Règle de Bergmann

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La règle de Bergmann est, en zoologie, un principe qui corrèle la température de l'environnement avec la masse du corps chez les animaux endothermes, ceux dont la température intérieure est indépendante du milieu. Parmi les mammifères et les oiseaux, les individus d'un taxon (type) particulier tendent à avoir une masse corporelle plus importante dans les climats froids que ceux qui sont natifs d'une contrée plus chaude. Par exemple les chevreuils à queue blanche sont plus grands au Canada que dans les Keys de Floride. Les cas des sangliers, des manchots ou des ours sont également fréquemment cités.

Cette règle empirique est nommée d'après le biologiste allemand du XIXe siècle Carl Bergmann. Elle s'explique par le fait que les plus grands animaux ont un rapport entre surface et volume du corps plus petit, si bien qu'ils irradient moins de chaleur corporelle. Néanmoins, elle comporte de nombreuses exceptions connues. Bien que formulée au départ pour des types d'animaux considérés comme une espèce d'un même genre, la règle est aujourd'hui fréquemment appliquée aux sous-espèces ou variétés d'une même espèce. De plus, on la retrouve parfois pour des animaux ectothermes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]