Rébellion islamiste au Nigeria

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Rébellion islamiste au Nigeria
Informations générales
Date 26 juillet 2009 - en cours
5 ans, 1 mois et 26 jours
Lieu Nord du Nigeria
Issue en cours
Belligérants
Drapeau du Nigeria Nigeria
Drapeau du Cameroun Cameroun
(depuis 2014)
ShababFlag.svg Boko Haram
Flag of Ansaru.svg Ansaru
Commandants
Umaru Yar'Adua
Goodluck Jonathan
Mohamed Yusuf
Abubakar Shekau
Forces en présence
Forces armées nigérianes :
162 000 hommes[1]
• 80 000 militaires[1]
• 82 000 paramilitaires[1]
(effectif total)

15 000 hommes[2]
(effectifs dans l'État de Borno)

Police nationale nigériane:
372 000 hommes
(effectif total)

Milices d'autodéfense
Boko Haram :
6 000 à 30 000 hommes[1],[2],[3],[4]

Ansaru :
2 000 à 3 000 hommes[3]
Pertes
420+ morts[6]
(armée et police nigériane)

206+ morts[6]
(milices d'autodéfense nigérianes)
1 000 morts[7]
(en juillet 2009, selon Boko Haram)

500+ morts
(en 2013, selon le Nigeria)

300+ morts
(en 2014, selon le Nigeria)
Total :
10 000 morts[5]
Batailles
1er Bauchi · 1er Maiduguri · 2e Bauchi · 1er Damaturu · 2e Damaturu · Ajilari · 1er Kano · 2e Maiduguri · 2e Kano · Baga · Gashua · 1er Bama · Elakyo‎ · Dawashe · 2e Bama · Malam Fatori · Monguno · Benishiek · Kasiya · Kangarwa · 1re Damboa · Alagarno · 3e Damaturu · Mainok · 3e Kano · Bita · 3e Maiduguri · Digil · 3e Bama · 2e Damboa · 1er Fotokol · Giwa · Bulanbuli · Buni Yadi · Tourou · 3e Damboa · Bargaram · Kolofota · Gamboru Ngala · 2e Fotokol · 4e Bama · Konduga

Massacres
Maiduguri · Baga · Mamudo · 1er Konduga · Dumba · Benisheik · Gujba · Logumani · Gulumba · Firgu · Sandiya · Kawuri · Waga Chakawa · 2e Konduga · Izghe · Bama · Buni Yadi · Mainok · Mafa · Giwa · Amchaka · Gamboru Ngala · Gumushi · Goshe, Attagara, Agapalwa et Aganjara · Bardari · Kwada, Ngurojina, Karagau et Kautikari · Dille · Damboa

Attentats
Décembre 2011 · Kaduna · Kano · Maiduguri · Ngurosoye · Mulai · 1er Nyanya · 2e Nyanya · Jos · Mubi · Damaturu · Abuja · 2e Kaduna

La rébellion islamiste au Nigeria est une insurrection djihadiste qui éclate en 2009 dans le nord du Nigeria.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Insurrection de 2009 et guérilla[modifier | modifier le code]

L'insurrection du mouvement Boko Haram, initialement surnommé les « talibans », éclate le 26 juillet 2009 dans plusieurs États du Nigéria. Les affrontements dans les grandes villes sont rapidement écrasés par l'armée nigériane, en particulier à Maiduguri et le fondateur du mouvement, Mohamed Yusuf est pris et exécuté. Son lieutenant Abubakar Shekau lui succède. Dans les années qui suivent, Boko Haram mène des actions de guérilla et commet plusieurs attentats contre l'armée, la police, les chrétiens ou les localités suspectées de soutenir le gouvernement.

Offensive de l'armée nigériane en 2013-2014[modifier | modifier le code]

En mai 2013, à la suite d'un nombre important d'attaques, l'armée nigériane lance une grande offensive contre les jihadistes, dans les États de Yobe, de Borno et d'Adamawa qui sont mis en état d'urgence.

L'offensive est lancée le 15 mai, au moins 2 000 soldats sont déployés dans la réserve de Sambisa, dans l'État de Borno[8].

Le 17 mai, plusieurs bastions de Boko Haram sont bombardés par l'aviation nigériane faisant « beaucoup de victimes » selon l'armée. Des soldats sont également déployés sur la frontière camerounaise afin d'empêcher un repli des islamistes vers ce pays[9]. Des civils fuyant les combats tentent de gagner le Cameroun, mais ils sont refoulés par les autorités camerounaises qui craignent l'infiltration d'islamistes[10].

Le 19, le général Olukolade affirme que les combats ont fait au moins 17 morts : « Quatorze terroristes sont morts et vingt ont été arrêtés alors qu'ils fuyaient. Trois soldats ont été tués, sept ont été blessés et un est porté disparu »[11]. Dans la même journée, l'armée déclare avoir arrêté 65 « terroristes »[12]. Le conseiller présidentiel Doyin Okupe, affirme le 22 mai, qu'au moins 55 insurgés ont été tués le dans les combats du 19 mai et qu'au moins 55 autres ont été capturés. Le même jour, le président Goodluck Jonathan affirme que les insurgés ont été délogés de leurs camps[13].

Le 20 mai, le général Olukolade, porte-parole de l’armée, affirme que les troupes gouvernementales nigérianes ont sécurisé les environs de New Marte, Hausari, Krenoa, Wulgo et Chikun Ngulalo, près de la frontière camerounaise. Le même jour plus de 1 000 soldats envoyés en renfort commencent leur déploiement dans l'État d'Adamawa[14].

Le 21, l'armée nigériane déclare avoir arrêté environ 120 insurgés. Le même jour, le gouvernement annonce la libération de suspects et de toutes les femmes suspectées d'être en lien avec des activités terroristes. À cette même date, le CICR estime que les combats ont fait plus de 2 400 réfugiés[15].

Le 9 août 2013, l'armée nigériane déclare avoir fait prisonniers 1 000 membres présumés de Boko Haram[16].

Le 6 septembre, l'armée nigériane affirme avoir tué une cinquantaine d'islamistes près de Maiduguri[17].

Article détaillé : Bataille de Kasiya.

Le 12 septembre, l'armée nigériane prend d'assaut un camp de Boko Haram dans la forêt de Kasiya. Selon l'armée nigériane environ 150 rebelles islamistes sont morts contre 16 tués et 9 disparus dans ses rangs[18].

Le 15 octobre, l'armée affirme avoir repoussé plusieurs attaques à Bama, Gwoza et Pulka, et tué environ 40 rebelles[19].

Le 22, l'armée nigériane annonce avoir tué 37 jihadistes dans l'assaut d'un camp dans l'État de Borno[20].

Le 12 décembre, 25 djihadistes auraient été tués lors de l'attaque du village de Ngauramari[21].

Début décembre, le gouvernement nigérian annonce que 1 400 personnes ont été capturées lors de l'offensive et que 500 vont être jugées. Le 10 janvier 2014, le gouvernement annonce que 167 suspects vont être libérés[22].

Le 20 décembre, Boko Haram détruit un camp de l'armée à Bama au cours d'un raid. Les militaires soutenus par l'aviation lancent cependant une contre-attaque contre les insurgés en repli. Selon le ministère de la Défense, les affrontements font 63 morts du côté des islamistes, 15 chez les militaires mais de nombreux civils périssent également lors des affrontements[23],[24].

Le 14 janvier à Maiduguri, un attentat-suicide commis dans un marché de la ville fait 19 morts[25].

Le même jour, pressés par les forces nigérianes, des combattants de Boko Haram franchissent la frontière camerounaise à Banki[26].

Le 12 février, neuf soldats nigérians sont tués dans une embuscade dans l'Etat d'Adawama, bombardés par des tirs de mortiers[27].

Le 17 février, le Niger affirme avoir arrêté une vingtaine d'hommes de Boko Haram, tous de nationalité nigériane, qui préparaient une attaque contre la ville de Diffa[28].

Le 17 mars, un combat dans l'État de Yobe fait huit morts chez les djihadistes tandis qu'un militaire nigérian est tué et qu'un officier est grièvement blessé[29]. Le 27 mars, 11 hommes de Boko Haram sont tués par l'armée près de la frontière camerounaise[30].

Le 9 avril, des hommes de Boko Haram effectuent un raid sur la ville de Gwaram, dans l'État de Jigawa. Ils attaquent un poste de police, un tribunal et une banque. Sept policiers et un civil sont tués lors de la fusillade[31].

La nuit du 13 au 14 mai, quatre soldats nigérians sont tués dans une embuscade près de Maiduguri[32].

Article détaillé : Bataille de Buni Yadi.

Le 26 mai, les islamistes de Boko Haram prennent d'assaut la ville de Buni Yadi, dans l'État de Yobe, tuant 45 militaires et policiers. Le même jour, quatre soldats sont tués dans une embuscade dans l'État de Plateau, à 180 kilomètres au sud-est de Jos[33].

Article détaillé : Bataille de Tourou.

À la fin du mois de mai, le Cameroun déploie 3 000 soldats pour protéger l'extrême nord de son territoire des incursions de Boko Haram[34]. Le 28 mai, l'armée camerounaise repousse deux attaques de Boko Haram à Achigachia, dans le Mayo-Tsanaga et Amchidé, dans le Mayo-Sava[35]. Le 30 et le 31, de nouveaux combats éclatent à Limani, au nord de Maroua[36],[37]. Le 1er juin, les autorités camerounaises annoncent avoir tué une quarantaine d'hommes de Boko Haram lors de combats à l'ouest de la ville de Kousseri[38]. Le 6 juin, un groupe de 200 islamistes établit une petite base à sur le mont Gossi à Tourou, près de Mokolo. Mais ils sont repérés par l'armée camerounaise qui les attaque le lendemain et leur tue 118 hommes[39],[40].

Le 8 juin, une kamikaze se fait exploser près de Gombe. Un militaire est tué et un autre blessé. C'est la première fois au Nigeria qu'un attentat-suicide est commis par une femme[41].

Le 9 juin, l'armée nigériane déclare qu'environ 50 rebelles islamistes ont été tués lors d'opérations anti-terroristes les 7 et 8 juin dans les États de Borno et d'Adamawa[42],[43].

Le 17 juin, Boko Haram attaque et brûle le village de Kwarangilam, mais il se heurte à sa milice d'auto-défense qui revendique la mort de huit rebelles islamistes[44].

Le 12 juillet, un chef de Boko Haram, Mohammed Zakari, est arrêté par l'armée nigériane lors d'une opération dans la forêt de Balmo, au cœur de l'État de Bauchi. Surnommé le « boucher en chef », il est accusé d'être responsable de plusieurs massacres[45].

Le 6 août, dix personnes, dont un militaire, ont été tuées au cours d'une attaque de Boko Haram dans une localité frontalière de l'extrême Nord du Cameroun (Zigague)[46].

Offensive de Boko Haram dans l'État de Borno[modifier | modifier le code]

Lors du mois d'août, Boko Haram lance une série d'offensives et s'empare de plusieurs villes. Le 6 août, la ville de Gwoza tombe aux mains des rebelles islamistes qui ne rencontrent aucune résistance et massacrent plusieurs dizaines d'habitants[47]. Le 21 août, après plusieurs semaines de combats, les djihadistes s'emparent de Buni Yadi[48].

Le 24 août, 500 soldats nigérians fuient les villes de Kerawa et Ashigashiya, et se réfugient au Cameroun. Deux jours plus tard, Ashigashiya est prise sans résistance par Boko Haram. Les djihadistes s'emparent également de la partie camerounaise de la ville, située de l'autre côté du fleuve, après avoir mis en fuite les gendarmes et la dizaine de soldats présents[49],[50]. Après des combats du 25 au 27 août, l'armée camerounaise repousse les djihadistes près de Kolofota, ainsi qu'à Fotokol, plus au nord, où il laissent 27 morts[51]

Le 25 août, les forces de Boko Haram prennent d'assaut la ville de Gamboru Ngala, située sur la frontière avec le Cameroun[52]. Les rebelles islamistes effectuent également des incursions au Cameroun, mais ils sont contenus à Fotokol, 26 soldats camerounais sont tués dans des combats à la fin du mois d'août[53]. Le 2 septembre, Boko Haram prend d'assaut la ville de Bama[54] et s'empare également de Banki[55].

Le 7 septembre, l'armée nigériane affirme avoir pris d'assaut une base de Boko Haram près de Kawuri, et tué une cinquantaine d'islamistes[56].

Le 8 septembre, Michika, dans l'État d'Adamawa, est prise par Boko Haram[57]. L'armée nigériane lance une offensive avec plusieurs centaines de soldats pour tenter de reprendre la ville[58].

Au 12 septembre, les villes de Damboa, Bama, Pulka, Ashigashia, Liman Kara, Kirawa, Gamboru Ngala, Marte, Kirenowa, Buni Yadi et Gulani, sont aux mains de Boko Haram et Maiduguri, capitale de l'État de Borno, est encerclée par les forces islamistes[59].

Le 13 septembre, l'armée nigériane affirme avoir repoussé une attaque de Boko Haram à Konduga, et tué plus d'une centaine de djihadistes[60].

Le 16 septembre, à Abuja, douze soldats de l'armée nigériane sont condamnés à mort en raison d'une mutinerie, au cours de laquelle, le 14 mai 2014, des hommes du 101e bataillon avaient ouvert le feu sur un convoi dans lequel se trouvait le général Amadou Mohammed, commandant de la 7e division. Un autre aucusé est condamné à 28 jours de travaux forcés et les cinq autres sont acquittés[61].

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

En avril 2014, l'enlèvement de 276 lycéennes à Chibok, puis sa revendication par Boko Haram provoque une forte mobilisation internationale.

Le 17 mai 2014, un sommet se tient à Paris où sont présents les chefs d'États de cinq pays africains : Goodluck Jonathan, président du Nigeria ; Idriss Déby Itno, président du Tchad; Paul Biya, président du Cameroun; Mahamadou Issoufou, président du Niger et Boni Yayi, président du Bénin, ainsi que des représentants des États-Unis, du Royaume-Uni et de l'Union européenne. L'objectif est de contrer Boko Haram en améliorant la collaboration entre les différents États africains, notamment par l'échange de renseignements et une meilleure surveillance des frontières. Un rapprochement entre le Nigeria et le Cameroun, dont les relations diplomatiques sont tendues en raison d'un différend territorial dans la péninsule de Bakassi, est également particulièrement attendu par les pays occidentaux et la France qui assure la médiation[62],[63],[64],[65]. Un plan est adopté par les cinq chefs d'États, selon le président français François Hollande ce plan prévoit « la coordination du renseignement, l'échange d'informations, le pilotage central des moyens, la surveillance des frontières, une présence militaire autour du lac Tchad et une capacité d'intervention en cas de danger »[66]. Paul Biya, le président camerounais, déclare : « Nous sommes ici pour déclarer la guerre à Boko Haram »[66].

Le 22 mai 2014, Boko Haram est placée sur la liste des Organisations et personnes considérées par l'ONU comme proches d'Al-Qaïda ou des talibans[67].

Exactions et massacres[modifier | modifier le code]

Exactions commises par l'armée nigériane[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 2013, Amnesty International affirme que des centaines prisonniers islamistes de Boko Haram, ou des personnes suspectées d'avoir des liens avec eux, ont été exécutés dans les prisons nigérianes dans les six premiers mois de l'année 2013, principalement à la caserne de Giwa, à Maiduguri et aux centres de détention Sector Alpha et Presidential Lodge, à Damaturu. Selon le témoignage d'un haut gradé de l'armée nigériane, plus de 950 prisonniers sont morts dans les six premiers mois de l'année 2013. L'Association a relevé des exécutions par balles et par étouffements, d'autres ont succombé à leurs blessures après avoir été torturés, d'autres encore sont morts de faim[68],[69],[70],[71]. Ces exactions se poursuivent et selon des habitants de Maiduguri, le cimetière de la ville est gardé par l'armée et chaque jour des camions amènent des corps d'hommes exécutés par les militaires[72]. Le 31 mars 2014, Amnesty International déclare que ces exactions se poursuivent et que près de 150 détenus de Giwa sont morts en prison depuis janvier et que leurs corps ont été conduits par l'armée à la morgue de l’hôpital spécialisé de l'État[73].

Article détaillé : Bataille de Giwa.

Le 14 mars 2014, la caserne de Giwa, à Maiduguri, est attaquée par Boko Haram qui libère plusieurs centaines de détenus. Selon Amnesty International, de nombreux prisonniers évadés sont repris par les militaires après la bataille et plus de 600 d'entre-eux sont exécutés dans divers quartiers de la ville[73].

Exactions commises par Boko Haram[modifier | modifier le code]

Massacres dans les villages et les établissements scolaires[modifier | modifier le code]

De leur côté, les djihadistes de Boko Haram commettent de nombreux massacres, principalement contre des civils des villages où sont constituées des milices d'autodéfense, les élèves et les professeurs d'établissements scolaires et les chrétiens. En 2013, Bertrand Monnet, directeur de la chaire Management des risques criminels de l'EDHEC déclare :

« Il faut savoir qu'à côté de Boko Haram, AQMI, le MUJAO ou Ansar Eddine sont des agneaux. Les terroristes de Boko Haram sont des barbares : ils tuent des centaines de personnes toute l'année, mitraillent des églises, lancent des grenades pendant les offices et font des raids dans les villages chrétiens qu'ils transforment en Oradour-sur-Glane. Ce qui déclenche d'ailleurs des représailles contre des musulmans[74]. »

Les principaux massacres commis par Boko Haram sont ceux de Benisheik (161 morts le 18 septembre 2013), Izghe (environ 170 morts le 15 février 2014), Gamboru Ngala (336 morts le 5 mai 2014), Goshe, Attagara, Agapalwa et Aganjara (plusieurs centaines de morts le 3 juin 2014) et Damboa (plus de 100 morts la nuit du 17 au 18 juillet 2014).

Le nom officiel de Boko Haram est « Jamāʿat ʾahl al-sunnah li-l-Daʿwah wa-al-Jihād » qui signifie en arabe « Peuple engagé dans la propagation de l'enseignement du prophète Mahomet et du jihad ». Dans sa définition abrégée en haoussa, « Boko Haram » signifie « L'éducation occidentale est un péché »[75]. Boko Haram cible donc particulièrement les lycées et les écoles où est dispensé un enseignement jugé trop occidental par les islamistes. À plusieurs reprises, ces derniers attaquent des établissement scolaires, massacrant professeurs et lycéens comme à Mamudo, Gujba ou Buni Yadi.

Le 17 février 2014, Amnesty International qualifie les exactions commises par Boko Haram de crimes contre l'humanité[76].

Le 15 juillet 2014, Human Rights Watch déclare avoir comptabilisé 95 attaques commises Boko Haram lors des six premiers mois de l'année 2014, elles ont causé la mort d'au moins 2 053 civils, dont 1 446 dans l'État de Borno[77].

Enlèvements[modifier | modifier le code]

Lors de la guerre, de nombreux enlèvements sont commis par Boko Haram. Certaines personnes sont relâchées en échange de rançons, des garçons étaient utilisés comme domestiques, ou parfois enrôlés de force, les filles pouvaient être données en mariage aux combattants[78].

Lors de plusieurs attaques commises contre des établissements scolaires, des lycéennes sont enlevées pour être mariées de force à des djihadistes. Une vingtaine de jeunes filles sont ainsi enlevées le 11 février 2014, lors du massacre de Konduga. Le rapt le plus important a lieu le 14 avril à Chibok, 276 lycéennes âgées de 12 à 17 ans sont capturées par des islamistes qui effectuent un raid sur la ville (53 d'entre elles parviennent à s'échapper dans les trois semaines qui suivent selon la police nigériane)[79],[80],[81],[82],[83]. Le 5 mai, le rapt des lycéennes de Chibok est revendiqué par Abubakar Shekau, le chef de Boko Haram qui déclare : « J'ai enlevé les filles. Je vais les vendre sur le marché, au nom d'Allah. [...] J'ai dit que l'éducation occidentale devait cesser. Les filles, vous devez quitter (l'école) et vous marier »[84].*

Selon des éleveurs nomades peuls, des femmes sont fréquemment enlevées par les rebelles islamistes. Par craintes de représailles, les éleveurs évitent d'alerter les autorités et versent généralement des rançons en bétails. Un enlèvement a notamment lieu le 9 juin dans un camp de nomades à Garkin Fulani, près de Chibok. 20 à 40 femmes et trois hommes sont enlevés par des hommes armés suspectés de faire partie de Boko Haram[42],[43],[85].

À la fin du mois de juin 2014, les rebelles islamistes effectuent plusieurs attaques sur le village de Kummabzan, une trentaine d'habitants sont tués et environ 60 femmes et filles (dont certaines âgées de 3 à 12 ans) et 30 garçons sont enlevés par les assaillants[86],[87]. Mais vers le 4 juillet, des combattants des milices d'autodéfense affirment à l'AFP, que 63 des 68 femmes et filles enlevées à Kummabzan sont parvenues à s'échapper en profitant du départ de leurs ravisseurs, partis prendre part le même jour à la troisième bataille de Damboa[88]. Cependant selon le journal français Libération, seuls six femmes et trois jeunes hommes sont parvenus à regagner leur village[89].

Le 10 août 2014, Boko Haram effectue un raid sur Doron Baga, un village de pêcheurs situé sur le Lac Tchad. Au moins 97 jeunes hommes âgés de 15 à 30 ans sont emmenés de force par les djihadistes. Ces derniers brûlent également plusieurs habitations et tuent 6 à 28 hommes, ils ne laissent dans le village que les enfants et les femmes. Mais le 16 août, l'armée tchadienne libère 85 captifs après avoir intercepter un bus qui les transportaient sous la garde de six hommes de Boko Haram qui sont faits prisonniers[90],[91],[92].

Exactions au Cameroun[modifier | modifier le code]

Des exactions sont également commises par Boko Haram, au nord du Cameroun. Le 11 mars, des hommes armés enlèvent Abakoura Ali, chef traditionnel du village de Ngoumouldi, après avoir également enlevé son fils, encore enfant, cinq jours plus tôt. Leurs deux corps sont retrouvés décapités le 13 mars, en territoire nigérian. Selon un policier de Kerawa, ville située à la frontière du Nigeria, une cinquantaine de Camerounais ont été assassinés dans les environs de la ville[93],[94].

Capture d'otages étrangers par les islamistes[modifier | modifier le code]

Ansaru revendique le 18 février 2013 l'enlèvement de sept employés étrangers de la société de construction libanaise Setraco, la plus importante prise d'otages jamais réalisée dans le nord du Nigeria. Le 9 mars 2013, le groupe a déclaré par voie de communiqué avoir exécuté ces sept otages (quatre ressortissants libanais ou syriens, un Grec, un Italien et un Britannique).

Le 12 décembre 2012, Francis Collomp, un ingénieur français du groupe Vergnet âgé de 63 ans, est enlevé par une trentaine d'hommes armés à Rimi, dans l'État de Katsina. Deux de ses gardes du corps et un voisin sont tués lors du raid. L'enlèvement est revendiqué quelques heures plus tard par Ansaru, ces derniers réclament le départ de la France de l'Afghanistan puis du Mali, de cesser de soutenir les régimes africains, ainsi que la libération de deux chefs du mouvement et d'une quarantaine des femmes et d'enfants détenus par le Nigeria. Détenu initialement à Kano, il est ensuite conduit à Zaria. Cependant, le 16 novembre 2013, Francis Collomp parvient à s'évader en enfermant son gardien au moment ou celui-ci fait ses ablutions, il s'enfuit ensuite du village à pied puis trouve un mototaxi qui le conduit au poste de police de Zaria. Après l'arrivée de renforts, il est évacué vers la ville de Kaduna[95],[96],[97],[98],[99].

Le 19 février 2013, une famille française est enlevée au parc national de Waza dans le nord du Cameroun, elle est ensuite conduite au Nigeria. Les otages sont ; Tanguy Moulin-Fournier, 40 ans, cadre de GDF Suez, son épouse Albane, 40 ans, leurs quatre fils âgés de 5 à 12 ans, et Cyril, le frère de Tanguy[100],[101]. L'enlèvement est revendiqué dans une vidéo publiée le 25 février par Boko Haram, c'est la première fois que ce groupe armé prend des otages. Les islamistes réclament la libération de combattants, de femmes et d'enfants détenus par le Nigeria et le Cameroun[102],[103]. Le 21 mars, une seconde vidéo est rendue publique par Boko Haram, Abubakar Shekau, le chef du mouvement déclare : « Nous sommes fiers d'affirmer que nous retenons les sept otages français. Nous les retenons parce que les autorités nigérianes et camerounaises ont arrêté des membres de nos familles, qu'ils les brutalisent et que nous ne savons rien de leurs conditions d'emprisonnement. Nous affirmons au monde que nous ne libérerons pas les otages français tant que nos familles sont emprisonnées. La force ne servira pas à les libérer, nous sommes prêts à nous défendre avec force »[104]. Les négociations sont menées essentiellement par le gouvernement camerounais[105]. La famille est libérée le 19 avril 2013, lors d'un échange de prisonniers, 10 ou 12 personnes auraient été relâchées en contrepartie[106].

Dans la nuit du 13 au 14 novembre 2013, Georges Vandenbeusch, un prêtre catholique français de 42 ans, est enlevé à Nguetchewé, au nord du Cameroun. Quelques jours plus tard, son enlèvement est revendiqué par Boko Haram. Il est libéré le 31 décembre 2013[107],[108],[109]. Boko haram déclare alors à l'AFP n'avoir reçu aucune rançon et affirme que : « La direction a décidé de libérer le prêtre par compassion. Le prêtre a offert ses services médicaux à des membres [du groupe] malades pendant sa période de captivité. La direction a senti qu'il n'y avait plus besoin de le garder. » Ces propos sont cependant contestés par Georges Vandenbeusch, qui déclare : « Je ne suis ni infirmier ni médecin. S'ils m'avaient amené quelqu'un à soigner avec une hémorragie, j'aurais fait ce que je pouvais, mais ils ne l'ont pas fait. Ils n'ont de compassion pour personne »[110].

Dans la nuit du 4 au 5 avril 2014, à Tchère, à environ 20 kilomètres de Maroua, située à l'extrême nord du Cameroun, deux prêtres italiens, Giampaolo Marta et Gianantonio Allegri, et une religieuse canadienne, Gilberte Bussier, sont enlevés par des hommes armés[111]. Boko Haram est soupçonnée mais ne revendique pas l'enlèvement. Les trois religieux sont finalement relâchés la nuit du 31 mai au 1er juin 2014[112].

La nuit du 16 au 17 mai 2014, des islamistes transportés par cinq véhicules attaquent un camp de travailleurs du secteur routier, près de Waza, au nord du Cameroun. Un civil chinois est tué, et 10 autres sont enlevés par les assaillants[113].

Le 16 juillet 2014 un Allemand est enlevé à Gombi, dans l'État d'Adamawa, par une vingtaine d'hommes armés[114].

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Le 14 août 2009, Sanni Umaru de Boko Haram reconnaît qu'environ 1 000 membres de Boko Haram ont été tués dans les combats de juillet[7].

En mai 2013, juste avant l'offensive de Mai, Human Rights Watch estime que la guerre a fait 3 600 morts depuis 2009[9].

Le 16 décembre 2013, le Bureau local de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies affirme avoir comptabilisé 48 attaques de Boko Haram depuis mai 2013 et estime qu'au total 1 224 personnes ont été tuées lors de ces 48 attaques dans les trois États d'Adamawa, Borno et Yobe. Ce bilan comptabilise les victimes civiles et militaires ainsi que les insurgés tués mais ne tient pas compte des victimes des opérations menées par l'armée nigériane contre Boko Haram[115].

Le 26 mars 2014, l'agence nationale de gestion des situations d'urgence (NEMA), principal organisme de secours au Nigeria, estime que 1 000 personnes ont été tuées lors du conflit, depuis le début de l'année 2014[116].

Le 31 mars 2014, Amnesty International affirme que le conflit a fait plus de 1 500 morts de janvier à mars 2014[73]. Puis en août 2014, l'organisation des droits de l'homme parle de 4 000 morts depuis de début de l'année et de 10 000 depuis 2009[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Jeune Afrique : Incapable de stopper Boko Haram, l'armée nigériane sous le feu des critiques
  2. a et b Le Figaro : L'ambition grandissante de Boko Haram, par Tanguy Berthemet.
  3. a et b Le Figaro : «L'intervention française au Mali a déplacé la menace djihadiste vers le sud»
  4. Le Figaro : Boko Haram : la mobilisation médiatique est-elle efficace ou contre-productive ?
  5. a et b France24 : Boko Haram place une ville du Nigeria sous le règne du "califat islamique"
  6. a et b Jeune Afrique : Nigeria - Carte interactive : Boko Haram, un anniversaire macabre
  7. a et b Journal du Cameroun : Boko Haram: Aux origines de la secte islamiste
  8. L'Express : Nigeria: l'armée lance l'assaut contre les islamistes de Boko Haram
  9. a et b Le Figaro : Nigeria: Boko Haram bombardé
  10. Jeune Afrique : Le Cameroun refoule des réfugiés fuyant l'offensive de l'armée nigériane
  11. Le Monde : Nigeria : 14 insurgés islamistes et 3 soldats tués
  12. RFI : Cinquième jour de l'opération de l'armée nigériane contre Boko Haram
  13. VOA : Nigeria: «des résultats positifs » dans l’offensive contre Boko Haram selon le président Jonathan
  14. BBC : Boko Haram cède cinq villes à l'armée
  15. AFP : Le Nigeria joue l'apaisement avec les "terroristes" tout en poursuivant l'offensive
  16. Apa : L’armée nigériane annonce l’arrestation de 1.000 suspects de Boko Haram
  17. Le Monde : Le Nigeria annonce avoir tué une cinquantaine de combattants de Boko Haram
  18. AFP et Le Monde : Le Nigeria annonce avoir tué 150 islamistes de Boko Haram
  19. Lapresse.ca : L'armée nigériane affirme avoir tué 40 combattants de Boko Haram
  20. Europe 1 : Nigeria : 37 islamistes de Boko Haram tués ?
  21. Chinaorg : Nigeria : 25 morts potentiels dans des affrontements entre l'armée et Boko Haram
  22. La Libre.be : Le Nigeria libère 167 membres présumés de Boko Haram
  23. AFP : Nigeria: une offensive contre Boko Haram tue des civils, détruit des villages
  24. Xinhua : Nigeria : l'armée tue 38 insurgés de Boko Haram dans une contre-attaque
  25. Afrik : Nigeria : 19 morts dans une attaque de Boko Haram à Maiduguri
  26. BBC : Incursion de Boko Haram au Cameroun
  27. RFI : Nigeria : neuf soldats tués dans le Nord-Est
  28. Ouest-France : Niger. Une opération de Boko Haram aurait été déjouée
  29. AfriqueJet Actualités : L'armée déclare avoir tué huit terroristes de Boko Haram
  30. AfriqueJet : Sécurité: 11 terroristes Boko Haram tués à la frontière Cameroun-Nigeria
  31. Jeune Afrique : Nigeria : sept policiers et un civil tués dans une attaque de Boko Haram
  32. Le Figaro : Quatre soldats nigérians tués par Boko Haram
  33. Reuters : Boko Haram attaque les forces nigérianes, 31 morts
  34. RFI : Le Cameroun déploie des renforts à sa frontière avec le Nigeria
  35. Camer.be : CAMEROUN : L’ARMÉE REPOUSSE BOKO HARAM À ACHIGACHIA ET À AMCHIDÉ :: CAMEROON
  36. RFI : Accrochages entre l'armée camerounaise et Boko Haram
  37. Le Messager : Cameroun – Assauts de Limani : Violents combats entre le BIR et Boko Haram – 02/06/2014
  38. Afrik.com : Cameroun : 40 membres de Boko Haram tués par l’armée
  39. Cameroon-Info : Cameroun - Extrême-Nord: Le Boko Haram installe sa base dans le Mayo-Tsanaga
  40. La Nouvelle Tribune : Cameroun : 118 membres de Boko Haram tués par l’armée
  41. BBC : Nigeria: La première femme kamikaze
  42. a et b BBC : Nigéria : un nouvel enlèvement
  43. a et b Le Monde : Vingt femmes kidnappées dans le nord du Nigeria
  44. Le Monde : Au Nigeria, une milice affirme avoir tué des membres de Boko Haram
  45. RFI : Nigeria: arrestation de Mohammed Zakari, un commandant de Boko Haram
  46. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/08/06/97001-20140806FILWWW00384-cameroun-attaque-d-islamistes-presumes.php
  47. Le Point : Nigeria : une attaque de Boko Haram fait "des dizaines de morts"
  48. AFP : Nigeria: Boko Haram s'empare d'une nouvelle ville dans le Nord-Est
  49. RFI : Cameroun: près de 500 militaires nigérians renvoyés dans leur pays
  50. AFP : Nigeria: Boko Haram contrôle une ville frontalière avec le Cameroun
  51. RFI : Le Cameroun déclare repousser une attaque de Boko Haram
  52. RFI : Cameroun: tentative de Boko Haram de faire exploser un pont
  53. Afrik : Le Cameroun rend hommage à 26 soldats tués par Boko Haram
  54. RFI : Boko Haram contrôle Bama, ville stratégique du nord-est du Nigeria
  55. Le Monde : Face à l'offensive généralisée de Boko Haram, le Nigeria appelle à l'aide
  56. Xinhua : L'armée nigériane attaque un repaire de Boko Haram et tue plus de 50 islamistes
  57. BBC : Boko Haram s’est emparé d’une ville clé
  58. Le Monde et AFP : Le Nigeria lance une nouvelle offensive contre Boko Haram
  59. AFP : Nigeria: la ville de Maiduguri "assiégiée" par Boko Haram
  60. AFP : Nigéria: victoire de l'armée sur Boko Haram
  61. Slate : Nigeria: 12 soldats condamnés
  62. Libération : Paris joue les médiateurs dans la lutte contre Boko Haram, par Thomas Hofnung.
  63. RFI : Nigeria: «Un sommet utile mais qui vient un peu tard»
  64. Le Monde : L’armée nigériane, le maillon faible dans la traque des terroristes de Boko Haram, par Cyril Bensimon, Jacques Follorou et Yves-Michel Riols.
  65. AFP : Sommet à Paris sur Boko Haram après une nouvelle attaque au Cameroun
  66. a et b AFP et Le Monde : Lycéennes enlevées au Nigeria : les dirigeants africains déclarent « la guerre » à Boko Haram
  67. AFP et Le Monde : Boko Haram sur la liste noire des organisations terroristes des Nations unies
  68. Amnesty International : Nigeria. Il faut enquêter sur la mort en détention de centaines de personnes soupçonnées d’appartenir à Boko Haram
  69. rfi : Nigeria : des centaines de prisonniers morts dans des conditions suspectes
  70. Le Monde : Nigeria : des islamistes seraient victimes des exactions de l'armée
  71. Afrik : Nigeria : au moins 950 prisonniers de l’armée meurent asphyxiés, affamés ou assassinés
  72. Jeune Afrique : Boko Haram : la sale guerre du Nigeria
  73. a, b et c Amnesty International : Nigeria. Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité sont commis tandis que la violence s’intensifie dans le nord-est
  74. L'Express : Français enlevés au Cameroun: "À côté de Boko Haram, Aqmi et le Mujao sont des agneaux"En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/francais-enleves-au-cameroun-a-cote-de-boko-haram-l-aqmi-et-le-mujao-sont-des-agneaux_1222880.html#mKdHH3mIfQT1CeSe.99
  75. AFP, « Plus de 260 morts dans les combats entre police et "talibans" », Jeune Afrique,‎ 29 juillet 2011 (lire en ligne)
  76. Amnesty International : Les tueries perpétrées dans le nord du Nigeria constituent des crimes contre l’humanité
  77. Human Rights Watch : Nigeria: Boko Haram Kills 2,053 Civilians in 6 Months
  78. Le Monde : Nigeria : quatre questions sur la secte Boko Haram
  79. AFP : Plus de cent lycéennes enlevées au Nigeria
  80. RFI : Nigeria: 115 des 129 lycéennes enlevées par Boko Haram sont toujours disparues selon la directrice
  81. VOA : Nigéria: les lycéennes enlevées étaient 234 au total
  82. Le Figaro : Nigeria: les lycéennes enlevées seront traitées en "esclaves", "vendues" et "mariées"
  83. 20 Minutes : Boko Haram: Ce qu’on sait de l’enlèvement des jeunes Nigérianes
  84. AFP : Nigeria : les lycéennes enlevées seront traitées en "esclaves", selon Boko Haram
  85. RFI : Nigeria: nouvel enlèvement de femmes au nord-est du pays
  86. AFP et Le Parisien : VIDEOS. Nigeria : nouvelle vague d'enlèvements de filles et de garçons
  87. Le Figaro : Nigeria : 63 otages échappent à leurs ravisseurs de Boko Haram
  88. RFI : Évasion de plus de 60 Nigérianes enlevées par Boko Haram
  89. Libération : Nigeria : seuls neuf otages ayant fui Boko Haram ont été retrouvés
  90. Le Monde : Nigeria : nouveau rapt massif par Boko Haram dans le Nord
  91. Le Parisien : Nigeria : Boko Haram kidnappe une centaine d'hommes et d'adolescents
  92. Le Parisien et AFP : Boko Haram : des soldats tchadiens ont libéré 85 otages nigérians
  93. AFP : Dans le nord du Cameroun, la peur de Boko Haram gagne du terrain
  94. CAMEROON Camer.be : Cameroun, Kerewa: un chef de village et son fils égorgés par Boko Haram : CAMEROON
  95. RFI : Francis Collomp: l'assassinat des journalistes de RFI «m'a donné le courage de m'évader» et Francis Collomp, ex-otage français (interview audio)
  96. Francetv info : Ce que l'on sait de l'évasion de Francis Collomp, otage au Nigeria depuis 2012
  97. Jeune Afrique : Nigeria : comment Francis Collomp a réussi à échapper à Ansaru
  98. Otage français enlevé au Nigéria: le groupe islamiste Ansaru diffuse une vidéo de Francis Collomp : Otage français enlevé au Nigéria: le groupe islamiste Ansaru diffuse une vidéo de Francis Collomp
  99. France 24 : Évasion de Francis Collomp : "C’est la première fois qu’un otage d’Ansaru s’en sort"
  100. Le Parisien : Les Moulin-Fournier, ex-otages au Cameroun, ne retourneront pas sur place
  101. Tf1 : Français enlevés au Cameroun : "Ce sont des gens bien"
  102. Le Figaro : Boko Haram exhibe les sept otages français
  103. Le Monde : La famille française enlevée au Cameroun apparaît sur une vidéo postée sur Internet
  104. Le Figaro : Boko Haram revendique l'enlèvement de la famille française
  105. RFI : Les ex-otages français libérés sont à Yaoundé, heureux, mais exténués
  106. RFI : Libération de la famille Moulin-Fournier: y a-t-il eu des contreparties?
  107. RFI : Cameroun: libération du prêtre français Georges Vandenbeusch, enlevé dans le nord du pays
  108. RFI : Libération du père Georges Vandenbeusch: un soulagement pour ses paroissiens à Sceaux
  109. RFI : Le père Vandenbeusch de retour en France
  110. Le Monde : Le père Vandenbeusch libéré « par compassion », sans rançon, selon Boko Haram
  111. Libération : Deux prêtres italiens et une religieuse canadienne enlevés au Cameroun
  112. RFI : Cameroun: les trois religieux enlevés dans le nord sont libres
  113. AFP : CAMEROUN. Un Chinois tué, dix autres enlevés par Boko Haram
  114. Jeune Afrique : Nigeria : un ressortissant allemand enlevé par des hommes armés
  115. Jeune Afrique : Nigeria : en sept mois, Boko Haram a tué plus de 1 200 personnes
  116. RTS info : Les violences islamistes ont déjà fait 1000 morts cette année au Nigeria