Qabus ibn Saïd

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17° 02′ 15″ N 54° 12′ 36″ E / 17.0376, 54.2099

Qabus ibn Said
قابوس بن سعيد ال بو سعيد
Image illustrative de l'article Qabus ibn Saïd
Titre
30e sultan d'Oman
En fonction depuis le 23 juillet 1970
(&&&&&&&&&&01564042 ans, 9 mois et 25 jours )
Premier ministre Tariq ibn Taimur
Lui-même
Prédécesseur Saïd ibn Taimour
2e Premier ministre d'Oman
En fonction depuis le 2 janvier 1972
(&&&&&&&&&&01511241 ans, 4 mois et 16 jours)
Monarque Lui-même
Prédécesseur Tariq ibn Taimur
Biographie
Dynastie Al-Said
Nom de naissance Qaboos bin Said al-Said
Date de naissance 18 novembre 1940 (1940-11-18) (72 ans)
Lieu de naissance Salalah (Oman)
Père Saïd ibn Taimour
Mère Mazwon bint Ahmad

Qabus ibn Saïd
Sultans d'Oman
Politique à Oman
National emblem of Oman.svg

Qabus ibn Said (قابوس بن سعيد ال بو سعيد en arabe), né le 18 novembre 1940, est le sultan d'Oman depuis le 23 juillet 1970.

Sommaire

Enfance [modifier]

Descendant de la dynastie Al-Said au pouvoir depuis 1744, fils du Sultan Saïd ibn Taimour, né à Salalah, la grande ville du sud du pays alors dénommé « Mascate et Oman », Qabus a connu une enfance solitaire et austère, interdit d’aller à la plage, de participer à des jeux, ou de parler avec ses précepteurs de questions étrangères à ses études.

À l’âge de 16 ans, il est envoyé en Angleterre pendant 5 ans, d'abord à l’académie privée de Bury St Edmunds, dans le Suffolk, où il devient un cavalier émérite et un grand amateur de musique classique. Il étudie ensuite à l'académie royale militaire de Sandhurst jusqu'en 1962, puis sert pendant un an dans l’armée britannique en Allemagne en tant qu’officier du régiment des Scottish Rifles (en).

Après un grand tour du monde, il est rappelé en 1965 par son père qui le maintient en quasi détention.

Le sultanat [modifier]

Le 23 juillet 1970, Qabus ibn Said renverse son père Saïd ibn Taimour lors d'une révolution de palais. Oman, alors le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, est en pleine guerre civile. Grâce à l'aide de l'Iran et de la Grande-Bretagne, Qabus réussit à écraser la rébellion marxiste du Dhofar.

Tout en s'associant avec ses voisins (notamment l'Égypte), il mène une politique d'indépendance du pays. Sous son règne, le sultanat adhère à la Ligue arabe (29 septembre 1971), à l'ONU (7 octobre 1971) et à l'OMC (9 novembre 2000).

Ses efforts se concentrent également sur la modernisation du pays. Même si la loi a pour base le Coran, il a concédé le droit de vote et d'éligibilité aux femmes, plusieurs d'entre elles accédant notamment au poste de ministre à partir de 2004.

En 2005, un complot orchestré par des islamistes visant à renverser son gouvernement est déjoué. Une trentaine de personnes seront condamnées à des peines de prison allant de 7 à 20 ans.

Préparant la constitution d'un état de droit en Oman, il a progressivement abandonné l'absolutisme hérité de son père[1], œuvrant à une transition démocratique et égalitaire.

En 1996, le sultan a promulgué un décret clarifiant les règles de succession, instituant un Premier ministre et un Conseil bicaméral doté de certains pouvoirs législatifs, et garantissant des libertés civiles de base pour les citoyens omanais.

En 2003, la chambre basse du Conseil a été librement élue au suffrage universel direct pour la première fois, mais la chambre ne possède pas de réel pouvoir et ses membres ont interdiction de se réunir en partis politiques.

Succession [modifier]

C'est le fils aîné du sultan qui lui succède à sa mort. Faute d'héritier masculin, le sultan régnant peut nommer un frère ou tout autre parent mâle parmi les descendants du sultan Saïd. Le sultan Qabus n'a pas d'enfant et a indiqué qu'à son décès, il incombera à la famille royale de se réunir et de convenir du nom d'un candidat. Cependant, si la famille royale ne parvient pas à s'accorder sur un candidat, c'est le Conseil de défense qui décidera en se basant sur les deux noms que le sultan Qabus a placés dans des enveloppes scellées avant sa mort.

Monument [modifier]

La mosquée Qabus ibn Said, du nom du sultan, compte parmi les plus vastes du monde. Achevée en 2001, elle accueille 20 000 fidèles d'obédience ibadiste. Doté de 35 lustres et d'une salle de prière ornée d'un tapis de 4 600 m2, ce sanctuaire est ouvert à la visite des non-musulmans.

Voir aussi [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. En 1987, il cumulait encore avec les fonctions de chef de l'État celles de Premier ministre, de ministre des Affaires étrangères et de ministre de la Défense