Quartiers de Douala

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La ville de Douala, capitale économique du Cameroun, compte environ 120 quartiers répartis en 6 arrondissements. Chaque quartier est en soi une ville dans la ville.

Principaux quartiers[modifier | modifier le code]

Akwa[modifier | modifier le code]

Roi Akwa, 1875.

Le quartier d'Akwa est l'un des quartiers historiques de Douala; c'est le centre commercial de la ville. Le plateau Akwa (du nom du "King" Akwa, roi d'un clan douala) était déjà densément peuplé au début du XIXe siècle, avant que la ville proprement dite ne soit créée.

Akwa est aujourd'hui un quartier mixte à tous les points de vue: des résidences aisées côtoient des types d'habitat plus modestes, voire pauvres; d'autre part, la proximité du port a conduit au développement d'activités industrielles et commerciales, en plus de la fonction résidentielle. Akwa grouille de monde tant le jour que la nuit. Ici et là cohabitent le jour supermarchés, vendeurs à la sauvette, hôtels de luxe, restaurants et magasins divers et variés. La nuit, le quartier cède la place aux discothèques, bistrots, casinos, vendeuses de nourriture sur le pouce et partout résonne de la musique.

Ce quartier est véritablement le cœur commercial de la cité de Douala, même s'il offre à certains endroits en retrait, une mine penaude aux visiteurs. Comme dans la plupart des quartiers de Douala, les routes sont accidentées et quelques-unes ne sont pas carrossables. Certains endroits sont même difficilement franchissables à pied à la saison des pluies. Progressivement, ces états de fait tendent à s'améliorer, au rythme de l'assainissement politique concernant le budget destiné à l'entretien de la voirie. Un dynamisme certain s'affiche, au niveau par exemple des créations de boutiques, des rénovations de façades, des rachats d'enseignes, et du niveau vestimentaire des passants. Ce quartier est pourtant un des plus onéreux en termes de bail commercial et d'achats de structures économiques.
C'est dans ce quartier que se regroupe la jeunesse de la ville pour profiter des infrastructures culturelles (cinéma, Centres culturels français et allemand, British Council) et faire la fête.

Akwa est délimité par le boulevard du Général Leclerc, le rond-point «4e», le boulevard de la République et la zone «direction Regifercam».

Comme dans d'autres quartiers de Douala, l'insécurité est devenue endémique et les agressions sont courantes, en particulier la nuit et le weekend où la fréquentation des rues diminue fortement. Les voleurs ne s'attaquent pas qu'aux touristes, circulent souvent à deux sur une moto, et n'hésitent pas à intimider à l'aide d'une arme, voire à en faire usage.

Bali[modifier | modifier le code]

L'un des quartiers résidentiels de Douala, situé à quelques minutes du centre administratif de Bonanjo. Son plan en damier et ses larges rues lui donnent un petit air de banlieue européenne.

Bépanda[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un des quartiers les plus populaires de Douala qui regroupe un bon tranche des populations venant de l'Ouest du Cameroun. Il est particulièrement caractérisé par l'existence de plusieurs noms de carrefours assez spéciaux:

  • Carrefour tendon
  • Carrefour tonnerre
  • Carrefour double-balle
  • Carrefour pasteur
  • Boulangerie de la paix
  • Sans caleçon
  • Fin goudron défosso
  • Ambiance,...

Un lycée est aujourd'hui à Bépanda : Lycée de Bépanda[1] qui a été le premier établissement public au classement de l'office du bac en 2013. Plusieurs établissements privés y sont installés : Collège de la maturité, Collège Baho, Collège INTAC,...

Deido[modifier | modifier le code]

Deïdo est l'un des quartiers historique et populaires de Douala, et veritable rond point de la ville.

Bonaberi[modifier | modifier le code]

Bonaberi est le quartier situé sur la rive droite du Wouri. Il est relié au reste de la ville par le seul et unique pont de la ville (actuellement (2010) en rénovation sur fonds AFD). Néanmoins, depuis 2007, ont été entrepris des travaux importants de rénovation de ce pont, de façon à remplir d'une part des exigences de sécurité minimum, et d'autre part un aspect d'entretien conservatoire de la structure, qui n'avait été jamais effectué. Ces travaux génèrent un bouchonnement très important, et le quartier de bonabéri en ressent l'effet économique temporaire.

C'est dans ce quartier que se sont installées nombre d'industries de la ville, profitant de terrains bon marchés dès le milieu des années 1980. Cette activité a attirée des populations sur cette rive et c'est ainsi que se sont créés les légendaires bouchons du pont sur le Wouri. Il faut certains matins deux heures pour le franchir. Cette tendance expansionniste industrielle de ce côté de la rive, est en attente de la fin des travaux du pont du Wouri, voire de la création d'un deuxième pont enjambant le fleuve, car la cité de douala en aurait fortement besoin.

Bonaberi est également la porte sur l'ouest du pays et c'est donc par ici que transitent les marchandises à destination ou en provenance de l'ouest et de région anglophone.

Bonapriso[modifier | modifier le code]

Bonapriso est le quartier européen de Douala. De nombreux expatriés ont élu domicile dans ce quartier aisé où les rues se croisent à angle droit.

On le présente généralement comme le plus beau quartier de Douala.

Ce quartier fut fondé par la famille Priso Doo Makongo, petit-fils d'Ewalè (l'ancêtre des Dualas),dont Paul Soppo Priso est un descendant. Il y construisit des villas parmi les anciens champs. La zone étant alors marécageuse, il était impossible de construire en hauteur et ainsi ne furent élevées que des villas.

Bonapriso est délimité par l'avenue Charles de Gaulle, la rue Koloko, le boulevard de l'indépendance et l'usine des Brasseries du Cameroun. Il y a un marché artisanal au lieu dit « marché aux fleurs ».

Bonanjo[modifier | modifier le code]

Bonanjo est le quartier administratif de Douala. Ici sont concentrés les bâtiments de la présidence, du gouverneur, les grandes administrations et les sièges des grandes banques et des grandes sociétés privées du pays. Le quartier se démarque des autres avant tout par ses constructions en hauteur, plutôt rares à Douala et l'état de ses routes, qui sont presque les seules à être entretenues. C'est également dans cette zone que se trouve le Consulat Général de France.

Bonanjo est délimité par l'"axe lourd" (nom local de la voie rapide, qui passe en plein centre de la ville), la zone portuaire et la zone «direction CAMRAIL».

Bonamoussadi[modifier | modifier le code]

légumes secs au marché de bonamoussadi

Bonamoussadi est un quartier résidentiel relativement excentré du coeur de la ville de Douala. Il est essentiellement composé de lotissements sous contrôle de la MAETUR (Mission d'Aménagement et d'Equipements de Territoires Urbains et Ruraux) et la SIC (voir plus bas le quartier kotto). On peut ainsi diviser Bonamoussadi en 2 grandes zones : La zone A et la Zone B. La zone A comprend les Immeubles et Blocs d'habitations allant de A à F et la suite se trouvant dans la Zone B.

Les lieux remarquables de Bonamoussadi sont :

  • Le lycée de Bonamoussadi
  • Le marché de Bonamoussadi
  • Le parcours Vita (Lieu de regroupement des sportifs du quartier)
  • La Mosquée située à 250m du carrefour Bijou
  • L'église à dos à dos avec l'hôpital à proximité du marché et dos à dos à l'hôpital de district
  • L'école annexe Bonamoussadi
  • Le grand stade de la Zone B (chaque vacance période située entre juin et septembre un grand championnat réunissant tous les jeunes de Bonamoussadi et les alentours est organise)
  • Après Bonamoussadi, on trouve Makepe où réside la majorité des talents du football camerounais comme Patrick Mboma et Tchinda Jonas.

Denver, Santa Barbara[modifier | modifier le code]

Denver et le terminus Santa Barbara sont des quartiers nommés en référence aux séries télévisées... Ils se reconnaissent à leurs constructions perpétuellement en travaux. Là, se concentrent les familles qui s'apparentent à une classe aisée.

Denver, juxtaposé à Bonamoussadi zone A, est situé majoritairement sur un marécage assaini et asséché, et un grand nombre de structures routières sont en attente.

Kotto[modifier | modifier le code]

Kotto se présente comme la cité la mieux réussie dans l'histoire de la construction moderne à Douala. Elle a été construite au cours des années 80 et compte de nos jours environ 20 000 habitants. Kotto est entre autres le quartier administratif de l'arrondissement de Douala V. La sous-préfecture est située juste au lieu dit Antenne Kotto ainsi que la résidence sous préfectorale. Le quartier est limité au sud par Bonamoussadi, au nord par Banguè, à l'est par Logpom et à l'ouest par le fleuve.

New Bell[modifier | modifier le code]

Roi Bell, 1881.

Le Quartier de New Bell est un autre quartier historique de Douala. Il est peuplé majoritairement d'une population issue des mouvements de populations internes au Cameroun: ethnies Bamiléké, Bassa, habitants du Nord, anglophones se sont mêlés dans le quartier.

Le nom du quartier est relié au clan Bell de l'ethnie Douala. Cette aire était destinée à ce clan après leur expropriation du Plateau Joss (Bonanjo) par les Allemands. L'opération de déguerpissement entreprise par les allemands en 1913 vers le quartier New Bell a connu une violente opposition et a entrainé la mort par pendaison de Rudolf Duala Manga Bell et son homme de confiance Ngosso Din le 8 août 1914. Les Bell n'occuperont jamais ce quartier puisque les allemands ont quitté le Cameroun deux ans plus tard et suite aux négociations avec les français, c'est plutôt à Bali qu'ils s'installeront.

Le marché central s'y trouve, centre vivrier de Douala, ainsi que la prison centrale qui teinte le nom même du quartier d'une triste connotation.

Il s'agit d'une vaste zone située à la sortie de la ville de Douala sur l'axe-lourd Douala-Yaoundé regroupant plusieurs quartiers tels que New Town, Bonaloka, Entrée de Billes, Bobongo, Boko, Ndogpassi, Ndokossi, Nyassa, Ngangue.

La Zone Bassa[modifier | modifier le code]

La zone Bassa de Douala est celle qui fut occupée par les membres de l'ethnie "Bassa'a" lorsqu'ils ont été repoussés à l'intérieur au XVIIe siècle par les Sawa, qui provenaient alors du sud (Guinée, Congo...) La ville de Douala, qui tournait à ses débuts à la zone Douala englobant les quartiers sus-cités, dut, par la force des arrivées massives des populations des autres parties du Cameroun, s'étendre vers l'intérieur, ce qui fait qu'aujourd'hui, la zone Bassa, d'abord périphérique, fait totalement partie de la ville.

Elle est limitée à l'Est par le fleuve Dibamba (qui constitue aussi, par la force des choses la frontière est de la ville), au sud par l'Axe-Lourd Douala-Yaoundé, à l'ouest par les quartiers New-Bell et Bépanda, au nord par la zone Akwa-nord.

La Zone Bassa et surtout composée de quartiers populeux. Les plus importants d'entre eux sont: Ndog-Bong, quartier semi-résidentiel, Nyalla. Des aménagements immobiliers y ont aussi réalisés, ce qui a permis la construction de la Cité des Palmiers par la SIC.

La zone Bassa de Douala peut aussi s'enorgueillir d'abriter le carrefour le plus grand et le plus bondé de de toute la ville, qui est situé au quartier Ndokoti. Une zone industrielle y est aussi implantée (la Zone Industrielle Bassa, ZIBA) où sont installées des minotiers, des brasseries, des savonneries, etc. Et d'ici quelques années, il devrait y être construit le nouveau Grand Stade de la ville, dans le quartier de Yassa, à la sortie est de la ville.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mainet (Guy), Douala, croissance et servitudes, Paris, L'Harmattan, 1986.

Articles connexes[modifier | modifier le code]