Psychanalyse de l'enfance

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La psychanalyse de l'enfance (ou psychanalyse de l'enfant) est la psychanalyse axée sur l'enfance.

Anna Freud et Melanie Klein sont les fondatrices de la compréhension des mécanismes précoces de la constitution de la psyché, questionnant la possibilité pour les enfants de pratiquer une psychanalyse adaptée pour les enfants.

Elle émerge graduellement dans l'histoire de la psychanalyse et influence la compréhension, voire la pratique, de la psychanalyse de l'adulte.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : histoire de la psychanalyse.

Origines[modifier | modifier le code]

La psychanalyse inclut l'enfance à son raisonnement, même avant sa formalisation. Ainsi Sigmund Freud traite du trauma incestueux dans sa théorie de la séduction qu'il abandonne pour une théorie de la sexualité qu'il formalise en 1905 et dont il explore le développement chez l'enfant. C'est le sujet du deuxième des Trois essais sur la théorie sexuelle qui propose une conception sur le développement infantile des pulsions dans une théorie de la sexualité infantile en psychanalyse élabore à partie des déviances possibles à l'état adulte exposé dans le premier de ces trois essais[1].

Si Freud théorise l’agacement des pulsions, c'est Sandor Ferenczi qui pose les premières briques d'une interprétation analytique de la vie psychique de l'enfant. Il apporte notamment le principe d'introjection et développe l'idée d'accueillir la parole de l'enfant, qu'il juge trop contraint à suivre aveuglément ses parents. Il théorisation de la maturation pulsionnel dans Thalassa[2], mais c'est à partir de Mélanie Klein dont Ferenczi était l'analyste, que l'on commence à théoriser globalement les mécanismes de la mise en place du psychisme de l'infance (l'enfance d'avant la parole selon Ferenczi puis Lacan). Donald Winnicott, pédiatre proche de Klein, propose une théorisation plus complète car « en découvrant la théorie freudienne, telle qu'elle était alors enseignée, Winnicott s'aperçut que l'on se référait essentiellement au complexe d'Œdipe et que l'on méconnaissait le développement précoce de l'enfant »[3],[Note 1].

Pour ce qui est non pas de la théorie mais du traitement psychanalytique des enfants, on ne trouve qu'un exemple relatif à Freud, celui de l'enfant d'un amis à lui Herbert Graf, 5 ans, dit le petit Hans dans Cinq psychanalyses où cette histoire de phobie est rapportée.

Sophie Morgenstern, après avoir travaillé au Burghölzli avec notamment Eugen Bleuler pose avant la deuxième guerre mondiale des prémices dans le domaine du traitement par la psychanalyse en psychiatrie, avec notamment pour élève Françoise Dolto à qui elle demandera de seulement écouter les enfants, sans agir elle-même, pour recueillir leur parole. Dolto qui toute sa vie affirmera que c'est les enfants qui lui ont tout appris et elle défendra la possibilité de les envisager comme des sujets dès le plus jeune âge et bien avant l'age de l’œdipe, ce qui fera débat tout au long du XXe siècle.

En Suisse, la psychologue Madeleine Rambert forme dès 1942 une école de psychanalyse d'enfants, notamment par l'utilisation de sa technique du Jeu de guignol.

Les principaux théoriciens[modifier | modifier le code]

Anna Freud : Le traitement psychanalytique des enfants[modifier | modifier le code]

Anna Freud est la pionnière reconnue dans l'idée d'appliquer la psychanalyse aux enfants. Elle écrit la psychanalyse des enfants où elle cherche l'application des principes de son père pour permettre cette psychanalyse. Elle considère comme lui que le surmoi n'apparaît que tardivement, ce qui lui sera largement reproché, au point souvent d'oublier ses apports qui concernent donc l'enfance au sens large, englobant l'adolescence.

Elle décrit notamment des lignes de développements qui mènent à l'état adulte en distinguant entre autres les passages[4] :

  • de l'état de dépendance à l'autonomie affective et au taux de relation d'objet de type adulte
  • de l'allaitement à l'alimentation rationnelle
  • de l'incontinence au contrôle des sphincters et urétral
  • de l'insouciance au sens des responsabilités en ce qui concerne la manière de traiter son propre corps
  • de l'égocentrisme à la camaraderie
  • du corps au jouet et du jeu au travail.

Mélanie Klein : envie et gratitude[modifier | modifier le code]

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Dans la lignée de Sandor Ferenczi et à partir des travaux de Karl Abraham, ses deux analystes, Mélanie Klein s'attache à étendre les théories freudiennes pour leur permettre d'intégrer l'enfance depuis la naissance. Elle reste en opposition constante avec Anna Freud, et une référence en matière de décryptage des mécanismes de la petite enfance. Ses concepts feront l'objet de vulgarisations par ses successeurs avant d'intégrer les concepts de psychanalyse élémentaires. Dès 1920, elle développe une application de la cure qu’elle transpose pour les enfants grâce à la technique du jeu.

Donald Winnicott : La théorie de la relation parent-nourrisson[modifier | modifier le code]

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Hors de ce conflit, bien que proche de Mélanie Klein, Donald Winnicott tisse un ensemble de théories, moins nécessairement liées aux concepts et surtout au langage freudien, mais réputées beaucoup plus accessibles au néophyte. Il forme un troisième clan, il apporte surtout des explications inédites sur les logiques de mise en place de la psyché du nourrisson, en appliquant et en développant les concepts de Mélanie Klein.

Il ajoute, entre autres, les idées de mère suffisamment bonne, de vrai et faux self, ainsi que celle d'objet transitionnel.

René Spitz : L'embryogenèse du moi[modifier | modifier le code]

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René Spitz effectue un travail sur le développement de la naissance à la parole (selon le titre de l'un de ses ouvrages), notamment sur l'état de dépression de l'enfant abandonné.

Il crée les notions de dépression anaclitique et d'hospitalisme.

Françoise Dolto : psychanalyse et pédiatrie[modifier | modifier le code]

Françoise Dolto développe l'application de la psychanalyse à l'enfance, comme elle l'explique dans sa thèse en 1939 : Psychanalyse et pédiatrie[5][réf. insuffisante]

Elle met en avant le fait de considérer l'enfant depuis son plus jeune âge comme un individu à part entière, doué de compréhension et capable d'expression, avec qui il faut communiquer de façon vraie.

Elle précise, entre autres, le rapport de l'enfant à l'image du corps, et explique d'une façon nouvelle le rôle du père dès le plus jeune âge.

La scission Anna Freud, Mélanie Klein[modifier | modifier le code]

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Un débat s'établit donc très tôt entre les idées d'Anna Freud et celles de Mélanie Klein, mais il ne devient réellement houleux qu'à partir de l'émigration de Sigmund et Anna Freud à Londres, en 1938, puis à sa mort en 1939.

Cette controverse est maintenant surmontée sur de nombreux points. Elle représentait les extrêmes d'un débat entre primauté de l'adaptation comme but et celle de la valeur de l’interprétation comme facteur thérapeutique.

La psychanalyse des enfants se heurte à la définition même du transfert, soit la réédition de relations infantiles. Ce point central, tant débattu, amène la psychanalyse à réinterroger sa pratique.

Ces controverses ont lieu à partir de la fin des années 1930 et se poursuivent dans les années 1940, au sein de la BPS (British Psychoanalytical Society). Elles aboutissent à la formation de trois groupes : celui d'Anna Freud, celui de Mélanie Klein, et le troisième groupe, les indépendants ou encore middle group, qui ne prend pas directement parti.

Anna Freud note quatre points de la psychanalyse classique :

  • reconstruction du passé (s'appuyant sur la mémoire du patient) ;
  • interprétation des rêves ;
  • association libre ;
  • interprétation du transfert.

Pour Anna Freud, ces quatre points seraient impossibles dans la psychanalyse de l'enfant. L'enfant est dépendant des parents et ne pourrait développer de transfert. Il faudrait donc modifier la méthode, la mâtinant de pédagogie.

Mélanie Klein réfute ces quatre points et propose, elle, en utilisant le dessin au lieu du rêve, d'appliquer à la psychanalyse des enfants les mêmes règles fondamentales qu'avec les patients adultes. Il ne s'agit cependant pas de prendre la psychanalyse de l'adulte mais bien d'apprendre à travailler avec l'enfant, ce qui permet la formation d'une complète névrose de transfert.

Elle sera conduite, en s'inspirant également des travaux de Karl Abraham, à postuler des positions psychiques très précoces, décelant le nourrisson dans l'enfant à partir de mouvements transférentiels justement très — trop — marqués chez l'enfant. Le deuxième grand groupe se constitue donc des kleiniens.

Cette controverse va de pair avec d'autres différends sur la théorie de la métapsychologie. Anna Freud, analysée par son père, sera donc à l'origine de l'annafreudisme, premier grand groupe de la BPS (société britannique de psychanalyse). Ce groupe fut le point de départ de l'egopsychology, pour son intérêt envers la fonction d'adaptation du Moi.

De même on va voir se constituer le courant, qualifié de kleinien, de ceux qui vont prolonger les théories fondées par Mélanie Klein, parmi lesquels on peut citer Wilfred Bion. On parle plutôt, aujourd'hui, du mouvement néokleinien.

Principes[modifier | modifier le code]

Buts[modifier | modifier le code]

La psychanalyse s'intéressa d'abord à l'enfant dans l'adulte. Par exemple, Freud théorise des stades de développement psychosexuels, et Ferenczi questionne la figure du nourrisson savant. (C'est d'ailleurs Ferenczi qui conseille à Mélanie Klein de s'engager dans la psychanalyse des enfants.)

Les psychanalystes précurseurs espéraient, pour certains, éviter aux futurs adultes la névrose alors pensée comme le résultat d'une éducation problématique.

L'enjeu de la psychanalyse de l'enfant ne se situait pas dans l'éducation d'hommes et de femmes non névrosés. L'analyse des enfants amena une nouvelle compréhension de la différence entre infantile et enfance. Elle produisit de nouvelles théories sur la vie psychique des origines, qu'il s'agisse de la position paranoïde-schizoïde chez Mélanie Klein, de la régression environnementale chez Winnicott ou encore du processus originaire chez Piera Aulagnier. Les effets de l'abandon, des séparations précoces ont fait l'objet d'études de psychanalystes comme René Spitz, en France Myriam David entre autres. La question du rapport de l'enfant à son corps, plaisirs, douleurs et maladies a été particulièrement investiguées par des analystes comme Michel Fain, Léon Kreisler, Michel Soulé dans leur approche psychosomatique.

Enfant et infantile[modifier | modifier le code]

Si la psychanalyse révèle l'infantile dans l'adulte, et questionne la fixation au trauma sexuel, la psychanalyse de l'enfant pose plusieurs questions. Lesquelles ?

Psychanalyse d'enfants et d'adultes[modifier | modifier le code]

Les techniques de la psychanalyse d'enfants sont pour certaines applicables à la psychanalyse de l'adulte, ce sur quoi Ferenczi fonda précocement une part de sa pratique clinique. La conception du jeu en émergea et ne cessa depuis de se développer.

Spécificités de l'analyse d'enfant[modifier | modifier le code]

Comme la psychanalyse de l'adulte, celle de l'enfant pose des questions comme la fréquence de l'interprétation — faut-il par exemple interpréter d'emblée le transfert négatif ? La psychanalyse de l'enfant a cependant sa particularité. Elle soulève des problèmes inédits tels que :

  • la connaissance que le psychanalyste a de l'enfant ;
  • l'impossibilité d'éviter le contact avec l'entourage ;
  • l'inévitable recours à l'encouragement, la pédagogie ;
  • la massivité (et la rapidité) des mouvements transférentiels.

La place des parents y est importante. Par exemple, les parents seront les auteurs de la demande de psychanalyse et ils devront assurer une partie du respect du cadre.

Influences[modifier | modifier le code]

  • La psychanalyse de l'enfant inspirera la psychologie du développement.
  • Les théories de psychanalystes, comme Bruno Bettelheim ou, en France, Françoise Dolto pour les plus connues du grand public mais aussi Myriam David, René Spitz, John Bowlby, Margaret Mahler, Esther Bick et bien d'autres inspireront directement ou indirectement des pratiques psychothérapeutiques et éducatives.
  • Si la naissance de la psychanalyse de l'adulte rencontre une psychiatrie déjà porteuse de premiers résultats, la psychanalyse de l'enfant émerge au même moment que la psychiatrie de l'enfant.
  • Tous les domaines de la psychopathologie de l'enfant ont été envisagés, des psychoses infantiles, des autismes, des cas-limites aux troubles primaires de la relation parents-enfants et des maladies psychosomatiques, en passant par les névroses, les phobies, etc.

Aujourd'hui encore, la classification française des maladies mentales, CFTMEA, est parmi les classifications psychiatriques françaises la plus proche de la psychopathologie psychanalytique.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Premiers écrits par ordre chronologique
  • 1909, Sigmund Freud, Analyse d'une phobie d'un petit garçon de cinq ans : Le Petit Hans, éd. PUF, 2006, (ISBN 2130516874)
  • 1921, Hermine von Hug-Hellmuth, Essais psychanalytiques, éd. Payot, 1991, (ISBN 2228884510)
  • 1927 Anna Freud, Le Traitement psychanalytique des enfants, éd. Presses universitaires de France, 2002, (ISBN 2130527264)
  • 1931, Charles Baudouin L’Ame enfantine et la psychanalyse, Delachaux&Niestlé, 1931, deuxième édition augmentée 1951, 1964.
  • 1931, Sandor Ferenczi Analyse d'enfants avec des adultes.
  • 1932, Sandor Ferenczi, Confusion de langue entre les adultes et l'enfant, Le rêve du nourrisson savant et extraits du journal clinique, avec une préface de G. Harrus-Révidi, éd. Payot-Poche, (ISBN 2228899186)
  • 1937, Mélanie Klein, La psychanalyse des enfants, éd. PUF, 2004, (ISBN 2130544436)
Autres
  • Ph. Aries, B.Cramer, G. Delaisi de Parserval, R. Diatkine, André Green, M. Khan, et coll : L'enfant, 2001 Folio, essais poche (reprise de la Nouvelle Revue de Psychanalyse 1979)
  • René Diatkine avec Janine Simon, La psychanalyse précoce : Le processus analytique chez l'enfant, éd. PUF-Quadrige, 2005, ISBN 2-13-055100-9
  • Serge Lebovici, René Diatkine, Michel Soulé, Nouveau traité de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, en 4 volumes, éd. PUF-Quadridge, 2004, ISBN 2-13-054557-2
  • Michel Soulé, Histoire de la psychiatrie infantile, éd. Erès, 2006, ISBN 2-7492-0576-X
  • Léon Kreisler, L'enfant et son corps : Études sur la clinique psychosomatique du premier âge, éd. Presses universitaires de France, 1999, ISBN 2-13-040018-3
  • Juan Manzano, René Henny, Paul Denis, et coll., L'interprétation en psychothérapie psychanalytique d'enfants et d'adolescents, éd. Médecin et Hygiène, 1997
  • Cléopâtre Athanassiou, L'enfant et la crèche, éd. Césura, Lyon, 2000, ISBN 2-905709-09-X
  • Claudine Geissmann et Pierre Geissmann, Histoire de la psychanalyse de l'enfant : Mouvements, idées, perspectives, éd. Bayard, Paris, 2004
  • Tracer / Désirer. Le dessin d'enfant dans la cure psychanalytique, sous la direction de Céline Masson, Éditions Hermann, Paris, 2010
  • Bertrand Cramer, Benvenuto Solca : Des psychanalystes en pédopsychiatrie, Ed.: Presses universitaires de France, Coll.: Monographies de la psychiatrie, 2010, (ISBN 2130575714)
  • Gabriel Balbo et Jean Berges ont écrit 4 ouvrages sur la psychanalyse de l'enfant: L'enfant et la psychanalyse, Collection "Bibliothèque de clinique psychanalytique", Paris: Masson, 1994. Jeu des places de la mère et de l'enfant; essai sur le transitivisme, Toulouse: Eres, 1998. Psychanalyse, autisme et défaillance cognitive chez l'enfant, Toulouse: Eres, 2001. Psychothérapies d'enfant, enfants en psychanalyse, Toulouse: Eres, 2004.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Concepts :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Propos de Winnicott lui-même : « Pendant vingt ou trente ans, je fus un phénomène isolé. Il n'y avait alors aucun analyste qui fût également pédiatre. À cette époque, dans les années vingt, tout était centré sur le complexe d’Oedipe. L'analyse des psychonévroses conduisait l'analyste à revenir sans cesse sur les angoisses relevant du domaine de la vie pulsionnelle, dans la relation de l'enfant avec ses deux parents, vers l'âge de 4-5 ans. Pourtant, d'innombrables histoires de cas me montraient que les enfants qui avaient des troubles névrotiques, psychotiques, psychosomatiques ou antisociaux, avaient manifestés des difficultés dans leur développement affectif au cours de la toute première enfance et même au stade du nourrisson. Il y avait, quelque part, quelque chose qui n'allait pas. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. résumé des 3 essais sur la théorie sexuelle (section 2.La sexualité infantile)
  2. Sándor Ferenczi, 1924, Thalassa : Psychanalyse des origines de la vie sexuelle, précédé de Masculin et féminin, Paris, Payot, 2002 (ISBN 2228896152)
  3. http://www.psycho-ressources.com/elisabeth-c-rei-txt-winnicot.pdf
  4. Source http://www.psynem.necker.fr/PedopsychiatriePsychanalyse/Biographies/freudAnna.htm
  5. le président du jury de soutenance lui déclare « d'habitude je ne lis pas les thèses de ceux qui je ne préside pas moi même, mais la vôtre je n'ai pas pu la lâcher de la nuit, je me suis tapé le derrière à la suspension », rapporté par Françoise Dolto dans "tu as choisit de naitre", le premier épisode d'un documentaire en trois parties lui étant consacré