Ptah-Patèque

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Ptah-Patèque
Divinité égyptienne
Caractéristiques
Représentation Nain nu difforme
Parèdre Ptah
Région de culte Egypte antique
Symboles
Attribut(s) Calotte

Ptah-Patèque est l'un des multiples aspects du dieu Ptah, démiurge de Memphis ainsi que dieu des orfèvres et des artisans, dans la mythologie égyptienne.

Origines, attributs et représentation[modifier | modifier le code]

L’appellation « Patèque » vient d'Hérodote qui, dans ses Histoires, fait allusion aux proues des bateaux phéniciennes en forme de nain protecteur[1]. Sa liaison avec Ptah provient, elle, des nains qui étaient, dans l'Antiquité égyptienne, associés généralement à des experts en métallurgie[2],[3].

Il est généralement représenté sous la forme d'un nain vert, difforme, entièrement nu ayant un ventre bedonnant et une tête disproportionnée par rapport à son corps. Il existe cependant de rares cas où il est paré d'un collier et d'une couronne qui surmonte sa calotte. Contrairement à Ptah, il ne possède ni le pilier Djed, ni le sceptre Ouas, ni l’ânkh, ni la barbe postiche symbole de la royauté. Leur seule similitude réside dans le port de la calotte aux sommets de leurs têtes[4].

Il était représenté exclusivement sous forme d'amulette en faïence qui protégeait son porteur des forces maléfiques et du chaos.

Amulette de Ptah-Patèque, faïence siliceuse, Collection particulière, France, Provenance Égypte, XXVIe-XXXe dynasties.

Culte[modifier | modifier le code]

La Basse époque est la période où sa popularité va en grandissant parmi le peuple égyptien qui, en l'associant au dieu Bès dès la XXIIe dynastie[5], l'exporte dans toute la Méditerranée orientale à l'époque hellénistique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hérodote, L'Égypte : histoires , 2002, chap. III, p. 37.
  2. Michel Valloggia, [1], ligne 8-10.
  3. Rappelons que Ptah est le patron des artisans.
  4. Comparaison entre une statuette de Ptah (E 3305) en bronze incrusté d'or et d'électrum du musée du Louvre à Paris et une amulette de Ptah-Patèque (numéro : BAAM 1114) en faïence du musée des Antiquités à Alexandrie.
  5. Sabine Fourrier et Gilles Grivaud, Identités croisées en un milieu méditerranéen : le cas de Chypre (Antiquité-Moyen Âge), Publications des universités de Rouen et du Havre,‎ 2006 (ISBN 9782877754071, lire en ligne), p. 75-76

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Germond, Le monde symbolique des amulettes égyptiennes : De la collection Jacques-Édouard Berger, Édition 5 Continents, 2005 ;
  • Alain-Pierre Zivie, Memphis et ses nécropoles au Nouvel Empire, Éditions du CNRS, 1988.

Voir aussi[modifier | modifier le code]