Râle de Wallace

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Habroptila wallacii

Râle de Wallace

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Habroptila wallacii

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Gruiformes
Famille Rallidae

Genre

Habroptila
G.R. Gray, 1861

Nom binominal

Habroptila wallacii
G.R. Gray, 1861

Statut de conservation UICN

( VU )
VU C2a(i)[1] : Vulnérable

Répartition géographique

alt=Description de l'image Habroptila wallacii halmahera map.png.


     /    Observations récentes

     /    Observations antérieures à 1950

     /    Ville de Kao

Le Râle de Wallace (Habroptila wallacii) est une espèce d'oiseaux de la famille des rallidés, incapable de voler, endémique de l'île d'Halmahera en Indonésie. Il y vit dans le sagou des forêts marécageuses. Son plumage est gris foncé ; la peau nue autour de ses yeux, son bec long et épais et ses pattes sont de couleur rouge vif. Son cri est semblable à un bruit de tambour et s'accompagne d'un battement d'ailes. La timidité de cet oiseau et la densité de son habitat limitent les informations que nous disposons sur son comportement.

Le Râle de Wallace se nourrit d'insectes et de pousses de sagou et avale de petites pierres pour découper sa nourriture. Il semble être monogame, mais on en sait finalement assez peu sur son comportement de cour. Le seul nid connu à ce jour, peu profond, se situait en haut d'une souche d'arbre en décomposition et se formait de copeaux de bois et de feuilles mortes. Les deux oisillons qui s'y trouvaient étaient couverts d'un duvet noir caractéristique des râles venant d'éclore.

La faible population du Râle de Wallace, qu'on estime entre 3 500 et 15 000 représentants, et son aire de répartition restreinte en font une espèce vulnérable selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). On doit la menace qui pèse sur l'espèce à sa consommation par les populations locales, aux récoltes de sagou, et à la conversion des zones humides en terres rizicoles.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Les râles sont une famille large et répandue, comprenant près de 150 espèces. Ce sont des oiseaux terrestres ou habitant les zones humides, de taille petite ou moyenne, assez minces (ce qui les aide à passer au travers de végétations denses). Les espèces insulaires deviennent rapidement incapables de voler ; des 53 taxons insulaires existants ou récemment éteints, 32 ont perdu leur capacité à voler[2].

Menaces et protection[modifier | modifier le code]

Les espèces d'oiseaux dont l'aire de répartition est peu étendue sont particulièrement vulnérables aux activités humaines. 8 des 26 espèces d'oiseaux présentes uniquement dans la zone d'oiseaux endémiques des Moluques du Nord sont menacés, le Râle de Wallace en faisant partie[3]. Près d'un quart des espèces de râles sont menacés à des degrés divers, les espèces incapables de voler étant plus en danger que les autres. Depuis 1600, au moins 15 espèces se sont éteintes[4].

La population du Râle de Wallace est aujourd'hui estimée entre 3 500 et 15 000 individus[5]. Son aire restreinte et sa faible population en font une espèce vulnérable selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)[1], bien que cette espèce est si mal connue qu'elle peut être plus commune que ce que les estimations suggèrent[3].

La perte d'habitat de l'espèce est due aux récoltes de sagou[3] et à la conversion des zones humides en terres rizicoles[1]. Le râle est un mets prisé par les populations locales, qui le capturent avec des pièges faits de cordes d'écorce et le chassent à l'aide de chiens[6].

Le seul nid connu à ce jour se situait dans une zone assez fréquentée par les villageois locaux ; le râle pourrait s'adapter plus facilement aux changements d'habitat que ce que l'on pensait auparavant. Plusieurs observations de l'espèce ont également été reportées au nord de l'île d'Halmahera en 2008 et 2011, élargissant ainsi la zone dans laquelle le Râle de Wallace a été observé dans les années récentes[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

[3][5][6][7]

  1. a, b et c Référence UICN : espèce Habroptila wallacii (en)
  2. (en) Josep del; Elliott Hoyo, « Rails, Gallinules and Coots », Handbook of the Birds of the World Alive
  3. a, b, c et d « Invisible Rail Habroptila wallacii », Birdbase, Hokkaido Institute of Environmental Sciences (consulté le 17 juin 2011)
  4. Taylor & van Berlo (1998) pp. 56–61.
  5. a et b « Invisible Rail Habroptila wallacii », Species factsheet, BirdLife International (consulté le 16 juin 2011)
  6. a et b Taylor & van Berlo (1998) pp. 451–452.
  7. a et b Hanom Bashari et Bas van Balen, « First breeding record of the Invisible Rail Habroptila wallacii », BirdingASIA, vol. 15,‎ 2011, p. 20–22 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Barry Taylor et Ber van Perlo, Rails, Robertsbridge, East Sussex, Pica / Christopher Helm,‎ 1998 (ISBN 1-873403-59-3)