Qabus ibn Said

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

17° 02′ 15″ N 54° 12′ 36″ E / 17.0376, 54.2099

Qabus ibn Said
قابوس بن سعيد ال بو سعيد
Qabus bin Said.jpg
Titre
30e Sultan d'Oman
Actuellement en fonction
Depuis le 23 juillet 1970
&&&&&&&&&&01520441 ans, 7 mois et 15 jours
Premier ministre Tariq ibn Taimur
lui-même
Prédécesseur Saïd ibn Taimour
2e Premier ministre d'Oman
Actuellement en fonction
Depuis le 2 janvier 1972
&&&&&&&&&&01467640 ans, 2 mois et 6 jours
Monarque lui-même
Prédécesseur Tariq ibn Taimur
Biographie
Dynastie Al Bu Sa'id
Nom de naissance Qaboos bin Said Al Said
Date de naissance 18 novembre 1940 (1940-11-18) (71 ans)
Lieu de naissance Flag of The Imamate of Oman.svg Salalah (Oman)
Père Saïd ibn Taimour
Mère Mazwon bint Ahmad

Coat of arms of Oman.svg
Sultans d'Oman

Qabus ibn Said (قابوس بن سعيد ال بو سعيد en arabe), né le 18 novembre 1940, est le sultan d'Oman depuis le 23 juillet 1970.

Sommaire

[modifier] Enfance

Descendant de la dynastie Al Bu Sa’id au pouvoir depuis 1744, fils du Sultan Saïd ibn Taymur, né à Salalah, la grande ville du sud du pays alors dénommé « Mascate et Oman », Qabus a connu une enfance solitaire et austère, interdit d’aller à la plage, de participer à des jeux, ou de parler avec ses précepteurs de questions étrangères à ses études.

À l’âge de 16 ans, il est envoyé en Angleterre pendant 5 ans, dans l’Académie privée de Bury St Edmunds, dans le Suffolk, où il devient un cavalier émérite et un grand amateur de musique classique. À sa sortie de la Académie royale militaire de Sandhurst en 1962, il sert pendant un an dans l’armée britannique en Allemagne en tant qu’officier du régiment des Scottish Rifles.

Après un grand tour du monde, il est rappelé en 1965 par son père qui le maintient en quasi détention.

[modifier] Le sultanat

Le 23 juillet 1970, Qabus ibn Said renverse son père Saïd ibn Taymur lors d'une révolution de palais. Oman, alors le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, est en pleine guerre civile. Grâce à l'aide de l'Iran et de la Grande-Bretagne, Qabus réussit à écraser la rébellion marxiste du Dhofar.

Tout en s'associant avec ses voisins (notamment l'Égypte), il mène une politique d'indépendance du pays. Sous son règne, le sultanat adhère à la Ligue arabe (29 septembre 1971), à l'ONU (7 octobre 1971) et à l'OMC (9 novembre 2000).

Ses efforts se concentrent également sur la modernisation du pays. Même si la loi a pour base le Coran, il a concédé le droit de vote et d'éligibilité aux femmes, plusieurs d'entre elles accédant notamment au poste de Ministre à partir de 2004.

En 2005, un complot orchestré par des islamistes visant à renverser son gouvernement est déjoué. Une trentaine de personnes seront condamnées à des peines de prisons allant de 7 à 20 ans.

Préparant la constitution d'un État de droit en Oman, il a progressivement abandonné l'absolutisme hérité de son père[1], œuvrant à une transition démocratique et égalitaire.

En 1996, le sultan a promulgué un décret clarifiant les règles de succession, instituant un Conseil bicaméral doté de certains pouvoirs législatifs et un Premier ministre, et garantissant des libertés civiles de base pour les citoyens omanis.

En 2003, la chambre basse du Conseil a été librement élue au suffrage universel direct pour la première fois, mais la chambre ne possède pas de réel pouvoir et ses membres ont interdiction de se réunir en partis politiques.

[modifier] Monument

La mosquée Qabus ibn Said, du nom du sultan, compte parmi les plus vastes du monde. Achevée en 2001, elle accueille 20 000 fidèles d'obédience ibadiste. Doté de 35 lustres et d'une salle de prière ornée d'un tapis de 4 600 m2, ce sanctuaire est ouvert à la visite des non-musulmans.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. En 1987, il cumulait encore avec les fonctions de chef de l'État celles de Premier ministre, de Ministre des Affaires étrangères et de Ministre de la Défense
Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues