Psittacula eques

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Psittacula eques

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Perruche de Maurice (Psittacula eques echo) dans un zoo

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Psittaciformes
Famille Psittacidae
Genre Psittacula

Nom binominal

Psittacula eques
(A. Newton & E. Newton, 1876)

Statut de conservation UICN

( EN )
EN  : En danger

Psittacula eques est une espèce de perruches constituée de deux sous-espèces. La première est la Perruche de Maurice[1] (Psittacula eques echo), qui est endémique de l'île Maurice, dite aussi Perruche à collier ou localement grosse cateau verte. La seconde est Psittacula eques eques, aujourd'hui éteinte, et qui était endémique de La Réunion. Autrefois, ces deux sous-espèces étaient considérées comme des espèces distinctes (respectivement P. eques et P. echo).

Psittacula eques est la seule espèce encore existante du genre Psittacula parmi celles qui peuplaient les Mascareignes (îles du Sud de l'océan Indien près de Madagascar). L'espèce, réduite à une quinzaine d'individus, a fait l'objet, à partir de 1993, d'un programme intensif d'élevage et de relâchage dans le parc de la Rivière noire, ce qui a permis de porter sa population à 190 individus en 2003[2]. En 2010, sa population est estimée à environ 300 individus[3].

Perruche de Maurice (Psittacula eques echo)[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

La Perruche de Maurice est une espèce à queue courte et d'un vert émeraude intense qui ressemble beaucoup à la Perruche à collier (Psittacula krameri), sa plus proche parente. Les femelles n'ont pas de collier et possèdent un bec noir, à la différence des mâles dont la partie supérieure est rouge. Cette dernière caractéristique est notamment absente chez la Perruche Alexandre (Psittacula eupatria), qui est généralement similaire et génétiquement peu éloignée. Toutefois, on l'observe aussi chez la Perruche à moustaches, la Perruche de Derby et la Perruche des Nicobar, qui sont morphologiquement dissemblables, et apparemment très étroitement apparentées entre elles mais pas apparentées avec la Perruche de Maurice ni ses proches parentes[4]

Conservation[modifier | modifier le code]

La Perruche de Maurice est un des succès les plus remarquables de la biologie de la conservation.[réf. nécessaire] L'espèce a fait l'objet d'un programme intensif de gestion, de conservation et de protection de la population sauvage, ainsi que d'un programme fructueux de reproduction d'individus captifs[5].

Divers[modifier | modifier le code]

L'oiseau sert d'emblème à la compagnie aérienne mauricienne Catovair, dont il a aussi inspiré le nom.

Psittacula eques eques[modifier | modifier le code]

Représentation de Psittacula eques eques par François-Nicolas Martinet.

Cette sous-espèce est estimée avoir disparu entre 1734 et 1763[6]. L'oiseau mesurait environ 43 cm, avait le plumage entièrement vert hormis un collier noir. Il ne reste de cette espèce qu'un spécimen en peau au Muséum d'Édimbourg.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Des analyses phylogéniques récentes montrent que P. e. eques et P. e. echo étaient génétiquement proches, comme les ornithologues le soupçonnaient depuis longtemps[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. Raisin et al., « Characterization of Mauritius parakeet (Psittacula eques) microsatellite loci and their cross-utility in other parrots (Psittacidae, Aves) », Molecular Ecology Resources, vol. 9, no 4 (2009), p. 1231-1235. [PDF] Lire.
  • Cheke A.S. & J. Hume (2008), Lost Land of the Dodo, T & A.D. Poyser, London.
  • Jean-Michel Probst, Animaux de La Réunion, Azalées Éditions,‎ 2002 (ISBN 2-908127-83-0)
  • Juniper, Tony & Parr, Mike (1998), Parrots: A Guide to Parrots of the World, Christopher Helm, London. (ISBN 1-873403-40-2).
  • Groombridge, Jim J., Carl G. Jones, Richard A. Nichols, Mark Carlton & Michael W. Bruford (2004), « Molecular phylogeny and morphological change in the Psittacula parakeets », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 31, no 1, p. 96-108. DOI:10.1016/j.ympev.2003.07.008.
  • Julian Pender Hume (2007), « Reappraisal of the parrots (Aves: Psittacidae) from the Mascarene Islands, with comments on their ecology, morphology, and affinities », Zootaxa, vol. 1513, p. 1-76. [PDF] Lire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son nom normalisé d'après la Commission internationale des noms français des oiseaux, 2009. cf. Avibase.
  2. Magazine Géo no 298 de décembre 2003
  3. Voir fiche UICN.
  4. Juniper & Parr (1998), Groombridge et al. (2006).
  5. « Psittacula eques », BirdLife International, 2013. voir section 'Liens externes'.
  6. Cecile Mourer-Chauvire, Roger Bour & Sonia Ribes, « Recent avian extinctions on Reunion (Mascarene Islands) from paleontological and historical sources », Bulletin of the British Ornithologists' Club, vol. 126A (2006), p. 40-48.
  7. Cheke & Hume (2008).