Quartier général du Führer
Quartier général du Führer (Führerhauptquartiere en allemand), abrégé par le sigle FHQ est le nom communément utilisé pour de nombreux quartiers généraux construits pour le leader nazi, Adolf Hitler en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale.
Parmi les plus connus, on peut citer :
- le Führerbunker enterré sous la Neue Reichskanzlei (nouvelle Chancellerie du Reich) à Berlin dans lequel Hitler s'est suicidé le 30 avril 1945 ;
- le Wolfsschanze (la Tanière du Loup) en Prusse Orientale où Claus von Stauffenberg tenta d'assassiner Hitler lors du complot du 20 juillet 1944 ;
- le Berghof, dans les Alpes bavaroises, résidence privée d'Hitler fréquentée notamment par des personnalités étrangères et des dignitaires du Reich.
Sommaire |
Les différents quartiers généraux[modifier]
Quartiers-généraux fixes[modifier]
| Nom | Désignation alternative | Lieux | Début de la construction | Construction finie | Utilisé comme Quartier général du Führer |
|---|---|---|---|---|---|
| Adlerhorst[1] | Mühle (OT) Bauvorhaben Z Lager K Bauvorhaben C |
Bad Nauheim, |
1er septembre 1939 | oui | oui - utilisé par Hitler durant la bataille des Ardennes |
| Anlage Mitte[1] | Askania Mitte | Tomaszów Mazowiecki, |
1er décembre 1940 | oui | non - seulement utilisé par l'industrie |
| Anlage Riese[2] | aucune | Waldenburg, |
octobre 1943 | non | non |
| Anlage Süd[1] | Askania Süd | Strzyżów, (All. Strezow), |
1er octobre 1940 | oui | oui, Hitler rencontre Benito Mussolini les 27 - 28 août 1941[1] |
| Berghof[2]/le "Nid d'aigle" | aucune | Obersalzberg, Berchtesgaden, |
? | oui | oui |
| Bärenhöhle[3] | aucune | Smolensk, |
1er octobre 1941 | oui | non - utilisé seulement par l'Heeresgruppe Mitte |
| Felsennest[4] | aucune | Rodert, Bad Münstereifel, |
inconnue | oui | oui, utilisé par Hitler pendant bataille de France en mai 1940 |
| Führerbunker[5] | aucune | Berlin, |
1936/1943 | oui | oui, Hitler se suicide dans le bunker le 30 avril 1945 |
| Olga[2] | aucune | À 200 km au nord de Minsk, |
1er juillet 1943 | non | non |
| S III[2] | Wolfsturm, Olga etc | Ohrdruf, |
automne 1944 (?) | non | non |
| Siegfried[2] | aucune | Pullach, |
? | ? | ? |
| Tannenberg[6] | aucune | Freudenstadt/Kniebis, |
1er octobre 1939 | oui | oui (28 juin 1940-5 juillet 1940) |
| W3 | aucune | Saint-Rimay, |
1er mai 1942 | non | non |
| Waldwiese[3] | aucune | Glan-Münchweiler, |
1er octobre 1939 | oui | non |
| Wasserburg[3] | aucune | Pskow (Pleskau), |
1er novembre 1942 | oui | non - assigné à l'Heeresgruppe nord |
| Werwolf[1] | Eichenhain | Vinnytsia, |
1er novembre 1941 | oui | oui |
| Wolfsschanze[7] | Askania nord | Rastenburg |
1er décembre 1940 | oui | oui, du 24 juin 1941 au 20 novembre 1944 |
| Wolfsschlucht I[8] | aucune | Brûly-de-Pesche près de Couvin, |
24 mai 1940 | oui | oui, du 6 au 28 juin 1940 |
| Wolfsschlucht II[1] | W2 | Margival, |
1er septembre 1942 | oui | oui, le 17 juin 1944 |
| Zigeuner[2] | Brunhilde | Thionville, |
1er avril 1944 | non | non |
Quartiers généraux mobiles[modifier]
Le train spécial (Führersonderzug)[modifier]
Le train spécial du Führer, Führersonderzug en allemand, désigne le train fréquemment utilisé par Adolf Hitler pour voyager à travers l'Europe entre ses différents quartiers généraux (cf. infra)[9]. Ce train lui servait également de quartier général qui était appelé FHQu Frühlingssturm (vent de printemps) quand pendant la Campagne des Balkans au printemps 1941, il fut localisé à Mönichkirchen en Autriche. Auparavant en 1940 le train était nommé Führersonderzug "Amerika" et fut désigné après sous le code de Führersonderzug "Brandenburg". Après la campagne des Balkans, le train ne fut plus utilisé comme quartier général mais Hitler l'utilisa toujours pour ses déplacements entre Berlin, Berchtesgaden et Munich notamment.
La composition exacte du Führersonderzug n'est pas connue avec certitude, néanmoins un nombre important de détails sont révélés par les informations du départ "Bln 2009", quand le train partit d'Anhalter Bahnhof à Berlin le 23 juin 1941 pour arriver à Wolfsschanze le 24 juin 1941
Les dix-sept voitures sont dans l'ordre[2] :
- Deux locomotives en tandem, l'une derrière l'autre.
- Une voiture Flakwagen armée de deux canons anti-aériens.
- Une voiture contenant les bagages.
- Le Führerwagen pour l'usage personnel de Hitler
- Le Befehlswagen (voiture de commandement) incluant une salle de conférence et un centre de télécommunications.
- Le Begleitkommandowagen, pour le Führerbegleitkommando (unité chargée de la protection de Hitler).
- Une voiture salle à manger.
- Deux voitures pour invités.
- Le Badewagen (voiture salle de bains).
- Une seconde voiture salle à manger.
- Deux voitures-couchettes pour le personnel.
- Un Pressewagen (voiture pour la presse).
- Une seconde voiture contenant les bagages.
- Une dernière Flakwagen.
Autres trains spéciaux[modifier]
On pouvait également trouver d'autres trains spéciaux (Sonderzug en allemand) utilisés par les dignitaires ou les chefs militaires du régime[1],[3];
- Ministerzug (Train des ministres) utilisé par Joachim von Ribbentrop et Heinrich Himmler
- Sonderzug "Afrika" (aussi appelé "Braunschweig"), utilisé par le chef du commandement suprême des forces armées allemandes (Oberkommando der Wehrmacht (OKW))
- Sonderzug "Asien" (aussi appelé "Pommern") utilisé par Hermann Göring
- Sonderzug "Atlantik" (aussi appelé "Auerhahn"), utilisé par le commandant en chef de le Kriegsmarine
- Sonderzug "Atlas" (aussi appelé "Franken"), un train de commandement utilisé par l'état-major d'opérations des forces armées (Wehrmachtführungsstabes)
- Sonderzug "Enzian", train de commandement utilisé par le chef du service de renseignement de la Luftwaffe (Nachrichtenwesens der Luftwaffe)
- Sonderzug "Ostpreußen" (aussi appelé "Sonderzug 4"), utilisé par le commandement de la Wehrmacht (Oberkommando des Heeres (OKH))
- Sonderzug "Robinson 1", utilisé par le commandement de la Luftwaffe
- Sonderzug "Robinson 2", utilisé par le chef d'état-major de la Luftwaffe
- Sonderzug "Steiermark" (aussi appelé "Heinrich" et "Transport 44") utilisé par Heinrich Himmler
- Sonderzug "Westfalen", utilisé par Joachim von Ribbentrop
- Sonderzug "Württemberg", utilisé par le chef d'État-Major de la Heer (Gen. St.d. H. - Generalstabs des Heeres)
Références[modifier]
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Führer Headquarters » (voir la liste des auteurs)
- Beevor, Antony, Berlin - The Downfall 1945
- Eberle, Henrik and Uhl, Matthias, The Unknown Hitler
- Hansen, Hans-Josef: Felsennest - Das vergessene Führerhauptquartier in der Eifel. Bau, Nutzung, Zerstörung. Aachen 2006, Helios-Verlag, ISBN 3-938208-21-X.
- Kuffner, Alexander: Zeitreiseführer Eifel 1933-45. Helios, Aachen 2007, ISBN 978-3-938208-42-7.
- Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After the Battle, No.19, Special Edition, Battle of Britain International Ltd, 1977, London
- Ramsey, Winston G. (editor) & Posch, Tom (researcher), The Berlin Führerbunker: The Thirteenth Hole, After the Battle, No.61, Special Edition, Battle of Britain International Ltd, 1988, London
- von Loringhoven, Bernd Freytag/d’Alançon, François: Mit Hitler im Bunker. Aufzeichnungen aus dem Führerhauptquartier Juli 1944 – April 1945. Berlin 2005, wjs-Verlag, ISBN 3-937989-14-5.
- Schulz, Alfons: Drei Jahre in der Nachrichtenzentrale des Führerhauptquartiers. Christiana-Verlag, Stein am Rhein. 2. Aufl. 1997. ISBN 3-7171-1028-4.
- Seidler, Franz W./Zeigert, Dieter : Die Führerhauptquartiere. Anlagen und Planungen im Zweiten Weltkrieg. München: Herbig 2000. ISBN 3-7766-2154-0.
Notes et références[modifier]
- Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After The Battle, non.19, p. 48-51.
- Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After The Battle, non.19, p. 2-3.
- Der Kommandant Führerhauptquartier from Das Bundesarchiv (German, www.bundesarchiv.de)
- Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After The Battle, non.19, p. 4.
- The Berlin Führerbunker: The Thirteenth Hole, After the Battle, non.61 Special Edition (entire)
- Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After The Battle, non.19, p. 18.
- Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After The Battle, non.19, p. 28.
- Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After The Battle, non.19, p. 10.
- Raiber, Richard, Guide to Hitler's Headquarters, After The Battle, non.19, Intro-p. 1.