Pyrgi

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42° 00′ 54.81″ N 11° 57′ 48.29″ E / 42.015225, 11.9634139

Détail d'une scène mythologique du Cycle thébain, (temple A à Pyrgi), Ve siècle av. J.-C.

Pyrgi est le nom grec (de Πυργοι qui signifie : « les tours ») d'une ville qui était l'un des principaux ports de la côte tyrrhénienne à l'époque étrusque située au nord-ouest de Caere.

La ville étrusque[modifier | modifier le code]

La ville de Pyrgi fut l'un des principaux ports de la côte tyrrhénienne à l'époque étrusque et plus tard romaine. Cette ville se situait près de l'actuel château de Santa Severa une frazione de Santa Marinella, distant d'environ de 50 km, au nord de Rome.

Dans la période antique, c'était le port de Caere qui était un important centre d'échanges duquel Pyrgi était éloigné d'environ 13 km et qui fut supplanté à partir du moment où les Étrusques devinrent une puissance maritime.

Des blocs polygonaux de calcaire et de grès, vestiges de ses remparts soigneusement calculés, entourent une zone rectangulaire d'environ 200 m de largeur et d'au moins 220 m de longueur.

Un riche temple, dont la fondation a été attribuée à Pélasges et dédié à Leucothea, se situait sur l'extrémité sud-ouest qui a été probablement détruite par la mer.

En -384, Pyrgi fut détruite et pillée par la flotte de Denys l'Ancien[1] et, après quelques décennies, elle devint romaine. Les Romains y ont établi une colonie qui est mentionnée en premier lieu en -191. Par la suite, Pyrgi a fourni du poisson à Rome.

Comme Punicum, située à 8 km au nord-ouest, où de nombreux restes de villas ont été découverts, elle devint une station estivale très prisée. Ces deux villes ont été des stations importantes sur la route côtière Via Aurelia.

Les fouilles[modifier | modifier le code]

En 1957 des fouilles archéologiques mirent en évidence une importante zone sacrée avec un temple et trois cellules, de nombreux fragments en terre cuite et un bas-relief célèbre illustrant l'épisode des Sept contre Thèbes.

En 1964 les Lamelles de Pyrgi furent découvertes. Recouvertes d'inscriptions étrusques et phéniciennes dédiées à la déesse Astarté, elle témoignent de la présence phénicienne en territoire étrusque.

Des tombes romaines « a cappuccina » (fosses couvertes de tuiles en toit) avec parfois des cendres funéraires conservées dans des amphores y furent découvertes dans la partie romaine de la ville, le long du tronçon sud-est d'un mur d'enceinte de pierre rectangulaire de 220 m sur 250 m, percé de trois portes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Strabon, V, 225 ; Diodore de Sicile, XV, 14, 3-4.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]