Quartier général du Führer

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Carte indiquant la localisation des quartier-généraux du Führer.

Quartier général du Führer (Führerhauptquartiere en allemand), abrégé par le sigle FHQ est le nom communément utilisé pour de nombreux quartiers généraux construits pour le leader nazi, Adolf Hitler en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale.

Parmi les plus connus, on peut citer :

Les différents quartiers généraux[modifier | modifier le code]

Quartiers-généraux fixes[modifier | modifier le code]

Nom Désignation alternative Lieux Début de la construction Construction finie Utilisé comme Quartier général du Führer
Adlerhorst[1] Mühle (OT)
Bauvorhaben Z
Lager K
Bauvorhaben C
Bad Nauheim, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand 1er septembre 1939 oui oui - utilisé par Hitler durant la bataille des Ardennes
Anlage Mitte[1] Askania Mitte Tomaszów Mazowiecki, Drapeau de la Pologne Pologne 1er décembre 1940 oui non - seulement utilisé par l'industrie
Anlage Riese[2] aucune Waldenburg, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand octobre 1943 non non
Anlage Süd[1] Askania Süd Strzyżów, (All. Strezow), Drapeau de la Pologne Pologne 1er octobre 1940 oui oui, Hitler rencontre Benito Mussolini les 27 - 28 août 1941[1]
Berghof[2]/le "Nid d'aigle" aucune Obersalzberg, Berchtesgaden, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand ? oui oui
Bärenhöhle[3] aucune Smolensk, Flag of the Soviet Union (1923-1955).svg Union soviétique 1er octobre 1941 oui non - utilisé seulement par l'Heeresgruppe Mitte
Felsennest[4] aucune Rodert, Bad Münstereifel, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand inconnue oui oui, utilisé par Hitler pendant bataille de France en mai 1940
Führerbunker[5] aucune Berlin, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand 1936/1943 oui oui, Hitler se suicide dans le bunker le 30 avril 1945
Olga[2] aucune À 200 km au nord de Minsk, Flag of the Soviet Union (1923-1955).svg Union soviétique 1er juillet 1943 non non
S III[2] Wolfsturm, Olga etc Ohrdruf, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand automne 1944 (?) non non
Siegfried[2] aucune Pullach, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand ? ? ?
Tannenberg[6] aucune Freudenstadt/Kniebis, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand 1er octobre 1939 oui oui (28 juin 1940-5 juillet 1940)
W3 aucune Saint-Rimay, Drapeau de la France France 1er mai 1942 non non
Waldwiese[3] aucune Glan-Münchweiler, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand 1er octobre 1939 oui non
Wasserburg[3] aucune Pskow (Pleskau), Flag of the Soviet Union (1923-1955).svg Union soviétique 1er novembre 1942 oui non - assigné à l'Heeresgruppe nord
Werwolf[1] Eichenhain Vinnytsia, Flag of the Soviet Union (1923-1955).svg Union soviétique 1er novembre 1941 oui oui
Wolfsschanze[7] Askania nord Rastenburg Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand 1er décembre 1940 oui oui, du 24 juin 1941 au 20 novembre 1944
Wolfsschlucht I[8] aucune Brûly-de-Pesche près de Couvin, Drapeau de la Belgique Belgique 24 mai 1940 oui oui, du 6 au 28 juin 1940
Wolfsschlucht II[1] W2 Margival, Drapeau de la France France 1er septembre 1942 oui oui, le 17 juin 1944
Zigeuner[2] Brunhilde Thionville, Drapeau de la France France 1er avril 1944 non non

Quartiers généraux mobiles[modifier | modifier le code]

Le train spécial (Führersonderzug)[modifier | modifier le code]

Le train spécial du Führer, Führersonderzug en allemand, désigne le train fréquemment utilisé par Adolf Hitler pour voyager à travers l'Europe entre ses différents quartiers généraux (cf. infra)[9]. Ce train lui servait également de quartier général qui était appelé FHQu Frühlingssturm (vent de printemps) quand pendant la Campagne des Balkans au printemps 1941, il fut localisé à Mönichkirchen en Autriche. Auparavant en 1940 le train était nommé Führersonderzug "Amerika" et fut désigné après sous le code de Führersonderzug "Brandenburg". Après la campagne des Balkans, le train ne fut plus utilisé comme quartier général mais Hitler l'utilisa toujours pour ses déplacements entre Berlin, Berchtesgaden et Munich notamment.

La composition exacte du Führersonderzug n'est pas connue avec certitude, néanmoins un nombre important de détails sont révélés par les informations du départ "Bln 2009", quand le train partit d'Anhalter Bahnhof à Berlin le 23 juin 1941 pour arriver à Wolfsschanze le 24 juin 1941

Les dix-sept véhicules composant le train sont dans l'ordre[2] :

  • Deux locomotives en unité multiple.
  • Un wagon de combat Flakwagen armé de deux canons anti-aériens.
  • Un fourgon à bagages.
  • Le Führerwagen, voiture réservée à l'usage personnel de Hitler.
  • Le Befehlswagen (voiture de commandement) incluant une salle de conférence et un centre de télécommunications.
  • Le Begleitkommandowagen, pour le Führerbegleitkommando (unité SS chargée de la protection de Hitler).
  • Une voiture salle à manger.
  • Deux voitures pour invités.
  • Le Badewagen (voiture salle de bains).
  • Une seconde voiture salle à manger.
  • Deux voitures-couchettes pour le personnel.
  • Un Pressewagen (voiture pour la presse).
  • Un second fourgon à bagages.
  • Un dernier wagon de combat Flakwagen.

Autres trains spéciaux[modifier | modifier le code]

On pouvait également trouver d'autres trains spéciaux (Sonderzug en allemand) utilisés par les dignitaires ou les chefs militaires du régime[1],[3];

  • Ministerzug (Train des ministres) utilisé par Joachim von Ribbentrop et Heinrich Himmler
  • Sonderzug "Afrika" (aussi appelé "Braunschweig"), utilisé par le chef du commandement suprême des forces armées allemandes (Oberkommando der Wehrmacht (OKW))
  • Sonderzug "Asien" (aussi appelé "Pommern") utilisé par Hermann Göring
  • Sonderzug "Atlantik" (aussi appelé "Auerhahn"), utilisé par le commandant en chef de le Kriegsmarine
  • Sonderzug "Atlas" (aussi appelé "Franken"), un train de commandement utilisé par l'état-major d'opérations des forces armées (Wehrmachtführungsstabes)
  • Sonderzug "Enzian", train de commandement utilisé par le chef du service de renseignement de la Luftwaffe (Nachrichtenwesens der Luftwaffe)
  • Sonderzug "Ostpreußen" (aussi appelé "Sonderzug 4"), utilisé par le commandement de la Wehrmacht (Oberkommando des Heeres (OKH))
  • Sonderzug "Robinson 1", utilisé par le commandement de la Luftwaffe
  • Sonderzug "Robinson 2", utilisé par le chef d'état-major de la Luftwaffe
  • Sonderzug "Steiermark" (aussi appelé "Heinrich" et "Transport 44") utilisé par Heinrich Himmler
  • Sonderzug "Westfalen", utilisé par Joachim von Ribbentrop
  • Sonderzug "Württemberg", utilisé par le chef d'État-Major de la Heer (Gen. St.d. H. - Generalstabs des Heeres)

Références[modifier | modifier le code]

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Führer Headquarters » (voir la liste des auteurs)
  • Beevor, Antony, Berlin - The Downfall 1945
  • Eberle, Henrik and Uhl, Matthias, The Unknown Hitler
  • Hansen, Hans-Josef: Felsennest - Das vergessene Führerhauptquartier in der Eifel. Bau, Nutzung, Zerstörung. Aachen 2006, Helios-Verlag, ISBN 3-938208-21-X.
  • Kuffner, Alexander: Zeitreiseführer Eifel 1933-45. Helios, Aachen 2007, ISBN 978-3-938208-42-7.
  • Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After the Battle, No.19, Special Edition, Battle of Britain International Ltd, 1977, London
  • Ramsey, Winston G. (editor) & Posch, Tom (researcher), The Berlin Führerbunker: The Thirteenth Hole, After the Battle, No.61, Special Edition, Battle of Britain International Ltd, 1988, London
  • von Loringhoven, Bernd Freytag/d’Alançon, François: Mit Hitler im Bunker. Aufzeichnungen aus dem Führerhauptquartier Juli 1944 – April 1945. Berlin 2005, wjs-Verlag, ISBN 3-937989-14-5.
  • Schulz, Alfons: Drei Jahre in der Nachrichtenzentrale des Führerhauptquartiers. Christiana-Verlag, Stein am Rhein. 2. Aufl. 1997. ISBN 3-7171-1028-4.
  • Seidler, Franz W./Zeigert, Dieter : Die Führerhauptquartiere. Anlagen und Planungen im Zweiten Weltkrieg. München: Herbig 2000. ISBN 3-7766-2154-0.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After The Battle, non.19, p. 48-51.
  2. a, b, c, d, e, f et g Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After The Battle, non.19, p. 2-3.
  3. a, b, c et d Der Kommandant Führerhauptquartier from Das Bundesarchiv (German, www.bundesarchiv.de)
  4. Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After The Battle, non.19, p. 4.
  5. The Berlin Führerbunker: The Thirteenth Hole, After the Battle, non.61 Special Edition (entire)
  6. Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After The Battle, non.19, p. 18.
  7. Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After The Battle, non.19, p. 28.
  8. Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After The Battle, non.19, p. 10.
  9. Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After The Battle, non.19, Intro-p. 1.