hommes de Boko Haram et que certaines ont été forcée de participer à des combats, des exécutions, et peut-être à des attentats-suicides[213].

Le 14 décembre, au moins 32 personnes sont tuées et 185 enlevées, dont des femmes et des enfants, dans l'attaque du village de Gumsuri[214]. Le 31 du même mois, 40 garçons et jeunes hommes âgés de 10 à 23 ans sont à leur tour enlevés dans le village de Malari[215].

Le 6 janvier 2015, Boko Haram attaque le village de Katarko, à 20 kilomètres de Damaturu, tue 25 hommes et capture 218 femmes et enfants, dont 192 sont finalement relâchés le 23 janvier[216].

Exactions au Cameroun[modifier | modifier le code]

Des exactions sont également commises par Boko Haram, au nord du Cameroun. Le 11 mars, des hommes armés enlèvent Abakoura Ali, chef traditionnel du village de Ngoumouldi, après avoir également enlevé son fils, encore enfant, cinq jours plus tôt. Leurs deux corps sont retrouvés décapités le 13 mars, en territoire nigérian. Selon un policier de Kerawa, ville située à la frontière du Nigeria, une cinquantaine de Camerounais ont été assassinés dans les environs de la ville[217],[218].

Capture d'otages étrangers par les islamistes[modifier | modifier le code]

En mai 2011, deux ingénieurs, Christopher McManus, un Britannique de 28 ans, et Franco Lamolinara, un Italien de 48 ans, sont enlevés par des hommes armés à Birnin Kebbi, dans le nord-ouest du pays. Le 8 mars 2012, l'armée nigériane soutenue par les Britanniques lance une offensive à Sokoto pour tenter de récupérer les otages. L'opération est un échec et les deux hommes sont tués par leurs ravisseurs. Le lendemain l'Italie exprime sa colère pour ne pas avoir été avertie de l'intervention. Dans la soirée du 8 mars, l'état nigérian accuse Boko Haram d'avoir été à l'origine du rapt, mais le lendemain par l'intermédiaire d'Abul Qaqa, un de ses porte-paroles, Boko Haram nie toute implication. Ansaru, un groupe dissident de Boko Haram pourrait avoir été le véritable responsable de l'enlèvement[219],[220],[221],[222].

Le 26 janvier 2012, un ingénieur allemand, Edgar Raupach, est enlevé sur un site en construction près de Kano. En mars, l'action est revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) mais l'opération pourrait avoir été effectuée en lien avec Boko Haram. Le 31 mai, l'otage est exécuté par les djihadistes au cours d'une attaque des militaires nigérians contre une cachette[223],[224].

Le 12 décembre 2012, Francis Collomp, un ingénieur français du groupe Vergnet, âgé de 63 ans, est enlevé par une trentaine d'hommes armés à Rimi, dans l'État de Katsina. Deux de ses gardes du corps et un voisin sont tués lors du raid. L'enlèvement est revendiqué quelques heures plus tard par Ansaru, ces derniers réclament le départ de la France de l'Afghanistan puis du Mali, de cesser de soutenir les régimes africains, ainsi que la libération de deux chefs du mouvement et d'une quarantaine des femmes et d'enfants détenus par le Nigeria. Retenu initialement à Kano, Francis Collomp est ensuite conduit à Zaria. Cependant, le 16 novembre 2013, il parvient à s'évader en enfermant son gardien au moment ou celui-ci fait ses ablutions, il s'enfuit ensuite du village à pied puis trouve un mototaxi qui le conduit au poste de police de Zaria. Après l'arrivée de renforts, il est évacué vers la ville de Kaduna[225],[226],[227],[228],[229].

Ansaru revendique le 18 février 2013 l'enlèvement de sept employés étrangers de la société de construction libanaise Setraco, la plus importante prise d'otages jamais réalisée dans le nord du Nigeria. Le 9 mars 2013, le groupe a déclaré par voie de communiqué avoir exécuté ces sept otages (quatre ressortissants libanais ou syriens, un Grec, un Italien et un Britannique.

Le 19 février 2013, une famille française est enlevée au parc national de Waza dans le nord du Cameroun, elle est ensuite conduite au Nigeria. Les otages sont ; Tanguy Moulin-Fournier, 40 ans, cadre de GDF Suez, son épouse Albane, 40 ans, leurs quatre fils âgés de 5 à 12 ans, et Cyril, le frère de Tanguy[230],[231]. L'enlèvement est revendiqué dans une vidéo publiée le 25 février par Boko Haram, c'est la première fois que ce groupe armé revendique une prise d'otages. Les islamistes réclament la libération de combattants, de femmes et d'enfants détenus par le Nigeria et le Cameroun[232],[233]. Le 21 mars, une seconde vidéo est rendue publique par Boko Haram, Abubakar Shekau, le chef du mouvement déclare : « Nous sommes fiers d'affirmer que nous retenons les sept otages français. Nous les retenons parce que les autorités nigérianes et camerounaises ont arrêté des membres de nos familles, qu'ils les brutalisent et que nous ne savons rien de leurs conditions d'emprisonnement. Nous affirmons au monde que nous ne libérerons pas les otages français tant que nos familles sont emprisonnées. La force ne servira pas à les libérer, nous sommes prêts à nous défendre avec force »[234]. Les négociations sont menées essentiellement par le gouvernement camerounais[235]. La famille est libérée le 19 avril 2013, lors d'un échange de prisonniers, 10 ou 12 personnes auraient été relâchées en contrepartie[236].

27 otages de Boko Haram, dont 17 Camerounais et 10 Chinois, peu après leur libération le 11 octobre 2014[237].

Dans la nuit du 13 au 14 novembre 2013, Georges Vandenbeusch, un prêtre catholique français de 42 ans, est enlevé à Nguetchewé, au nord du Cameroun. Quelques jours plus tard, son enlèvement est revendiqué par Boko Haram. Il est libéré le 31 décembre 2013[238],[239],[240]. Boko haram déclare alors à l'AFP n'avoir reçu aucune rançon et affirme que : « La direction a décidé de libérer le prêtre par compassion. Le prêtre a offert ses services médicaux à des membres [du groupe] malades pendant sa période de captivité. La direction a senti qu'il n'y avait plus besoin de le garder. » Ces propos sont cependant contestés par Georges Vandenbeusch, qui déclare : « Je ne suis ni infirmier ni médecin. S'ils m'avaient amené quelqu'un à soigner avec une hémorragie, j'aurais fait ce que je pouvais, mais ils ne l'ont pas fait. Ils n'ont de compassion pour personne »[241].

Dans la nuit du 4 au 5 avril 2014, à Tchère, à environ 20 kilomètres de Maroua, située à l'extrême nord du Cameroun, deux prêtres italiens, Giampaolo Marta et Gianantonio Allegri, et une religieuse canadienne, Gilberte Bussier, sont enlevés par des hommes armés[242]. Boko Haram est soupçonnée mais ne revendique pas l'enlèvement. Les trois religieux sont finalement relâchés la nuit du 31 mai au 1er juin 2014[243].

La nuit du 16 au 17 mai 2014, des islamistes transportés par cinq véhicules attaquent un camp de travailleurs du secteur routier, près de Waza, au nord du Cameroun. Un civil chinois est tué, et 10 autres sont enlevés par les assaillants[244]. Ils seront finalement relâchés le 11 octobre, en même temps que 17 prisonniers camerounais capturés le 27 juillet lors du combat de Kolofota[245].

Le 16 juillet 2014 un Allemand est enlevé à Gombi, dans l'État d'Adamawa, par une vingtaine d'hommes armés[246]. Sa capture est revendiquée le 31 octobre par Boko Haram[247]. Le 21 janvier 2015, le Cameroun annonce que l'otage allemand a été libéré à la suite d'une opération spéciale de son armée et ses alliés[248].

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Le 14 août 2009, Sanni Umaru de Boko Haram reconnaît qu'environ 1 000 membres de Boko Haram ont été tués dans les combats de juillet[10].

En mai 2013, juste avant l'offensive de Mai, Human Rights Watch estime que la guerre a fait 3 600 morts depuis 2009[23].

Le 16 décembre 2013, le Bureau local de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies affirme avoir comptabilisé 48 attaques de Boko Haram depuis mai 2013 et estime qu'au total 1 224 personnes ont été tuées lors de ces 48 attaques dans les trois États d'Adamawa, Borno et Yobe. Ce bilan comptabilise les victimes civiles et militaires ainsi que les insurgés tués mais ne tient pas compte des victimes des opérations menées par l'armée nigériane contre Boko Haram[249].

Le 26 mars 2014, l'agence nationale de gestion des situations d'urgence (NEMA), principal organisme de secours au Nigeria, estime que 1 000 personnes ont été tuées lors du conflit, depuis le début de l'année 2014[250].

Le 31 mars 2014, Amnesty International affirme que le conflit a fait plus de 1 500 morts de janvier à mars 2014[50]. Puis en août 2014, l'organisation des droits de l'homme parle de 4 000 morts depuis de début de l'année et de 10 000 depuis 2009[251].

Pour l'armée camerounaise, le bilan officiel est de 33 morts de juin à début décembre 2014[5].

Violences dans le centre du Nigeria[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Massacre de Yelwa et Émeutes à Jos de 2010.

Parallèlement à la guerre dans les nord du pays, d'autres affrontements et massacres ont également lieu ponctuellement dans le centre du Nigeria, opposant fermiers chrétiens et éleveurs peuls musulmans. Ainsi en avril 2014, 78 à 120 personnes sont massacrés par des Peuls et le 15 mars 2015 à Egba, dans l'État de Benue, 45 à 50 villageois, dont des femmes et des enfants, sont assassinés par des éleveurs. Selon Human Rights Watch, ces violences ont fait 10 000 morts en 20 ans[252].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. a, b, c et d Jeune Afrique : Incapable de stopper Boko Haram, l'armée nigériane sous le feu des critiques
  3. a et b Le Figaro : L'ambition grandissante de Boko Haram, par Tanguy Berthemet.
  4. a et b Le Monde : Le Nigeria fait appel à des mercenaires contre Boko Haram
  5. a, b et c Jeune Afrique : La drôle de guerre du Cameroun contre Boko Haram, par Rémi Carayol
  6. a et b RFI : Cameroun: lourdes pertes pour Boko Haram à la frontière nigériane
  7. a et b Le Figaro : «L'intervention française au Mali a déplacé la menace djihadiste vers le sud»
  8. Le Figaro : Boko Haram : la mobilisation médiatique est-elle efficace ou contre-productive ?
  9. a et b Jeune Afrique : Nigeria - Carte interactive : Boko Haram, un anniversaire macabre
  10. a et b Journal du Cameroun : Boko Haram: Aux origines de la secte islamiste
  11. Adrien Hart, « Nigeria : Boko Haram, ennemi public numéro 1 », Slate,‎ 23 juillet 2011 (lire en ligne)
  12. « Plusieurs attaques contre des églises au Nigeria, à la veille de Noël », Le Monde,‎ 25 décembre 2010 (lire en ligne)
  13. « Boko Haram, la secte islamiste qui sème la terreur au Nigeria », Le Figaro, 26 décembre 2011.
  14. AFP, « Nigeria : trois bombes pour un dimanche de Pâques », Jeune Afrique,‎ 25 avril 2011 (lire en ligne)
  15. « Nigeria : Goodluck Jonathan investi, les bombes continuent d'exploser », Jeune Afrique,‎ 30 mai 2011
  16. « Nigeria : Boko Haram multiplie les attentats », Jeune Afrique,‎ 21 juin 2011
  17. « Le Nigeria entame des négociations indirectes avec la secte Boko Haram », Le Monde,‎ 26 août 2011 (lire en ligne)
  18. « Le Nigéria va entamer des négociations avec une secte islamiste », Jeune Afrique,‎ 31 juillet 2011
  19. « La secte islamiste Boko Haram revendique l'attentat contre l'ONU au Nigeria », Le Monde,‎ 26 août 2011 (lire en ligne)
  20. http://www.portesouvertes.fr/informer/lettres-de-nouvelles/filrouge/2011/novembre/nigeria-un-quartier-chretien-devaste/
  21. « Enquête au Nigeria après les attentats de Noël attribués à des islamistes », Agence France-Presse et TV5 Monde,‎ 26 décembre 2011 (consulté le 26 décembre 2011)
  22. L'Express : Nigeria: l'armée lance l'assaut contre les islamistes de Boko Haram
  23. a et b Le Figaro : Nigeria: Boko Haram bombardé
  24. Jeune Afrique : Le Cameroun refoule des réfugiés fuyant l'offensive de l'armée nigériane
  25. Le Monde : Nigeria : 14 insurgés islamistes et 3 soldats tués
  26. RFI : Cinquième jour de l'opération de l'armée nigériane contre Boko Haram
  27. VOA : Nigeria: «des résultats positifs » dans l’offensive contre Boko Haram selon le président Jonathan
  28. BBC : Boko Haram cède cinq villes à l'armée
  29. AFP : Le Nigeria joue l'apaisement avec les "terroristes" tout en poursuivant l'offensive
  30. Apa : L’armée nigériane annonce l’arrestation de 1.000 suspects de Boko Haram
  31. Le Monde : Le Nigeria annonce avoir tué une cinquantaine de combattants de Boko Haram
  32. AFP et Le Monde : Le Nigeria annonce avoir tué 150 islamistes de Boko Haram
  33. RP défense : 105 soldats tués ou portés disparus suite à une embuscade au Nigeria
  34. Reuters : Des combats entre Boko Haram et l'armée nigériane font 20 morts
  35. Lapresse.ca : L'armée nigériane affirme avoir tué 40 combattants de Boko Haram
  36. Europe 1 : Nigeria : 37 islamistes de Boko Haram tués ?
  37. Dawn : Nigerian military kills scores of insurgents
  38. AFP : Nigeria: nouveaux affrontements meurtriers entre Boko Haram et les forces de l'ordre
  39. Le Figaro : Offensive du Nigeria contre Boko Haram
  40. Cameroun info : Nigeria: Le Boko Haram lance une vaste attaque à Maiduguri
  41. Chinaorg : Nigeria : 25 morts potentiels dans des affrontements entre l'armée et Boko Haram
  42. Figaro : 13 militants de Boko Haram tués (armée)
  43. La Libre.be : Le Nigeria libère 167 membres présumés de Boko Haram
  44. AFP : Nigeria: une offensive contre Boko Haram tue des civils, détruit des villages
  45. Xinhua : Nigeria : l'armée tue 38 insurgés de Boko Haram dans une contre-attaque
  46. BBC : Incursion de Boko Haram au Cameroun
  47. AFP : Nigeria : L'armée affirme avoir tué 38 islamistes de Boko Haram
  48. RFI : Nigeria : neuf soldats tués dans le Nord-Est
  49. Ouest-France : Niger. Une opération de Boko Haram aurait été déjouée
  50. a, b, c et d Amnesty International : Nigeria. Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité sont commis tandis que la violence s’intensifie dans le nord-est
  51. AfriqueJet Actualités : L'armée déclare avoir tué huit terroristes de Boko Haram
  52. AfriqueJet : Sécurité: 11 terroristes Boko Haram tués à la frontière Cameroun-Nigeria
  53. Jeune Afrique : Nigeria : sept policiers et un civil tués dans une attaque de Boko Haram
  54. Libération : Paris joue les médiateurs dans la lutte contre Boko Haram, par Thomas Hofnung.
  55. RFI : Nigeria: «Un sommet utile mais qui vient un peu tard»
  56. Le Monde : L’armée nigériane, le maillon faible dans la traque des terroristes de Boko Haram, par Cyril Bensimon, Jacques Follorou et Yves-Michel Riols.
  57. AFP : Sommet à Paris sur Boko Haram après une nouvelle attaque au Cameroun
  58. a et b AFP et Le Monde : Lycéennes enlevées au Nigeria : les dirigeants africains déclarent « la guerre » à Boko Haram
  59. AFP et Le Monde : Boko Haram sur la liste noire des organisations terroristes des Nations unies
  60. RFI : Nigeria: combats dans l'Est entre l'armée et Boko Haram
  61. Le Figaro : Quatre soldats nigérians tués par Boko Haram
  62. Reuters : Boko Haram attaque les forces nigérianes, 31 morts
  63. RFI : Le Cameroun déploie des renforts à sa frontière avec le Nigeria
  64. Camer.be : CAMEROUN : L’ARMÉE REPOUSSE BOKO HARAM À ACHIGACHIA ET À AMCHIDÉ :: CAMEROON
  65. RFI : Accrochages entre l'armée camerounaise et Boko Haram
  66. Le Messager : Cameroun – Assauts de Limani : Violents combats entre le BIR et Boko Haram – 02/06/2014
  67. Afrik.com : Cameroun : 40 membres de Boko Haram tués par l’armée
  68. Cameroon-Info : Cameroun - Extrême-Nord: Le Boko Haram installe sa base dans le Mayo-Tsanaga
  69. La Nouvelle Tribune : Cameroun : 118 membres de Boko Haram tués par l’armée
  70. BBC : Nigeria: La première femme kamikaze
  71. a et b BBC : Nigéria : un nouvel enlèvement
  72. a et b Le Monde : Vingt femmes kidnappées dans le nord du Nigeria
  73. Le Monde : Au Nigeria, une milice affirme avoir tué des membres de Boko Haram
  74. The Daily Post : Boko Haram: 12 soldiers, 4 policemen killed in Damboa attack
  75. RFI : Nigeria: arrestation de Mohammed Zakari, un commandant de Boko Haram
  76. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/08/06/97001-20140806FILWWW00384-cameroun-attaque-d-islamistes-presumes.php
  77. Le Point : Nigeria : une attaque de Boko Haram fait "des dizaines de morts"
  78. AFP : Nigeria: Boko Haram s'empare d'une nouvelle ville dans le Nord-Est
  79. RFI : Cameroun: près de 500 militaires nigérians renvoyés dans leur pays
  80. AFP : Nigeria: Boko Haram contrôle une ville frontalière avec le Cameroun
  81. RFI : Le Cameroun déclare repousser une attaque de Boko Haram
  82. RFI : Cameroun: tentative de Boko Haram de faire exploser un pont
  83. Afrik : Le Cameroun rend hommage à 26 soldats tués par Boko Haram
  84. RFI : Boko Haram contrôle Bama, ville stratégique du nord-est du Nigeria
  85. Le Monde : Face à l'offensive généralisée de Boko Haram, le Nigeria appelle à l'aide
  86. Xinhua : L'armée nigériane attaque un repaire de Boko Haram et tue plus de 50 islamistes
  87. BBC : Boko Haram s’est emparé d’une ville clé
  88. Le Monde et AFP : Le Nigeria lance une nouvelle offensive contre Boko Haram
  89. AFP : Nigeria: la ville de Maiduguri "assiégiée" par Boko Haram
  90. AFP : Nigéria: victoire de l'armée sur Boko Haram
  91. Slate : Nigeria: 12 soldats condamnés
  92. AFP : Cameroun: huit soldats et 107 islamistes de Boko Haram tués dans des combats
  93. Le Figaro : Nigeria: trente morts malgré la trêve annoncée
  94. RFI : Boko Haram: combats à Malam Fatori, les populations fuient au Niger
  95. Le Monde avec AFP : Nigeria : deux villes du nord-est tombent aux mains de Boko Haram
  96. Le Point avec AFP : Nigeria : Boko Haram a pris la ville des lycéennes enlevées
  97. France 24 : L’armée nigériane reprend la ville symbolique de Chibok à Boko Haram
  98. Le Figaro : Nigeria: deux villes reprises à Boko Haram
  99. Jeune Afrique : Nigeria : Damasak, à la frontière du Niger, entre les mains de Boko Haram
  100. Le Monde avec AFP : Au Nigeria, plus de 150 morts dans un raid de Boko Haram à Damaturu
  101. RFI : Le Nigeria met fin à la formation militaire américaine
  102. Jeune Afrique : Boko Haram attaque deux villes et une cimenterie Lafarge dans le nord-est du Nigeria
  103. Le Point avec AFP : Nigeria : 54 militaires condamnés à mort, pour mutinerie, par une cour martiale
  104. Le Figaro : Cameroun: un camp de Boko Haram démantelé
  105. RFI : Boko Haram se retire d’un camp militaire au Cameroun
  106. Jeune Afrique avec AFP : La prise de la base de Baga par Boko Haram, coup dur pour l'armée nigériane
  107. Le Monde avec AFP et Reuters : Nouvelle attaque de Boko Haram au Nigéria
  108. AFP : 3 000 Nigérians se réfugient au Tchad après les attaques de Boko Haram
  109. L'Obs avec AFP : Boko Haram a rasé 16 villages au nord-est du Nigeria
  110. a et b Amnesty International : Nigeria. Peut-être le massacre le plus meurtrier de l'histoire de Boko Haram
  111. AFP : Cameroun: l'attaque de Boko Haram repoussée par l'armée
  112. RFI : Info RFI: attaques de Boko Haram au Cameroun, des dizaines d’otages
  113. RFI : Raid de Boko Haram au Cameroun: une partie des otages libérés
  114. Reuters : Le Cameroun dit avoir libéré 24 otages de Boko Haram
  115. France 24 : Boko Haram attaque Maiduguri et prend le contrôle de Monguno
  116. AFP : Nigeria: une attaque de Boko Haram contre Maiduguri repoussée
  117. RFI : Nigeria: des mercenaires sud-africains lutteraient contre Boko Haram
  118. RFI : Le Tchad propose un «soutien actif» au Cameroun contre Boko Haram
  119. AFP : Le Tchad envoie des troupes au Cameroun contre Boko Haram
  120. a et b AFP : Cameroun: trois soldats tchadiens, 123 islamistes tués lors d'attaques de Boko Haram
  121. Le Figaro avec Reuters : Cameroun: action contre Boko Haram
  122. a et b Le Monde : Pourquoi le Tchad s’engage dans la lutte contre Boko Haram, par Christophe Châtelot.
  123. RFI : Niger: une force mixte multinationale pour lutter contre Boko Haram
  124. RFI : Cameroun: une force régionale africaine contre Boko Haram à l'étude
  125. RFI : La Force multinationale chargée de combattre Boko Haram prend forme
  126. RFI : Niger: Boko Haram se moque de la force régionale et attaque Diffa
  127. RFI : Boko Haram: l’armée tchadienne commence des opérations aériennes
  128. RFI : Lutte contre Boko Haram: les troupes tchadiennes pénètrent au Nigeria
  129. RFI : Cameroun: contre-offensive sanglante de Boko Haram à Fotokol
  130. AFP : Treize militaires tchadiens tués dans la contre-attaque de Boko Haram au Cameroun mercredi
  131. Xinhua et Journal du Cameroun : Fotokol: Un premier bilan, lourd pour les populations civiles et les combattants de Boko Haram
  132. RFI : Boko Haram: l’armée nigérienne se prépare à intervenir au Nigeria
  133. AFP : La guerre contre Boko Haram prend une ampleur régionale
  134. Reuters : Paris met en place un détachement de liaison militaire au Niger
  135. Ministère de la Défense : BSS : point de situation du 5 février 2015
  136. RFI : Niger: les islamistes de Boko Haram repoussés vers le Nigeria
  137. AFP : Première attaque de Boko Haram au Niger, à la frontière nigériane
  138. Jeune Afrique : Boko Haram : la sale guerre a commencé, par François Soudan.
  139. RFI : Le jour où le Niger a autorisé son armée à pénétrer au Nigeria
  140. RFI : Niger: Diffa se réveille sous les tirs nourris de Boko Haram
  141. RFI : Niger: des cellules dormantes de Boko Haram dans le sud-est
  142. RFI : Niger: la population de Diffa vit dans la peur de nouvelles attaques
  143. RFI : Boko Haram ouvre un nouveau front au Niger, contre-attaque imminente
  144. AFP : Niger: nouvelle attaque de Boko Haram et explosion d’une bombe dans le sud-est
  145. RFI : Front de Diffa: état d'urgence et forces en présence
  146. RFI : Info RFI: première attaque de Boko Haram en territoire tchadien
  147. RFI : Nigeria: Boko Haram entre en force à Gombe
  148. RFI : Boko Haram: nouveaux accrochages à la frontière camerouno-tchadienne
  149. Le Figaro avec AFP : Boko Haram détruit une ville au Nigeria
  150. AFP : Nigeria: l'armée annonce avoir repris à Boko Haram une ville stratégique du Nord-Est
  151. Jeune Afrique : Cameroun - Nigeria : plusieurs attaques de Boko Haram repoussées depuis le 16 février
  152. AFP : L'armée tchadienne tue 117 islamistes au Nigeria
  153. RFI : Boko Haram: l'armée nigériane annonce avoir repris la ville de Baga
  154. AFP : Au Nigeria, l’armée affirme avoir repris Baga à Boko Haram
  155. France 24 : Le président Jonathan se rend à Baga, ville-martyre de Boko Haram
  156. RFI : Nigeria: sur Twitter, Boko Haram dément avoir perdu Baga
  157. RFI : Niger: le bombardement d’Abadam est-il une bavure?
  158. RFI : Niger: Adabam bombardé, les limites de l'aviation contre Boko Haram
  159. RFI : Niger: le village d’Abadam bombardé par un avion non identifié
  160. AFP : Attaque de Boko Haram au Niger: 7 soldats nigériens et 15 islamistes tués
  161. RFI : (Reportage) Avec l'armée tchadienne, sur les traces de Boko Haram
  162. RFI : Nigeria: l’armée tchadienne a repris Dikwa aux mains de Boko Haram, par Madjiasra Nako.
  163. AFP : Nigeria: l'armée dit avoir tué 70 islamistes de Boko Haram dans le nord-est
  164. RFI : Boko Haram fait allégeance au groupe État islamique
  165. Vidéo de annonçant l'allégeance à l'État islamique
  166. RFI : Boko Haram: offensive d’envergure lancée par le Niger et le Tchad
  167. RFI : Boko Haram: les militaires de la force mixte reprennent Damasak
  168. RFI : Nigeria: contre-offensive sur Damasak, Boko Haram en fuite
  169. AFP : Nigeria: 36 localités reprises à Boko Haram
  170. Daily trust : Nigeria: Troops Retake Bama, 35 Towns
  171. RFI : Boko Haram sous pression à la frontière camerouno-nigériane
  172. Lignes de défense : Un contractor sud-africain tué par un tir nigérian à Maiduguri, par Philippe Chapleau.
  173. Vanguard : Nigeria: Military Recaptures Madagali, Last Area Held By Boko Haram in Adamawa
  174. AFP : Le Nigeria et ses alliés clament leurs premières victoires contre Boko Haram
  175. AFP : Le Niger affirme avoir infligé de lourdes pertes à Boko Haram au Nigeria
  176. AFP : Nigeria : Boko Haram incendie des maisons à Bama, des centaines d'habitants chassés
  177. AFP : Boko Haram: des Nigérianes mariées de force puis massacrées pour rester «pures»
  178. RFI : Des soldats tchadiens quittent le Nigeria à la demande d’Abuja
  179. RFI : Nigeria: la ville libérée de Gambaru reprise par Boko Haram
  180. AFP : Offensive régionale contre Boko Haram: une nouvelle localité reprise au Niger
  181. Amnesty International : Nigeria. Il faut enquêter sur la mort en détention de centaines de personnes soupçonnées d’appartenir à Boko Haram
  182. rfi : Nigeria : des centaines de prisonniers morts dans des conditions suspectes
  183. Le Monde : Nigeria : des islamistes seraient victimes des exactions de l'armée
  184. Afrik : Nigeria : au moins 950 prisonniers de l’armée meurent asphyxiés, affamés ou assassinés
  185. Jeune Afrique : Boko Haram : la sale guerre du Nigeria
  186. Amnesty International : Torture au Nigeria : bienvenue en enfer
  187. RFI : Les milices d’autodéfense contre Boko Haram se livrent à des exactions
  188. RFI : Boko Haram: le «groupe armé prend des proportions inquiétantes»
  189. Human Rights Watch : WORLD REPORT 2015 - Nigeria
  190. AFP, « Plus de 260 morts dans les combats entre police et "talibans" », Jeune Afrique,‎ 29 juillet 2011 (lire en ligne)
  191. Amnesty International : Les tueries perpétrées dans le nord du Nigeria constituent des crimes contre l’humanité
  192. Human Rights Watch : Nigeria: Boko Haram Kills 2,053 Civilians in 6 Months
  193. Challenges.fr avec AFP : Boko Haram a multiplié les massacres de civils en 2015
  194. Human Rights Watch : Nigeria : Au moins 1 000 civils tués depuis janvier
  195. Le Monde : Nigeria : quatre questions sur la secte Boko Haram
  196. AFP : Plus de cent lycéennes enlevées au Nigeria
  197. RFI : Nigeria: 115 des 129 lycéennes enlevées par Boko Haram sont toujours disparues selon la directrice
  198. VOA : Nigéria: les lycéennes enlevées étaient 234 au total
  199. Le Figaro : Nigeria: les lycéennes enlevées seront traitées en "esclaves", "vendues" et "mariées"
  200. 20 Minutes : Boko Haram: Ce qu’on sait de l’enlèvement des jeunes Nigérianes
  201. AFP : Nigeria : les lycéennes enlevées seront traitées en "esclaves", selon Boko Haram
  202. RFI : Nigeria: nouvel enlèvement de femmes au nord-est du pays
  203. AFP et Le Parisien : VIDEOS. Nigeria : nouvelle vague d'enlèvements de filles et de garçons
  204. Le Figaro : Nigeria : 63 otages échappent à leurs ravisseurs de Boko Haram
  205. RFI : Évasion de plus de 60 Nigérianes enlevées par Boko Haram
  206. Libération : Nigeria : seuls neuf otages ayant fui Boko Haram ont été retrouvés
  207. Le Monde : Nigeria : nouveau rapt massif par Boko Haram dans le Nord
  208. Le Parisien : Nigeria : Boko Haram kidnappe une centaine d'hommes et d'adolescents
  209. Le Parisien et AFP : Boko Haram : des soldats tchadiens ont libéré 85 otages nigérians
  210. Paris Match : BOKO HARAM COMMET DE NOUVEAUX ENLÈVEMENTS
  211. Afrik : Nigeria : 60 autres femmes enlevées par Boko Haram
  212. AFP : 30 adolescents enlevés au Nigeria par Boko Haram
  213. Le Monde avec AFP : Les islamistes de Boko Haram utilisent les femmes otages « en première ligne »
  214. AFP : Nigeria : Boko Haram tue 32 personnes et en enlève près de 200
  215. Le Monde avec AFP : Boko Haram enlève 40 jeunes hommes au Nigeria
  216. Le Monde avec AFP : Boko Haram libère près de 200 otages dans le nord-est du Nigeria
  217. AFP : Dans le nord du Cameroun, la peur de Boko Haram gagne du terrain
  218. CAMEROON Camer.be : Cameroun, Kerewa: un chef de village et son fils égorgés par Boko Haram : CAMEROON
  219. France 24 : Boko Haram conteste son implication dans le meurtre des deux otages européens
  220. Jeune Afrique : Qui se cache derrière le groupe jihadiste nigérian Ansaru ?
  221. Le Monde avec AFP : Un ingénieur italien enlevé au Nigeria
  222. Le Monde avec AFP : Otages tués au Nigeria : l'Italie furieuse de n'avoir pas été avertie
  223. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Lib.C3.A91.
  224. RFI : Nigeria : un otage allemand tué lors d’une tentative de libération
  225. RFI : Francis Collomp: l'assassinat des journalistes de RFI «m'a donné le courage de m'évader» et Francis Collomp, ex-otage français (interview audio)
  226. Francetv info : Ce que l'on sait de l'évasion de Francis Collomp, otage au Nigeria depuis 2012
  227. Jeune Afrique : Nigeria : comment Francis Collomp a réussi à échapper à Ansaru
  228. Otage français enlevé au Nigéria: le groupe islamiste Ansaru diffuse une vidéo de Francis Collomp : Otage français enlevé au Nigéria: le groupe islamiste Ansaru diffuse une vidéo de Francis Collomp
  229. France 24 : Évasion de Francis Collomp : "C’est la première fois qu’un otage d’Ansaru s’en sort"
  230. Le Parisien : Les Moulin-Fournier, ex-otages au Cameroun, ne retourneront pas sur place
  231. Tf1 : Français enlevés au Cameroun : "Ce sont des gens bien"
  232. Le Figaro : Boko Haram exhibe les sept otages français
  233. Le Monde : La famille française enlevée au Cameroun apparaît sur une vidéo postée sur Internet
  234. Le Figaro : Boko Haram revendique l'enlèvement de la famille française
  235. RFI : Les ex-otages français libérés sont à Yaoundé, heureux, mais exténués
  236. RFI : Libération de la famille Moulin-Fournier: y a-t-il eu des contreparties?
  237. Le Monde avec AFP : Au Cameroun, 27 otages de Boko Haram libérés
  238. RFI : Cameroun: libération du prêtre français Georges Vandenbeusch, enlevé dans le nord du pays
  239. RFI : Libération du père Georges Vandenbeusch: un soulagement pour ses paroissiens à Sceaux
  240. RFI : Le père Vandenbeusch de retour en France
  241. Le Monde : Le père Vandenbeusch libéré « par compassion », sans rançon, selon Boko Haram
  242. Libération : Deux prêtres italiens et une religieuse canadienne enlevés au Cameroun
  243. RFI : Cameroun: les trois religieux enlevés dans le nord sont libres
  244. AFP : CAMEROUN. Un Chinois tué, dix autres enlevés par Boko Haram
  245. RFI : Une trentaine d'otages chinois et camerounais libérés par Boko Haram
  246. Jeune Afrique : Nigeria : un ressortissant allemand enlevé par des hommes armés
  247. Libération : Boko Haram déclare détenir un otage allemand et avoir marié les lycéennes enlevées
  248. Reuters : L'armée camerounaise libère un Allemand enlevé par Boko Haram
  249. Jeune Afrique : Nigeria : en sept mois, Boko Haram a tué plus de 1 200 personnes
  250. RTS info : Les violences islamistes ont déjà fait 1000 morts cette année au Nigeria
  251. France24 : Boko Haram place une ville du Nigeria sous le règne du "califat islamique"
  252. AFP : Nigeria: 45 villageois tués dans le centre du pays, des éleveurs suspectés