Provence-Alpes-Côte d'Azur

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Provence-Alpes-Côte d'Azur
Détail
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Préfecture Marseille
Départements Alpes-de-Haute-Provence (04)
Hautes-Alpes (05)
Alpes-Maritimes (06)
Bouches-du-Rhône (13)
Var (83)
Vaucluse (84)
Chefs-lieux Digne-les-Bains
Gap
Nice
Marseille
Toulon
Avignon
Arrondissements 18
Cantons

Communes
237

963
Conseil régional Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Président Michel Vauzelle (PS)
2010-2015
Préfet Michel Cadot
ISO 3166-2 FR-U
Démographie
Population 4 916 069 hab. (2011)
Densité 157 hab./km2
Langues
régionales
Provençal, niçois, vivaro-alpin
Géographie
Superficie 31 400 km2
Localisation
Localisation de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Liens
Site web http://www.regionpaca.fr

Provence-Alpes-Côte d'Azur[1] (prononcé [pʁɔ.vɑ̃.salp(ə) kot da.zyʁ ]) est une région administrative du Sud-Est de la France. Elle est souvent désignée par l'acronyme PACA. Sa capitale est Marseille.

Provence-Alpes-Côte d'Azur est formée de six départements issus des anciennes provinces de Provence et du Dauphiné. Une partie du Vaucluse est issue du Comtat Venaissin et la rive gauche du Var, dans les Alpes-Maritimes constituait autrefois le comté de Nice.

La région Provence-Alpes-Côte d'Azur est baignée au sud par la mer Méditerranée et limitrophe à l'est des régions italiennes de Ligurie et Piémont, dont elle est séparée par les Alpes du Sud. Elle est bordée au nord par la région Rhône-Alpes et à l'ouest par le Languedoc-Roussillon, le Rhône marquant la frontière régionale. Provence-Alpes-Côte d'Azur comptait en 2011 4 916 069 habitants, ce qui en fait la troisième région française la plus peuplée. Avec un PIB par habitant de 28 861 €, c'est également la troisième région la plus riche.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Après le décret du 2 juin 1960[2], la région Provence-Côte d'Azur-Corse est créée : elle comprend les départements des Basses-Alpes, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, de la Corse, du Var et de Vaucluse. La Corse en est détachée par le décret du 12 janvier 1970.

La dénomination « Provence-Alpes-Côte d'Azur » est utilisée par le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, les organismes de l'État et de l'Union européenne. Elle s'écrit avec deux traits d'union. La graphie « Provence-Alpes-Côte-d'Azur », avec trois traits d'union, est peu usitée bien que préconisée par la Commission nationale de toponymie[3] conformément aux règles de la typographie française qui prescrivent des traits d'union entre tous les mots composant un nom de territoire politique ou administratif déterminé.

En juin 2009, Michel Vauzelle, président du conseil régional, lance une consultation afin de rebaptiser la région, à la demande de plusieurs associations de promotion de l'identité régionale qui rappellent que "pacan" signifie "plouc" en provençal et jugeant que « Provence-Alpes-Côte d'Azur est un beau nom, mais il est trop long et peu pratique. L'acronyme PACA n'illustre ni la richesse, ni la diversité de ses territoires et de son patrimoine culturel exceptionnel ne permet pas non plus de nommer ses habitants »[4]. Les termes « Provence » et « Méditerranée » se dégagent, laissant de côté « Alpes » et « Côte d'Azur », ce qui provoque la protestation d'élus des zones délaissées[5]. Finalement, le projet est abandonné quelques mois plus tard[5] et le nom de la région reste inchangé.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte topo de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Carte topographique de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Les provinces historiques au sein de la région actuelle.

Provence-Alpes-Côte d'Azur recouvre une superficie de 31 400 km2 et s'étend du Rhône à l'ouest à la frontière italienne à l'est. Ses frontières incluent[6] :

La principauté de Monaco est une enclave côtière indépendante.

Reliefs[modifier | modifier le code]

Provence-Alpes-Côte d'Azur accueille une grande diversité de paysages.

À l'ouest, le relief est relativement plat, baigné par le Rhône et ses affluents (Aygues, Durance notamment). Les plaines du Vaucluse sont des plaines alluviales alors que la Crau est une plaine caillouteuse sèche[6]. Le delta du Rhône forme la Camargue, formée d'étangs (étang de Vaccarès) et de pâturages amphibis[6].

Les Préalpes forment la moyenne et la haute Provence : Ventoux, montagne de Lure, plateau de Valensole, plan de Canjuers (coupé des gorges du Verdon), plan de Caussols. Plus au sud se trouvent les reliefs du Luberon, des Alpilles, de la montagne Sainte-Victoire et de la Sainte-Baume. À l'est, les Préalpes s'achèvent près de la mer, vers Nice et Menton[6].

La côte d'Azur compte deux massifs forestiers, l'Esterel et le massif des Maures. Plus à l'ouest le littoral est dominé par des falaises de calcaires blancs accidentées de gorges : les calanques[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Provence-Alpes-Côte d'Azur se caractérise par un climat méditerranéen avec des étés chauds (en moyenne 23°C en juillet sur les côtes) voire très chauds dans l'intérieur des terres (plus de 35°C). Dans les Préalpes, la température est plus basse (18 à 20°C)[6].

La région est particulièrement ensoleillée : de 2 700 à 3 000 heures d'ensoleillement par an[6].

Les hivers sont froids, voire rudes et neigeux en montagnes, mais doux sur le littoral, notamment sur la côte d'Azur. La vallée du Rhône et une partie de la côte subissent le mistral, vend froid et fort soufflant du nord.

Les précipitions annuelles varient de 600 mm (delta du Rhône) à 1 000 mm (Alpes) mais sont très inégalement réparties dans l'année : s'il pleut autant à Nice et Marseille qu'à Brest et Paris, la sécheresse est très marquée l'été mais les averses sont violentes[6], notamment à l'automne.

Environnement[modifier | modifier le code]

La montagne occupe la moitié du territoire régional et le littoral s'étend sur 700 km. Provence-Alpes-Côte d'Azur compte quatre parcs nationaux, cinq parcs régionaux, un parc régional marin et une dizaine de réserves naturelles[7].

Du fait de l'urbanisation, les territoires agricoles subissent une forte pression : entre 1970 et 2000, la surface agricole productive a été réduite de 20 %. C'est particulièrement le cas sur le littoral et dans le pays d'Avignon[7].

Population[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Provence-Alpes-Côte d'Azur compte près de 5 millions d'habitants, ce qui en fait la troisième région de France la plus peuplée.

Bien que son dynamisme soit aujourd'hui en diminution, la région se caractérise par une très forte croissance démographique dans la seconde moitié du XXe siècle : elle est la région de France qui a connu la plus forte progression de sa population entre 1962 et 2009[7]. Elle représentait 4,5 % du total de la population française en 1975 contre 7,8 % en 2012. Cette croissance est le fruit à la fois de l'excédent naturel et d'un fort apport migratoire.

Contrairement aux idées reçues, les migrations résidentielles ont contribué à ralentir le vieillissement de la population régionale[7]. Reste que près de 27 % des habitants ont plus de 60 ans (le taux national s'élevant à 24 %)[8] et la région compte plus de 500 000 personnes de 75 ans et plus. On estime qu'en 2030, un habitant de la région sur trois aura plus de 60 ans[7].

L'immigration internationale joue également un rôle important dans la démographie de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il y a aujourd'hui environ 430 000 immigrés dans la région, soit près de 10 % de la population. L'histoire de l'immigration est ancienne : dès le XIXe siècle, un tiers des employés des arsenaux de Toulon sont italiens, tout comme 43 % des ouvriers des parfumeries de Grasse au début du XXe siècle[9]. Marseille en particulier accueille de nombreux migrants au cours des 150 dernières années : travailleurs italiens puis nord-africains à partir des années 1920 et surtout 1950, comoriens plus récemment, réfugiés arméniens, espagnols puis Pieds-Noirs. Nice et la Côte d'Azur connaissent une immigration de luxe, composée de Britanniques, Russes et Allemands principalement[9].

La géographie, l'exode rural et l'industrialisation font que la population est aujourd'hui très inégalement répartie. 75 % des habitants se concentre sur 10 % du territoire[7] et 80 % de la population de la région habite sur le littoral, qui abrite les plus grandes villes régionales : Marseille, Nice, Toulon. La population de Provence-Alpes-Côte d'Azur est d'ailleurs très urbanisée, avec un taux de 94,3 %[10] et une périurbanisation très marquée[7].

Cohésion sociale[modifier | modifier le code]

Provence-Alpes-Côte d'Azur est une des régions les plus touchées par la pauvreté : 15 habitants sur 100 vivent sous le seuil de pauvreté. Les inégalités sont également plus marquées que la moyenne nationale[7].

La région est par ailleurs une des régions où l'accès au logement est le plus difficile. On compte seulement 10 % de logements sociaux (contre 14 % en France) et Provence-Alpes-Côte d'Azur est la région où le logement est le plus cher après l'Île-de-France[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La région est administré par le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur dont le siège est à Marseille. Il compte 123 conseillers régionaux et est présidé depuis 1998 par Michel Vauzelle (PS).

Provence-Alpes-Côte d'Azur compte six départements :

Département Superficie Population Préfecture Sous-préfectures Densité
04 Alpes-de-Haute-Provence 6 944 km2 157 965 Digne-les-Bains Barcelonnette, Castellane et Forcalquier 23 hab/km2
05 Hautes-Alpes [5 549 km2 134 205 Gap Briançon 24 hab/km2
06 Alpes-Maritimes 4 299 km2 1 084 428 Nice Grasse 252 hab/km2
13 Bouches-du-Rhône 5 112 km2 1 966 005 Marseille Aix-en-Provence, Arles, Istres 385 hab/km2
83 Var 5 973 km2 1 001 408 Toulon Brignoles et Draguignan 196 hab/km2
84 Vaucluse 3 566 km2 538 902 Avignon Apt et Carpentras 151 hab/km2

On compte 18 arrondissements, 237 cantons et 963 communes, elles-mêmes regroupées en 86 intercommunalités. À partir du 1er janvier 2016, Provence-Alpes-Côte d'Azur comptera deux métropoles : Nice Côte d'Azur (créée en 2011) et Aix-Marseille-Provence.

Administration déconcentrée[modifier | modifier le code]

Le préfet de région, également préfet des Bouches-du-Rhône, est basé à Marseille. En plus des directions régionales, la région est du ressort du Centre d'études techniques de l'Équipement Méditerranée, de la Direction interdépartementale des Routes Méditerranée, de la Direction interrégionale de la mer Mer Méditerranée, de la Direction interrégionale des services pénitentiaires de Marseille et de la Direction de la protection judiciaire de la jeunesse Sud-Est.

Pour l'Éducation nationale, la région est divisée en deux académies : Aix-Marseille et Nice.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Si les Alpes-Maritimes sont un département depuis longtemps acquis à la droite, les Bouches-du-Rhône et le Var ont longtemps été considérés comme appartenant au « Midi rouge ». Le courant socialiste y est influent dès la fin du XIXe siècle, comme le rappelle l'élection en 1881 du premier député socialiste de France, Clovis Hugues. Plus tôt, en 1851, le département des Basses-Alpes, ainsi que le Var et le Vaucluse, s'étaient distingués par une résistance républicaine au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte.

Le Parti communiste a longtemps dirigé de nombreuses communes de la région (comme Aubagne, Draguignan, La Ciotat, Beausoleil) et maintient quelques bastions (Martigues, Gardanne, Arles notamment).

À partir des années 1980, la région a progressivement glissé à droite avec les changements démographiques et économiques, à l'exception des Alpes-de-Haute-Provence. Le Front national y enregistre également des scores particulièrement élevés. Si ce glissement est particulièrement fort pour les élections nationales, la gauche résiste cependant bien aux élections locales et conservent de nombreuses collectivités (conseil régional depuis 1998, conseils généraux des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence, certaines communes).

Élection / collectivités Droite Gauche
Élection présidentielle de 2012 (2nd tour) 57,62 % (Nicolas Sarkozy) 42,38 % (François Hollande)
Conseil régional 51 (UMP-NC-DVD-FN) 72 (PS-PRG-Verts-PCF-DVG)
Conseils généraux 3 3
Députés 27 15
Sénateurs 13 9
Villes chefs-lieux de département 4 2

Culture[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Variétés du provençal.
Articles détaillés : Occitan et Provençal.

Provence-Alpes-Côte d'Azur appartient à l'aire de langue occitane. La langue régionale est généralement appelée provençal et on distingue plusieurs variétés ou dialectes : rhodanien, maritime, niçard, vivaro-alpin. Si la pratique du provençal est aujourd'hui marginale comme langue maternelle ou quotidienne, il subsiste cependant dans la création locale musicale (Massilia Sound System, Moussu T e lei Jovents) ou littéraire (Robert Lafont, Armand Lunel ou précédemment Théodore Aubanel, Frédéric Mistral). Des associations, dont le Félibrige, entretiennent ce patrimoine linguistique. Le conseil régional a reconnu en 2003 que « La langue provençale et la langue niçoise sont les langues régionales de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur »[11].

Du fait des migrations, d'autres langues sont également parlées en Provence-Alpes-Côte d'Azur, notamment le corse, le kabyle, l'arabe, le comorien ou l'italien.

Cuisine[modifier | modifier le code]

Partie intégrante du bassin méditerranéen et proche de l'Italie, la cuisine de Provence-Alpes-Côte d'Azur est marquée par ces influences : utilisation d'huile d'olive, d'olives (tapenade…), d'ail, d'herbes aromatiques (thym, romarin, laurier, sauge, etc.). La consommation de légumes est importante : aubergines, poivrons, courgettes, tomates, etc. Dans le sud et le centre, l'agneau et le mouton sont très utilisés ainsi que les produits de la mer. Dans les Alpes, la cuisine comporte une abondance de salaisons et de fromages.

Parmi les produits locaux : la truffe (dont le Vaucluse est le premier producteur en France), le pastis, les herbes de Provence, l'huile d'olive (la région compte plusieurs AOC).

Littérature[modifier | modifier le code]

De nombreuses œuvres littéraires évoquent la région dont l'œuvre littéraire (mais aussi théâtrale et cinématographique) de Marcel Pagnol. Ses Souvenirs d'enfance, par exemple (La Gloire de mon père, Le Château de ma mère, etc.), se déroulent principalement à Marseille et dans les collines environnantes, de même que le diptyque L'Eau des collines. On peut noter aussi les nouvelles qui composent les Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet et qui se situent pour la plupart dans les environs de Beaucaire (20 km à l'est de Nîmes et en face de Tarascon), et reprennent parfois des récits tirés du folklore provençal.

De nombreuses autres œuvres s'inspirent ou racontent la Provence, les Alpes du sud ou encore le territoire de l'ancien comté de Nice et dont les auteurs sont Frédéric Mistral, Joseph Roumanille, René Char, Théodore Aubanel, Clovis Hugues, Henri Bosco, Marie Mauron, Yvan Audouard, Pierre Magnan, Jean-Yves Royer, Jean Giono et bien d'autres.

Musique[modifier | modifier le code]

La musique en provençal est très créative, aussi bien dans les genres traditionnels que dans les genres plus modernes, avec une vague folk depuis les années 1970 (Miquèla e lei Chapacans, Jan Nouvè Mabelly, Daumas…) et une seconde vague renouvelée depuis les années 1990 avec des genres nouveaux (comme Jean-Bernard Plantevin et les groupes Massilia Sound System, Nux Vomica, Gacha-Empega, Dupain, Crous e Pielo, Terro de Sau, lo Còrou de Berra, D'Aquí Dub, lo Còr de la Plana par exemple).

Cinéma[modifier | modifier le code]

Les frères Lumière, qui possédaient une maison à la Ciotat, y ont réalisé leurs premières œuvres cinématographiques avec celles tournées à leur usine de Lyon : L'Arrivée d'un train en gare de la Ciotat, L'Arroseur arrosé. La première salle de cinéma de l'histoire, L'Éden, se situe à La Ciotat.

De nombreux films ont été réalisés dans la région : Napoléon d'Abel Gance, Toni, réalisé et tourné à Martigues par Jean Renoir, La Femme du boulanger de Marcel Pagnol, tourné au Castellet.

Symboles[modifier | modifier le code]

Arms of the French Region of Provence-Alpes-Côte d'Azur.svg

Blasonnement :
parti, au premier d’or aux quatre pals de gueules, au second coupé en premier d’or au dauphin d’azur crété, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules, et en second d’argent à l’aigle couronné de gueules, empiétant une montagne aux trois coupeaux de sable issant d’une mer d’azur et ondée d’argent

Le blason adopté par le conseil régional rassemble les armes anciennes de la Provence avec celles du comté de Nice et du Dauphiné. Sur le drapeau, les couleurs de Provence occupent les deux tiers de la surface à la hampe :

Flag of Provence-Alpes-Cote dAzur.svg

Économie[modifier | modifier le code]

La région Provence-Alpes-Côté d'Azur produit 7 % du PIB français, ce qui la situe au troisième rang national et 16e européen[7].

L'économie régionale a été touchée par la crise économique de 2008, mais moins que le reste du pays. Toutefois, la croissance démographique forte crée un déficit d'emplois et un chômage structurellement plus important[7].

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est diversifiée : viticulture (Côtes-du-Rhône, Côtes-de-Provence), maraîchage (Vaucluse), primeurs (Var), fleurs à parfums (Côte-d'Azur), riziculture (Camargues). L'élevage reste extensif[12] : bovins et chevaux (Camargue) ou ovins (Alpes).

La forêt occupe un tiers du territoire régional, mais est peu utilisée par l'agriculture[6].

Industries[modifier | modifier le code]

Longtemps, l'activité industrielle s'est concentrée autour des ports (construction navale, industries alimentaires et savonneries) puis dans la vallée du Rhône (chimie). Après la Seconde Guerre mondiale, le port de Marseille s'est étendu vers l'étang de Berre et le golfe de Fos, débouchant sur la création d'un important complexe pétrolier et industriel. Le secteur pétrochimique est ainsi particulièrement important (butadiène, chlore gazeux, propylène, éthylène, caoutchouc)[6].

L'industrie de l'aluminium est implantée à Gardanne, né de la proximité d'un bassin houiller et des mines de bauxite du Var[6], et qui subsiste même si les mines sont aujourd'hui fermées, ainsi que l'industrie du parfum à Grasse et, plus récemment, des activités liées aux télécommunications (micro-électrique, multimédia, informatique)[6].

L'agroalimentaire est présent par la production de fruits confits, lentilles en conserve, conserves de truffes, semoule, pâtes, confiserie, plats cuisinés[6]. Enfin, on note la présence d'industries liées à la mer, telle la Comex[6].

Comme ailleurs en France, l'emploi industriel est en déclin en Provence-Alpes-Côte d'Azur, mais moins que dans le reste du pays car les secteurs les plus touchés par ce déclin (automobile, textile) sont moins présents dans la région[7].

Commerce et services[modifier | modifier le code]

L'économie de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur est dominée par le secteur tertiaire, qui représente plus de 80 % des emplois[7].

Le tourisme est un secteur particulièrement important : fort de son climat et de la variété de ses paysages, Provence-Alpes-Côte d'Azur est la deuxième région touristique de France, après l'Île-de-France. Un tourisme d'hiver a émergé sur la côte d'Azur dès le XIXe siècle pour ne riche clientèle étrangère. Il a été remplacé par un tourisme d'été populaire à partir des années 1950, qui a gagné l'ensemble du littoral.

Recherche et enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Provence-Alpes-Côte d'Azur compte quatre universités :

À cela s'ajoute des écoles d'ingénieurs (notamment l'École centrale de Marseille et Polytech Marseille) et 14 organismes publics de recherche, pour un total de 17 000 chercheurs et enseignants-chercheurs[13]. La région abrite également six technopôles ainsi qu'un centre du Commissariat à l'énergie atomique à Cadarache où est conduit le projet international ITER de réacteur nucléaire utilisant la fusion.

Transports[modifier | modifier le code]

Provence-Alpes-Côte d'Azur est desservie par les aéroports de Nice-Côte d'Azur et Marseille Provence, respectivement les premier et troisième aéroports de France hors région parisienne, ainsi que des aéroports moins importants (Toulon-Hyères, Avignon-Caumont, Cannes-Mandelieu).

La ligne de train à grande vitesse Méditerranée relie Paris à Marseille Saint-Charles en trois heures et dessert Avignon et Aix-en-Provence. Le projet de LGV jusqu'à Nice a été abandonné récemment au profit du renforcement de lignes classiques sur lesquelles pourront rouler les TGV.

Les TER Provence-Alpes-Côte d'Azur comptent un réseau de 1 008 km et environ 64 300 voyageurs par jour. Ce réseau souffre toutefois de retards fréquents[14]. La ligne de Nice à Digne est exploitée par les Chemins de fer de Provence. Le réseau ferroviaire régional est complété par des lignes d'autobus.

Marseille est la seule ville de la région dotée d'un métro. Elle dispose également d'un réseau de tramway, tout comme Nice ; un réseau de tramway est en construction à Aubagne et un autre en projet à Avginon.

Les principales autoroutes de la région sont l'A7 (Lyon à Marseille via Avignon), l'A8 (A7 vers Nice et l'Italie), l'A50 (Marseille à Toulon), l'A51 (Marseille à Gap), l'A52 (Aubagne à Aix), l'A54 (Salon de Provence vers Saint-Martin-de-Crau, Arles et Nîmes), l'A55 (Marseille à Martigues) et l'A57 (Toulon à l'A8).

Provence-Alpes-Côte d'Azur est une importante région portuaire : le port de Marseille, qui s'étend du Vieux-Port de Marseille à Fos-sur-Mer, est le premier port de France et de Méditerranée et le quatrième d'Europe. Le port militaire de Toulon est la principale base navale française.

Sports[modifier | modifier le code]

La région Provence-Alpes-Côte d'Azur compte de nombreux clubs de sport importants : l'Olympique de Marseille et l'OGC Nice jouent en Ligue 1 de football, Arles-Avignon et Istres en Ligue 2, le RC Toulon en Top 14 de rugby, le Cercle des nageurs de Marseille en championnat élite masculin de water-polo, le Pays d'Aix Basket 13 en championnat de France de basket-ball de Ligue féminine 2.

La pétanque est un sport particulièrement associée à la région et Marseille accueille chaque année le Mondial la Marseillaise qui en est une des plus importantes compétitions.

Stades Capacité Club résident
Stade Vélodrome 60 031 places Olympique de Marseille
Allianz Riviera 35 624 places OGC Nice
Parc des Sports 17 518 places AC Arles-Avignon
Stade du Ray 17 415 places OGC Nice
Stade Parsemain 17 170 places FC Istres
Stade Mayol 14 700 places RC Toulon

Parmi les compétitions internationales accueillies en Provence-Alpes-Côte d'Azur :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Commission nationale de toponymie utilise la version Provence-Alpes-Côte-d'Azur, conformément à l'usage français des traits d'unions.
  2. Journal officiel du 3 juin 1960
  3. Liste des collectivités territoriales françaises, Commission nationale de toponymie.
  4. La région PACA va changer de nom, Le Monde, 04-08-2009.
  5. a et b Vauzelle renonce à changer le nom de Paca, Var-Matin, 29-09-2010.
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n « Provence-Alpes-Côte d'Azur », sur Larousse.fr
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « Portrait de la région PACA », sur pas.regionpaca.fr
  8. Le découpage en unités urbaines de 2010, Insee
  9. a et b Yvan Gastaut, « Histoire de l’immigration en PACA », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, Université de Nice, paramètre « année » ou « date » manquant
  10. Le découpage en unités urbaines de 2010, Insee
  11. [1]
  12. Élevage en PACA
  13. « Recherche et innovation », sur regionpaca.fr
  14. « Palmarès des Régions », La Vie du Rail,‎ décembre 2008 (ISSN 0042-5478).[réf. incomplète]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fernand Benoit, La Provence et le Comtat Venaissin, Aubanel, Avignon, 1996 (ISBN 2-7006-0061-4).
  • Jacques Marseille (sous la direction de), Dictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, Éd. Larousse, Paris, 2002. (ISBN 2-03-575105-5)
  • Collectif (Conservations régionales des monuments historiques, des antiquités préhistoriques, des antiquités historiques, avec la collaboration d'A. Roth-Congès, IRAA-CNRS), Coordination générale : R. Dinkel conservateur régional des monuments historiques, E. Decugnière, H. Gauthier, Suivez le guide, Monuments historiques Provence-Alpes-Côte d'Azur - Corse, Marseille, Conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur (Office Régional de la culture) et Ministère de la Culture (Direction régionale des affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d'Azur),‎ 1986, 200 p.
  • Provence-Alpes-Côte d’azur - Corse, Guide de tourisme industriel et technique, Monuments, étapes et curiosités, paris, Électricité de France et Éditions Solar (Groupe de la cité),‎ mai 1994, 152 p. (ISBN 2-263-01872-7)
    Collection EDF – La France contemporaine. Préface de Bernard Bosson, ministre de l’Equipement, des Transports et du Tourisme

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]