Pyramide de Couhard

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Pyramide de Couhard
La Pyramide de Couhard, face Sud-Ouest
La Pyramide de Couhard, face Sud-Ouest
Présentation
Période ou style Antiquité
Type Monument funéraire
Date de construction Ier siècle ap. J.-C.
Protection Ce monument fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1].
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Localité Autun
Localisation
Coordonnées 46° 56′ 36″ N 4° 18′ 51″ E / 46.94333, 4.31417 ()46° 56′ 36″ Nord 4° 18′ 51″ Est / 46.94333, 4.31417 ()  

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Pyramide de Couhard

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Pyramide de Couhard

La pyramide de Couhard (également appelée pierre de Couhard[2]) est un monument antique se dressant à proximité de l’ancienne nécropole du « Champ des Urnes » à Autun, commune française de Saône-et-Loire. Cette pyramide, qui surplombe la ville d’Autun, fut sans doute construite au Ier siècle après J.-C.

La pyramide de Couhard a été classée monument historique en 1840[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Son nom provient du hameau de Couhard, près duquel le monument se situe.

Fonction du monument[modifier | modifier le code]

La pyramide se dressait dans une des grandes nécropoles de la cité romaine d’Augustodunum, l’ancienne Autun : les cimetières de toutes les villes romaines se situaient toujours en dehors des murailles. La pyramide de Couhard, dont l’interprétation a donné lieu à de nombreuses controverses, était donc très probablement un monument funéraire : un tombeau recouvrant les restes d’un défunt, ou un cénotaphe célébrant sa mémoire.

Architecture[modifier | modifier le code]

La Pierre de Couhard d'après une aquarelle du XVIIIe siècle (Jean-Baptiste Lallemand 1716-1803), Bibliothèque nationale de France.

Seul le blocage intérieur nous est parvenu. Il était recouvert d’un parement régulier formant une pyramide et atteignait environ 33 mètres.

D’après un plan de la ville d’Autun datant de l’époque de François Ier, la pyramide aurait jadis été recouverte d’un parement de marbre blanc[3].

Fouilles[modifier | modifier le code]

La pyramide apparaît aujourd’hui percée d’un orifice, dû à des fouilles effectuées en 1640 par l’abbé de Castille. Ce dernier, qui espérait tomber sur une salle interne, ne trouva rien, l’édifice étant comble. Le monument suscita bien des interprétations, des controverses et des hypothèses. En 1802, Joseph Rosny, auteur de l’Histoire de la ville d’Autun, connue autrefois sous le nom de Bibracte, rappelle que beaucoup y voyait le monument du druide Diviciac, à la suite de la prétendue découverte au XVIIe siècle d'une médaille d’or sur laquelle auraient été inscrits les mots « Gloria Ædorum druidumque »[4]. Au XIXe siècle, d’autres fouilles ont eu lieu, infructueuses elles aussi. En 1840, lors de travaux visant à rénover la base de l’édifice, des sondages sont entrepris par MM. Desplaces et Martigny, qui étudient les fondations de la pyramide[3]. Des sondages ont aussi lieu en 1801 et 1877[5].

En 1960, on trouve à la base du monument une « tablette magique » en plomb (15,8 × 5,8 cm) du IIe siècle portant des inscriptions maléfiques en latin et en grec, ainsi qu’une grande croix. Celle-ci se trouve aujourd’hui au musée Rolin d’Autun[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Notice no PA00113096 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Carte IGN 1:25000 - Autun 2825E.
  3. a, b et c http://www.cestenfrance.net/art/La_pierre_de_Couhard
  4. J. Rosny, Histoire de la ville d’Autun, connue autrefois sous le nom de Bibracte, Autun, 1802, p. 234
  5. P. Quoniam, P.-M. Duval, « Relevés inédits des monuments antiques d'Autun », Gallia, 21-1, 1963, p. 186

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]