Qiu Jin

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Dans ce nom chinois, le nom de famille, Qiú, précède le nom personnel.
Qiu Jin
Qiu Jin

Qiú Jǐn (秋瑾), 8 novembre 1875 - 15 juillet 1907, est une poétesse chinoise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née au Fujian de parents petits fonctionnaires originaires de la ville de Shaoxing, elle se marie en 1896. Elle arrive à Pékin pour suivre son mari dans son travail. C'est en 1903 qu'elle commence peu à peu à penser et à agir autrement après le mouvement des Boxers réprimé en 1900. À cette époque, pour montrer son ressentiment envers le traitement réservé aux femmes sous la dynastie Qing et son gouvernement, elle s'habille en homme et manie le sabre. En 1904, pendant ses études, elle se révolte contre les autorités japonaises qui interdisent à tout étudiant des actions allant à l'encontre de la politique du gouvernement. En 1906, elle dirige la revue Femmes de Chine (Zhongguo nubao) à Shanghai. De retour à Shaoxing, elle occupe le poste d'enseignante dans une des premières écoles destinées aux filles. Depuis la ville de Shaoxing, elle tente de provoquer un coup d'État qui renverserait la dynastie des Qing mais cette action se traduit par un échec. Par ordre impérial, elle est condamnée à mort et est exécutée le 15 juillet 1907.

Un monument est érigé en sa mémoire par Sun Zhongshan (1866-1925) en 1913. Ce monument est situé à West Lake, dans le centre historique de la ville de Hangzhou, province chinoise de Zhejiang. De son œuvre littéraire, il ne reste que peu de traces aujourd'hui : seuls six des vingt chapitres de son projet Pierre de l'oiseau (Jingwei shi) furent retrouvés. Cette œuvre est une sorte de chanson en chinois populaire ou familier aussi connu sous le nom de tanci (conte accompagné d'un instrument de musique à cordes). Ce genre musical était surtout utilisé par et pour les femmes. Cette martyre révolutionnaire est devenue une icône en Chine. Cette femme était courageuse et engagée dans un combat qui consistait à montrer à l'empire de Chine que la place destinée aux femmes à cette époque était ignoble, révoltante ou injuste.

En 2011 un film a été produit relatant des faits de sa vie: "The Woman Knight of Mirror Lake" (une version francophone de ce film a le titre de "Qiu Jin, la guerrière").

  • prénoms sociaux: Xuánqīng (璿卿) et Jìngxióng (競雄)
  • Sobriquet : « La chevalière du lac miroir » (鑑湖女俠 Jiànhú Nǚxiá)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

(fr)http://www.letempsdescerises.net/noyau/index.php?menu_id=20&type=livre&idLivre=593&PHPSESSID=d22d2cc37cf4f7f877b32010542ffa55

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Gipoulon, « L'« intellectuel » au féminin : féminisme et révolution en Chine au début du XXe siècle », Extrême-Orient, Extrême-Occident, 1984, vol. 4, no 4, p. 159-173. [lire en ligne]
  • Encyclopédie de la Littérature, Le livre de poche, « La Pochothèque », 2e édition, pages : 1303,1304, ISBN 2-253-05301-5