Réacteur d'Aïn Oussara

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Réacteur d'Aïn Oussara
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Djelfa
Commune Aïn Oussara
Coordonnées 35° 34′ 59.55″ N 3° 07′ 17.58″ E / 35.5832083, 3.12155 ()35° 34′ 59.55″ Nord 3° 07′ 17.58″ Est / 35.5832083, 3.12155 ()  
Année de construction Fin des années 1980
Date de mise en service 1993
Statut En fonction
Réacteurs
Puissance nominale 15 MW
Production d’électricité
Divers

Géolocalisation sur la carte : Algérie

(Voir situation sur carte : Algérie)
Réacteur d'Aïn Oussara

Le réacteur Essalam (qui signifie la paix en arabe) est en fait un réacteur nucléaire de recherche algérien, dédié à la production de produits radiopharmaceutiques, à l'analyse par activation neutronique, à l'exploration de la matière et à la formation. Il peut délivrer une puissance de 15 mégawatts[1]. Il fut construit en coopération avec la Chine[2] dans la région de Aïn Oussara, à 150 km au sud d’Alger. Il est en service depuis 1993[2].

Ce réacteur à eau lourde fonctionne avec de l'uranium naturel. Il avait suscité, dans les années 1990, des craintes américaines à cause de sa taille et de la large défense aérienne dont il bénéficiait. Ce réacteur n'est en réalité pas plus protégé que les autres installations, de même type, de par le monde. Puisqu'en fait, la protection physique des installations nucléaires est une obligation internationale édictée par l'AIEA. Une enquête de la CIA avait conclu à « une possibilité d'utilisation militaire » de ce réacteur nucléaire[1]. Les 15 mégawatts du réacteur permettraient de produire 3 à 5 kilos de plutonium par an, ce qui est suffisant pour fabriquer une bombe nucléaire[1].

Cependant depuis 1992, l’Algérie a soumis ses installations nucléaires au contrôle de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), dont elle est membre du conseil des gouverneurs. L'Algérie a ratifié en 1995 le Traité de non-prolifération (TNP) en tant qu'état non doté d'armes nucléaires . Peu de temps après, l'Algérie a été parmi les premiers pays à signer le Traité de Pelindaba, qui fait du continent africain une zone exempte d'armes nucléaires[3].
La première centrale nucléaire algérienne doit voir le jour en 2020, un accord a été signé avec entre autres la France et les États-Unis[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Bruno Tertrais, Le marché noir de la bombe : Enquête sur la prolifération nucléaire, Buchet-Chastel, 2009. (ISBN 978-2283023914)
  2. a et b El Salam Reactor / Ain Oussera sur GlobalSecurity.org. Consulté le 19 septembre 2009.
  3. (en)Nuclear Threat Initiative - Algeria
  4. Jeune Afrique
  5. Afrik.com

Articles connexes[modifier | modifier le code]