Question d'Orient

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La question d’Orient est le terme utilisé pour qualifier l’implication des diverses puissances européennes (principalement la France, le Royaume-Uni et la Russie, ainsi que, dans une moindre mesure l’Autriche-Hongrie, l’Italie et l’Allemagne) en Méditerranée orientale et dans les Balkans, profitant des difficultés de l’Empire ottoman.

La « question d’Orient » commence à être évoquée par cette expression seulement vers 1774, avec la signature du traité de Kutchuk-Kaïnardji qui donne d’importants privilèges politiques et commerciaux à la Russie (et à ses protégés, comme les marchands grecs d’Hydra). Mais elle avait commencé dès le Traité de Karlowitz (1699, avec le grand recul turc en Europe centrale) et ne s’achèvera qu’en 1918, par la défaite de la « Sublime Porte », qui disparaît du paysage géopolitique en 1923, avec la signature du traité de Lausanne et le remplacement de l’Empire par la république turque[1]. Le trait essentiel de cette période est le démembrement progressif de l'Empire ottoman dans un climat de rivalité entre les grandes puissances européennes.

Plus spécifiquement en France, la « question d’Orient » fait référence à la politique du gouvernement d’Adolphe Thiers en 1840. La France, exclue du traité de Londres, est alors au bord de la guerre et c’est ainsi que sous prétexte de ces tensions extérieures, les dernières fortifications de Paris (les fortif' ou le Mur de Thiers) furent élevées. La population parisienne ne s’y trompa pas et considéra que ces fortifications étaient tournées contre elle et non contre un ennemi extérieur. C’est (à nouveau) le « mur murant Paris qui rend Paris murmurant ».

Sous Catherine II[modifier | modifier le code]

Époque napoléonienne[modifier | modifier le code]

Révolution serbe[modifier | modifier le code]

Elle commence en 1804 avec le premier soulèvement des Serbes, et aboutit en 1815 à l'autonomie du pays, sur le modèle de celle des Principautés danubiennes, vassales de la « Sublime Porte » mais ayant leur propre gouvernement, constitutions, forces armées et flottes, et étant officiellement des états chrétiens où la religion d'état était l'orthodoxie, et non l'islam comme dans les provinces de l'Empire ottoman.

Émancipation roumaine[modifier | modifier le code]

Vassales de la « Sublime Porte » depuis le XVe siècle, les « Principautés danubiennes » de Moldavie et Valachie avaient conservé leur autonomie mais étaient gouvernées depuis le XVIIIe siècle par des hospodars phanariotes, chrétiens mais perçus par la population comme trop proches du pouvoir turc : un mouvement militant pour l'émancipation des roumains et la constitution d'un état unitaire indépendant, contestait l'ordre établi. Ce mouvement aboutira en 1859 à l'unification des deux principautés et en 1878 à l'indépendance du pays.

Indépendance grecque[modifier | modifier le code]

Le plus structuré des mouvements d'émancipation des peuples balkaniques était la « Société des Amis » à dominante hellénique. Son action est double : sur le plan extérieur, s'appuyant sur le philhellénisme, elle obtient des appuis auprès des grandes puissances de l'époque (et notamment en Russie, en France et en Grande-Bretagne), sur le plan intérieur elle coordonne les mouvements de révolte, encadre et donne une idéologie aux exclus et rebelles de toute sorte, rallie le clergé orthodoxe à sa cause.

Indépendance de l'Égypte[modifier | modifier le code]

Guerre de Crimée[modifier | modifier le code]

Article connexe : Guerre de Crimée.

Révoltes dans l'Empire ottoman[modifier | modifier le code]

Guerres balkaniques[modifier | modifier le code]

L'arrivée de l'Allemagne[modifier | modifier le code]

Article connexe : Chemin de fer Berlin-Bagdad.

Révolution des Jeunes-Turcs[modifier | modifier le code]

Article connexe : Jeunes-Turcs.

Crise bosniaque[modifier | modifier le code]

Article connexe : Crise bosniaque.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Ancel : Peuples et nations des Balkans, 1930
  • François Georgeon : Abdülhamid II, le sultan calife, éd. Fayard, 2003
  • Odile Moreau : L'Empire ottoman à l'âge des réformes, Institut français d'études anatoliennes / éd. Maisonneuve et Larose, 2007
  • Yves Ternon : Empire ottoman : le déclin, la chute, l'effacement, éd. du Félin, 2002.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopædia Universalis, « Question d'Orient »,‎ 2009 (consulté le 12 mars 2009).