Quintil

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Un quintil est une strophe composée de cinq vers sur deux rimes.

Au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À cette époque, il est souvent de structure aabba : on le nomme alors « cinquain » ou « chinquain ». On le trouve également dans les ballades.

Exemple : Christine de Pisan Rondeaux, avant 1430

« Je ne sais comment je dure,
Car mon dolent cœur fond d’ire
Et plaindre n’ose, ni dire
Ma douloureuse aventure.
Ma dolente vie obscure,
Rien, fors la mort désir ;
Je ne sais comment je dure
Et me faut par couverture,
Chanter mon cœur soupire
Et faire semblant de rire ;
Mais Dieu sais ce que j’endure
Je ne sais comment je dure. »
  • embrassé : abba
  • censées : abab
  • plates (suivies) : aabb

Source  : 90 poèmes classiques et contemporain

Le romantisme[modifier | modifier le code]

Les romantiques et les parnassiens renouvellent cette forme médiévale par les rimes abaab, grâce auxquelles un déséquilibre se crée qui est comblé au dernier vers. Ainsi dans Fantômes de Victor Hugo :

« Hélas ! que j'en ai vu mourir de jeunes filles !
C'est le destin. Il faut une proie au trépas.
Il faut que l'herbe tombe au tranchant des faucilles ;
Il faut que dans le bal les folâtres quadrilles
         Foulent des roses sous leurs pas. »

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]