Puymirol

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Puymirol
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Agen
Canton Puymirol
Intercommunalité Communauté de communes Porte d'Aquitaine en Pays de Serres
Maire
Mandat
Jean-Louis Coureau
2014-2020
Code postal 47270
Code commune 47217
Démographie
Gentilé Puymirolais
Population
municipale
957 hab. (2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 11′ 16″ N 0° 47′ 54″ E / 44.1877777778, 0.798333333333 ()44° 11′ 16″ Nord 0° 47′ 54″ Est / 44.1877777778, 0.798333333333 ()  
Altitude 144 m (min. : 57 m) (max. : 191 m)
Superficie 19,54 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Puymirol est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Puymirolais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ancienne bastide située dans l'aire urbaine d'Agen, sur la Séoune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Puymirol
Saint-Caprais-de-Lerm La Sauvetat-de-Savères
Saint-Martin-de-Beauville
Tayrac
Saint-Pierre-de-Clairac Puymirol Perville
(Tarn-et-Garonne)
Saint-Romain-le-Noble Saint-Urcisse

Histoire[modifier | modifier le code]

Assise sur un plateau escarpé à 153 mètres d'altitude, la ville de Puymirol est une ancienne bastide du treizième créée par Raymond VII, comte de Toulouse, sur un terrain cédé par Pierre de Reims, évêque d'Agen. La date de 1246 est donnée comme celle de la fondation de cette place réputée imprenable.

Cependant, les mots agrandissement, transformation et aménagement sembleraient plus équitables parce qu'un centre de population s'y trouvait déjà, près d'une église dédiée à saint Seurin. Ce bourg primitif devait avoir une origine ancienne puisque ses foires sont citées dans un acte de l'année 1100. Connu sous différents noms, Puymirol, appelé Podium ad Mirandum à la fin de l'Antiquité (le mont d'où l'on voit), est rebaptisé Grand Castel, ou Grande Castellum par Raymond VII, celui-ci voulant faire du pech, une place stratégique, un poste avancé à la limite du Toulousain et de l'Agenais, afin de garder un certain contrôle des terres que lui avait laissé le traité de Paris de 1229. Néanmoins le nom de Grand Castel ne s'impose pas durablement, et l'appellation plus ancienne de Puymirol ressurgit. Une église nouvelle, construite en même temps que la bastide, fut placée sous le vocable de Notre-Dame-de-l'Assomption, dont la matrice était encore au XIIIe siècle l'église préexistante de Saint-Seurin.

La fondation de Puymirol/Grand Castel par Raymond VII, ne peut, comme l'accuse sa dénomination, être dissociée d'un château, d'un castel dès son origine. Établi par le Comte de Toulouse, il organise et définit la fonction de la ville. Première née d'un phénomène de construction des bastides en Agenais, Puymirol se présente sous un jour singulier : ville médiévale aux allures de bastides, aux fonctions originellement militaires qui la rapprocherait alors d'un bourg castral. Si Raymond VII choisit pour cette nouvelle colonie le nom Grand Castel, il entend bien donner au lieu une dimension militaire et imposante. C'est en cela que Puymirol se distingue des bastides agenaises érigées dans la seconde moitié du XIIIe siècle, une création motivée par des critères qui lui sont propres.

En 1286, Édouard Ier, roi d'Angleterre, octroya de nouvelles coutumes aux habitants de la cité. Ces privilèges étaient considérables car, pendant les alternatives d'occupation anglaise ou française, chaque parti avait intérêt à renchérir sur les faveurs et concessions pour s'assurer le concours et l'obéissance des habitants d'une place aussi importante. Toutes les villes de l'Agenais ont été assiégées, prises et reprises bien des fois depuis la guerre des Albigeois jusqu'à celles de la Fronde. Cependant, Puymirol eut à subir moins d'assauts que la plupart des autres, sans doute parce qu'elle semblait inexpugnable. Elle fut assiégée sans succès, en 1324, par les troupes françaises; elle était alors défendue par l'un des meilleurs capitaines du parti anglais, Amanieu du Fossat, seigneur de Madaillan.

Pendant les guerres du XVIe siècle, Puymirol, attaquée par les protestants en novembre 1569, fut défendue victorieusement par François de Montpezat. Mais, en 1574, les protestants réussirent à l'occuper, peut-être par trahison, et s'y maintinrent jusqu'à l'avènement d'Henri IV. Ce prince, alors qu'il guerroyait en Guyenne, avait fait de Puymirol une des places de sûreté à laquelle il semblait avoir tenu tout particulièrement. Henri IV apporte également de nouvelles fortifications, plus robustes, au château de Puymirol. Il subsiste de nos jours la tour Fica(r)t sur la pointe sud-est du rempart.

Cette ville représente le type parfait des cités médiévales. L'enceinte qui suivait le contour du plateau avait une longueur de 790 mètres sur une largeur de 90 à 250 mètres. Quatre portes d'inégales dimensions étaient percées dans cette enceinte : la porte de Saint-Seurin au Sud, la porte de la Citadelle à l'Est, la porte de la Rause au Nord et la porte de la Comtale à l'Ouest, elles représentent de nos jours des rues permettant d'accéder aux remparts. Puymirol a, dans le sens de sa longueur, plusieurs rues qui sont coupées par d'autres perpendiculaires et la place des Cornières est presque au centre. Trois puits, régulièrement espacés dans la rue centrale, servaient à approvisionner la population.

Au XVIe siècle, l'église Saint-Seurin, sise hors des murs, et l'église urbaine Notre-Dame furent détruites par les protestants qui employèrent les matériaux aux fortifications. La première n'a jamais été relevée. De la deuxième, le beau porche et le clocher furent seuls épargnés.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Puymirol Blason D'or au mont de gueules posé en abîme, accosté de deux arbres de sinople[1].
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (Puymirol : puy ⇒ mont).
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1966 juin 1995 Michel Faure DVD puis RPR  
juin 1995 mars 2001 André Cabrol    
mars 2001 en cours Jean-Louis Coureau PS Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 957 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 647 1 332 1 576 1 622 1 594 1 613 1 635 1 602 1 601
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 550 1 482 1 508 1 487 1 430 1 387 1 313 1 219 1 140
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 062 1 012 944 812 788 711 828 784 1 108
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
820 758 742 794 777 864 920 923 965
2011 - - - - - - - -
957 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le coteau de Combe-Galdou est un site naturel remarquable géré par le conservatoire d'espaces naturels d'Aquitaine[4]. Ce site abrite une grande diversité d'orchidées sauvages ainsi que des espèces rares et protégées de papillons de jour comme le Damier de la succise ou encore l'Azuré du serpolet, inventorié en 2009 et dont il s'agit ici d'une des plus importantes populations connues dans le Lot-et-Garonne.

Traditions[modifier | modifier le code]

L'église actuelle de Puymirol, qui fut rebâtie au XVIIe siècle, sous la direction de l'architecte La Barberette, est une véritable nécropole. Sous ses dalles sont couchés un très grand nombre d'anciens bourgeois de la ville. Pour la période de 1701 à 1781, on y a relevé près de quatre cent sépultures. D'une façon générale, les tombes sont alignées en bordure entre les murs et le chemin de pierre qui les longe vers le grand axe de la nef. En affirmant le droit de banc, on achetait le droit de sépulture sous le même banc. En principe, les fidèles investis d'une fonction étaient enterrés sous le banc réservé à leur charge, les juges sous le banc de la justice, devant le balustre, côté évangile, les consuls sous le banc consulaire, à la hauteur du précédent, côté épître, les curés dans les chœurs, les vicaires à la sacristie, les régents sous la chaire, les notaires en face, etc. Sous l'Ancien Régime, la halle au blé de Puymirol était l'une des plus importantes de Guyenne. Les transactions y atteignaient un chiffre d'autant plus élevé que les négociants de la juridiction apportaient d'énormes quantité de grains à destination des colonies. Embarquées soit à Lafox, soit à Laspeyre, ces denrées descendaient la Garonne jusqu'à Bordeaux où elles empruntaient la voie maritime. Le marché aux céréales était régulièrement tenu le mardi et le vendredi de chaque semaine et le greffier communal était chargé d'enregistrer les cours sur le fourleau ou livre des mercuriales. Ces documents soigneusement conservés permettent de constater au jour le jour, pendant trois siècles, les variations du prix du froment, du millet ou des fèvres. Parfois cependant on trouve la mention suivante: "…marché nul à cause des foires du Gravier, à Agen" ou encore "Le marché n'a pas pas été tenu parce qu'il coïncidait avec la fête de Notre-Dame de septembre". La mention suivante qui figure à la date de 1752 ("Point de marché par suite de la feste de Crocotaro dans la présente ville") s'explique par la procession instituée après la terrible épidémie de peste qui ravagea Puymirol en 1363. En partant de l'église Notre-Dame de Grand-Castel, on portait le saint sacrement à travers les rues de la ville puis autour des cornières et on allait jusqu'à la citadelle des prisons. Cette cérémonie religieuse s'est déroulée pendant plusieurs siècles, chaque année, le troisième vendredi de mars, en exécution des vœux des aïeux puymirolais: "Si les gens bien pensants parviennent par leurs prières à conjurer le fléau, une procession annuelle sera faite en mémoire de cette catastrophe et de la délivrance."

Des remparts de Puymirol, construits (ou restaurés) en 1283 par le gendre de Raymond VII, Alphonse de Poitiers et démolis sous Louis XIV, il subsiste quelques fractions appliquées, çà et là, dans le vide des rochers. De la citadelle, élevée à l'est pour défendre le point le plus accessible, il n'y a plus que l'emplacement d'où l'on découvre une vue superbe. Dans la ville, un certain nombre de maisons qui ont des arcatures en cintre brisé, remontant peut-être au XIIIe siècle, voisinent avec d'autres, fort belles, des XVe, XVIe et XVIIe siècles.

Guerre 39/45[modifier | modifier le code]

A la mémoire du résistant Puymirolais

Place du forail, stèle à la mémoire d'Armand CASSE résistant, membre du Corps Franc Pommiès assassiné par les nazis à Caudecoste. Un groupe de résistants, dont PARAT, greffier de justice à l'époque, était en liaison avec celui de Saint-Pierre-de-Clairac village voisin et lieu d'un massacre perpétré par les nazis l'après-midi du 7 juin 1944[5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Simon, Puymirol et la naissance des bastides en agenais, vol. 134, Revue de l’Agenais,‎ 2007, p. 449-468 ;
  • H-Émile Rébouis, Coutumes de Puymirol en Agenais, Paris, Larose et Forcel,‎ 1887 ;
  • Ernest Lafon, Une villa Gallo-Romaine, Cap del Rat, à Puymirol, vol. 49, Revue de l’Agenais,‎ 1922, p. 379-387 ;

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]