Qal'at Salah El-Din
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| Coordonnées | |||||
| Pays | |||||
| Subdivision | Gouvernorat de Lattaquié | ||||
| Type | Culturel | ||||
| Critères | (ii) (iv) | ||||
| Superficie | 8,87 ha Zone tampon : 167 ha |
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| Numéro d’identification |
1229 | ||||
| Zone géographique | États arabes ** | ||||
| Année d’inscription | 2006 (30e session) | ||||
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* Descriptif officiel UNESCO ** Classification géographique UNESCO |
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Qal`at Salah El-Din (Qal`at Salah al-Din al-'Ayyûbî, en arabe : qalʾa ṣalāḥ al-dīn al-ʾayyūbī, قلعة صلاح الدين الأيوبي, « forteresse de Saladin l'Ayyoubide »), aussi connu sous le nom de Qal`at Sahyun (en arabe : qalʾa ṣahyūn, قلعة صهيون, altéré en Saône, Sahone, Sehunna, « château de Saône »), est une forteresse de Syrie. Elle est inscrite conjointement avec le Krak des Chevaliers depuis 2006 sur la liste du patrimoine mondial[1].
Sommaire |
[modifier] Histoire
La citadelle est très ancienne, la première construction date peut-être du début du premier millénaire av. J.‑C. par les Phéniciens. Ces derniers auraient dû la céder à Alexandre vers 334 av. J.-C.. La place est prise vers 947-949 par l’émir hamdanide d’Alep Ali Sayf al-Dawla. L’empereur byzantin Jean Ier Tzimiskès la prend en 974. Les Byzantins la conservent jusqu’à la fin du XIe siècle sauf pendant une période où elle est occupées par les Seldjoukides. C’est à cette époque que la structure de la forteresse prend forme. L‘ensemble est clôturé par une double enceinte côté est. Le fossé qui barre l’accès de ce côté n’est pas encore creusé[2].
Les croisés en prennent possession au début du XIIe siècle[2]. En 1119, elle est la propriété de la famille Puylaurens[3], donnée par Roger de Salerne, régent de la principauté d'Antioche. Pendant cette période les aménagements byzantins sont améliorés. Les croisés entreprennent le creusement du grand fossé et aménagent la pile qui permet de supporter la passerelle. C’est aussi pendant cette période qu’est construite la tour carrée de 24m de côté qui domine le front est[2].
En 1188, elle est conquise par Saladin qui la confie à Nasir al-Din Mankawars[2]. Elle tombe ensuite aux mains des Mongols jusqu’à sa prise par le mamelouk Baybars en 1272. En 1280, le gouverneur de la forteresse est Sunqur al-Achqar émir mamelouks rebelle qui tente de conquérir son indépendance. En 1281, il parvient à un accord avec le sultan Qala'ûn et participe à son côté à la deuxième bataille de Homs contre les Mongols. Sunqur al-Achqar est cependant délogé de la forteresse par Qala'ûn en 1287, après un siège d’un mois. Elle devient ensuite une résidence de gouverneurs d’un district de la province de Tripoli[2].
[modifier] Liens externes
- Maxime Goepp, Benjamin Saintamon, « Saône (Syrie) :: Principauté d'Antioche » sur Forteresses d'Orient
- Benjamin Michaudel, IFPO, « Le château de Saône/Qal’at Salâh al-Dîn » sur Un patrimoine syncrétique Châteaux et forteresses de l’époque des Croisades
[modifier] Notes et références
- Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din, site de l'UNESCO.
- Benjamin Michaudel, IFPO, « Le château de Saône/Qal’at Salâh al-Dîn » sur Un patrimoine syncrétique Châteaux et forteresses de l’époque des Croisades
- Maxime Goepp, Benjamin Saintamon, « Saône (Syrie) :: Principauté d'Antioche » sur Forteresses d'Orient
[modifier] Bibliographie
- G. Saadé, « Histoire du château de Saladin », dans Studi Medievali, vol. IX (3e série), no 2, 1968, p. 980-1016