Quantilly

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Quantilly
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Cher
Arrondissement Bourges
Canton Saint-Martin-d'Auxigny
Intercommunalité Communauté de communes en Terres Vives
Maire
Mandat
Béatrice Damade
2014-2020
Code postal 18110
Code commune 18189
Démographie
Population
municipale
435 hab. (2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 13′ 30″ N 2° 26′ 44″ E / 47.225, 2.445647° 13′ 30″ Nord 2° 26′ 44″ Est / 47.225, 2.4456  
Altitude Min. 161 m – Max. 286 m
Superficie 12,69 km2
Localisation

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Quantilly est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Quantilly est un village du Cher situé à 16 km au nord-est de Bourges, près de Saint-Palais et Menetou-Salon, dans une zone calcaire vallonnée à 200 m d'altitude, sur la route de Paris, dans le canton de Saint-Martin-d'Auxigny et dépendant de la Communauté de communes en Terres Vives.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Palais Achères Rose des vents
N Menetou-Salon
O    Quantilly    E
S
Saint-Martin-d'Auxigny
Saint-Georges-sur-Moulon
Vignoux-sous-les-Aix

Histoire[modifier | modifier le code]

L’art du jardin Renaissance à Quantilly. [1]

Lorsque Jacques Thiboust reconstitue le parc de Quantilly à partir de 1525, il va y introduire bois, vigne, fruitiers, potager.

Le bois :

Au nord il reconstitue un bois très fourni. « La chesnaye du chastel de Quantilly, tenant au fossez d’iceluy, fut semée en l’an mil cinq cent vingt cinq, de vingt deux boisseaux de gland, des foretz de Menetou Sallon et Boybelle… … Ensemble y furent semees, des chastaignes du pays, du marc de pomme, poires, nefles, alizes, nozelles, aiglantiers, et de tous aussy fournitz ; melles ensembles pour congnoistre lequel diceulx, seroit le plus comode pour le lieu. Et dès lors, fut icelluy buisson ordonné et populé par ledit seigneur de clappier et cognins, pour luy servir de garenne » (pages 122 -123)

La vigne :

En contrebas du château, et exposés au sud, il fait planter les vignes et un ensemble d’arbres fruitiers. La vigne fut plantée en 1525 et 1526 et repartie en quatre quartiers (p123) : « contient tant en vigne plantée comme en allées, vingt arpent et demy ou environ, partie ladite vigne, en quattre quartiers ». Les ceps de vigne provenaient de Beaune en Bourgogne, Orléans, Anjou, Sancerre, Saint-Satur, Issoudun.

« Le premier quartier, par bas et plus prochain dudit chastel, et plantée, moitié du plant de Beaune, qui a esté donné et envoyé audit Sr de Quantilly, par monsieur le greffier des esleuz dorleans, Me Claude de pévéllee ».

« Le deuxième quartier, du costé du Boys et par hault, est presque tout planté du plan de Marche et Anjou, que a donné et envoyé audy Sr Monsieur le Receveur des Aydes et Tailles en Anjou, Mr Charles Becdelieve et le reste fut parachevé du plant du pays mesme ». Il s’agit de Charles de Becdelièvre, seigneur de Sautonne en Berry, époux en première noce de Gilonne de Beaune, sœur de Jacques de Beaune-Semblançay, vicomte de Tours, ou bien d’un des fils du couple également appelé Charles de Becdelièvre, ce dernier étant mort sans postérité en 1548.

« Le troisième quartier, par bas, du costé du chemin de St Palais est quasi tout planté du plant de Sancerre et de St Satur, que a donné et envoyé à icelluy Sr de Quantilly, monseigneur labbé dudit St Satur, lequel est de la maison de Concressault. Et pour que ledy plant ne peut a tout suffisant, le reste dudy quartier fut parachevé de plant dyssoutun, des vignes de mortesangues, en la paroisse de St Lizaigne, près la commanderie de Lormethiault, appartenant dudi Sr ». La commanderie de l’Ormeteau était située dans l’Indre, à proximité de Sainte-Lizaigne.

« Et le Quatrième quartier, par hault, derrière le chemin de Saint Palais, fut planté en ladite année, mil cinq cent vingt six, de plant de vigne blanche du pays mesme, sauf en quelque endroit quil en fut planté du plant dorleans et d’Yssoutun, des vignes d’icelluy Sr de Quantilly ». Ici, est probablement fait référence aux vignes de Sainte-Lizaigne que possédait Thiboust.

Le verger :

Les arbres sont achetés à Tours en décembre 1527, et sont plantés vers le bas du jardin, près de l’église. Jacques Thiboust a fait venir des poiriers greffés sur ceux de Bergame, des pêchers, des pommiers, des pruniers de Damas, des amandiers, des pruniers de Milan, espèce qui avait été acclimatée par René d’Anjou au XVe siècle.

Le verger comporte quatorze rangs, on y trouve des poiriers de plusieurs variétés « Le premier rang, faisant la cloture de lallée tendant dudy chastel, a leglise, sont tous poiriers de bon chrestien » ou « le cinquieme rang, se commence par ung poirier de grosse magdalene, et le reste n’ont point de nom » ou encore « le septieme rang, sont les poiriers, le premier, est de Grosse Angoisse, le troisième, de bon chrestien, les autres et le second est de Rossignol », des pêchers rouges et blancs « le deuxiesme rang apres, sont huit peschers, dont la moitié, est rouge, et les autres sont blancs, excepté le sizieme peschers qui est aussi rouge », des pommiers « le quatrième rang… … après, sont deux pommiers de pergamme, troys pommiers de Milan, doublee cinq gros pommiers non antiz, qui sont doubles. Quatre pommiers de peduyonnée, deux pommiers de St Julian, et deux de Damas » ou encore « le neuvieme rang… … apres sont pommiers, et au bout, y a ung pommier de champvignat », d’amandiers « le sixieme rang est commencé par ung poirier de grosse Angoisse, et le reste sont pommiers et amandiers, sauf au bout, quil y a ung poirier de bon chrestien », des abricotiers « le huitieme rang est au commencement, un poirier de grosse Angoisse, après est long peschers de Sainct Jehan, et autres peschers du pays, et des abricots », des cerisiers « le treizieme rang se commence par ung cerisier de blanches, qui napporte point de fruit, le second est de blanc bygarreau, le troizième de rouge bygarreau, le quatriesme est de blanc bygarreau, et y a des pommiers » . (pages 124)

Le potager:

Il plantait en carrés ordonnés du basilic, de l’anis, des concombres, d’autres plantes aromatiques comme la Buglosse (langue de bœuf), des « pastennades », mais aussi des légumineuses, des choux, des blettes, de la laitue, des aubergines, des courges, de la bourrache, des épinards, des poireaux. Un aperçu du potager Renaissance de Quantilly nous est donné par l’énumération que fait Jacques Thiboust dans «Les temps des saisons des semences de toutes graines et quant il les fault le planter ». (page 98)

«Pastennades se doyvent semer a lentree de may jusques a la Sainct Jehan Baptiste lune vielle

Feverols se doyvent semer en avril et may lune vieelle et point ne les arrouzes quilz ne soient nets

Ressors se doyvent semer depuis la fin de mars jusques a la Toussaincts lune vielle et tous les moys en aurez

Lectues vertes se doivent semer depuis Noel jusques a lentree daoust

Roquette se seme tous les moys lune vielle

Licorée blanche se seme en mars avril et may, puis quant elle est grande la fault couvrir de terre

Obergynes se seme en fevrier mars et avril. Lune vielle

Harricot se doit semer depuis lentree daoust jusques a la fin de mars. Lune vielle

Choux vers se doyvent semer depuis la fin mars jusques a la Sainct Jehan Bapt. Lune vielle

Choux blancs se doyvent semer depuis la fin de mars jusques a la Sainct Jehan Bapt. Lune vielle

Choux cabus se doyvent semer depuis la fin fevrier jusques a la fin de may

Oignons se doyvent semer a lentree daoust jusques à la Sainct Michel et quant seront grans d’un peu le replanter lune vielle

Lectues blanches se doyvent semer depuis lentrée daoust jusques a Noel. Lune vielle et replanter

Persil se doit semer depuis Sainct Andre jusques a la fin de mars lune vielle

Courges se doyvent semer en mars et avril lune vielle et replanter

Bourraches se doyvent semer a toutes lunes vielles

Poupons se doyvent semer en mars et avril et puis replanter quand seront grand d’un demy pied

Blectes se doyvent semer depuis la fin de janvier jusques en mars. Lune vielle et replanter

Espinard de deux sortes se sement tous les mois de lan lune vieelle

Fabrege se seme en mars et avril lune vielle

Escarchaulses autrement artichaulx se sement en fevrier et mars et puis quant seront grades les replanter

Poiraulx se sement en fevrier et mars lune vielle».

La mention des artichaults est particulièrement intéressante car ils étaient très peu diffusés en France au début du XVIe siècle. Nous avons pu lire qu’ils avaient été importés d’Italie dans le Sud de la France en avignonnais vers 1537 ! Ils étaient arrivés à Quantilly avant cette date.

La présence de l'eau:

Pour agrémenter le jardin Thiboust fit construire un pavillon et une fontaine, selon le modèle italien ; « plus fauldra faire ung lavoyer au bas du jardoin au dessoubz de la fontaine, et sera fait ledit lavoyer a deux estaiges. Item, plus fauldra faire une lice de deux coustez dudit lavoyer et seront faites lesdites lices de la longueur que la place le comporte et contient, pour evyter que les enffans ne tumbent audit lavoyer ».

La seigneurie de Quantilly[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Quantilly était le siège d'une seigneurie, au centre de laquelle on trouvait la maison forte. Dans un acte de vente de la maison forte en date du 26 avril 1524 en faveur de Jacques Thiboust, la grange est citée : « devant ladicte maison y a une grant grange ensemble plusieurs tectz a bestes, en laquelle grange on peut loger une grosse quantité de gerbes est un des beaulx vaisseaulx de grange qui soit la autour, toute la couvertire de thuylles »[2],[3].

Seigneurs de Quantilly

Jean Rogier le jeune acheta le 26 avril 1503 la terre et seigneurie de Quantilly moyennant la somme de 400 livres tournois et l’échange d’une maison qu’il possédait dans la paroisse de Pigny comprenant deux corps d’hôtel, des cens, une grange, un jardin, deux arpents de pré, quatre arpents et demi de vignes et « quatre chefs de poullaille » de rente. Il prêta hommage à l’archevêque le 6 mai 1503 en versant 25 écus d’or de droit de rachat. Le 19 septembre 1505, il acheta à Jean Genton divers biens dans la paroisse de Quantilly pour 50 livres tournois, et le 8 octobre 1507, il obtint par lettre de Louis XII une réponse favorable à sa demande pour ouvrir à Quantilly deux foires, l’une le 20 juin et l’autre le 3 février.

Jean Rogier le jeune a fait construire le château. Sur son histoire familiale, nous apprenons qu'il était le fils de Guillaume Rogier et de Colette de Chasteaufort et avait trois frères : Guillaume, chanoine de Notre Dame de Sales, Pierre chanoine de Saint Pierre de Puellier, et Jacques. Il épousa Marguerite Esterlin dont il eut trois filles : Marie épouse de Jehan de Morogues, Jehanne épouse de Jehan Piat, veuve avant 1524 et Suzanne épouse de Pierre Montagu[4]. Jean Rogier le jeune mourut en février 1524 et ses filles vendirent la propriété de Quantilly à Jacques Thiboust moyennant la somme de 5820 livres pour cette seigneurie comprenant désormais un château, une métairie avec deux maisons, une autre métairie et des cens[5],[6]. La seigneurie de Quantilly est ensuite entrée dans la famille Bigot par le mariage d’Étienne II Bigot avec Marie Thiboust.

Disgrâce après le faux pas de la Ligue ou besoin d’argent pour Étienne Bigot : vraie ou fausse raison de la location de la seigneurie de Quantilly?

Sous l’impulsion de Claude de La Châtre, gouverneur du Berry, engagé aux côtés des Guise, le gouvernement de la province passa dans le camp des ligueurs, opposé au parti des loyalistes rangés derrière Henri III puis Henri de Navarre futur Henri IV. Les familles de notables berruyers, après s’être divisées entre catholiques et réformés, se divisèrent parfois entre le parti de la Ligue et celui des loyalistes. Les divergences de sensibilité religieuse n’empêchaient cependant pas l’entraide en famille comme l’illustre un épisode de la vie locale à Quantilly entre les familles Prévost et Bigot.

Il existait au moins deux familles Prévost en Berry. L’une établie à Issoudun au milieu du XVe siècle (Prévost de Saint-Cyr), l’autre établie à Bourges, paroisse de Saint Médard, à la fin du XVe siècle[7]. Les alliances familiales sont parfois flatteuses. Bernard Prévost, marié à Jeanne de Gaillard avait en effet un beau-frère (Michel de Gaillard) favori de Louis XI, receveur de ses finances et général des galéaces de France en 1480, dont un des fils également prénommé Michel épousa à Amboise en 1512 la demi-sœur de François Ier, souveraine de Valois-Angoulême. Les deux familles Prévost ont eu des liens avec les milieux réformés. Bertrand Prévost, prévôt d’Issoudun en 1566, est mentionné huguenot par Girard de Villesaison[8]. Pierre II Prévost, conseiller au présidial d’Issoudun, fût pour sa part arrêté lorsque la ville tomba aux mains des ligueurs au printemps 1589[9]. L’influence de la religion réformée est révélée pour la branche de Bourges dans le choix des prénoms. L’un des fils de Jehan Prévost, lieutenant à Quantilly et de Louise Commaille s’appelait Hélie (docteur en médecine). Pierre Prévost l’aîné, notaire à Quantilly, époux de Suzanne Marchant et frère de Jehan Prévost sus-cité, avait un fils prénommé Abraham. Abraham se maria avec la fille d’un ministre à Issoudun, Anne Favou. Les familles Prévost d’Issoudun et de Bourges se réunirent par le mariage d’un autre Hélie Prévost (branche d’Issoudun), seigneur de Touzelle, avec Suzanne, fille d’Abraham déjà cité. Hélie Prévost de Touzelle était en 1669 membre du Consistoire d’Henrichemont-Boisbelle, conseil composé d’anciens, qui avait pouvoir de censure sur les fidèles réformés[10].

Pour leur part, les Bigot étaient seigneurs de Quantilly depuis le mariage d’Étienne II Bigot avec Marie Thiboust. Cette seigneurie avait été achetée par Jacques Thiboust aux héritières de Jean Rogier le jeune (mort en 1524). La prise de parti d’Étienne III Bigot pour la Ligue peut surprendre eu égard aux alliances familiales qu’il avait dans les milieux réformés puis loyalistes. Il est en effet le neveu de Jean IV Arthuis et le cousin de François III Arthuis, la famille Arthuis ayant largement animé le réseau protestant d’Issoudun. Pour Alain Collas, notre homme réussit habilement à laver ce faux pas ligueur! Bien qu’ayant été échevin de Bourges pendant la Ligue, c’est lui qui a conduit la délégation de Bourges à la rencontre d’Henri IV à Senlis le 18 mai 1594 et c’est encore lui qui prit la parole devant le souverain pour présenter la soumission de la ville de Bourges. Cela lui permit d’accéder aux postes clés de la ville de Bourges dont il fut maire en 1599 et 1600 et avocat au siège présidial.

Les anciens protestants avaient une sensibilité qui les rapprochait évidemment plus des milieux loyalistes que des ligueurs ! Faut-il pour autant voir dans la victoire des loyalistes, la raison de la location de Quantilly aux Prévost comme le suggère Alain Collas dans L’ascension sociale des notables urbains. L’exemple de Bourges : 1286-1600? Les liens de parentèle nous semblent mieux expliquer le cas particulier de Quantilly.

Nous retrouvons en effet notre Jehan Prévost époux de Louise Commaille, qualifié de lieutenant au bailliage de Quantilly dans le contrat de mariage de sa fille Catherine Prévost avec Thomas Mercier, sergent royal, habitant Bourges. Le contrat a été passé devant maître Rousset le 24 mai 1589[11]. Parmi les témoins du mariage sont mentionnés Marie Thiboust veuve d’Étienne II Bigot ainsi que ses enfants : Claude Bigot, avocat au parlement de Paris, Étienne III Bigot, seigneur d’Osmoy, avocat au bailliage de Berry et siège présidial de Bourges, Pierre Bigot également avocat, Marie Bigot épouse de Pierre Bengy, seigneur de Fontillay, receveur des aides et tailles en Berry. Nous rencontrons également Pierre Prévost (le frère de Jehan), bourgeois de Bourges, époux de Françoise Fouchier et un Pierre Dupont, seigneur de Lavau, marié à Catherine Jobert.

Le rapprochement entre les familles Bigot et Prévost passe par un réseau filiatif complexe que le contrat de mariage de 1589 nous permet d’appréhender. Les liens se font par la famille Dupont. Pierre Bigot, le frère d’Étienne II Bigot, donc le beau-frère de Marie Thiboust, avait épousé Marie Dupont, fille de Denis Dupont, un avocat connu pour avoir commenté la coutume de Blois. Denis et André Dupont sont les enfants du couple François Dupont–Jeanne Bouchier. Jeanne Bouchier est la petite fille d’André Bouchier, échevin de Bourges en 1481. C’est également de cette famille qu’est issu le peintre berruyer Jean Boucher. Catherine Prévost est par la filiation de sa mère Louise Commaille, fille de Marguerite Dupont, l’arrière-arrière petite fille du couple François Dupont–Jeanne Bouchier.

Le 28 octobre 1596, Étienne III Bigot vendit les revenus annuels de Quantilly à Jean et Pierre III Prévost, moyennant la somme de 340 écus, trois sommes de pommes et poires, un boisseau de châtaignes, une douzaine de poules, six chapons, deux oies, et deux setiers d’avoine[12].

Plus que la disgrâce après le faux pas de la ligue ou le manque d’argent (bien qu’on en puisse toujours manquer !) suggérés par Alain Collas, le choix d’Étienne III Bigot de confier sa seigneurie de Quantilly aux Prévost s’inscrit dans la continuité d’une démarche familiale. Sa mère Marie Thiboust la louait déjà à Jehan Prévost époux de Louise Commaille en 1589. Peut-être même est-ce pour protéger leurs cousins Prévost au temps de la Ligue que les Bigot leur ont confié la gestion de leur seigneurie !

Les fermiers de Quantilly fin du XVIIe et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Les justice, terre, forêt et chatellenie de Saint-Palais furent reliées à l’archevêché de Bourges par la transaction passée le 12 septembre 1496 entre l’archevêque Guillaume de Cambrai et Jean Trousseau, écuyer, seigneur de "Boyscyramé". Jean Trousseau avait reçu en échange la seigneurie de Saint-Radegonde près de Dun-le-Roy. La seigneurie de Quantilly fut rattachée plus tardivement au domaine archiépiscopal.

Le 10 mai 1680, les terres et seigneuries de Saint-Palais et Quantilly ont été affermées à Jean Clavier et Marie Bouquin son épouse, tous deux demeurant au bourg de Saint-Martin-d’Auxigny. Le bail fut passé pour une durée de six années moyennant 2 600 livres par an et 3 000 boisseaux d’avoine [13],[14]. Le bail fut ensuite passé le 9 avril 1685[15] pour huit années toujours moyennant 2 600 livres par an et 3 000 boisseaux d’avoine, avec Michel de Saint Bonnet, bourgeois de la ville de Bourges, y demeurant en la paroisse de Saint-Pierre. Il était marié à Catherine d’Hardivilliers, fille de Pierre d’Hardivillier et Marie Cerisier[16]. Ils eurent pour enfants un garçon prénommé Joseph et deux filles. Joseph, avocat en parlement, fut chanoine de l’église Notre-Dame de Salles. Il mourut au château de la Chaîntre à Menetou-Salon. Le 1er mars 1700[17], ces seigneuries furent affermées à Michel Clavier, également habitant de la paroisse Saint-Pierre à Bourges. Le 23 août 1705, le bail de six années fut passé avec Pierre Garros et Catherine Ragu son épouse, tous deux également domiciliés paroisse Saint-Pierre à Bourges[18]. Ensuite, les seigneuries furent baillées à la famille Rabillon, originaire de Méry-es-Bois, qui a assumé la charge jusqu’à la Révolution française.

La "liève de Saint-Palais"[16] donne quelques informations sur la famille Rabillon. Barthélemy Rabillon y était inscrit comme laboureur, « demeurant au lieu de la Fondemille paroisse de Méry-es-Bois ». Il agissait alors « tant en son nom que comme tuteur de la communauté » pour ses frères François et Jacques Rabillon. Il avait également une sœur, Françoise Rabillon, qui fut mariée avec Antoine Milhiet originaire de Menetou-Salon. Les biens mentionnés alors étaient:

  • une pièce de pré appelée le pré « Brosse » contenant une journée, une maison située en la paroisse dudit Méry-es-Bois... ...iceluy pré légué aux Rabillon de la succession de François Rabillon leur père''
  • - pour la seizième partie d’un pré de la contenance de deux journées appelé la Poisterie
  • - un climat de terre de la contenue de 48 arpents ou environ assis en la paroisse de Méry-es-Bois, justice et seigneurie de Saint-Palais
  • - la moitié d’une maison à demeurer avec un four, cheminée, grenier assise au village de la Bessinerie paroisse de Mery-es-Bois
  • - plus la moitié d’un petit thoir à bœufs
  • - plus la moitié d’une grange, jardins
  • - plus la moitié d’une pièce de terre.

Un bail de six années fut passé le 12 juillet 1725[19] "en commun" avec Jacques Rabillon, « marchand-fermier demeurant au lieu du Gibaule paroisse de Méry-es-Bois », Marie Milhiet sa femme et Barthélémy Rabillon son frère. Les seigneuries de Saint-Palais et Quantilly furent louées moyennant le prix de 3 375 livres « payé en deux sommes égales jour de Noël et Saint-Jean-Baptiste ». Le bail de six années fut renouvelé aux mêmes conditions le 21 juillet 1732[20], avec cette fois Jacques Rabillon, Anne Vilpellée et Barthélémy Rabillon, qualifiés de "marchands fermiers demeurant ensemble à Quantilly". Anne Vilpellée était l’épouse en seconde noces de Jacques Rabillon. Le bail fut renouvelé le 12 mai 1737 pour une durée de neuf années et moyennant la somme annuelle de 3450 livres[21]. Le bail fut renouvelé aux mêmes conditions le 27 octobre 1746[22] par Louis Sallé, secrétaire de Frédéric-Jérôme de Roye de la Rochefoucauld. Il fut passé avec Jacques Rabillon et Anne Villepelée au château de Quantilly en présence de François Goblet, qualifié de bourgeois et Gilbert Courtin, garde. Enfin, le 2 avril 1789[23], Louis-Jean Fizellier de la Feuillie, vicaire général de Saint-Omer, procureur général de Jean-Auguste de Chastenet de Puységur, passa avec Jean Rabillon demeurant aux Marquions (paroisse de Quantilly) un bail de neuf années pour les seigneuries de Quantilly et Saint-Palais et moyennant la somme de 5 460 livres plus un pot de vin de 720 livres. Il était précisé dans le bail que le preneur recevrait de « la dame veuve Rabillon, sa mère, fermière actuelle », la prisée des moulins de Saint-Palais et Choday.

Les termes des clauses du bail de neuf années du 12 mai 1737[21] pris solidairement par Jacques Rabillon, Anne Villepelée son épouse et Barthélemy Rabillon permet d'avoir une vision assez précise du fonctionnement « administatif » de la seigneurie de Quantilly avant la Révolution française. Les preneurs étaient qualifiés de « marchands-fermiers demeurant au château de la paroisse de Quantilly ». Le bail comportait « les lieux, terres et seigneuries de Saint-Palais et Quantilly, leurs droits, appartenances, circonstances, dépendances, bastimens, domaines, héritages, rentes, même les nouveaux arrentements faits dans les anciennes coupes de la forêt de Saint-Palais appelés les Champvieux et autres terres actuellement arrentées, les droits de cens, d’arrerage, poulles, chapons et autres dus à mon dit seigneur tant dans la paroisse de Saint-Palais, Quantilly, que Mery-es-Bois, les profits desdit lods et ventes en cas de mutation, aliénation ou succession collatérale, les tabellionnage, le greffe des justices desdites seigneuries de Saint-Palais et Quantilly pour les preneurs pourront disposer et faire exécuter par lettre des personnes de l’âge et capacité requise qu’ils jugeront à propos pourvu toutefois qu’elles soyent agréables à mon dit seigneur et en état d’en accomplir les fonctions, et généralement tous les autres droits de quellequ’espèce et nature qu’ils puissent estre, dépendants desdites terres et seigneuries en quelque lieu qu’ils soient dudit assis ou situés sans en rien garder réserves ny retenir sinon ce qui sera cy après déclaré ».

Les Rabillon se devaient d'acquitter des charges diverses :

  • - "apporter au palais épiscopal 3 000 boisseaux d’avoine mesure de Bourges moyennant la somme de cinq sols par boisseau, somme qui sera déduite du loyer global"
  • - payer chaque année « aux officiers de justices de Saint-Palais et Quantilly, dont mon dit seigneur se préserve à luy seul le choix de nomination, les gages ou honoraires ordinaires et accoutumés, scavoir au bailly maître particulier des eaux et forêts de Saint-Palais la somme de trente six livres et au procureur de monseigneur en cette ville aussy celle de 24 livres, de loger et nourrir lesdit bailly, maître particulier des eaux et forêts de Saint-Palais, lieutenant procureur d’office, greffier, sergent et autres officiers lorsqu’ils tiendront leur audiences et qu’ils iront visiter la forêt de Saint-Palais et généralement lorsqu’ils seront occupés aux fonctions de leur ministère, les personnes chargées des ordres de mon dit seigneur ou de la régie de son temporel, lorsqu’ils iront à Saint-Palais, Quantilly et dépendances »
  • - fournir « aux frais et depences des procès criminels qui pourroient intervenir pendant le cours du présent bail jusqu’à sentence définitive, de faire conduire aussi à leurs frais et dépens lesdits criminels en la ville de Paris, où mon dit seigneur se charge de fournir aux frais des autres poursuites jusqu’à l’arrêt définitif, de faire ensuite par lesdits preneurs reconduire sur les lieux les mêmes criminels, pour l’exécution de l’arrêt de condamnation qui seroit contre eux prononcés, et de faire faire l’exécution encore à leurs frais et dépens, sans que néanmoins lesdits preneurs puissent prétendre lesdittes confiscations et amendes qui pourroient être prononcées contre les criminels, ny en causes civiles, celles auxquelles pourroient être condamnés aucun des justiciables desdites terres seigneuries et autre lieux fait pour délits ou prises de bestiaux endommageant dans la forêt de Saint-Palais ou ailleurs à quelqu’occasion que et fond quelque prétexte ce puisse être »
  • - "de payer aussy sans diminution du présent bail les rentes et charges ordinaires et accoutumées être payées aux sieurs curés de Saint-Palais et Quantilly, à l’abbaye de Lorroir et au titulaire de la vicairie simple de Saint-Jean fondée en l’église de Saint-Palais. Scavoir au sieur curé de Saint-Palais la somme de 60 livres d’argent, par forme de gratification et 96 boisseaux de bled par quart froment, méteil, marsèche et avoine. Au sieur curé de Quantilly, 96 boisseaux moitié froment, moitié méteil et 160 boisseaux avoine. À l’abbaye de Loroi, 300 boisseaux avoine. Au titulaire de la vicairie de Saint-Jean, 16 boisseaux méteil et 24 boisseaux avoine, le tout mesure de Bourges»
  • - "La rente de 112 livres duë par chacun an aux seigneurs de Menetou-Salon et de Champgrand au jour de Pasques, scavoir 37 livres 6 sols 8 deniers au seigneur de Menetou-Salon, et 74 livres 13 sols 4 deniers au seigneur de Champgrand»
  • - "et généralement toutes les autres rentes et charges tant en argent, grains qu’autrement de quellequ’espèce et nature que puisse être dues sur les dites terres et seigneuries de Saint-Palais, Quantilly, droits et biens ou héritages en dépendant, ont coutume d’être payées quoy que non exprimées par lesdites présentes»
  • - « d’entretenir tous les bastimens du château de Quantilly de toutes réparations locatives comme carreaux, vitres et marelles »
  • - « de refaire à leurs frais et dépens ainsy qu’ils y sont des à présent obligés les grandes et petites portes des cours jardins et bâtiments, tant en dehors qu’en dedans, soit en maçonnerie, charpente, ou menuiserie fournie de leurs gonds, bandes de fer et serrure en sorte qu’elles soyent en état d’ouvrir et fermer commodément et sécurément, de rétablir et le mettre en plomb toutes les vitres qui se trouveroient en avoir besoin, de laisser toutes les auges et rateliers des écuries en bon et suffisant état à la fin du présent bail, dans lesquels bastiments dudit château de Quantilly ne sont néanmoins compris ceux où demeure actuellement Louis Brunneau, garde, que mon dit seigneur se réserve pour en disposer comme il jugera à propos et de l’entretien desquels lesdits preneurs demeureront déchargés »
  • - « Outre les dites réparations locatives, lesdits preneurs seront encore tenus de faire leur charroi pour la conduite de tous les matériaux nécessaires pour les grosses réparations qui seront à la charge de mon dit seigneur de quelqu’espèce que ce puisse être tant aux bâtiment dudit château de Quantilly, domaine et autres dépendances des dites seigneuries de Saint-Palais et Quantilly, qu’aux chœurs des églises paroissiales de Saint-Palais, Quantilly, Mery-es-Bois, pour les portions seulement dont mon dit seigneur peut être tenu, à condition cependant que lesdits matériaux ne seroient pas pris plus loin qu’en cette ville de Bourges et au plus trois lieux des endroits où ils devront être employés »
  • - « seront tenus d’entretenir le jardin du château de Quantilly faisant partie du présent bail de toutes les façons ordinaires, de donner au moins tous les ans deux labours aux arbres fruitiers, pour lesquels il sera loisible à mon dit seigneur de prendre à son profit lorsqu’il sera sur ledit lieu ou personne de sa part les fruits qui lui conviendront et en cas qu’il meurt quelques-uns des dits arbres les preneurs les feront arracher après qu’ils auront été visités par quelqu’un de la part de mon dit seigneur ou feront planter d’autres de la même espèce et nature, seront aussy tenus de faire planter annuellement aux lieux qui leur seront indiqués deux douzaine d’arbres à fruits »
  • - « d’entretenir les vignes dépendantes desdites seigneuries de toutes les façons ordinaires »
  • - « comme aussy entretiendront les bois et bouchures des prés, vignes, les terres dépendantes des dites seigneuries ensemble lesdits fossés où il y en a, étampineront les prés, feront défricher les épines »
  • - « entretiendront encore lesdits preneurs les fossés, la bouchure du bois appelé la garenne de Quantilly, situé près le bourg... ... pourront les preneurs couper une fois seulement pendant le cours du présent bail le bois taillis de ladite garenne, à la charge de laisser lesdits balliveaux anciens et modernes même ceux de l’âge du taillis suivant la coutume et conformément à l’ordonnance des eaux et forêts »
  • - « auront pareillement la coupe des testaux qui sont dans les hayes des prés et terres qui ont accoutumé d’être étestés ce qu’ils feront en temps et saison sans pouvoir couper aucun des arbres par le pied »
  • - « A l’égard du bois appelé de Quantilly situé derrière le château, les dits preneurs ne pourront y rien prétendre en quelque sorte et façon que ce puisse être ny même envoyer paccager aucun bestiaux en quelque temps et saison que ce soit à peine de confiscation desdits bestiaux »
  • - « Ne pourront non plus lesdits preneurs rien prétendre dans les bois de la Tremblahe, dans quatre boisselées de terre appelées Les Volandes et dans la boisselée de jardin déguerpie par les frères Robert et que mon dit seigneur se réserve ny dans les bois taillis de la forêt de Saint-palais, non plus qu’aux Chablis, Versis et autres qui par impétuosité des vents, feu ou autrement seroient abattus ou rompus, mon dit seigneur se les réservant aussy bien que lesdits bois taillis pour en disposer comme il jugera à propos »
  • - « Appartiendra seulement aux dits preneurs la paisson et glandée dans la dite forêt sans que pour raison de ce ils puissent prétendre aucune diminution à cause de la coupe des anciens balliveaux accordée par le Roy à mon dit seigneur
  • - « Ne pourront les dits preneur ne rien prétendre dans les arrentements qui dans la suite pendant le cours du présent bail pouroient être faites soit dans les anciennes coupes de la dite forêt appelée le Champ Vieux et ailleurs, non plus que dans les droits, biens et héritages anciennement aliénés cy devant dépendant des dites seigneuries qui pourroient être retirés par mon dit seigneur qui se la réserve pour en disposer comme il jugera à propos »
  • - « ne pourront les dits preneurs recevoir la foy et hommage des fiefs et dépendances des dites seigneuries dont l’ouverture arriveroit pendant le cours du présent bail ny les aveux et le dénombrement »
  • - « leur appartiendra seulement les droits de rachat dont il sera loisible à mon dit seigneur de faire la composition, à laquelle lesdits preneurs seront tenus d’acquiescer à la fin du présent bail »
  • - « lesdits preneurs seront tenus de donner une liève en forme en parchemin déclarative de tous les droits et revenus desdites cens, terres et rentes et droits seigneuriaux desdites terres seigneuries et dépendances d’eux signée et affirmée véritable contenant la recette qu’ils en auront faite pendant le cours dudit bail avec noms, surnoms des nouveaux propriétaires et détenteurs qui auront payé lesdits droits et dont ils rapporteront les nouvelles reconnaissances »
  • - « demeureront les dits preneurs chargés du prisage des moulins de Saint-Palais et Choday, scavoir de celuy de Saint-Palais pour la somme de 325 livres dont le meunier est chargé par acte passé en présence de Cormier notaire en cette ville et de celuy du Chouday suivant l’estimation qui a été faite le (rien) à la somme de 259 livres ».

Les fermiers administraient ensuite les seigneuries en exploitant ou sous-louant. Ainsi un bail de six années est passé le 8 septembre 1729 moyennant "160 livres par chacun an conduit au logis du sieur bailleur en deux termes de payements égaux" entre "maître Jacques Rabillon, fermier des seigneuries de Saint-Palais et Quantilly" et Marie Callande, veuve de Silvin Léger, meunier, pour "le grand moulin siz dans la paroisse de Saint-Palais qui est le moulin banal" . Les preneurs sont tenus de faire les menues réparations s'il y a lieu[24]. Un autre bail de six années est passé le 22 mai 1732[25] moyennant la somme de 156 livres annuelles payables en deux fois à Noël et à la Saint Jean Baptiste, entre Jacques Rabillon et François Cartier, laboureur demeurant paroisse de Mery es Bois, pour les dîmes de "charnage, poix et chanvres et autres chozes de laditte paroisse de Mery es bois dependant de laditte seigneurie de Quantilly". Est exclue du bail la dîme de la "metairie du Gibault aux bailleurs appartenant"[26].

La Révolution française à Quantilly[modifier | modifier le code]

Les cahiers de doléances du Tiers-État[modifier | modifier le code]

Un arrêt du 8 août 1788 fixe la tenue des États généraux au 1er mai 1789. Des cahiers de doléances doivent être présentés au roi suivant une tradition qui est ancienne. Le règlement du 24 janvier 1789 prévoit que « tous les habitants composant le tiers état des villes ainsi que ceux des bourgs, paroisses et communautés de campagne seront tenus de s’assembler à l’effet de rédiger le cahier de leurs plaintes et doléances ». Les assemblées primaires se tiennent dans les campagnes à la fin février et surtout au début de mars 1789. Elles donnent lieu à la rédaction du procès verbal d’assemblée et du cahier de doléances.

À Quantilly, l’assemblée électorale se réunit le premier jour de mars sous le présidence de François Léonard Goblet, notaire de Saint-Palais et Quantilly, le procès verbal est dressé en présence de trente huit comparants (23 manœuvres, 11 laboureurs, 2 marchands, 1 fermier, 1 syndic).

À l’issue, les députés (Etienne Rabillon, marchand et Jean Rabillon syndic) sont chargés de « demander de la manière la plus forte et avec toutes les instances possibles » qu’il plaise au Roi :

  • 1°- de rétablir les grands bailliages comme le plus grand bien qu’il puisse procurer à ses sujets.
  • 2°- la suppression de la gabelle pour arrêter l’effusion du sang français et que le sel soit marchand comme dans les provinces de petites gabelles
  • 3°- la suppression du casuel des curés dans les campagnes, comme tribut aussi odieux pour eux que pour leurs paroissiens qui paient une dîme suffisante pour l’entretien de leurs pasteurs
  • 4°- qu’il plaise au Roi de ne mettre sur tous ses sujets qu’un seul et unique impôt pour tous les besoins de l’État et que ce seul et unique impôt soit réparti sur le haut et bas clergé, sur la haute et basse noblesse, sur le Tiers État d’une manière juste et légale, à proportion de ce que chaque particulier possède de propriété ou d’industrie.
  • 5°- que, lorsque le bien des pupilles ou mineurs exigera l’apposition des scellés ou de faire un inventaire des meubles de leur père et mère, le juge du lieu, son lieutenant, greffier et huissier ne puissent demander aucune vacation ou rétribution quelconque si la succession ne va pas à mille livres pour le mobilier, parcequ’il arrive très souvent, surtout dans les campagnes, que les meubles ne suffisent pas pour payer les frais de justice et que les infortunés pupilles et mineurs n’ont pas un seul drap qu’ils puissent arroser de leurs larmes; que, cependant, il plaise au Roi ordonner à ces officiers de justice de procéder à la mise des scellés et à l’inventaire à la requisition des parents des infortunés pupilles et mineurs, à peine d’en répondre solidairement en leur propre et privé nom, sauf à eux de recourir pour leurs honoraires aux seigneurs qui les ont pourvus ou à telle autre voie que la sagesse de Sa Majesté, qui ne respire que pour soulager les pauvres, lui inspirera.
  • 6°- demander que les députés aux États Généraux délibèrent en commun et donnent successivement leurs voix, pour être comptées par tête et non par ordre qui est le principe des abus et des injustices contre lequel le Tiers État est fondé de réclamer; qu’il faut, par conséquent changer la forme des délibérations par ordre quand même elle aurait une autre base que l’usage, qu’il suffirait qu’elle fût le principe des abus, contre lequel le Tiers État doit réclamer et implorer la justice du Roi et intéresser son inclination bienfaisante pour le Tiers État'' » .

Il est demandé par ailleurs au Roi de réduire « le contrôle au même taux où il était lors de l’édit de création, de même que le centième denier et, enfin, que les aides et entrées des villes soient entièrement supprimées ».

Le recensement des grains pendant la Terreur[modifier | modifier le code]

Recensement des grains dans le district de Bourges an II de la République[27] :

Un recensement des grains dans le district de Bourges fut ordonné par le Comité de salut public, il commença le 4 germinal pour se terminer le 24 floréal an II de la République. Le district de Bourges englobait les cantons de Bourges, Saint-Martin, Marmagne, Savigny, Saint-Florent, Levet, Les Aix, Vilquier, Menetou, Charost. Les valeurs enregistrées ont été transcrites pour chaque canton en boisseaux mesure de Bourges puis converties en quintaux. La conversion en unités de masse des unités de volume obéissait à la règle suivante: 20 kg par boisseau pour la farine, 23 pour le froment, 22 pour le méteil, 21 pour le seigle, 20 pour la mouture, 18 pour la marsèche, 12 pour l’ingrain et 12 pour l’avoine.

Les chiffres enregistrés sur le canton de Menetou-Salon ne correspondent pas parfaitement avec la somme calculée des valeurs fournies par les différentes communes. Les fautes de comptabilité commises par les agents en sont probablement la cause, les résultats ont ensuite été reportés sans être vérifiés. Par ailleurs la conversion des valeurs exprimées en boisseaux mesure des Aix à Paracy (qui faisaient un tiers de plus que ceux de Bourges) était sujette à de multiples erreurs. Les résultats peuvent toutefois être exploités mais il importe de rester vigilant sur l’interprétation de ces chiffres qui ont pu être minorés par rapport aux productions réelles. En effet, les récoltants pouvaient légitimement redouter des réquisitions de grains et avaient donc tout intérêt à sous-évaluer leur production.

La production globale de grains dans le district atteignait 52 465 boisseaux de farine, 20 509 de froment, 1 386 de méteil, 2 013 de seigle, 66 767 de mouture, 29 032 de marsèche, 2 923 d’ingrain, 36 168 d’avoine. Il existait des variations importantes de production entre les cantons, les Aix et Savigny produisaient le plus, Saint-Martin le moins. Pour le canton de Menetou, la production enregistrée était de 3 107 boisseaux de farine, 1892 de froment, 40 de méteil, 10 de seigle, 7 353 de mouture, 1 329 de marsèche, 36 d’ingrain, 2171 d’avoine. À Quantilly, elle était de 463 boisseaux de farine, 156 de froment, 677 de mouture, 44 d’orge, 278 d’avoine. La variabilité entre producteurs était à Quantilly de 1 à 60 boisseaux avec une médiane à 5 pour les 76 producteurs recensés de farine, de 2 à 25 avec une médiane à 11 pour les 14 producteurs de froment, de 2 à 50 avec une médiane à 6 pour les 62 producteurs de mouture, de 5 à 12 avec une médiane à 6,5 pour les 6 producteurs d’orge, de 2 à 100 avec une médiane à 7,5 boisseaux pour les 18 producteurs d’avoine. Les principaux récoltants de Quantilly étaient Étienne Rabillon avec 48 boisseaux de farine, 24 de froment, 30 de mouture et 100 d’avoine, François Rabillon avec 60 boisseaux de farine et 20 de froment, Jean Rabillon au moulin avec 12 boisseaux de farine, 18 de froment, 50 de mouture et 30 d’avoine, Jean Viplé avec 12 boisseaux de farine, 24 de mouture, 20 d’avoine et Silvain Viplé avec 34 boisseaux de mouture, Jean Salmon des Bongages avec 40 boisseaux de mouture et Salmon des Mijons avec 12 boisseaux d’orge[27].

Taxes et dons pendant les années révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Les dons volontaires versés en assignats, numéraire et en nature offerts en 1793 à la Caisse de Bienfaisance du Comité de Surveillance établie à Bourges[28] ont été enregistrés par le citoyen Laplanche le 27 septembre 1793. Sur cette liste figurent à Quantilly François et Jean Rabillon, chacun pour la somme de quatre cent livres. Dans les communes voisines, sont mentionnés Biet-Latremblaye à Saint-Palais pour trois cent livres, Paul et Étienne Clavier à Saint-Martin-d’Auxigny pour respectivement cinquante et vingt livres, Louis Ledoux à Vignoux pour cinq livres.

Parmi les imposés sur la taxe d’un million en 1793[28] figure Étienne Rabillon à Quantilly pour la somme de six mille livres. Dans les communes voisines figure Rozay à Vasselay pour la somme de deux mille cinq cent livres[29]. Cette somme recouvrée sur la taxe d’un million, arrêtée par le Conseil du département du Cher les 4, 5, 6, 9 et 12 mai 1793.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 2008 Pierre Remangeon    
mars 2008 en cours
(au 27 septembre 2014)
Béatrice Damade[30]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 435 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
763 539 567 773 782 760 775 850 896
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
911 915 801 810 746 712 721 704 716
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
683 670 626 520 469 429 390 376 400
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
402 401 352 346 456 442 445 439 426
2011 - - - - - - - -
435 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2004[32].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune a une vocation agricole avec des forêts, des vergers (pommes) et des vignobles.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

On y trouve le château de Quantilly du XVIIIe siècle et celui de Champgrand du XIXe siècle.

  • l'église paroissiale, dont le saint patron est traditionnellement saint Genou.
Article détaillé : saint Genou.
  • Le vieux château d'après les extraits du procès verbal de visite des bâtiments du château de Quantilly appartenant à l’archevêché de Bourges et des réparations à y entreprendre, dressé par les experts Bertrand et Ragueneau le 14 novembre 1729 et jours suivants .[33].
    • 1- Les vestiges du pont-levis

Nous nous sommes ensuite tranportés au chasteau de Quantilly, où estant avons remarqué qu’à l’entrée de la cour dudit chasteau il y avait autrefois un pont levy, duquel il n’en reste aucun vestige sinon les marques au mur du pavillon où estoient les flèches, ce pont seroit inutile à présent, y avoir un pont de bois stable et soutenu par des poutres recouvertes..............ou garde-fous des deux costés, il convient d’y mettre un soliveau de douze pieds de longueur, de huit pouces.....à la place d’un qui est cassé et attacher dessus deux..... de six pieds proche le guichet.

    • 2- Le pavillon à couverture de tuiles

A l’entrée dudit chasteau est un pavillon au-dessus du portail couvert de tuiles dans lequel est une chambre à cheminée, à remarquer qu’il faut refaire une toise et demy carrée de torchy et rétablir le carreau des murs au jambage du guichet qui est à côté de la grande porte d’entrée, mettre un parpin de deux pieds de long pour porter le gond d’en bas qui sera fait en patte d’oye et scellé en plomb, et pour le tout 9 livres.La couverture dudit pavillon est des escaliers est en état.Nous ne faisons aucune mention des réparations de menuiserie qui sont à faire à la grande ou petite porte du pavillon et escalier non plus que des fenestres.....en vitre, non plus que de tous les autres bastiments ou appartements cy après visités au fait que le fermier est tenu par une des clauses de son bail des réparations des bastiments, appartements qu’il occupe. Cy mémoire.

3- La chapelle

À côté dudit portail, à la gauche en entrant, est la chapelle qui est lambrisée en plein cintre, y avons reconnu que les eaux pluvialles provenant d’un eschenau qui est entre ladite chapelle et le grand bastiment ont poury la corniche et le bas du lambry, depuis le rétablissement de ladite chapelle, or que depuis peu il y a esté mis un eschenau neuf, or qu’il pleut encore à cet endroit, ce qui a fait tomber les enduits au despens de ladite corniche, il est nécessaire de faire aposer une autre corniche de seize pieds de long et mesme profil que l’ancienne, rétablir le lambry, enduire le mur où les enduits sont tombés et.....du mur, mettre trois cordeaux de fer de force et longueur suffisants pour porter ladite corniche et on remédiera à l’échénau pour empescher qu’il ne tombe plus d’eau à cet endroit, et pour le tout 36 livres. Avons observé qu’à ladite chapelle il n’y avoit point de tableau mais seulement la place pour y en recevoir un de 5 pieds de large sur 8 de hauteur, il est nécessaire d’y en mettre un convenable avec son cadre qui coutera 100 livres.

    • 4- Le bâtiment de droite avec grenier couvert de tuiles et flanqué de deux tours couvertes d’ardoises dont ne jouit pas le fermier (Rabillon)

Nous avons ensuite visité un bastiment, au rez-de-chaussée qui est à la droite en entrant dans ladite cour composé d’une salle, chambre, cabinet, garde robe, cuisine. En dessus d’ycelle grenier au-dessus couvert de tuiles et aussi flanqué de deux tours aux deux extrémités dudit bastiment du costé du jardin, couvertes d’ardoises. Avons connu comme il est nécessaire de recrespir et enduire les murs du bastiment et tant par le dehors que par le dedans, refaire le carreau du foyer de la première chambre, refaire une toise carrée du carreau dans la salle, mettre une traverse par le bas d’un chassy formant une croisée à la place d’une qui est cassée, arester au..........................................................................................................................de la porte du jardin dans le garde manger rattacher deux planchers qui sont levées, pour le tout 75 livres. Pour remettre les vitres en estat il conviendra la somme de 10 livres. Notons que si nous avons employé en ces articles le carreau, quelque menuiserie, c’est que le fermier au terme de la clause de son bail n’en est point tenu, ne jouissant point dudit bastiment. A la cuisine du même bastiment il manque une porte avec sa serrure qu’il faut refaire et mettre en place ou elle estoit autrefois, mettre un plancher de trois pieds par le bas de la porte du costé de la cour, dans le grenier relever quatre toises carrées de plancher et une toise carrée en haut de l’escalier, lequel plancher sera refait à neuf comme aussy sera fait et posé en place deux fenestres. Pour 36 livres. La charpente et couverture desdits bastiments et tours couvertes d’ardoises sont en état.

    • 5- Le petit bâtiment couvert de tuiles faisant face à la porte d’entrée du château.

A costé et joignant le bastiment cy-dessus est un autre pety bastiment faisant face à la porte d’entrée du chasteau dans lequel il y a une chambre et un escalier de bois qui est commun aux deux bastiments, la charpente dudit bastiment est construite en mansarde, couverte de tuile, il faut enserrer et jointayer le jambage de la porte d’entrée de l’escalier, boucher les trous qui sont aux murailles et crespir en dehors et dedans où il sera nécessaire avec un bon mortier de chaux et sable, le tout pour 25 livres.

    • 6- Le petit appentit où sont les commodités communes.

Joignant ledit bastiment sur le mesme allignement est un appentit où sont les commodités communes et un endroit où mettre le bois de chauffage. Il est nécessaire de refaire un des jambages de pierre de taille de la porte, y faire aposer une porte de menuiserie à la place de celle qui manque, y mettre deux bandes et un crocher. Les deux gonds sont en place. Pour le tout 10 livres. Il faut boucher les trous qui sont aux murailles et les crespir dans tous les endroits où ils sont dégradés, pour le tout 15 livres.

    • 7- La fontaine

Dans la dite cour, il y a un bassin d’une fontaine qui est en ruine par vétusté, lequel est inutile à rétablir. Cy mémoire.

    • 8- Le bâtiment à étage et grenier et tourelles aux extrémités où loge le fermier

A la gauche en entrant dans ladite cour est un bastiment où loge le fermier avec un étage hault, auquel on est conduit au rez-de-chaussée par un peron de dix marches de pierre qui finit sur une terrasse qui conduit aussy aux autres bastiments cy après, lequel bastiment consiste en deux chambres basses à cheminée, deux cabinets qui sont dans deux tourelles adossées aux deux extrémités du bastiment du costé du couchant, par le hault en deux chambres aussy à cheminées, deux cabinets, au-dessus de ceux du bas, un grenier aux dessus de la grandeur dudit bastiment.

est au-dessous de la chambre la plus proche du portail un cellier à mettre le vin, dans lequel nous avons reconnu qu’il est nécessaire de mettre une potence sous une.......joignant le mur du fond dudit cellier sur laquelle porte les solivaux, cette.....................................le milieu de ladite potence sera posé sur un pattin de...................qui sera fondé solidement, et pour le bois et autres matériaux 10 livres. Dans la première chambre au-dessus dudit cellier il est nécessaire de refaire la plate bande de pierre de taille de la croisée du costé du fossé. Au cabinet joignant ladite chambre il faut employer une toise et demy de plancher neuf à la place de celui qui est poury par les eaux pluvialles qui tombent dessus par le défaut de couverture qui n’est pas dans l’estat qu’elle doit être, entre ladite tourelle et le grand bastiment, on rétablira le carreau sur ledit plancher après qu’il avoit esté posé, pour le tout 4 livres. Ensuite sommes montés aux appartements hauts et grenier par un escalier de pierre à noyau renfermé d’une tourelle en saillie sur ladite terasse, nous sommes entrés dans la chambre sur la main gauche, et dans le cabinet de la tourelle où nous avons reconnu que..............ou plateforme de cette tourelle a quitté son assemblage et que pour retenir il est nécessaire de faire et poser en dessous une equerre de fer et une bande ou tiroir de deux pieds de long attachée aux.......... Au-dessus des deux chambres il faut raccomoder le plancher de torchy du grenier où il est dégradé, refaire le tuyau de la cheminée en briques de ladite première chambre à la gauche, le monter à la hauteur de deux pieds......25 livres. La couverture qui est de tuile a esté réparée mais il faut employer.........

    • 9- Un autre corps de logis avec boulangerie et cave voûtée

Joignant ledit bastiment est en retour du........est un autre corps de logis rétabli depuis environ dix ans, joignant en face........en mansarde couvert......de tuile, .....de longueur 8 toises qui consiste en une...., boulangerie, une chambre à coucher et un pety cabinet, nous avons reconnu que le plancher du grenier n’a point esté finy, qu’il convient le parachever pourquoi il sera fait douze toises carrées de planches neuf. Il est nécessaire de refaire le four à neuf de grandeur à cuire onze à douze boisseaux de bled, pour 30 livres. En dessous dudit bastiment est une cave voutée qui est en bon état. La terrasse qui est en face du bastiment a huit toises de longueur sur treize pieds de large soutenue par le dessous d’un mur de quatre pieds et demy de hauteur, il est nécessaire de caller et jointayer les marches et mur au mortier de chaux et ciment, pour 10 livres.

    • 10 Le jardin clos de murs, le pont de bois traversant le fossé, la terrasse

Nous nous sommes ensuite transporté dans le jardin par l’appartement du rez-de-chaussée qui est à droite en entrant dans ladite cour et en face de ladite terrasse, où nous avons examiné un pont de bois qui traverse le fossé, trente pieds de longueur sur huit de large garni de ....ou garde frise des deux costés avec une pile de maçonnerie où portent le bout des poutres, ledit pont est en totale ruine par les poutres et autres bois qui sont pourris par vétusté de sorte qu’il y a danger de passer dessus, il est nécessaire de le refaire à neuf en sa dite longueur et largeur, en bonnes poutres et bois convenables tant pour ledit pont que pour les appuis, ce qui coûte y compris les bois 200 livres. Après ledit pont est une terrasse en face du jardin soutenue par un mur de quarante toises de longueur de huit à neuf pieds de hauteur, avec un escalier en pierre à deux faces par le milieu pour descendre dans ledit jardin, et avons connu qu’il est nécessaire de refaire à neuf au lieu de ladite terrasse vingt toises carrées de maçonnerie aux endroits où les murs sont .........avec bon mortier de chaux et sable, rejointer et crespir le reste desdits murs, reposer et jointayer les marches desdits escaliers et la vouste qui est par le dessous, pour 180 livres. Nous avons ensuite visité les murs de l’enclos du jardin contenant en leur totalité cent quatre-vingts dix toises de contour et avons reconnu qu’il est nécessaire de refaire à neuf quinze toises carrées de muraille aux endroits où il y a des ........... et où les murs sont penchants et pourris par vétusté, jointayer et crespir tous lesdits murs en dehors et en dedans où ils sont dégradés au bon mortier de chaux et sable, raccommoder les chapiteaux et les mottes où couvrir de gazon de la mesme manière qu’ils sont à présent, estimé 300 livres. Nous avons reconnu qu’il n’y a aucun espalier le long des murs. Le long de la terrasse est en clair. Pour le jardin et les fossés, le fermier est tenu de rendre le tout en bon estat.

    • 11 La basse cour, le glacier, le colombier

A la sortie du jardin sommes entrés dans la basse cour du chasteau où nous avons ...........les fossés, où les murs qui y estoient fait un glacier, que nous avons nommé en total ruine de vétusté aussy bien que les fossés comblés depuis un temps immémoriable, le rétablissement desdits murs est inutile ainsi que le curement desdits fossés. Avons aussi connu que depuis la grande porte de la basse cour jusqu’au début de l’entrée du chasteau il y a esté faite une chaussée de pavés et qu’il est nécessaire d’en relever ou refaire dix toises carrées y compris celui qui est sous le pavillon, pour 10 livres. Ensuite nous avons visité le colombier qui est dans la basse cour a quinze toises de circonférence, avons connu que par le dehors il faut jointoyer le mur par le bas de trois pieds de hauteur au mortier de chaux et par le haut refaire seize toises carrées d’enduits avec bon mortier de chaux et sable, en dedans du colombier refaire dix toises carrées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jeanne de La Font ou Jeanne de La Fontaine. Poétesse en Berry. Auteur d’une traduction en vers de la Theseida de Boccace. Jan Everaerts communément appelé Jean Second, natif de La Haye en Flandres et auteur du Liber Basiorum ou Livre des baisers, lui a dédié une épitaphe.
    Blason famille de La Font
Anne de Graville et Jeanne de La Font, deux contemporaines ont traduit en vers le poème épique italien de Giovanni Boccace, la Theseida. Le poème avait été commandé par la reine Claude, fille aînée de Louis XII et d'Anne de Bretagne, première épouse de François Ier. Ce n’est probablement pas « à l’insu, et éloignées l’une de l’autre » comme le prétendait Bernard de La Monnoye (1641-1728) dans son commentaire sur la Bibliothèque de La Croix du Maine, qu’elles ont composé ces vers.
Dans ce récit s'affrontent deux jeunes habitants de Thèbes, Palemon et Arcita, afin de conquérir l'amour d'Emilia, sœur de la reine des Amazones, Hippolyte. Laissons à E. de Laqueuille l'honneur de nous résumer le poème. Thésée, roi d'Athènes, ayant déclaré la guerre au roi de Thèbes, Créon, il se livra une grande bataille dans laquelle furent faits prisonniers deux jeunes gens de la figure la plus noble et la plus agréable. Ils furent enfermés dans une tour du palais. La fenêtre de leur prison donnait sur les jardins; c'est là qu'ils virent la belle Emilia se promener. Pirithoüs, ami de Thésée, étant venu à Athènes et ayant appris qu'Arcita, qui avait fait ses premières armes avec lui, était prisonnier, demanda et obtint sa liberté à la condition qu'il sortirait de l'Attique. Désespoir d'Arcita de quitter les lieux habités par Emilia. Il rentre sous un faux nom et prend service dans les troupes athéniennes. Palemon, qui est parvenu à obtenir sa liberté, le rencontre et le reconnait: ils se donnent rendez-vous et se disputent Emilia les armes à la main. Hippolyte et sa sœur arrivent sur le lieu du combat et les séparent : la reine les presse de questions pour savoir la cause de leur querelle, et ayant appris que c'est la main de sa sœur qu'ils se disputent, elle déclare qu'elle appartiendra à celui des deux rivaux qui fera les plus grands exploits. Les princes y consentent, et le roi Thésée indique des fêtes guerrières où les deux champions devront se mesurer.
Au jour indiqué, Arcita va sacrifier dans le temple de Mars, Palémon de son côté sacrifie à Vénus, et Emilia à Diane. Le combat commence ; Arcita renverse Palémon, mais sans le blesser; on le proclame vainqueur: dans la joie du triomphe, il veut s'approcher du balcon d'où la reine Hippolyte contemplait le combat, mais son cheval se cabre, le renverse et le blesse dangereusement. Les chants de victoire se changent en cris de douleur. Tout le monde s'empresse autour du blessé ; Emilia elle-même accourt pour le soigner. Hippolyte propose d'unir les deux amants pour soulager la douleur d'Arcita ; Emilia y consent ; Arcita semble un moment se ranimer, mais bientôt il expire en recommandant à sa femme d'épouser son ami. On fait au malheureux prince de magnifiques funérailles : la belle Emilia semble inconsolable; mais Thésée intervient et finit par la décider à épouser Palémon.
Anne de Graville était fille de l'amiral Louis Malet de Graville et de Marie de Balsac, fille de Roffec de Balsac, sénéchal de Nîmes et Beaucaire. Fine lettrée, elle fut dame d'honneur de Claude de France (1499-1524) et confidente de Marguerite de Navarre (1492-1549). Elle avait épousé en 1508, sans l'accord de son père, son cousin germain Pierre de Balsac (1479-1501), seigneur d’Entraigues, fils de Robert de Balsac, frère de Roffec. Son père accusa le couple de « rapt et inceste » avec « consentement » et « ingratitude, offence et delictz » dans des testaments datés des 11 avril 1514 et 26 juin 1516. Testaments dans lesquels il réserva à sa fille Anne mille livres tournois de rente et dix mille écus d'or payables à sa mort à la condition expresse de renoncer à sa part d'héritage sur tous les biens meubles et immeubles. La vie privée d'Anne de Graville semble donc avoir été complexe.
Elle avait deux sœurs. L'ainée, Louise, fut mariée en 1497 à Jacques de Vendôme, vidame de Chartres, prince de Chabanais, grand-maître des eaux et forêts de France et de Bretagne, mort en 1507. La deuxième sœur, Jeanne de Graville, avait épousé Charles d’Amboise, seigneur de Chaumont, de Meillant et de Charenton, chevalier de l'Ordre du Roi, successivement grand-maître, maréchal puis amiral de France, son beau-père s'étant démis de sa fonction en sa faveur en 1508. Charles II d'Amboise de Chaumont mourut en 1511 à Corregio en Lombardie, région dont il avait été lieutenant-général dès 1501.
C'est grâce à Jeanne qu'une fille d'Anne était venue en Berry. Jeanne veuve, avait en effet acquis la seigneurie de Menetou-Salon, d’Artus de Villequier le 25 mars 1513. Elle en fit don à sa nièce Georgette de Balsac, fille d’Anne en 1517. Cette seigneurie entra par la suite dans la maison de Rhodes par le mariage de Georgette de Balsac, avec Jean Pot, chevalier, seigneur de Rhodes.
Jeanne de La Font avait pour sa part épousé le 16 janvier 1520 Jacques Thiboust, écuyer, seigneur de Quantilly, notaire et secrétaire du roi, puis de sa sœur Marguerite de Navarre. Nos deux châteaux de Quantilly et Menetou-Salon distants de moins de trois kilomètres, nous pensons qu'Anne de Graville et Jeanne Thiboust avaient pu s'y rencontrer.
Blason famille Thiboust
Jeanne de La Font était la fille de Jean de La Font, sieur de Vesnez-sous-Lugny (situé dans la vallée de l’Yévrette) et de Françoise Godard. Son père habitait la paroisse de Saint-Médard à Bourges et exerçait la marchandise, probablement de draps. Ses parents s’étaient mariés à Bourges le 2 mai 1502 (contrat Jean Poitevin, notaire à Bourges). Elle fut orpheline très jeune. Jean de La Font mourut en effet le 2 juillet 1505. Sa mère se remaria à Etienne Jaupitre, un marchand-drapier de Bourges, échevin en 1519-1520.
Blason famille Jaupitre
La famille Godard appartenait à ces familles d’officiers et de noblesse de cloche de Bourges.
Blason famille Godard
Parmi les frères de Françoise, il y avait Jean, seigneur du Solier, qui fut grenetier du grenier à scel de Bourges. Un autre frère, François, seigneur du Ruau puis de la Greslerie par son épouse Anne Fradet, fut échevin de Bourges en 1528 et 1550 puis maire de cette même ville en 1557. Le père de Françoise, Pierre Godart, seigneur du Solier, époux de Jeanne Poussin, exerçait aussi la marchandise. Le grand-père de Françoise, un autre Pierre Godart, époux de Jeanne de La Loë était associé de Jacques Cœur. Jeanne de La Loë étant quant à elle la fille d’un lieutenant-général à Bourges, Jean de La Loë, déchargé de sa fonction en 1442 à cause de son grand âge. Ce dernier était vraisemblablement le gendre de Guillaume Bastard, capitaine de la Grosse Tour de Bourges, lieutenant général pour le roi en Berry.
Concernant la noblesse de cloche, c’est Louis XI qui par lettres patentes en juin 1474, accorda le privilège de noblesse aux maires et échevins de la cité royale de Bourges. La noblesse était conférée à la lignée et postérité. Ces lettres furent confirmées par Charles VIII en 1491, Louis XII en 1498, François Ier en 1515 et 1538, Henri II en 1547, François II en 1559, Henri III en 1574, Henri IV en 1594, Louis XIII en 1615 et 1634, Louis XIV en 1651 et 1674. Louis XIII accorda aux maires et échevins des villes la jouissance de l’exemption et privilège de noblesse uniquement pendant le temps d’exercice de leurs charges. Néanmoins, en décembre 1634, en considération des services rendus par les habitants de Bourges au roi Charles VII, il accorda aux maires et échevins de Bourges et leur postérité de jouir du privilège de noblesse et autres exemptions conformément aux précédentes concessions[34].

Guillaume Augier (ou Ogier). [35] Peintre de Bourges, demeurant paroisse Saint Outrillet, d'après les rôles des tailles de la ville pour 1552-1558. Il est connu à Quantilly pour avoir réalisé dans l'église trois vitraux (disparus) sur la Passion du Christ pour Jacques Thiboust. Dans le terrier de Quantilly de Jacques Thiboust, la Crucifixion et le Saint Yves peuvent lui être attribués avec une quasi certitude (G48).

  • Jean Lauverjat, sieur de Champroux, receveur du domaine du duché de Berry et secrétaire de la reine Marguerite de Navarre, échevin à Bourges en 1528-29, fils de Philippon Lauverjat, commis à la recette des aides et tailles en Berry, puis receveur du roi en la ville de Bourges. Jean Lauverjat était l'époux de Jeanne Alabat, fille de Pierre Alabat, sieur de Boisjaffier, et de Marie Cotereau. Veuve, Jeanne Alabat, rendit foi et hommage pour la terre de Champroux, comme mouvant de celle de Chanay, à Jean de Lestang, sieur de Chanay, à cause de sa femme, Catherine de Lanoue.
Un frère de Jean, Gilbert Lauverjat, époux de Marie de Vaulx, fille de Jean de Vaulx, sieur de la Chesnaie au bailliage de Blois, et de Simone Compaing, est noté seigneur du Colombier. Dans un acte de foi et hommage à Jacques Thiboust passé devant Martin Chambellan : "personnellement noble homme Gillebert Lauverjat seygneur du Colombier et dame fille Marie de Vaulx sa femme fille de feu noble home Jehan de Vaulx en son vivant Sr de la Chesnaye au bailliage de Blois et dame fille Simone Compaing heritier pour une part de feu honorable home Denys Anjorrant de son vivant conseiller general de Monnay du Roy" (page 157)
La couple Jean Lauverjat-Jeanne Alabat nous invite à découvrir le cercle étroit des monnayeurs de Bourges. Veuve, Jeanne Alabat figurait en 1579 sur la liste des officiers de la Monnaie de Bourges ne travaillant pas. Elle était la fille de Pierre Alabat, noté en 1540 maître de la Monnaie et monnayeur, ce qui lui donnait accès à la charge d'officier de la Monnaie en tant que descendante en droite ligne de monnayeur. Pierre Alabat, sieur de Boisjaffier, était le fils d'un autre Pierre, sieur de la Chabotière, échevin de Bourges en 1514-1515, lui-même fils d'un autre Pierre, ce dernier étant fils d'un Jean Alabat, prud'homme élu en 1443 au gouvernement de Bourges, et époux de Perrette Ronsart, fille de Jean Ronsart, maître de la Monnaie de cette ville. Cette alliance explique probablement le rattachement des Alabat à la Monnaie de Bourges, où ils furent très représentés. Une autre femme, Anne Alabat, épouse de Jean Lamoignon, lieutenant général du prévost de Bourges, et fille de feu maître Loys Alabat, vivant avocat et également monnayeur, prêta serment en 1513 et fut reçue à la maîtrise de la Monnaie de Bourges.
La Monnaie offrait certains privilèges qui furent confirmés successivement en 1400 par Charles VI, en 1447 par Charles VII, en 1595 et 1601 par Henri IV, en 1616 par Louis XIII et en 1770 par Louis XV. Ces exemptions consistaient en franchises pour les monnayeurs et leurs familles de toutes tailles, impositions, subsides, levées de deniers quels qu'ils fussent, de guet et gardes de portes, de tutelles et curatelles, charges d'églises et hôpitaux, gardes de biens de justice et autres charges personnelles, avec prérogative de ne pouvoir être cités par devant une autre juridiction que celle de la cour des monnaies.
Jean Lauverjat porte d'azur à une face d'argent chargée de trois roses de gueules, à trois bâtons noueux d'or, 2.1. Les Alabat portent de gueules à trois sonnettes d'or[36].
  • Denis et Simon Anjorrant, généraux-maîtres des finances, Denis étant fils de Simon : ils sont connus à Quantilly par les hommages rendus au seigneur de Quantilly pour le moulin du Chouday. Hommage rendu par Simon Anjorrant à Antoinette de Maignelais (12 juillet 1458) puis hommage rendu à Jean Rogier le jeune par Denis Anjorrant. Rappelons qu'Antoinette de Maignelais, veuve du sieur de Villequier, favorite du roi Charles VII après la mort de sa cousine Agnès Sorel, avait acquis en 1456 Menetou-Salon pour la somme de 8 000 écus d'or. Elle fut l'une des principales bénéficiaires de la confiscation des biens de Jacques Cœur. Un autre grand vautour de la Cour, Antoine de Chabannes, comte de Dammartin, profita largement des confiscations car il put acquérir les terres de Saint-Fargeau, La Couldre, Perreuse, Champignolles, Mezilles, Villeneuve-les-Genêts, Saint-Morise sur l'aveyron, La Frenaye, Fontenelles et la baronnie de Toucy par adjudication du 30 juin 1455 pour le somme de 20000 écus d'or.
Les généraux-maîtres des monnaies furent séparés des maîtres des comptes et des trésoriers des finances en 1358. Ils furent érigés en chambre en 1358, par Charles, fils aîné de Jean Le Bon, pendant l'emprisonnement de son père. La chambre des monnaies fut établie au-dessus de la chambre des comptes. Avant l'établissement de cette chambre des monnaies, les généraux-maîtres étaient au nombre de trois. Leur nombre fut fixé à quatre avec l'établissement de la chambre des monnaies, puis à cinq par ordonnance du 28 novembre 1358 (Louvre-les-Paris). Leur nombre fut porté à huit par ordonnance du 27 janvier 1359 (Paris), dont six destinés pour la langue d'Oil et deux pour la langue d'Oc. Ceux de la langue d'Oc rendaient la justice dans les provinces de Guyenne, Languedoc, Provence. Charles VI par ordonnance du 7 janvier 1400 supprima deux des six généraux résidant à Paris. Suite aux désordres causés par la guerre avec les anglais, la chambre des Monnaies fut transférée dans la ville de Bourges le 27 avril 1418. Les généraux des monnaies ne regagnèrent Paris qu'en 1437, après que le roi d'Angleterre, les ducs de Belfort et de Glocester eurent été chassés de France. Le roi Charles VII par lettres patentes du 6 novembre 1437 (Issoudun) rétabli alors la chambre des monnaies en son ancien bureau du palais à Paris. Charles VII régla également le nombre des généraux-maîtres pour le fixer à sept par lettres en forme d'édit du 29 janvier 1443 (Poitiers). Parmi eux figure Ravaut Le Danois. Charles VII réduisit plus tard leur nombre à quatre par ordonnance du 18 septembre 1455. Ce nombre de quatre fut confirmé par Louis XI par lettres patentes du 20 juillet 1461 (Vannes), à nouveau confirmé par lettres patentes du 2 novembre 1475 (abbaye de Notre-Dame de la Victoire-les-Senlis). En 1475, Simon Anjorrant figure parmi les quatre généraux-maîtres. À ces quatre généraux furent attribués six cent livres par an pour gages et chevauchées, à prendre sur les deniers des finances du roi. Charles VIII, à son avènement à la couronne en 1483, augmenta leur nombre à six par lettres patentes du 24 février 1483. Denis Anjorrant y figure, alors que son père Simon est supprimé. Leur nombre fut ensuite augmenté à huit par ordonnance de Charles VIII du 13 janvier 1494 (Rome)[37].

- Joseph SALMON, dit Ernest(son second prénom), récipendiaire de la Légion d'honneur au grade de commandeur, gueule cassé, trépané, combattant et officier de l'armée française durant la Grande Guerre (1914-1918), participa à la bataille des Dardanelles en 1915.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives du Cher. Série G 61.
  2. Archives départementales du Cher, G48, no 16.
  3. Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 9782708407701), p. 94
  4. Archives départementales du Cher. Girard de Villesaison, 2F255.
  5. Alain Collas. L’ascension sociale des notables urbains. L’exemple de Bourges : 1286-1600, p 43
  6. Alain Collas. L’ascension sociale des notables urbains. L’exemple de Bourges : 1286-1600, p 43
  7. Girard de Villesaison, 2F254, n° 53
  8. Girard de Villesaison, 2F254, numéro 53
  9. Alain Collas. L’ascension sociale des notables urbains. L’exemple de Bourges : 1286-1600, page 141
  10. Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry, n°48, 1977, p 16-17
  11. Archives du Cher, E4758
  12. Alain Collas. L’ascension sociale des notables urbains. L’exemple de Bourges : 1286-1600, pages 45-46 et 144 d’après Archives Départementales du Cher, série G53, pièce 11
  13. Archives du Cher, série G 53, numéro 50.
  14. Archives du Cher, série G 53, numéro 50
  15. Archives départementales du Cher, série G 53, numéro 52
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  17. Archives du Cher, série G 53, numéro 62
  18. Archives départementales du Cher, série G 53, numéro 66
  19. Archives départementales du Cher, série G 53, numéro 68
  20. Archives du Cher, série G 53, numéro 72
  21. a et b Archives départementales du Cher, série G 53, numéro 76
  22. Archives départementales du Cher, série G 91, numéro 9
  23. Archives du Cher, série G 91, numéro 13
  24. Archives du Cher, série G 53, numéro 70
  25. Archives du Cher, série G 53, numéro 74
  26. Archives départementales du Cher, série G 53, numéros 50, 52, 62, 68, 70, 72, 74, 76 ; série G 85, liève de Saint-Palais ; série G91, numéros 9, 13
  27. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Arch18_L_178.
  28. a et b A.D.C. série L 128
  29. Archives départementales du Cher. Série L 128 ; Dons volontaires versés en assignats, numéraire et en nature à la Caisse de Bienfaisance du Comité de Surveillance établi à Bourges : Archives du Cher. Série L128
  30. Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 27 septembre 2014).
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  33. D'après Archives départementales du Cher. Série G 13, numéro 10, page 63 et suivantes
  34. Gaspard Thaumas de la Thaumassière. Histoire du Berry ; BOYER H. Un ménage littéraire en Berry au XVIe siècle (Jacques Thiboust et Jeanne de La Font) ; Rigoley de Juvigny J-A. Les bibliothèques françoises de La Croix du Maine et de Du Verdier. Tome premier. Page 608 ; GIRARD de VILLESAISON. Archives du cher. Cahiers Girard de Villesaison ; Mémoires de la Société archéologique d'Eure-et-Loir. Pages 328 et suivantes
  35. Goldman P. Quelques notes sur les artistes de Bourges à la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance. Cahiers d'archéologie et d'histoire du Berry. n° 152, 2002: 3-34.
  36. GIRARD de VILLESAISON. Archives Départementales du Cher ; THAUMAS de LA THAUMASSIERE G. Histoire du Berry, volume 1 ; BOYER VH. Étude et recherches historiques sur les monnaies de France. 1853. Page 326 ; MATER MD. Études sur la numismatique du Berry. Notes et documents sur la Monnaie de Bourges
  37. Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses. Migné. 1852 ; GOLDMAN Ph. Les changeurs de Bourges au XVe siècle. Extrait du Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze. Tome CXX, 1998


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