Rébellion islamiste au Nigeria

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Rébellion islamiste au Nigeria
Informations générales
Date 26 juillet 2009 - en cours
5 ans, 4 mois et 24 jours
Lieu Nord du Nigeria
Issue en cours
Belligérants
Drapeau du Nigeria Nigeria
Drapeau du Cameroun Cameroun
(depuis 2014)
ShababFlag.svg Boko Haram
Flag of Ansaru.svg Ansaru
Commandants
Drapeau du Nigeria Umaru Yar'Adua
Drapeau du Nigeria Goodluck Jonathan
Drapeau du Cameroun Paul Biya
ShababFlag.svg Mohamed Yusuf
ShababFlag.svg Abubakar Shekau
Flag of Ansaru.svg Abu Usmatul al-Ansari
Forces en présence
Drapeau du Nigeria
Forces armées nigérianes :
162 000 hommes[1]
• 80 000 militaires[1]
• 82 000 paramilitaires[1]
(effectif total)

15 000 hommes[2]
(effectifs dans l'État de Borno)

Police nationale nigériane:
372 000 hommes
(effectif total)

Milices d'autodéfense

Drapeau du Cameroun
Armée camerounaise :
45 000 hommes[3]
(effectif total)

6 000 hommes[4]
(effectif déployé à l'extrême nord)
ShababFlag.svg
6 000 à 30 000 hommes[1],[2],[5],[6]

Flag of Ansaru.svg
2 000 à 3 000 hommes[5]
Pertes
Drapeau du Nigeria
420+ morts[8]
(armée et police nigériane)

206+ morts[8]
(milices d'autodéfense nigérianes)

Drapeau du Cameroun
33 morts[3]
ShababFlag.svg
1 000 morts[9]
(en juillet 2009, selon Boko Haram)

500+ morts
(en 2013, selon le Nigeria)

300+ morts
(en 2014, selon le Nigeria)
Total :
10 000 morts[7]
Batailles
1er Bauchi · 1er Maiduguri · 2e Bauchi · 1er Damaturu · 2e Damaturu · Ajilari · 1er Kano · 2e Maiduguri · 2e Kano · Baga · Gashua · 1er Bama · Dawashe · 2e Bama · 1re Malam Fatori · Monguno · Benishiek · Kasiya · Kangarwa · 1re Damboa · Alagarno · 3e Damaturu · Mainok · 3e Kano · Bita · 3e Maiduguri · Digil · 3e Bama · 2e Damboa · 1er Fotokol · Giwa · Bulanbuli · Buni Yadi · Tourou · 3e Damboa · Bargaram · Kolofota · Gamboru Ngala · 2e Fotokol · 4e Bama · Konduga · Amchidé et Limani · 2e Malam Fatori · 4e Damaturu · Amchidé

Massacres
Maiduguri · Baga · Mamudo · 1er Konduga · Dumba · Benisheik · Gujba · Logumani · Gulumba · Firgu · Sandiya · Kawuri · Waga Chakawa · 2e Konduga · Izghe · Bama · Buni Yadi · Mainok · Mafa · Giwa · Amchaka · Gamboru Ngala · Gumushi · Goshe, Attagara, Agapalwa et Aganjara · Bardari · Kwada, Ngurojina, Karagau et Kautikari · Dille · Damboa · Azaya Kura · Dogon Fill

Attentats
Décembre 2011 · Kaduna · 1er Kano · 1er Maiduguri · Ngurosoye · Mulai · 1er Nyanya · 2e Nyanya · 1er Jos · Mubi · Damaturu · Abuja · 2e Kaduna · Potiskum · 2e Maiduguri · 2e Kano · 2e Jos

La rébellion islamiste au Nigeria est une insurrection djihadiste qui éclate en 2009 dans le nord du Nigeria.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Insurrection de 2009 et guérilla[modifier | modifier le code]

L'insurrection du mouvement Boko Haram, initialement surnommé les « talibans », éclate le 26 juillet 2009 dans plusieurs États du Nigéria. Les affrontements dans les grandes villes sont rapidement écrasés par l'armée nigériane, en particulier à Maiduguri et le fondateur du mouvement, Mohamed Yusuf est pris et exécuté. Son lieutenant Abubakar Shekau lui succède. Dans les années qui suivent, Boko Haram mène des actions de guérilla et commet plusieurs attentats contre l'armée, la police, les chrétiens ou les localités suspectées de soutenir le gouvernement.

Après l'échec de leur insurrection, d'août 2009 à août 2010, de nombreux membres de Boko Haram se sont enfuis au Niger et au Tchad, la secte reste discrète et se réorganise en secret à Maiduguri[10], dans la région de la forêt de Sambisa. En septembre, elle refait surface de façon spectaculaire en prenant d'assaut la prison de Bauchi réussissant à libérer 700 prisonniers dont 150 adeptes.

Noël 2010 est l'occasion d'intensifier la lutte contre les chrétiens, attaques, incendies et assassinats ciblés font plusieurs dizaines de morts[11], notamment un attentat à Jos faisant à lui seul quatre-vingts victimes[12].

À partir d'avril 2011, le groupe multiplie les attentats à la bombe contre des églises chrétiennes, des gares, des hôtels, débits de boisson et des bâtiments officiels[13]. L'élection présidentielle de mai et la victoire de Goodluck Jonathan sont l'occasion d'autres attentats qui font une dizaine de morts[14]. Le 21 juin, une dizaine d'hommes armés attaque la ville de Kankara, dans l'État de Katsina, incendie un poste de police, libère les détenus et pille une banque, tuant 7 personnes dont 5 policiers[15].

La volonté affichée du gouvernement à partir de juillet 2011 de négocier avec Boko Haram[16] n'empêche pas celle-ci de poursuivre la lutte armée[17] et de revendiquer l'attentat kamikaze contre la représentation des Nations unies à Abuja le 26 août 2011 au cours duquel 18 personnes trouvent la mort[18].

Le 4 novembre 2011, le quartier chrétien de Damaturu est pris pour cible par Boko Haram, faisant 130 morts chez les chrétiens, et détruisant dix églises. Après cet attentat, 100 personnes sont portées disparues. Avant d'assassiner les chrétiens, les membres de Boko Haram attaquent des postes de police, la préfecture de police et une base militaire. Leur but est de tuer quiconque ne veut pas adhérer à l'Islam[19].

Le 25 décembre 2011, jour de Noël, Boko Haram revendique un attentat contre une église à Madalla, en périphérie d'Abuja, la capitale fédérale du Nigeria (27 morts), alors qu'un second attentat vise une église évangélique de Jos, épicentre de violences intercommunautaires dans le centre du pays. Ces attentats succèdent à une série d'attaques dans le nord-est du pays (Damaturu et Potiskum dans l'État de Yobe, et Maiduguri, capitale de l'État voisin de Borno) les 22 et 23 décembre qui auraient fait près de cent morts[20].

Offensive de l'armée nigériane en 2013-2014[modifier | modifier le code]

En mai 2013, à la suite d'un nombre important d'attaques, l'armée nigériane lance une grande offensive contre les jihadistes, dans les États de Yobe, de Borno et d'Adamawa qui sont mis en état d'urgence.

L'offensive est lancée le 15 mai, au moins 2 000 soldats sont déployés dans la réserve de Sambisa, dans l'État de Borno[21].

Le 17 mai, plusieurs bastions de Boko Haram sont bombardés par l'aviation nigériane faisant « beaucoup de victimes » selon l'armée. Des soldats sont également déployés sur la frontière camerounaise afin d'empêcher un repli des islamistes vers ce pays[22]. Des civils fuyant les combats tentent de gagner le Cameroun, mais ils sont refoulés par les autorités camerounaises qui craignent l'infiltration d'islamistes[23].

Le 19, le général Olukolade affirme que les combats ont fait au moins 17 morts : « Quatorze terroristes sont morts et vingt ont été arrêtés alors qu'ils fuyaient. Trois soldats ont été tués, sept ont été blessés et un est porté disparu »[24]. Dans la même journée, l'armée déclare avoir arrêté 65 « terroristes »[25]. Le conseiller présidentiel Doyin Okupe, affirme le 22 mai, qu'au moins 55 insurgés ont été tués le dans les combats du 19 mai et qu'au moins 55 autres ont été capturés. Le même jour, le président Goodluck Jonathan affirme que les insurgés ont été délogés de leurs camps[26].

Le 20 mai, le général Olukolade, porte-parole de l’armée, affirme que les troupes gouvernementales nigérianes ont sécurisé les environs de New Marte, Hausari, Krenoa, Wulgo et Chikun Ngulalo, près de la frontière camerounaise. Le même jour plus de 1 000 soldats envoyés en renfort commencent leur déploiement dans l'État d'Adamawa[27].

Le 21, l'armée nigériane déclare avoir arrêté environ 120 insurgés. Le même jour, le gouvernement annonce la libération de suspects et de toutes les femmes suspectées d'être en lien avec des activités terroristes. À cette même date, le CICR estime que les combats ont fait plus de 2 400 réfugiés[28].

Le 9 août 2013, l'armée nigériane déclare avoir fait prisonniers 1 000 membres présumés de Boko Haram[29].

Le 6 septembre, l'armée nigériane affirme avoir tué une cinquantaine d'islamistes près de Maiduguri[30].

Article détaillé : Bataille de Kasiya.

Le 12 septembre, l'armée nigériane prend d'assaut un camp de Boko Haram dans la forêt de Kasiya. Selon l'armée nigériane environ 150 rebelles islamistes sont morts contre 16 tués et 9 disparus dans ses rangs[31].

Le 15 octobre, l'armée affirme avoir repoussé plusieurs attaques à Bama, Gwoza et Pulka, et tué environ 40 rebelles[32].

Le 22, l'armée nigériane annonce avoir tué 37 jihadistes dans l'assaut d'un camp dans l'État de Borno[33].

Le 12 décembre, 25 djihadistes auraient été tués lors de l'attaque du village de Ngauramari[34].

Début décembre, le gouvernement nigérian annonce que 1 400 personnes ont été capturées lors de l'offensive et que 500 vont être jugées. Le 10 janvier 2014, le gouvernement annonce que 167 suspects vont être libérés[35].

Le 20 décembre, Boko Haram détruit un camp de l'armée à Bama au cours d'un raid. Les militaires soutenus par l'aviation lancent cependant une contre-attaque contre les insurgés en repli. Selon le ministère de la Défense, les affrontements font 63 morts du côté des islamistes, 15 chez les militaires mais de nombreux civils périssent également lors des affrontements[36],[37].

Le 14 janvier à Maiduguri, un attentat-suicide commis dans un marché de la ville fait 19 morts[38].

Le même jour, pressés par les forces nigérianes, des combattants de Boko Haram franchissent la frontière camerounaise à Banki[39].

Le 12 février, neuf soldats nigérians sont tués dans une embuscade dans l'État d'Adawama, bombardés par des tirs de mortiers[40].

Le 17 février, le Niger affirme avoir arrêté une vingtaine d'hommes de Boko Haram, tous de nationalité nigériane, qui préparaient une attaque contre la ville de Diffa[41].

Le 17 mars, un combat dans l'État de Yobe fait huit morts chez les djihadistes tandis qu'un militaire nigérian est tué et qu'un officier est grièvement blessé[42]. Le 27 mars, 11 hommes de Boko Haram sont tués par l'armée près de la frontière camerounaise[43].

Le 9 avril, des hommes de Boko Haram effectuent un raid sur la ville de Gwaram, dans l'État de Jigawa. Ils attaquent un poste de police, un tribunal et une banque. Sept policiers et un civil sont tués lors de la fusillade[44].

La nuit du 13 au 14 mai, quatre soldats nigérians sont tués dans une embuscade près de Maiduguri[45].

Article détaillé : Bataille de Buni Yadi.

Le 26 mai, les islamistes de Boko Haram prennent d'assaut la ville de Buni Yadi, dans l'État de Yobe, tuant 45 militaires et policiers. Le même jour, quatre soldats sont tués dans une embuscade dans l'État de Plateau, à 180 kilomètres au sud-est de Jos[46].

Article détaillé : Bataille de Tourou.

À la fin du mois de mai, le Cameroun déploie 3 000 soldats pour protéger l'extrême nord de son territoire des incursions de Boko Haram[47]. Le 28 mai, l'armée camerounaise repousse deux attaques de Boko Haram à Achigachia, dans le Mayo-Tsanaga et Amchidé, dans le Mayo-Sava[48]. Le 30 et le 31, de nouveaux combats éclatent à Limani, au nord de Maroua[49],[50]. Le 1er juin, les autorités camerounaises annoncent avoir tué une quarantaine d'hommes de Boko Haram lors de combats à l'ouest de la ville de Kousseri[51]. Le 6 juin, un groupe de 200 islamistes établit une petite base à sur le mont Gossi à Tourou, près de Mokolo. Mais ils sont repérés par l'armée camerounaise qui les attaque le lendemain et leur tue 118 hommes[52],[53].

Le 8 juin, une kamikaze se fait exploser près de Gombe. Un militaire est tué et un autre blessé. C'est la première fois au Nigeria qu'un attentat-suicide est commis par une femme[54].

Le 9 juin, l'armée nigériane déclare qu'environ 50 rebelles islamistes ont été tués lors d'opérations anti-terroristes les 7 et 8 juin dans les États de Borno et d'Adamawa[55],[56].

Le 17 juin, Boko Haram attaque et brûle le village de Kwarangilam, mais il se heurte à sa milice d'auto-défense qui revendique la mort de huit rebelles islamistes[57].

Le 12 juillet, un chef de Boko Haram, Mohammed Zakari, est arrêté par l'armée nigériane lors d'une opération dans la forêt de Balmo, au cœur de l'État de Bauchi. Surnommé le « boucher en chef », il est accusé d'être responsable de plusieurs massacres[58].

Le 6 août, dix personnes, dont un militaire, ont été tuées au cours d'une attaque de Boko Haram dans une localité frontalière de l'extrême Nord du Cameroun (Zigague)[59].

Offensive de Boko Haram dans l'État de Borno[modifier | modifier le code]

Abubakar Shekau, chef de Boko Haram, dans une vidéo rendue publique le 2 octobre 2014.

Lors du mois d'août, Boko Haram lance une série d'offensives et s'empare de plusieurs villes. Le 6 août, la ville de Gwoza tombe aux mains des rebelles islamistes qui ne rencontrent aucune résistance et massacrent plusieurs dizaines d'habitants[60]. Le 21 août, après plusieurs semaines de combats, les djihadistes s'emparent de Buni Yadi[61].

Le 24 août, 500 soldats nigérians fuient les villes de Kerawa et Ashigashiya, et se réfugient au Cameroun. Deux jours plus tard, Ashigashiya est prise sans résistance par Boko Haram. Les djihadistes s'emparent également de la partie camerounaise de la ville, située de l'autre côté du fleuve, après avoir mis en fuite les gendarmes et la dizaine de soldats présents[62],[63]. Après des combats du 25 au 27 août, l'armée camerounaise repousse les djihadistes près de Kolofota, ainsi qu'à Fotokol, plus au nord, où il laissent 27 morts[64]

Le 25 août, les forces de Boko Haram prennent d'assaut la ville de Gamboru Ngala, située sur la frontière avec le Cameroun[65]. Les rebelles islamistes effectuent également des incursions au Cameroun, mais ils sont contenus à Fotokol, 26 soldats camerounais sont tués dans des combats à la fin du mois d'août[66]. Le 2 septembre, Boko Haram prend d'assaut la ville de Bama[67] et s'empare également de Banki[68].

Le 7 septembre, l'armée nigériane affirme avoir pris d'assaut une base de Boko Haram près de Kawuri, et tué une cinquantaine d'islamistes[69].

Le 8 septembre, Michika, dans l'État d'Adamawa, est prise par Boko Haram[70]. L'armée nigériane lance une offensive avec plusieurs centaines de soldats pour tenter de reprendre la ville[71].

Au 12 septembre, les villes de Damboa, Bama, Pulka, Ashigashia, Liman Kara, Kirawa, Gamboru Ngala, Marte, Kirenowa, Buni Yadi et Gulani, sont aux mains de Boko Haram et Maiduguri, capitale de l'État de Borno, est encerclée par les forces islamistes[72].

Article détaillé : Bataille de Konduga.

Le 13 septembre, l'armée nigériane affirme avoir repoussé une attaque de Boko Haram à Konduga, et tué plus d'une centaine de djihadistes[73].

Le 16 septembre, à Abuja, douze soldats de l'armée nigériane sont condamnés à mort en raison d'une mutinerie, au cours de laquelle, le 14 mai 2014, des hommes du 101e bataillon avaient ouvert le feu sur un convoi dans lequel se trouvait le général Amadou Mohammed, commandant de la 7e division. Un autre aucusé est condamné à 28 jours de travaux forcés et les cinq autres sont acquittés[74].

Article détaillé : Bataille d'Amchidé et Limani.

Le 16 octobre, l'armée camerounaise repousse une attaque de Boko Haram à Amchidé et Limani. 107 combattants islamistes sont tués selon le gouvernement camerounais[75].

Le 19 octobre, dans la soirée, l'armée nigériane tente de pénétrer à Damboa et tue 25 rebelles islamistes[76].

Article détaillé : Bataille de Malam Fatori (2014).

Le 8 novembre, après trois jours de combats la ville de Malam Fatori est conquise par Boko Haram, 300 soldats et plusieurs milliers d'habitants se réfugient au Niger[77].

Le 13 novembre, les islamistes s'emparent des villes de Gombi et de Hong dans l'État d'Adamawa. Le même jour Chibok, dans l'État de Borno, est également conquise[78],[79]. Cependant, l'armée et les miliciens des Civilian JTF reprennent la ville trois jours plus tard[80]. L'armée nigériane rassemble plusieurs centaines de militaires soutenus par des chasseurs et des miliciens et reprend d'assaut les villes de Gombi et de Hong le 19 novembre, au moins 10 soldats sont tués dans les combats[81].

Article détaillé : Bataille de Damaturu (2014).

Le 24 novembre, Boko Haram prend la ville de Damasak, sur la frontière avec le Niger[82]. Le 1er décembre, il attaque Damaturu, mais au repoussés par les forces nigérianes après des combats qui ont fait au moins 150 morts, en majorité des civils[83].

Le 4 décembre, une troupe de Boko Haram attaque la ville de Bajoga, elle est repoussée par les militaires mais se porte ensuite sur Ashaka, qui est conquise[84].

Le 17 décembre, 54 militaires sont condamnés à mort pour mutinerie, pour avoir refusé de partir au combat contre les islamistes au motif qu'ils s'estimaient sous-équipés. Cinq hommes seulement son acquittés[85]

Article détaillé : Bataille d'Amchidé.

Le même jour, l'armée camerounaise, qui a porté à 6 000 hommes ses effectifs dans le nord, repousse une attaque de Boko Haram à Amchidé, où elle revendique la mort de plus de 116 djihadistes[4].

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

En avril 2014, l'enlèvement de 276 lycéennes à Chibok, puis sa revendication par Boko Haram provoque une forte mobilisation internationale.

Le 17 mai 2014, un sommet se tient à Paris où sont présents les chefs d'États de cinq pays africains : Goodluck Jonathan, président du Nigeria ; Idriss Déby Itno, président du Tchad; Paul Biya, président du Cameroun; Mahamadou Issoufou, président du Niger et Boni Yayi, président du Bénin, ainsi que des représentants des États-Unis, du Royaume-Uni et de l'Union européenne. L'objectif est de contrer Boko Haram en améliorant la collaboration entre les différents États africains, notamment par l'échange de renseignements et une meilleure surveillance des frontières. Un rapprochement entre le Nigeria et le Cameroun, dont les relations diplomatiques sont tendues en raison d'un différend territorial dans la péninsule de Bakassi, est également particulièrement attendu par les pays occidentaux et la France qui assure la médiation[86],[87],[88],[89]. Un plan est adopté par les cinq chefs d'États, selon le président français François Hollande ce plan prévoit « la coordination du renseignement, l'échange d'informations, le pilotage central des moyens, la surveillance des frontières, une présence militaire autour du lac Tchad et une capacité d'intervention en cas de danger »[90]. Paul Biya, le président camerounais, déclare : « Nous sommes ici pour déclarer la guerre à Boko Haram »[90].

Le 22 mai 2014, Boko Haram est placée sur la liste des Organisations et personnes considérées par l'ONU comme proches d'Al-Qaïda ou des talibans[91].

Les relations entre les États-Unis et le Nigeria deviennent de plus en plus tendues. Les Nigérians reprochent aux Américains ne pas leur avoir fourni une aide suffisante et d'avoir refusé de leur livrer des armes. De leur côté les Américains se plaignent de la corruption et des exactions de l'armée nigériane. Le 2 décembre 2014, Abuja met fin à la mission de formation militaire américaine d'un bataillon de l'armée nigériane. Elle s'arrête avant l'achèvement de la troisième session, les deux premières s'étant terminées en avril et août[92].

Exactions et massacres[modifier | modifier le code]

Exactions commises par l'armée nigériane[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 2013, Amnesty International affirme que des centaines prisonniers islamistes de Boko Haram, ou des personnes suspectées d'avoir des liens avec eux, ont été exécutés dans les prisons nigérianes dans les six premiers mois de l'année 2013, principalement à la caserne de Giwa, à Maiduguri et aux centres de détention Sector Alpha et Presidential Lodge, à Damaturu. Selon le témoignage d'un haut gradé de l'armée nigériane, plus de 950 prisonniers sont morts dans les six premiers mois de l'année 2013. L'Association a relevé des exécutions par balles et par étouffements, d'autres ont succombé à leurs blessures après avoir été torturés, d'autres encore sont morts de faim[93],[94],[95],[96]. Ces exactions se poursuivent et selon des habitants de Maiduguri, le cimetière de la ville est gardé par l'armée et chaque jour des camions amènent des corps d'hommes exécutés par les militaires[97]. Le 31 mars 2014, Amnesty International déclare que ces exactions se poursuivent et que près de 150 détenus de Giwa sont morts en prison depuis janvier et que leurs corps ont été conduits par l'armée à la morgue de l’hôpital spécialisé de l'État[98].

Article détaillé : Bataille de Giwa.

Le 14 mars 2014, la caserne de Giwa, à Maiduguri, est attaquée par Boko Haram qui libère plusieurs centaines de détenus. Selon Amnesty International, de nombreux prisonniers évadés sont repris par les militaires après la bataille et plus de 600 d'entre-eux sont exécutés dans divers quartiers de la ville[98].

Des exactions sont également commises par les milices d’autodéfense, début novembre une quarantaine de présumés islamistes sont décapités et leurs têtes exhibées dans les rues de Biu[99].

Exactions commises par Boko Haram[modifier | modifier le code]

Massacres dans les villages et les établissements scolaires[modifier | modifier le code]

De leur côté, les djihadistes de Boko Haram commettent de nombreux massacres, principalement contre des civils des villages où sont constituées des milices d'autodéfense, les élèves et les professeurs d'établissements scolaires et les chrétiens. En 2013, Bertrand Monnet, directeur de la chaire Management des risques criminels de l'EDHEC déclare :

« Il faut savoir qu'à côté de Boko Haram, AQMI, le MUJAO ou Ansar Eddine sont des agneaux. Les terroristes de Boko Haram sont des barbares : ils tuent des centaines de personnes toute l'année, mitraillent des églises, lancent des grenades pendant les offices et font des raids dans les villages chrétiens qu'ils transforment en Oradour-sur-Glane. Ce qui déclenche d'ailleurs des représailles contre des musulmans[100]. »

Les principaux massacres commis par Boko Haram sont ceux de Benisheik (161 morts le 18 septembre 2013), Izghe (environ 170 morts le 15 février 2014), Gamboru Ngala (336 morts le 5 mai 2014), Goshe, Attagara, Agapalwa et Aganjara (plusieurs centaines de morts le 3 juin 2014) et Damboa (plus de 100 morts la nuit du 17 au 18 juillet 2014).

Le nom officiel de Boko Haram est « Jamāʿat ʾahl al-sunnah li-l-Daʿwah wa-al-Jihād » qui signifie en arabe « Peuple engagé dans la propagation de l'enseignement du prophète Mahomet et du jihad ». Dans sa définition abrégée en haoussa, « Boko Haram » signifie « L'éducation occidentale est un péché »[101]. Boko Haram cible donc particulièrement les lycées et les écoles où est dispensé un enseignement jugé trop occidental par les islamistes. À plusieurs reprises, ces derniers attaquent des établissement scolaires, massacrant professeurs et lycéens comme à Mamudo, Gujba ou Buni Yadi.

Le 17 février 2014, Amnesty International qualifie les exactions commises par Boko Haram de crimes contre l'humanité[102].

Le 15 juillet 2014, Human Rights Watch déclare avoir comptabilisé 95 attaques commises Boko Haram lors des six premiers mois de l'année 2014, elles ont causé la mort d'au moins 2 053 civils, dont 1 446 dans l'État de Borno[103].

Enlèvements[modifier | modifier le code]

Lors de la guerre, de nombreux enlèvements sont commis par Boko Haram. Certaines personnes sont relâchées en échange de rançons, des garçons étaient utilisés comme domestiques, ou parfois enrôlés de force, les filles pouvaient être données en mariage aux combattants[104].

Lors de plusieurs attaques commises contre des établissements scolaires, des lycéennes sont enlevées pour être mariées de force à des djihadistes. Une vingtaine de jeunes filles sont ainsi enlevées le 11 février 2014, lors du massacre de Konduga. Le rapt le plus important a lieu le 14 avril à Chibok, 276 lycéennes âgées de 12 à 17 ans sont capturées par des islamistes qui effectuent un raid sur la ville (53 d'entre elles parviennent à s'échapper dans les trois semaines qui suivent selon la police nigériane)[105],[106],[107],[108],[109]. Le 5 mai, le rapt des lycéennes de Chibok est revendiqué par Abubakar Shekau, le chef de Boko Haram qui déclare : « J'ai enlevé les filles. Je vais les vendre sur le marché, au nom d'Allah. [...] J'ai dit que l'éducation occidentale devait cesser. Les filles, vous devez quitter (l'école) et vous marier »[110].*

Selon des éleveurs nomades peuls, des femmes sont fréquemment enlevées par les rebelles islamistes. Par craintes de représailles, les éleveurs évitent d'alerter les autorités et versent généralement des rançons en bétails. Un enlèvement a notamment lieu le 9 juin dans un camp de nomades à Garkin Fulani, près de Chibok. 20 à 40 femmes et trois hommes sont enlevés par des hommes armés suspectés de faire partie de Boko Haram[55],[56],[111].

À la fin du mois de juin 2014, les rebelles islamistes effectuent plusieurs attaques sur le village de Kummabzan, une trentaine d'habitants sont tués et environ 60 femmes et filles (dont certaines âgées de 3 à 12 ans) et 30 garçons sont enlevés par les assaillants[112],[113]. Mais vers le 4 juillet, des combattants des milices d'autodéfense affirment à l'AFP, que 63 des 68 femmes et filles enlevées à Kummabzan sont parvenues à s'échapper en profitant du départ de leurs ravisseurs, partis prendre part le même jour à la troisième bataille de Damboa[114]. Cependant selon le journal français Libération, seuls six femmes et trois jeunes hommes sont parvenus à regagner leur village[115].

Le 10 août 2014, Boko Haram effectue un raid sur Doron Baga, un village de pêcheurs situé sur le Lac Tchad. Au moins 97 jeunes hommes âgés de 15 à 30 ans sont emmenés de force par les djihadistes. Ces derniers brûlent également plusieurs habitations et tuent 6 à 28 hommes, ils ne laissent dans le village que les enfants et les femmes. Mais le 16 août, l'armée tchadienne libère 85 captifs après avoir intercepter un bus qui les transportaient sous la garde de six hommes de Boko Haram qui sont faits prisonniers[116],[117],[118].

Le 23 octobre 2014, de nouveaux enlèvements sont commis par Boko Haram dans villages de Waga Mangoro et Garta, situés dans l'État d'Adamawa. Les femmes les plus âgées sont relâchées mais les plus jeunes, au nombre d'une quarantaine, sont gardées captives[119],[120]. Le 26 octobre 2014, à Mafa, Boko Haram enlève 30 adolescents ; des garçons de 13 ans et plus et des filles de 11 ans et plus[121].

Dans un rapport publié le 27 octobre 2014, Human Rights Watch estime que plus de 500 femmes et jeunes filles ont été enlevées par les hommes de Boko Haram et que certaines ont été forcée de participer à des combats, des exécutions, et peut-être à des attentats-suicides[122].

Le 14 décembre, au moins 32 personnes sont tuées et 185 enlevées, dont des femmes et des enfants, dans l'attaque du village de Gumsuri[123].

Exactions au Cameroun[modifier | modifier le code]

Des exactions sont également commises par Boko Haram, au nord du Cameroun. Le 11 mars, des hommes armés enlèvent Abakoura Ali, chef traditionnel du village de Ngoumouldi, après avoir également enlevé son fils, encore enfant, cinq jours plus tôt. Leurs deux corps sont retrouvés décapités le 13 mars, en territoire nigérian. Selon un policier de Kerawa, ville située à la frontière du Nigeria, une cinquantaine de Camerounais ont été assassinés dans les environs de la ville[124],[125].

Capture d'otages étrangers par les islamistes[modifier | modifier le code]

Ansaru revendique le 18 février 2013 l'enlèvement de sept employés étrangers de la société de construction libanaise Setraco, la plus importante prise d'otages jamais réalisée dans le nord du Nigeria. Le 9 mars 2013, le groupe a déclaré par voie de communiqué avoir exécuté ces sept otages (quatre ressortissants libanais ou syriens, un Grec, un Italien et un Britannique).

Le 12 décembre 2012, Francis Collomp, un ingénieur français du groupe Vergnet âgé de 63 ans, est enlevé par une trentaine d'hommes armés à Rimi, dans l'État de Katsina. Deux de ses gardes du corps et un voisin sont tués lors du raid. L'enlèvement est revendiqué quelques heures plus tard par Ansaru, ces derniers réclament le départ de la France de l'Afghanistan puis du Mali, de cesser de soutenir les régimes africains, ainsi que la libération de deux chefs du mouvement et d'une quarantaine des femmes et d'enfants détenus par le Nigeria. Détenu initialement à Kano, il est ensuite conduit à Zaria. Cependant, le 16 novembre 2013, Francis Collomp parvient à s'évader en enfermant son gardien au moment ou celui-ci fait ses ablutions, il s'enfuit ensuite du village à pied puis trouve un mototaxi qui le conduit au poste de police de Zaria. Après l'arrivée de renforts, il est évacué vers la ville de Kaduna[126],[127],[128],[129],[130].

Le 19 février 2013, une famille française est enlevée au parc national de Waza dans le nord du Cameroun, elle est ensuite conduite au Nigeria. Les otages sont ; Tanguy Moulin-Fournier, 40 ans, cadre de GDF Suez, son épouse Albane, 40 ans, leurs quatre fils âgés de 5 à 12 ans, et Cyril, le frère de Tanguy[131],[132]. L'enlèvement est revendiqué dans une vidéo publiée le 25 février par Boko Haram, c'est la première fois que ce groupe armé prend des otages. Les islamistes réclament la libération de combattants, de femmes et d'enfants détenus par le Nigeria et le Cameroun[133],[134]. Le 21 mars, une seconde vidéo est rendue publique par Boko Haram, Abubakar Shekau, le chef du mouvement déclare : « Nous sommes fiers d'affirmer que nous retenons les sept otages français. Nous les retenons parce que les autorités nigérianes et camerounaises ont arrêté des membres de nos familles, qu'ils les brutalisent et que nous ne savons rien de leurs conditions d'emprisonnement. Nous affirmons au monde que nous ne libérerons pas les otages français tant que nos familles sont emprisonnées. La force ne servira pas à les libérer, nous sommes prêts à nous défendre avec force »[135]. Les négociations sont menées essentiellement par le gouvernement camerounais[136]. La famille est libérée le 19 avril 2013, lors d'un échange de prisonniers, 10 ou 12 personnes auraient été relâchées en contrepartie[137].

27 otages de Boko Haram, dont 17 Camerounais et 10 Chinois, peu après leur libération le 11 octobre 2014[138].

Dans la nuit du 13 au 14 novembre 2013, Georges Vandenbeusch, un prêtre catholique français de 42 ans, est enlevé à Nguetchewé, au nord du Cameroun. Quelques jours plus tard, son enlèvement est revendiqué par Boko Haram. Il est libéré le 31 décembre 2013[139],[140],[141]. Boko haram déclare alors à l'AFP n'avoir reçu aucune rançon et affirme que : « La direction a décidé de libérer le prêtre par compassion. Le prêtre a offert ses services médicaux à des membres [du groupe] malades pendant sa période de captivité. La direction a senti qu'il n'y avait plus besoin de le garder. » Ces propos sont cependant contestés par Georges Vandenbeusch, qui déclare : « Je ne suis ni infirmier ni médecin. S'ils m'avaient amené quelqu'un à soigner avec une hémorragie, j'aurais fait ce que je pouvais, mais ils ne l'ont pas fait. Ils n'ont de compassion pour personne »[142].

Dans la nuit du 4 au 5 avril 2014, à Tchère, à environ 20 kilomètres de Maroua, située à l'extrême nord du Cameroun, deux prêtres italiens, Giampaolo Marta et Gianantonio Allegri, et une religieuse canadienne, Gilberte Bussier, sont enlevés par des hommes armés[143]. Boko Haram est soupçonnée mais ne revendique pas l'enlèvement. Les trois religieux sont finalement relâchés la nuit du 31 mai au 1er juin 2014[144].

La nuit du 16 au 17 mai 2014, des islamistes transportés par cinq véhicules attaquent un camp de travailleurs du secteur routier, près de Waza, au nord du Cameroun. Un civil chinois est tué, et 10 autres sont enlevés par les assaillants[145]. Ils seront finalement relâchés le 11 octobre, en même temps que 17 prisonniers camerounais capturés le 27 juillet lors du combat de Kolofota[146].

Le 16 juillet 2014 un Allemand est enlevé à Gombi, dans l'État d'Adamawa, par une vingtaine d'hommes armés[147].

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Le 14 août 2009, Sanni Umaru de Boko Haram reconnaît qu'environ 1 000 membres de Boko Haram ont été tués dans les combats de juillet[9].

En mai 2013, juste avant l'offensive de Mai, Human Rights Watch estime que la guerre a fait 3 600 morts depuis 2009[22].

Le 16 décembre 2013, le Bureau local de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies affirme avoir comptabilisé 48 attaques de Boko Haram depuis mai 2013 et estime qu'au total 1 224 personnes ont été tuées lors de ces 48 attaques dans les trois États d'Adamawa, Borno et Yobe. Ce bilan comptabilise les victimes civiles et militaires ainsi que les insurgés tués mais ne tient pas compte des victimes des opérations menées par l'armée nigériane contre Boko Haram[148].

Le 26 mars 2014, l'agence nationale de gestion des situations d'urgence (NEMA), principal organisme de secours au Nigeria, estime que 1 000 personnes ont été tuées lors du conflit, depuis le début de l'année 2014[149].

Le 31 mars 2014, Amnesty International affirme que le conflit a fait plus de 1 500 morts de janvier à mars 2014[98]. Puis en août 2014, l'organisation des droits de l'homme parle de 4 000 morts depuis de début de l'année et de 10 000 depuis 2009[7].

Pour l'armée camerounaise, le bilan officiel est de 33 morts de juin à début décembre 2014[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Jeune Afrique : Incapable de stopper Boko Haram, l'armée nigériane sous le feu des critiques
  2. a et b Le Figaro : L'ambition grandissante de Boko Haram, par Tanguy Berthemet.
  3. a, b et c Jeune Afrique : La drôle de guerre du Cameroun contre Boko Haram, par Rémi Carayol
  4. a et b RFI : Cameroun: lourdes pertes pour Boko Haram à la frontière nigériane
  5. a et b Le Figaro : «L'intervention française au Mali a déplacé la menace djihadiste vers le sud»
  6. Le Figaro : Boko Haram : la mobilisation médiatique est-elle efficace ou contre-productive ?
  7. a et b France24 : Boko Haram place une ville du Nigeria sous le règne du "califat islamique"
  8. a et b Jeune Afrique : Nigeria - Carte interactive : Boko Haram, un anniversaire macabre
  9. a et b Journal du Cameroun : Boko Haram: Aux origines de la secte islamiste
  10. Adrien Hart, « Nigeria : Boko Haram, ennemi public numéro 1 », Slate,‎ 23 juillet 2011 (lire en ligne)
  11. « Plusieurs attaques contre des églises au Nigeria, à la veille de Noël », Le Monde,‎ 25 décembre 2010 (lire en ligne)
  12. « Boko Haram, la secte islamiste qui sème la terreur au Nigeria », Le Figaro, 26 décembre 2011.
  13. AFP, « Nigeria : trois bombes pour un dimanche de Pâques », Jeune Afrique,‎ 25 avril 2011 (lire en ligne)
  14. « Nigeria : Goodluck Jonathan investi, les bombes continuent d'exploser », Jeune Afrique,‎ 30 mai 2011
  15. « Nigeria : Boko Haram multiplie les attentats », Jeune Afrique,‎ 21 juin 2011
  16. « Le Nigeria entame des négociations indirectes avec la secte Boko Haram », Le Monde,‎ 26 août 2011 (lire en ligne)
  17. « Le Nigéria va entamer des négociations avec une secte islamiste », Jeune Afrique,‎ 31 juillet 2011
  18. « La secte islamiste Boko Haram revendique l'attentat contre l'ONU au Nigeria », Le Monde,‎ 26 août 2011 (lire en ligne)
  19. http://www.portesouvertes.fr/informer/lettres-de-nouvelles/filrouge/2011/novembre/nigeria-un-quartier-chretien-devaste/
  20. « Enquête au Nigeria après les attentats de Noël attribués à des islamistes », Agence France-Presse et TV5 Monde,‎ 26 décembre 2011 (consulté le 26 décembre 2011)
  21. L'Express : Nigeria: l'armée lance l'assaut contre les islamistes de Boko Haram
  22. a et b Le Figaro : Nigeria: Boko Haram bombardé
  23. Jeune Afrique : Le Cameroun refoule des réfugiés fuyant l'offensive de l'armée nigériane
  24. Le Monde : Nigeria : 14 insurgés islamistes et 3 soldats tués
  25. RFI : Cinquième jour de l'opération de l'armée nigériane contre Boko Haram
  26. VOA : Nigeria: «des résultats positifs » dans l’offensive contre Boko Haram selon le président Jonathan
  27. BBC : Boko Haram cède cinq villes à l'armée
  28. AFP : Le Nigeria joue l'apaisement avec les "terroristes" tout en poursuivant l'offensive
  29. Apa : L’armée nigériane annonce l’arrestation de 1.000 suspects de Boko Haram
  30. Le Monde : Le Nigeria annonce avoir tué une cinquantaine de combattants de Boko Haram
  31. AFP et Le Monde : Le Nigeria annonce avoir tué 150 islamistes de Boko Haram
  32. Lapresse.ca : L'armée nigériane affirme avoir tué 40 combattants de Boko Haram
  33. Europe 1 : Nigeria : 37 islamistes de Boko Haram tués ?
  34. Chinaorg : Nigeria : 25 morts potentiels dans des affrontements entre l'armée et Boko Haram
  35. La Libre.be : Le Nigeria libère 167 membres présumés de Boko Haram
  36. AFP : Nigeria: une offensive contre Boko Haram tue des civils, détruit des villages
  37. Xinhua : Nigeria : l'armée tue 38 insurgés de Boko Haram dans une contre-attaque
  38. Afrik : Nigeria : 19 morts dans une attaque de Boko Haram à Maiduguri
  39. BBC : Incursion de Boko Haram au Cameroun
  40. RFI : Nigeria : neuf soldats tués dans le Nord-Est
  41. Ouest-France : Niger. Une opération de Boko Haram aurait été déjouée
  42. AfriqueJet Actualités : L'armée déclare avoir tué huit terroristes de Boko Haram
  43. AfriqueJet : Sécurité: 11 terroristes Boko Haram tués à la frontière Cameroun-Nigeria
  44. Jeune Afrique : Nigeria : sept policiers et un civil tués dans une attaque de Boko Haram
  45. Le Figaro : Quatre soldats nigérians tués par Boko Haram
  46. Reuters : Boko Haram attaque les forces nigérianes, 31 morts
  47. RFI : Le Cameroun déploie des renforts à sa frontière avec le Nigeria
  48. Camer.be : CAMEROUN : L’ARMÉE REPOUSSE BOKO HARAM À ACHIGACHIA ET À AMCHIDÉ :: CAMEROON
  49. RFI : Accrochages entre l'armée camerounaise et Boko Haram
  50. Le Messager : Cameroun – Assauts de Limani : Violents combats entre le BIR et Boko Haram – 02/06/2014
  51. Afrik.com : Cameroun : 40 membres de Boko Haram tués par l’armée
  52. Cameroon-Info : Cameroun - Extrême-Nord: Le Boko Haram installe sa base dans le Mayo-Tsanaga
  53. La Nouvelle Tribune : Cameroun : 118 membres de Boko Haram tués par l’armée
  54. BBC : Nigeria: La première femme kamikaze
  55. a et b BBC : Nigéria : un nouvel enlèvement
  56. a et b Le Monde : Vingt femmes kidnappées dans le nord du Nigeria
  57. Le Monde : Au Nigeria, une milice affirme avoir tué des membres de Boko Haram
  58. RFI : Nigeria: arrestation de Mohammed Zakari, un commandant de Boko Haram
  59. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/08/06/97001-20140806FILWWW00384-cameroun-attaque-d-islamistes-presumes.php
  60. Le Point : Nigeria : une attaque de Boko Haram fait "des dizaines de morts"
  61. AFP : Nigeria: Boko Haram s'empare d'une nouvelle ville dans le Nord-Est
  62. RFI : Cameroun: près de 500 militaires nigérians renvoyés dans leur pays
  63. AFP : Nigeria: Boko Haram contrôle une ville frontalière avec le Cameroun
  64. RFI : Le Cameroun déclare repousser une attaque de Boko Haram
  65. RFI : Cameroun: tentative de Boko Haram de faire exploser un pont
  66. Afrik : Le Cameroun rend hommage à 26 soldats tués par Boko Haram
  67. RFI : Boko Haram contrôle Bama, ville stratégique du nord-est du Nigeria
  68. Le Monde : Face à l'offensive généralisée de Boko Haram, le Nigeria appelle à l'aide
  69. Xinhua : L'armée nigériane attaque un repaire de Boko Haram et tue plus de 50 islamistes
  70. BBC : Boko Haram s’est emparé d’une ville clé
  71. Le Monde et AFP : Le Nigeria lance une nouvelle offensive contre Boko Haram
  72. AFP : Nigeria: la ville de Maiduguri "assiégiée" par Boko Haram
  73. AFP : Nigéria: victoire de l'armée sur Boko Haram
  74. Slate : Nigeria: 12 soldats condamnés
  75. AFP : Cameroun: huit soldats et 107 islamistes de Boko Haram tués dans des combats
  76. Le Figaro : Nigeria: trente morts malgré la trêve annoncée
  77. RFI : Boko Haram: combats à Malam Fatori, les populations fuient au Niger
  78. Le Monde avec AFP : Nigeria : deux villes du nord-est tombent aux mains de Boko Haram
  79. Le Point avec AFP : Nigeria : Boko Haram a pris la ville des lycéennes enlevées
  80. France 24 : L’armée nigériane reprend la ville symbolique de Chibok à Boko Haram
  81. Le Figaro : Nigeria: deux villes reprises à Boko Haram
  82. Jeune Afrique : Nigeria : Damasak, à la frontière du Niger, entre les mains de Boko Haram
  83. Le Monde avec AFP : Au Nigeria, plus de 150 morts dans un raid de Boko Haram à Damaturu
  84. Jeune Afrique : Boko Haram attaque deux villes et une cimenterie Lafarge dans le nord-est du Nigeria
  85. Le Point avec AFP : Nigeria : 54 militaires condamnés à mort, pour mutinerie, par une cour martiale
  86. Libération : Paris joue les médiateurs dans la lutte contre Boko Haram, par Thomas Hofnung.
  87. RFI : Nigeria: «Un sommet utile mais qui vient un peu tard»
  88. Le Monde : L’armée nigériane, le maillon faible dans la traque des terroristes de Boko Haram, par Cyril Bensimon, Jacques Follorou et Yves-Michel Riols.
  89. AFP : Sommet à Paris sur Boko Haram après une nouvelle attaque au Cameroun
  90. a et b AFP et Le Monde : Lycéennes enlevées au Nigeria : les dirigeants africains déclarent « la guerre » à Boko Haram
  91. AFP et Le Monde : Boko Haram sur la liste noire des organisations terroristes des Nations unies
  92. RFI : Le Nigeria met fin à la formation militaire américaine
  93. Amnesty International : Nigeria. Il faut enquêter sur la mort en détention de centaines de personnes soupçonnées d’appartenir à Boko Haram
  94. rfi : Nigeria : des centaines de prisonniers morts dans des conditions suspectes
  95. Le Monde : Nigeria : des islamistes seraient victimes des exactions de l'armée
  96. Afrik : Nigeria : au moins 950 prisonniers de l’armée meurent asphyxiés, affamés ou assassinés
  97. Jeune Afrique : Boko Haram : la sale guerre du Nigeria
  98. a, b et c Amnesty International : Nigeria. Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité sont commis tandis que la violence s’intensifie dans le nord-est
  99. RFI : Les milices d’autodéfense contre Boko Haram se livrent à des exactions
  100. L'Express : Français enlevés au Cameroun: "À côté de Boko Haram, Aqmi et le Mujao sont des agneaux"En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/francais-enleves-au-cameroun-a-cote-de-boko-haram-l-aqmi-et-le-mujao-sont-des-agneaux_1222880.html#mKdHH3mIfQT1CeSe.99
  101. AFP, « Plus de 260 morts dans les combats entre police et "talibans" », Jeune Afrique,‎ 29 juillet 2011 (lire en ligne)
  102. Amnesty International : Les tueries perpétrées dans le nord du Nigeria constituent des crimes contre l’humanité
  103. Human Rights Watch : Nigeria: Boko Haram Kills 2,053 Civilians in 6 Months
  104. Le Monde : Nigeria : quatre questions sur la secte Boko Haram
  105. AFP : Plus de cent lycéennes enlevées au Nigeria
  106. RFI : Nigeria: 115 des 129 lycéennes enlevées par Boko Haram sont toujours disparues selon la directrice
  107. VOA : Nigéria: les lycéennes enlevées étaient 234 au total
  108. Le Figaro : Nigeria: les lycéennes enlevées seront traitées en "esclaves", "vendues" et "mariées"
  109. 20 Minutes : Boko Haram: Ce qu’on sait de l’enlèvement des jeunes Nigérianes
  110. AFP : Nigeria : les lycéennes enlevées seront traitées en "esclaves", selon Boko Haram
  111. RFI : Nigeria: nouvel enlèvement de femmes au nord-est du pays
  112. AFP et Le Parisien : VIDEOS. Nigeria : nouvelle vague d'enlèvements de filles et de garçons
  113. Le Figaro : Nigeria : 63 otages échappent à leurs ravisseurs de Boko Haram
  114. RFI : Évasion de plus de 60 Nigérianes enlevées par Boko Haram
  115. Libération : Nigeria : seuls neuf otages ayant fui Boko Haram ont été retrouvés
  116. Le Monde : Nigeria : nouveau rapt massif par Boko Haram dans le Nord
  117. Le Parisien : Nigeria : Boko Haram kidnappe une centaine d'hommes et d'adolescents
  118. Le Parisien et AFP : Boko Haram : des soldats tchadiens ont libéré 85 otages nigérians
  119. Paris Match : BOKO HARAM COMMET DE NOUVEAUX ENLÈVEMENTS
  120. Afrik : Nigeria : 60 autres femmes enlevées par Boko Haram
  121. AFP : 30 adolescents enlevés au Nigeria par Boko Haram
  122. Le Monde avec AFP : Les islamistes de Boko Haram utilisent les femmes otages « en première ligne »
  123. AFP : Nigeria : Boko Haram tue 32 personnes et en enlève près de 200
  124. AFP : Dans le nord du Cameroun, la peur de Boko Haram gagne du terrain
  125. CAMEROON Camer.be : Cameroun, Kerewa: un chef de village et son fils égorgés par Boko Haram : CAMEROON
  126. RFI : Francis Collomp: l'assassinat des journalistes de RFI «m'a donné le courage de m'évader» et Francis Collomp, ex-otage français (interview audio)
  127. Francetv info : Ce que l'on sait de l'évasion de Francis Collomp, otage au Nigeria depuis 2012
  128. Jeune Afrique : Nigeria : comment Francis Collomp a réussi à échapper à Ansaru
  129. Otage français enlevé au Nigéria: le groupe islamiste Ansaru diffuse une vidéo de Francis Collomp : Otage français enlevé au Nigéria: le groupe islamiste Ansaru diffuse une vidéo de Francis Collomp
  130. France 24 : Évasion de Francis Collomp : "C’est la première fois qu’un otage d’Ansaru s’en sort"
  131. Le Parisien : Les Moulin-Fournier, ex-otages au Cameroun, ne retourneront pas sur place
  132. Tf1 : Français enlevés au Cameroun : "Ce sont des gens bien"
  133. Le Figaro : Boko Haram exhibe les sept otages français
  134. Le Monde : La famille française enlevée au Cameroun apparaît sur une vidéo postée sur Internet
  135. Le Figaro : Boko Haram revendique l'enlèvement de la famille française
  136. RFI : Les ex-otages français libérés sont à Yaoundé, heureux, mais exténués
  137. RFI : Libération de la famille Moulin-Fournier: y a-t-il eu des contreparties?
  138. Le Monde avec AFP : Au Cameroun, 27 otages de Boko Haram libérés
  139. RFI : Cameroun: libération du prêtre français Georges Vandenbeusch, enlevé dans le nord du pays
  140. RFI : Libération du père Georges Vandenbeusch: un soulagement pour ses paroissiens à Sceaux
  141. RFI : Le père Vandenbeusch de retour en France
  142. Le Monde : Le père Vandenbeusch libéré « par compassion », sans rançon, selon Boko Haram
  143. Libération : Deux prêtres italiens et une religieuse canadienne enlevés au Cameroun
  144. RFI : Cameroun: les trois religieux enlevés dans le nord sont libres
  145. AFP : CAMEROUN. Un Chinois tué, dix autres enlevés par Boko Haram
  146. RFI : Une trentaine d'otages chinois et camerounais libérés par Boko Haram
  147. Jeune Afrique : Nigeria : un ressortissant allemand enlevé par des hommes armés
  148. Jeune Afrique : Nigeria : en sept mois, Boko Haram a tué plus de 1 200 personnes
  149. RTS info : Les violences islamistes ont déjà fait 1000 morts cette année au Nigeria