Rébellion des portes Hamaguri

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Estampe ukiyo-e (1893) de Yūzan Mori, représentant la rébellion de Hamaguri.

La rébellion des portes Hamaguri (蛤御門の変 Hamagurigomon no Hen?), aussi incident des portes interdites (禁門の変, Kinmon no Hen?), a lieu le 20 août 1864 et reflète le mécontentement des groupes pro-impériaux et anti-étrangers, durant la période du Bakumatsu. Ces portes sont celles du palais impérial de Kyoto.

Il s'agissait de profiter du voyage de l'empereur visitant la tombe de l'empereur Jinmu[réf. nécessaire], pour le capturer en profitant de la panique générée par un incendie planifié de Kyoto, et de marcher ensuite sur Edo pour en finir avec le Bakufu. Les rebelles se rangent sous le slogan sonnō jōi, promulgué par l'empereur comme l'ordre d'expulser les barbares en mars 1863 et souhaitent contrôler l'empereur lui-même pour restaurer le trône impérial. L'information fut interceptée par Matsudaira Katamori.

Le clan Aizu s'allia avec le domaine de Satsuma, gouvernée par Shimazu Hisamitsu. Ils mènent ensemble la défense du palais impérial durant la bataille. L'étape suivante fut de dire à l'empereur le réel motif de sa visite à Kyoto. Un ordre impérial officialisa le report de la visite. Au même moment, Aizu et Satsuma défendirent le palais impérial, et en expulsèrent sept partisans du sonnō jōi. Lors de ce coup d'État, Nomura Sahyoue, un fonctionnaire d'Aizu, demanda la présence du Roshi Gumi afin de protéger les portes du palais impérial. Les portes de Hamaguri étaient déjà gardées par des soldats du clan, sommant Kondō et Serizawa de s'identifier. Seuls les officiers d'Aizu purent éviter un conflit. Le futur Shinsen Gumi se vit recevoir l'ordre de garder le palais de Sendo et la porte sud.

Durant la sanglante répression qui s'ensuit, le clan du domaine de Chōshū est tenu pour responsable de l’insurrection. Le shogunat mène une opération de représailles armée, la première expédition de Chōshū en septembre 1864. Il fut interdit à la province de Chōshū de garder les portes du palais, et tous ses hommes furent contraints de rentrer dans leur province.


Source de la traduction[modifier | modifier le code]

35° 01′ 23.24″ N 135° 45′ 34.47″ E / 35.0231222, 135.759575