Pyrrhotite

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Pyrrhotite
Catégorie II : sulfures et sulfosels[1]
Pyrrhotite – Mine de Santa Eulalia (Chihuahua) Mexique (10x10cm)

Pyrrhotite – Mine de Santa Eulalia (Chihuahua) Mexique (10x10cm)
Général
Numéro CAS 1310-50-5
Classe de Strunz
Classe de Dana
Formule brute FeS  [Polymorphes]Fe1-xS, avec 0<x<0,20
Identification
Masse formulaire[2] 85,118 ± 0,007 uma
Fe 62,33 %, S 37,67 %,
85,12 uma
Couleur bronze, rougeâtre, marron foncé
Classe cristalline et groupe d'espace prismatique ;A2/a
Système cristallin monoclinique
Réseau de Bravais A;P
Macle sur {1012}
Clivage imparfait à {0001} et {1120}
Cassure irrégulière
Habitus tabulaire ou prismatique en prismes hexagonaux; massif à granulaire
Échelle de Mohs 3.5-4
Trait gris-noir
Éclat métallique
Propriétés optiques
Pléochroïsme faible
Transparence opaque
Propriétés chimiques
Densité 4.58 - 4.65
Propriétés physiques
Magnétisme naturellement fort
Radioactivité aucune
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La pyrrhotite est une espèce minérale composée de sulfure de fer, de formule Fe1-xS, 0<x<0,20, à structure type nickéline, dureté 3½-4½, de couleur jaune–bronze, noircissant à l'air. La pyrrhotite cristallise en lamelles {001}.

Historique de la description et appellations[modifier | modifier le code]

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

Décrit par Johann August Friedrich Breithaupt en 1835. Du grec "PYRROTHES" = roux, en référence à sa couleur.

Topotype[modifier | modifier le code]

Mine de Chichibu, Akaïwa, Japon

Synonymie[modifier | modifier le code]

Caractéristiques physico-chimiques[modifier | modifier le code]

Variétés[modifier | modifier le code]

  • Cobaltoan Pyrrhotite : Variété cobaltifère de la pyrrhotite, connue à Elbrus caldera, Elbrus, Nord-Est de la région du Caucase, Russie[5].
  • Nickeloan Pyrrhotite : « pyrrhotite nickélifère ». Co-croissance de pyrrhotite et pentlandite connue dans de nombreuses occurrences, notamment en France dans l'Ariège : Étang de Lers, Col d'Agnès, Aulus-les-Bains, Saint-Girons[6]; et à La Freychinède, Col d'Agnès, Aulus-les-Bains, Saint-Girons.

Cristallochimie[modifier | modifier le code]

La pyrrhotite existe en plusieurs polytypes avec composition typique dans le domaine Fe1-xS qui diffèrent par l'ordonnancement des cations et des lacunes, toujours dans une structure de base nickéline :

  • polytype 4M (Fe7S8) groupe d'espace A 2/a
  • polytype 5H (Fe9S10)
  • polytype 6H (Fe11S12).

La plupart des pyrrhotites semblent être une inter-croissance des polytypes 4M et 5H.

Cristallographie[modifier | modifier le code]

  • Paramètres de la maille conventionnelle :a = 12,811 Å, b = 6,87 Å, c = 11,885 Å, Z = 26; bêta = 117,3 ° V = 929.51
  • Densité calculée = 3.95

Gîtes et gisements[modifier | modifier le code]

Gîtologie et minéraux associés[modifier | modifier le code]

Gîtologie 
La genèse typique est magmatique ; la genèse hydrothermale étant moins commune.
Minéraux associés 
pyrite, marcassite, chalcopyrite, pentlandite, magnétite,

calcite, dolomite.

Gisements remarquables[modifier | modifier le code]

  • Canada
Blue Bell Mine, Riondel, Slocan Mining Division, Colombie-Britannique[7],
  • France
Fumade, Castelnau-de-Brassac, Tarn [8]
Mine de Montbelleux, Luitré, Ille-et-Vilaine[9]
Bois du Roi, Les Chaillats (Chaillat), Servant, Puy-de-Dôme[10]
  • Kosovo
Complexe minier de Trepča, Mitrovica[11],
  • Mexique
Santa Eulalia District Chihuahua [12]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. Traité de minéralogie, Volume 2 Par Armand Dufrénoy p. 553 1856
  4. Cours de minéralogie Par Albert Auguste Cochon de Lapparent p. 736 1908
  5. Gurbanov, A.G., Bogatikov, O.A., Dokuchaev, A.Y., Gazeev, V.M., Abramov, S.S., Groznova, E.O., and Shevchenko, A.V. (2008): Ore-Bearing Hydrothermal Metasomatic Processes in the Elbrus Volcanic Center, the Northern Caucasus, Russia. Geology of Ore Deposits 50(3), 199-217.
  6. J.L. Bodinier et al. , Bull. Minéral. , 1987, 110, p. 345-358 / A.B. Woodland, Chemical Geology, 10 December 1996, vol. 134, no. 1, p. 83-112(30) / J.P. Lorand, 1989, Lithos, 23, 281-299
  7. Mineral. Rec. (1977) 8:34-3
  8. Werner, A.B.T., Sinclair, W.D., and Amey, E.B. (1998): US Geological Survey Circular 930-O.
  9. Pillard F., Chauris L., Laforêt C. (1985), Inventaire minéralogique de la France, Ed. BRGM, n°13, pp: 60-66
  10. G. Aubert : "Les coupoles granitiques de Montebras et d'Echassières (Massif Central Français) et la genèse de leur minéralisations (BRGM, 1969)
  11. Reference: Féraud J. (1979) - La mine " Stari-Trg " (Trepca, Yougoslavie) et ses richesses minéralogiques. Avec la collaboration de Mari D. et G. (1979) Minéraux et Fossiles, n° 59-60
  12. Panczner (1987): 77-395