Pusher 3 : L'Ange de la mort

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Pusher III : L'ange de la mort

Titre original Pusher 3
Réalisation Nicolas Winding Refn
Scénario Nicolas Winding Refn
Acteurs principaux
Sociétés de production Nordisk Film
Pays d’origine Drapeau du Danemark Danemark
Genre Film de gangsters-Thriller
Sortie 2006
Durée 105 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Pusher 3 : L'ange de la mort est un film danois de 2005, du cinéaste Nicolas Winding Refn. Il est le dernier de la trilogie Pusher.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Milo, un baron de la drogue serbe, entre deux âges, assiste à une réunion des Narcotiques anonymes. Lors de cette réunion, il dit être sobre depuis 5 jours mais que le stress des préparatifs de l'anniversaire des 25 ans de sa fille peuvent le faire replonger.

Après la réunion, Milo assiste à la réception d'une petite cargaison de drogue avec son bras-droit Branko. Bien qu'il pense réceptionner de l'héroïne, la cargaison est en fait 10 000 pilules d'ecstasy. Cherchant une explication, Milo rencontre son fournisseur albanais, Luan.

Après une rapide mise au point avec sa fille, Milena, sur les préparatifs de sa fête d'anniversaire, Milo retourne à la cuisine de son club pour cuisiner les plats pour la réception. Après avoir forcé son bras-droit à manger sa cuisine, il rencontre Little Muhammed qui est venu lui donner son tribut quotidien. Le pugnace Muhammed avertit Milo de respecter les vendeurs plus jeunes comme lui, s'auto-proclamant le « Roi de Copenhague », mais Milo se moque de lui et l'appelle le "King Kong de Copenhague" (c'est un jeu de mot sur la prononciation de roi en danois).

Cependant, ne connaissant rien à l'ecstasy, il a besoin de Little Muhammed. Ce dernier lui trouve un client, Milo lui confie la marchandise à la condition qu'il lui ramène l'argent l'heure suivante. Milo voudrait qu'un de ses hommes l'accompagne mais ils sont tous victimes d'une intoxication alimentaire due à la nourriture qu'il leur avait servit plus tôt. Ce dernier n'a pas le choix et laisse le "Roi de Copenhague" faire la vente seul. La fête d'anniversaire commence et Milo partage son temps entre ses invités, la cuisine et des tentatives de contact avec Little Muhammed qui ne donne pas de nouvelles.

Alors qu'il est train d'acheter du vin dans un magasin clandestin, il voit le petit ami de Milena, Mike, qui fait des transactions de drogues. Plus tard il va forcerer Mike à accepter que Milo devienne son principal fournisseur, puis lorsque sa fille apprend sa proposition, elle marchandera sur les prix. Milo va jeter la nourriture qui a rendu ses hommes de main malade et ira en urgence acheter du poisson dans un restaurant asiatique et tombe par hasard sur Kurt-le-Con, un dealer de deuxième zone qui lui donne une dose d'héroïne, alors que Milo est en période de sevrage. Étant extrêmement stressé, Milo cède à la tentation et se met à la fumer. Sans nouvelles de Little Muhammed depuis quatre heures, Milo contacte un policier corrompu qui lui promet de le retrouver.

Milo rencontre Luan et lui avoue qu'il n'a plus l'ecstasy en sa possession et a besoin de plus de temps pour le payer, les albanais forcent Milo à accepter un partenariat pour régler le problème. Utilisant sa cuisine comme lieu de rencontre, Rexho, un escroc et bras-droit de Luan ainsi qu'un proxénète polonais tentent de vendre une jeune fille pour la prostituer. Milo prend ses distances vis-à-vis de la transaction, avec plein de dégout. Rexho le traite comme un subordonné, lui demandant de la nourriture et des boissons. Rexho et le proxénète tentent de vendre la fille à Jeannette, un patronne d'un bordel local, mais elle refuse de l'acheter remarquant qu'elle a moins de 18 ans. Milo donne un morceau de gâteau de l'anniversaire de sa fille à la fille après qu'elle lui dise que c'est aussi son anniversaire. Rexho doit s’absenter quelques instants c'est alors que le proxénète polonais part au toilette, la fille tente de fuir mais Milo la rattrape. Le proxénète polonais commence à battre sauvagement la fille et lui ébouillante la main avec une théière. Milo veut s'interposer mais le maquereau lui dit ne pas s'en occuper. En rage, Milo attrape un marteau et frappe mortellement à la tête le proxénète à plusieurs reprises, puis il fait de même avec Rexho en lui disant qu'il ne travaillera jamais pour personnes. Le flic corrompu revient avec Little Muhammed dans le coffre de sa voiture. Il lui livre en lui faisant promettre de ne pas le blesser ou encore moins le tuer.

Sans solutions pour résoudre le problèmes des corps, Milo va voir son vieil ami et ex-bras-droit Radovan, qui a quitté le crime organisé pour monter un restaurant de Kebab qui marche très bien. Radovan accepte d'aider Milo une dernière fois. Ce dernier va torturer Muhammed, qui lui explique que les pilules d'ecstasy qu'il a reçues sont fausses, elles sont en sucre. Milo et Radovan mettent Muhammed dans un congélateur après qu'il a menacé Milo. Ils se rendent au club de Milo pour se débarrasser des corps de Rexho et du maquereau polonais, ils vident les cadavres et les découpent pour les mettre dans des sacs poubelle. À l'aube, Milo retourne dans sa tranquille maison et parle avec Milena. Elle s'est étonnée de sa disparition durant la fête puis va au lit. Milo s'en va dans le jardin et fume une cigarette en silence alors qu'il contemple sa piscine vide.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Le film se déroule à Coppenhague au Danemark qui est aussi le lieu de tournage. Tout comme Pusher et Pusher 2 : Du sang sur les mains, pour Pusher 3, toutes les scènes sont tournées dans l'ordre. Après la fin du tournage, la fiction rejoint la réalité, l'acteur qui interprète Little Muhammad, Ilyas Agac est envoyé en prison et Nicolas Winfing Refn a du prendre le film avec lui en prison pour lui montrer. Le film est dédié à Poul Nyrup (1934-1982)[1].

Casting[modifier | modifier le code]

Pusher III marque les début de Zlatko Burić comme acteur principal. Il est le seul à apparaître dans les trois films de la trilogie et il est avec Kurt Nielsen, Linse Kessler et Ilyas Agac les quatre seuls acteurs à apparaître dans le film par rapport à Pusher 2 : Du sang sur les mains sorti en 2004[1].

Zlatko Burić, Slavko Labovic et Levino Jensen sont les seuls acteurs à avoir repris leurs rôles respectfs pour le troisième films[1].

Analyse[modifier | modifier le code]

Le film se focalise sur le personnage de Milo. Ce parrain avait une grande importance dans Pusher. Il était alors craint et respecté. Dans Pusher 2 : Du sang sur les mains, il faisait une courte apparition, où il semblait être toujours aussi important au sein de la pègre danoise. À présent, vieilli et peu au courant des nouvelles drogues, le pouvoir de Milo est contesté par des jeunes gangs.

Pour résumer la trilogie Pusher, le réalisateur Nicolas Winding Refn a établit trois règles:

  • 1 : Plutôt que des films sur le crime, ce sont des films sur des gens dans un environnement criminel[2].
  • 2 : Chaque film est raconté du point de vue du personnage principal, à travers ses yeux et ses oreilles. En l'occurrence dans Pusher 3, c'est à travers le personnage de Milo[2].
  • 3 : Chacun est conscient que celui qui vit par l'épée mourra par l'épée. Il utilise ces trois ingrédients dans les trois films[2].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Sur le site Allociné, le film totalise 4,5 étoiles sur 5 parmi 19 critiques presse. Le Monde écrit : « Pusher 3 n'offre même pas les quelques perspectives de remdemption qu'avaient ménagées Nicolas Winding Refn dans les deux premiers épisodes, ne proposant comme seul antidotes à l'horreur que des éclairs d'humour macabres[3]. » Le Parisien écrit : « Si le destin de ces dealers se révèle tout à fait déprimant, les films, eux, sont absolument formidables[3]. » Les Inrockuptibles écrivent, quant à eux, « Le mérite de Nicolas Winding Refn n'en est pas moins grand : grâce à sa patience, il parvient à pousser ces petits films noirs en apparence rudimentaire et fauchés bien au-delà de ce qu'ils promettaient[3]. » Les Cahiers du cinéma écrivent « Cette trilogie gangster-mafia s'avère un spectacle gentil et aimable. L'ensemble n'est certes pas dépourvu d'un certain mauvais aloi, mais inoffensif. » Télérama fait la critique suivante : « Une expérience de spectateur pas ordinaire qui donne toute sa raison d'être à ce roman de cinéma en trois volumes[3]. »

Toujours sur le site Allociné, en février 2014, le film totalise 3,8 étoiles sur 5 parmi 918 critiques de spectateurs[4].

La trilogie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]