Quiers-sur-Bézonde

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Quiers-sur-Bezonde
Image illustrative de l'article Quiers-sur-Bézonde
Blason de Quiers-sur-Bezonde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Bellegarde
Intercommunalité Communauté de communes du Bellegardois
Maire
Mandat
Jean-Pierre Allion
2014-2020
Code postal 45270
Code commune 45259
Démographie
Gentilé Quiersois
Population
municipale
1 168 hab. (2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 57″ N 2° 26′ 16″ E / 47.999167, 2.437778 ()47° 59′ 57″ Nord 2° 26′ 16″ Est / 47.999167, 2.437778 ()  
Altitude Min. 104 m – Max. 135 m
Superficie 16,61 km2
Localisation

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Quiers-sur-Bezonde
Liens
Site web www.quiers-sur-bezonde.fr

Quiers-sur-Bezonde est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1919, la commune, alors appelée Quiers, prend le nom de Quiers-sur-Bezonde[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La Bezonde[2], affluent du Loing, et les routes départementales 44, 744, 975 et 2060 traversent le territoire de la commune.

Quiers-sur-Bezonde est situé à 8,5 km au Sud de Beaune-la-Rolande, à 24 km à l'Ouest de Montargis, à 40 km au Sud-ouest de Nemours, à 48 km à l'Est d'Orléans et 108 km au Sud de Paris.

La commune est située, au Nord de la forêt d'Orléans, au Sud de la région naturelle du Gâtinais, dans l'unité urbaine de Bellegarde - Quiers-sur-Bezonde.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le Plessis ; Les Vallées ; Les Bazins ; La Baraudière ; Les Brosses, Guignonville ; La Martinière ;

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montliard Fréville-du-Gâtinais Fréville-du-Gâtinais Rose des vents
Nesploy N Bellegarde, Ouzouer-sous-Bellegarde
O    QUIERS-SUR-BEZONDE    E
S
Bellegarde, Sury-aux-Bois Auvilliers-en-Gâtinais, Beauchamps-sur-Huillard Auvilliers-en-Gâtinais

Histoire[modifier | modifier le code]

Notre histoire malheureusement se résume souvent par les deux crimes perpétués le premier quinze ans environ avant la révolution le suivant un peu après celle-ci.

Le premier c’est le crime du Président Gauthier de Bésigny. Cet homme qui était un grand amateur de chasse exigeait que le desservant de l’église l’attende pour commencer l’office dominical . La prescription canonique était alors que l’élévation ne devait pas avoir lieu après midi, heure du soleil. Un jour Gauthier de Bésigny s’était attardé plus qu’à l’accoutumée à chasser dans les bois de Machault qui alors étaient grands. Le curé voyant peut-être aussi les fidèles s’impatienter, commence à dire la messe dominicale. Mais au cours de l’office survint Gauthier de Bésigny. Était-il rendu furieux par quelques mésaventures ayant provoqué son retard anormal ou non. Entré dans l’église, il s’avança dans l’allée centrale et tira le curé devant les fidèles rassemblés. et le tua.

Pour connaître la suite de cette malheureuse affaire nous vous invitons à vous rendre en mairie pour étudier le dossier de l’historien Paul Gache.

Le second crime est oublié de nos jours, mais a aussi porté tort à Quiers. Il a eu lieu à 22h le 28 ventôse an XIII, autrement dit le 19 mars 1805, au début du 1er empire. La victime en était Etienne Bretonneau, garde-champêtre, âgé de 71 ans, victime de « mort forcée » dit prudemment son acte de décès. Or, sous l’Empire, le garde-champêtre était réellement le gardien de l’ordre public, surtout en cette année où il n’y avait encore nul déserteur ou réfractaire qui devaient ensuite réduire les possibilités d’action de l’agent municipal. On ne sut jamais qui avait commis le crime, malgré la sagacité habituelle des limiers de Fouché.

L'explosion du 13 novembre 1918

Quiers a perdu 19 de ses fils pendant la guerre de 14/18 dont le capitaine Henri Grégoire, un Berthelot, un Besançon, deux Besnard, un Bouard, un Boucheron, Alfred Gavaret, un Gilles, un autre Grégoire, un Jouanneau, un Joudiou, un Létrange, un Morin, deux Pivoteau, un Ramon, un Rousseau et Henri Zurfulh.

Mais le village connut aussi un surlendemain d’armistice fracassant avec l’explosion du dépôt de munitions. (renseignements prélevés dans la causerie de Mr Paul Gache éditée en juin 1985)

Vers 16 heures une explosion terrible secouait Quiers et Bellegarde dans l’instant d’un énorme nuage d’épaisse fumée jaunâtre qui recouvrait la commune. L’explosion a provoqué l’incendie de toutes les habitations sur un kilomètre carré. La toiture de l’école de Quiers était enfoncée, les vitres brisées, la gare brûlait, ainsi que la laiterie dont les 12 chevaux étaient carbonisés. Malgré des dégâts matériels très importants, il n’a été constaté que quelques blessés.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Quiers-sur-Bezonde

Les armes de Quiers-sur-Bezonde se blasonnent ainsi :

D'argent à la bande ondée d'azur accompagnée, en chef, d'une roue de moulin de huit rais de sable et, en pointe, d'un coq contourné de gueules, au chef du même chargé de trois roses d'or[3].


Transports[modifier | modifier le code]

La commune dispose de la gare de Bellegarde-Quiers, desservie par deux lignes de chemin de fer permettant de rejoindre Orléans, Montargis, Pithiviers et Bourges :


Économie[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 1793, la commune appartient au district de Boiscommun ; elle appartient depuis 1801 à l'arrondissement de Montargis[1].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Éric Petat sans étiquette directeur de laboratoire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 168 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500 625 594 465 568 764 740 806 784
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
867 849 890 845 932 904 909 894 851
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
830 830 812 719 783 774 732 723 681
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
712 704 783 814 898 973 1 122 1 144 1 168
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'académie d'Orléans-Tours.

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

La commune possède le label Ville fleurie ; quatre fleurs lui ont été attribuée dans le cadre du concours des villes et villages fleuris[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau (F42-0400) »
  3. Le blason de la ville sur Gaso. Paul Gavaret et le conseil municipal, 2006. Consultation : octobre 2008.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français : depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, vol. 2, Paris, Bourloton,‎ 1889, 650 p. (lire en ligne), p. 196
  6. « Quiers-sur-Bézonde », sur www.cnvvf.fr,‎ 2014 (consulté le 2 février 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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