Quintus Servilius Caepio (consul en −106)

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Quintus Servilius Caepio (ou encore, en français, Cépion) est un homme politique de la Rome antique. Fils de Quintus Servilius Caepio (consul en 140 av. J.-C. ). Il est consul en 106 av. J.-C. et proconsul en 105 av. J.-C. Il est le père de Quintus Servilius Caepio, qui a participé à la Guerre Sociale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Durant son consulat, Caepio fait voter une loi créant des jurys mixtes pour le jugement des gouverneurs provinciaux dans les affaires de concussion[1], mêlant sénateurs et chevaliers. Cette loi sera abrogée peu après par Caius Servilius Glaucia, qui rétablit des jurys purement équestres, qu'avait institués Caius Gracchus[2].

En 105 av. J.-C., il est envoyé en renfort, en tant que proconsul, avec son armée, en Gaule, au moment de l'invasion des Cimbres et des Teutons.

En chemin, il pille les temples de Toulouse, trouvant 150 000 livres en barre d'or et 100 000 livres en barre d'argent. Seul l'argent arrive à Rome, l' « or de Toulouse » aurait été volé par des maraudeurs payés par lui, on dit que cet or ne fut jamais retrouvé.

À la bataille d'Arausio appelée aussi bataille d'Orange, en 105 av. J.-C., il refuse de coopérer avec son supérieur, allant même jusqu'à refuser d'être dans le même camp que le consul Mallius Maximus, qui était contrairement à lui, un homo novus. Il subit la plus grave défaite de Rome depuis Cannes, plus de 80 000 Romains y sont tués.

Pour son pillage du temple de Toulouse, on lui retire son proconsulat, puis il est expulsé du Sénat par le tribun Norbanus, il est condamné pour mauvaise conduite à la guerre, on lui retire sa citoyenneté romaine, doit payer 15 000 talents, et condamné à l'exil.

Il s'exile à Smyrna en Asie mineure, où il passe le reste de sa vie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Hinard (dir.), Histoire romaine. Tome I, des origines à Auguste, Fayard, 2002, p. 595 et 600.
  2. Jean-Louis Ferrary, Recherches sur la législation de Saturninus et de Glaucia, Mélanges de l'Ecole française de Rome, 91-1, 1979, p. 85.[1]

Sources antiques[modifier | modifier le code]

  • Aulu-Gelle, Nuits attiques, III, 9 (coll. Budé, t. 1, 1967, p. 164).
  • Cicéron, Brutus, ch. 35, § 135; ch. 43, § 161; ch. 44, §§ 162 et 164. (Coll. Budé 1960, p. 47, 56 et 57.)
  • Cicéron, Pour Balbus, ch. 11.
  • Dion Cassius, Frag, 97 à 99.
  • Eutrope, Abrégé de l'histoire romaine, l. IV (ch. 7 et 11 dans l'éd. Garnier 1865).
  • Florus, Histoire romaine, l. III. ch. 3 à 19.
  • Julius Obsequens, années - 106 et - 101.
  • Justin, Histoire universelle (Abrégé des Histoires philippiques de Trogue Pompée), livre XXXII, ch. 3.
  • Paul Orose, Histoires contre les païens, l. V, ch. 15, 25 et ch. 16 (coll. Budé, t. 2, 1991).
  • Plutarque, Vie de Marius, 19; Vie de Sertorius, 3; Vie de Lucullus, 27.
  • Salluste, Jugurtha, 114 (coll. Budé, 1946, p. 266).
  • Strabon, IV.
  • Tacite, Annales, XII, 60; Germanie, 37.
  • Tite-Live, Épitomé, 67.
  • Valère Maxime, IV, 7, § 3; VI, 9, § 13.
  • Velleius Paterculus, Histoire romaine, II, 12.