Provence-Alpes-Côte d'Azur

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Provence-Alpes-Côte d'Azur
Détail
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Préfecture Marseille
Départements Alpes-de-Haute-Provence (04)
Hautes-Alpes (05)
Alpes-Maritimes (06)
Bouches-du-Rhône (13)
Var (83)
Vaucluse (84)
Chefs-lieux Digne-les-Bains
Gap
Nice
Marseille
Toulon
Avignon
Arrondissements 18
Cantons

Communes
237

963
Conseil régional Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Président Michel Vauzelle (PS)
2010-2016
Préfet Michel Cadot
ISO 3166-2 FR-U
Démographie
Population 4 899 155 hab. (2010)
Densité 156 hab./km2
Langue
régionale
Occitan (provençal, niçois, vivaro-alpin)
Géographie
Superficie 31 400 km2
Localisation
Localisation de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Liens
Site web http://www.regionpaca.fr

Provence-Alpes-Côte d'Azur[1] (prononcé [pʁɔ.vɑ̃.salp(ə) kot da.zyʁ]) est une région administrative du Sud-Est de la France. Elle est souvent désignée par l'acronyme PACA. Sa capitale est Marseille.

Elle est limitrophe de l'Italie dont elle est séparée par les Alpes méridionales. Au nord, elle voisine avec la région Rhône-Alpes et à l'ouest avec le Languedoc-Roussillon dont le Rhône marque la limite. Provence-Alpes-Côte d'Azur est baignée au sud par la mer Méditerranée.

Provence-Alpes-Côte d'Azur regroupe six départements issus des provinces de l'Ancien Régime de Provence et du Dauphiné. Une partie du Vaucluse est issue de l'annexion du Comtat Venaissin pendant la période révolutionnaire et la rive gauche du Var des Alpes-Maritimes qui constituait le comté de Nice rattaché à la France en 1860 pendant le Second Empire (le comté de Nice était une ancienne partie du duché de Provence avant 1388, date de la dédition de Nice à la Savoie). Le logo du conseil régional rappelle ces quatre régions en reprenant leur ancien blason dans certaines publicités.

C'est la 3e région qui produit le plus de richesse en France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Après le décret du [2], la région Provence-Côte d'Azur-Corse est créée : elle comprend les départements des Basses-Alpes, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, de la Corse, du Var et de Vaucluse. La Corse se sépare pour se constituer en collectivité territoriale par le décret du , faisant apparaître la région Provence-Alpes-Côte d'Azur telle que nous la connaissons aujourd'hui.

La dénomination « Provence-Alpes-Côte d'Azur » est utilisée par le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, les organismes de l'État et de l'Union européenne. Elle s'écrit avec deux traits d'union. La graphie « Provence-Alpes-Côte-d'Azur », avec trois traits d'union, est peu usitée bien que préconisée par la Commission nationale de toponymie[3] conformément aux règles de la typographie française qui prescrivent des traits d'union entre tous les mots composant un nom de territoire politique ou administratif déterminé.

En , Michel Vauzelle, président du conseil régional, lance une consultation afin de rebaptiser la région, à la demande de plusieurs associations de promotion de l'identité régionale qui rappellent que "pacan" signifie "plouc" en provençal et jugeant que « Provence-Alpes-Côte d'Azur est un beau nom, mais il est trop long et peu pratique. L'acronyme PACA n'illustre ni la richesse, ni la diversité de ses territoires et de son patrimoine culturel exceptionnel ne permet pas non plus de nommer ses habitants »[4]. Les termes « Provence » et « Méditerranée » se dégagent, laissant de côté « Alpes » et « Côte d'Azur », ce qui provoque la protestation d'élus des zones délaissées[5]. Finalement, le projet est abandonné quelques mois plus tard[5] et le nom de la région reste inchangé.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Stèle funéraire de Dionysius Medicus.
La Marseillaise, hymne national

Colonisée déjà par les Grecs, la région faisait partie de la province romaine transalpine dénommée Provincia Romana, d’où dérive son nom actuel, du latin Provincia et, postérieurement, Narbonnaise (en latin Narbonnensis).

La région fut successivement habitée par différentes peuplades germaniques comme celles des Ostrogoths, des Burgondes et des Francs. En l'an 879 apr. J.-C., la région fut incorporée au royaume sous le nom de Provence (quelquefois appelée Bourgogne Cisjurane ou Cisjurásica) et ensuite, au Xe siècle, intégrée au royaume d'Arles.

Au commencement du XIIe siècle, elle fut soumise à la juridiction des comtes de Barcelone sous le règne de Pierre II d'Aragon. Postérieurement, elle perdit toute autonomie, restant soumise à la maison d'Anjou qui gouverna de 1245 à 1482 jusqu'au règne de Louis XI de France et fut définitivement annexée en 1483.

1720-1722 : la grande peste, partie de Marseille, envahit la Provence et la dévaste ainsi que les États pontificaux (comtat Venaissin).

Lors de la Révolution française, la Provence est divisée en départements : Bouches-du-Rhône, Var et Basses-Alpes (futures Alpes-de-Hautes-Provence). Le 14 septembre 1791, Avignon et le Comtat Venaissin sont rattachés à la France. Le territoire est temporairement partagé entre Drôme et Bouches-du-Rhône jusqu'à la création le du département de Vaucluse.

Parallèlement, le comté de Nice est rattaché à la France et donne naissance au département des Alpes-Maritimes le . En 1814, celui-ci repasse sous contrôle piémontais. En 1860, à la suite d'un plébiscite découlant du traité de Turin, le rattachement du comté de Nice à la France permet la création d'un nouveau département des Alpes-Maritimes, plus grand que le précédent car englobant l'arrondissement de Grasse, déplaçant ainsi la frontière occidentale du fleuve Var jusqu'à la Siagne et Théoule, au pied du massif de l'Estérel. Quelques territoires alpins du comté restent cependant italiens jusqu'en 1947 où un nouveau référendum entraine leur rattachement à la France, mettant un terme à près de sept siècles de division de cette région, la frontière passant désormais par la ligne de crête.

Blason et drapeau[modifier | modifier le code]

Arms of the French Region of Provence-Alpes-Côte d'Azur.svg

Blasonnement :
parti, au premier d’or aux quatre pals de gueules, au second coupé en premier d’or au dauphin d’azur crété, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules, et en second d’argent à l’aigle couronné de gueules, empiétant une montagne aux trois coupeaux de sable issant d’une mer d’azur et ondée d’argent

La région rassemble la Provence actuelle, l'ancien Comté de Nice, le Dauphiné du Sud-Est et les terres ligures du Comté de Tende intégré tardivement au comté de Nice. Les emblèmes de la région reprennent ceux des 3 régions principales :

  • À dextre (la place d'honneur de l'écu), les quatre pals (Provence ancien) : c'est le blason du Royaume de Bourgogne cisjurane dit aussi Royaume de Provence, blason repris par les comtes catalans de Provence pour rivaliser en prestige avec les marquis toulousains de Provence qui ont adopté pour symbole la croix bosonide qui deviendra la croix toulousaine.
  • À senestre (à gauche de celui qui porte l'écu) figure, en chef (en haut), le dauphin emprunté au département des Hautes-Alpes (lui-même emprunté au blason du Dauphiné historique)
  • À senestre en pointe (en bas), l'aigle emprunté au département des Alpes-Maritimes qui est le blason de la ville de Nice et de l'ancien Comté de Nice.

Sur le drapeau, les couleurs de Provence occupent les deux tiers de la surface à la hampe :

Flag of Provence-Alpes-Cote dAzur.svg

En 2010, une pièce de 10 € en argent, gravée par Joaquin Jimenez, a été mise en circulation en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle représente le drapeau et la carte de la région. Elle a cours légal dans toute la France. En 2011 et 2012, de nouvelles pièces seront émises en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte topo de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Carte topographique de Provence-Alpes-Côte d'Azur

Les départements de Provence-Alpes-Côte d'Azur sont : les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, les Hautes-Alpes, le Var, et le Vaucluse. Sa géographie se caractérise par la grande diversité et par la nette division de son territoire.

Située en bordure de la mer Méditerranée, au sud-est de la France, Provence-Alpes-Côte d'Azur est peuplée de presque 5 millions d'habitants. Son territoire avec une superficie de 31 400 km2 représente 5,8 % de la superficie nationale. Sa population est inégalement répartie : dense sur la côte, rare en montagne.

Relief[modifier | modifier le code]

Lever de soleil sur la Camargue

Elle comprend des zones de haute montagne, constituées par l'extrémité sud-ouest de l'arc alpin, des reliefs côtiers isolant des plaines littorales restreintes, et dans sa partie occidentale des zones de plaine dans la basse vallée du Rhône se terminant par un delta marécageux : la Camargue. Le point culminant de la région se situe à la Barre des Écrins (4 102 m) dans les Hautes-Alpes[6].

La barre des Écrins

Le relief est globalement vallonné avec des Préalpes impressionnantes dans sa partie centrale et la chaîne des Alpes du sud à l'est et au nord-est (culminant à 3 412 m à l'Aiguille de Chambeyron - Alpes-de-Haute-Provence). Les plans de Haute-Provence délimitent les Préalpes des collines centrales (Plateau de Valensole - Plan de Canjuers - Plateau d'Albion). Parmi les sommets qui ont atteint une renommée internationale, il y a le Mont Ventoux, mondialement connu grâce au Tour de France, la Montagne Sainte-Victoire, que Cézanne a peint sous toutes ses facettes, les Alpilles, que Van Gogh a illustrées et le Massif du Luberon, devenu le symbole du tourisme élitiste.

Les côtes de Marseille à Menton sont plutôt escarpées (Calanques - Maures - Esterel), l’érosion due aux orages violents d’été pouvant constituer des ravines assez creusées. L’Ouest de la région est marqué par la plaine de la Crau et la Camargue qui constituent les seuls véritables espaces plats de la région provençale.

Climats[modifier | modifier le code]

La région connait donc à la fois la chaleur et la fraicheur avec deux climats (méditerranéen et montagnard), lesquels avantages sont à peine distants d’une centaine de kilomètres. Le climat méditerranéen se caractérise par un excellent ensoleillement, un été très sec et un régime de pluies irrégulier aussi bien d'un mois à l'autre que d'une année à l'autre.Les quantités de pluies recueillies globalement sont importantes (comme en juin 2010 ou le Var fut devasté par des inondations causant la mort de 25 personnes, de plus de 3 000 ovins et de 100 chevaux) mais les épisodes pluvieux sont concentrés sur un nombre réduit de jours. Le fait que les pluies torrentielles ne soient que partiellement profitables à la végétation est l'une des causes de son aspect aride, et des feux de forêt. Le climat de montagne se traduit par des précipitations plus abondantes et par un bon ensoleillement hivernal. Par rapport à la plaine, les températures y sont en moyenne à 6 degrés au-dessous pour une dénivellation de 1 000 mètres[7].

Région d'Avignon[modifier | modifier le code]

Elle correspond à la partie la plus occidentale de la Provence. Située dans la vallée du Rhône, elle est dans une zone d’influence du climat méditerranéen soumise au mistral. Sa climatologie est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en fin d'hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[8].

Relevés météorologiques de la région d'Avignon
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Température moyenne (°C) 6 7,5 11 13 17,5 21 24 24 19,5 15,5 8,5 7,5 14,7
Température maximale moyenne (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 25 20 13 10 19,75
Précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 47,5 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34 465,4
Source : Données climatologiques d'Avignon 2000-2007


Selon Météo-France, le nombre par an de jours de pluies supérieures à 2,5 litres par mètre carré est de 45 et la quantité d'eau, pluie et neige confondues, est de 660 litres par mètre carré. Les températures moyennes oscillent entre 0 et 30 °C selon la saison. Le record de température depuis l'existence de la station de l'INRA est de 40,5 °C lors de la canicule européenne de 2003 le 5 aout (et 39,8 °C le ) et -12,8 °C le . Les relevés météorologiques ont lieu à l'Agroparc d'Avignon.

Le mistral

Le vent principal est le mistral, dont la vitesse peut aller au-delà des 110 km/h. Il souffle entre 120 et 160 jours par an, avec une vitesse de 90 km/h par rafale en moyenne[9]. Le tableau suivant indique les différentes vitesses du mistral enregistrées par les stations d'Orange et Carpentras-Serres dans le sud de la vallée du Rhône et sa fréquence au cours de l'année 2006. La normale correspond à la moyenne des 53 dernières années pour les relevés météorologiques d'Orange et à celle des 42 dernières pour Carpentras[10].

Légende : « = » : idem à la normale ; « + » : supérieur à la normale ; « - » : inférieur à la normale.

Vitesse des vents du Mistral
Jan. Fev. Mars. Avril. Mai Juin Juil. Aout Sept. Oct. Nov. Dec.
Vitesse maximale relevée sur le mois 96 km/h 97 km/h 112 km/h 97 km/h 94 km/h 100 km/h 90 km/h 90 km/h 90 km/h 87 km/h 91 km/h 118 km/h
Tendance : jours avec une
vitesse > 16 m/s (58 km/h)
-- +++ --- ++++ ++++ = = ++++ + --- = ++

Région de Toulon[modifier | modifier le code]

Le climat toulonnais est de type méditerranéen, caractérisé par un très fort ensoleillement, une saison sèche nettement marquée en été, des précipitations rares mais parfois violentes, des températures chaudes en été et douces en hiver. De par sa proximité avec la mer, les températures restent relativement clémentes en toutes saisons[11]. La température moyenne annuelle est de 15,9 °C.

Ainsi la température moyenne de janvier (mois le plus froid) est 9,3 °C (la plus chaude de France métropolitaine) avec des températures maximales moyennes de 12,7 °C et des températures minimales moyennes de 5,8 °C. La température moyenne de juillet (mois le plus chaud) est de 23,9 °C avec des températures maximales moyennes de 29,1 °C et des températures minimales moyennes de 18,8 °C.

Les précipitations sont de 665 mm par an. Le mois le plus sec est juillet avec 6,6 mm, le plus pluvieux est octobre avec 93,9 mm. Il pleut moins de 60 jours par an (59,7 en moyenne) et les répartitions des précipitations sont très inégales. Ainsi février est le mois où il pleut le plus souvent avec 7,1 jours de précipitations mais pour seulement 88,3 mm alors qu'octobre n'a que 5,9 jours de pluie. Le mois où il pleut le moins souvent est juillet avec 1,3 jour. Les mois les plus secs et où il pleut le moins souvent vont de mai à septembre. L'automne est caractérisé par des pluies violentes mais brèves, l'hiver par des précipitations importantes mais plus réparties.

Nuvola apps kweather.svg Relevé météorologique de Toulon 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,8 6,2 7,5 9,6 12,7 16,1 18,8 18,7 16,6 13,3 9,2 6,7 11,7
Température moyenne (°C) 9,3 9,8 11,4 13,7 17,1 20,8 23,9 23,8 21,2 17,3 12,8 10,2 15,9
Température maximale moyenne (°C) 12,7 13,3 15,3 17,8 21,6 25,6 29,1 28,9 25,7 21,4 16,3 13,6 20,1
Précipitations (mm) 76,3 88,3 56,4 55,7 45 22,3 6,6 28,5 49,1 93,9 69,4 73,5 665
Source : Le climat à Toulon (en °C et mm, moyennes mensuelles)[12]

De par sa proximité avec la mer, le gel est rare (2,9 jours par an en moyenne) et le gel permanent (c'est-à-dire où la température maximale reste inférieure ou égale à zéro) totalement inexistant. La neige est rare également (à peine 1,5 jours par an en moyenne) et il est exceptionnel qu'elle tienne au sol (0,3 jours par an en moyenne).

Cependant, la douceur du climat toulonnais ne doit pas faire oublier une caractéristique désagréable du climat : le vent. Il y a plus de 115 jours de vent fort (mistral, très sec ; vent d'est, en général accompagné de précipitations ou de temps nuageux). Le mois le plus venteux est janvier avec en moyenne 12,5 jours de vent fort. Le moins venteux est septembre avec 7 jours de vent fort. En hiver, le mistral peut considérablement accentuer la sensation de froid même lorsque les températures restent clémentes. L'atmosphère toulonnaise est souvent sèche. Ainsi l'humidité relative y est en moyenne de 56 % avec peu de variations saisonnières. Les mois les plus secs sont juillet et août avec 50 %, les moins secs sont novembre et décembre avec 60 %.

Région de Manosque[modifier | modifier le code]

Cette région des Alpes provençales est soumise à un climat méditerranéen d'intérieur, dit tempéré continental. Les hivers sont plus froids qu'en Basse Provence, avec des gelées fréquentes. Les étés sont très chauds et la sècheresse semble, à la lecture des histogrammes, se limiter au mois de juillet. La température moyenne mensuelle varie entre 4,6 °C en janvier et 22 °C en juillet, avec 12,6 °C de température moyenne. Les étés sont presque aussi chauds qu'en Provence littorale mais un peu moins secs et l'amplitude thermique annuelle et diurne est importantes (15 à 20 °C de différence entre été et hiver). Dans ces régions abritées, les hivers sont souvent plus secs que les intersaisons. La moyenne annuelle des précipitations est d'environ 720 mm et la ville reçoit environ 2800 heures d'ensoleillement par an.

Relevé météorologique de Manosque
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0 3 5 9 13 15 15 12 8 4 1 6,5
Température moyenne (°C) 4,5 5,5 8,5 11 15 19,5 22 22 18 13,5 8,5 5 12,7
Température maximale moyenne (°C) 9 11 14 17 21 26 29 29 24 19 13 9 18
Précipitations (mm) 26,9 24,3 23,8 44 40 27,9 20,9 32,7 45,9 53,5 52,4 30,7 482,8
Source : Relevés météo de Manosque sur le site meteo.msn


Faune et flore[modifier | modifier le code]

Du fait de sa grande variabilité de climat et de végétation, allant des sommets alpins jusqu'aux côtes méditerranéennes, la Provence est la région de France la plus dotée d'espèces animales et végétales. Le climat méditerranéen fait croitre une faune et une flore diversifiées depuis ses territoires plus au nord jusqu'à ceux de l’ouest. Près des littoraux, la végétation est majoritairement composée de pinèdes, maquis, garrigues et chênes verts. La douceur méditerranéenne permet également à la région de se spécialiser dans certaines activités économiques telles que la culture de la vigne et la production de vins (notamment les rosés) ainsi que la culture de la lavande et des oliviers, productions qui ont fait connaitre à travers le monde ses traditions et tout ce qui concerne son tourisme. Plus au nord, on trouve une région avec un climat alpestre et sa taïga de montagne comme végétation avant que celle-ci ne disparaisse à une certaine altitude.

Mesures de préservations sociales et environnementales[modifier | modifier le code]

La région comprend 3 parcs nationaux, 4 parcs naturels régionaux et 3 des 10 réserves de biosphère de France.

Parcs nationaux

Parcs naturels régionaux

Labels institutionnels

  • AOP :
  • IGP :
  • STG :
  • Label Rouge :

Labels privés

  • Article principal : Bistrot de Pays.
    À partir de 1993, après une étude de 2 ans, la région PACA et, plus précisément, le Pays de Forcalquier–Montagne de Lure, sera pendant 5 années[14] le lieu d'accueil de la phase expérimentale d'un programme du SIVOM visant à préserver les lieux de convivialité et de service multi-générationnels que sont les cafés-restaurants. Ce concept sera développé ensuite au niveau national grâce aux institutions régionales, nationales et européennes[15].
    Il s'agit d'un label privé décerné par la Fédération Nationale des Bistrots de Pays, association loi de 1901 qui a pour but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[16]. En France, en 2013, 206 cafés restaurants adhèrent à la charte Bistrot de Pays[16] dont 56 établissements sont réparti géographiquement dans les cinq départements de la Provence-Alpes-Côte d'Azur[17].
Exemple de mets élaborés à base de productions locales, une des conditions fixée par la charte pour faire partie du réseau Bistrot de Pays

Population[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de gentilé unanimement accepté pour les habitants de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les termes les plus utilisés sont « Provençaux, Alpins et Azuréens », « Provençaux, Dauphinois et Niçois » ou parfois « Pacaïens »[18]. « Provençaux » est également parfois utilisé pour désigner l'ensemble des habitants de la région.

Urbanisation[modifier | modifier le code]

Provence-Alpes-Côte d'Azur est une région très urbanisée avec une population de 4,6 millions de citadins au recensement de 2008 (94,3 % de sa population)[19] qui résident dans ses quatre grandes métropoles – Marseille, Nice, Toulon et Avignon – et dans les nombreuses villes moyennes de plus de 20 000 habitants.

Les quatre plus grandes aires urbaines de la région, Marseille, Nice, Toulon et Avignon, regroupent environ 3,8 millions d'habitants, soit 78,5 % de la population totale de la région.

Depuis 2007, les villages de Provence-Alpes-Côte d'Azur ont gagné 120 000 habitants. Parmi les plus recherchés, Banon bénéficie d'un ensoleillement de 300 jours par an et Correns est la première commune française à être passée intégralement à l'agriculture bio.

Immigrés et étrangers[modifier | modifier le code]

Selon l'INSEE, Provence-Alpes-Côte d'Azur compte 482 631 immigrés en 2009 soit 9,9 % de sa population (3,8 % nés en Europe et 6,1 % nés hors d'Europe)[20].

32,6 % des enfants nés en 2011, soit 19 208 sur 59 039, ont au moins un parent né à l'étranger (quelle que soit sa nationalité), soit la plus forte proportion après l'Île-de-France (46,3 %) et juste devant l'Alsace (31,1 %)[21].

Personnes âgées[modifier | modifier le code]

Au près de 27 % des habitants de provence-Alpes-Côte d'Azur ont plus de 60 ans (le taux national s'élevant pour comparaison à 24 %)[22]. La région compte plus de 500 000 séniors de 75 ans et plus, soit celle en le plus en France. Seulement 8 % de ces personnes âgées[Lesquels ?] vivent dans l'une des 666 maisons de retraite et 115 foyers-logement[23].

Transports[modifier | modifier le code]

Marseille harbor 27-0157a.gif
LGV 1 By JM Rosier.jpg
Gare de Plan du Var.jpg

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Agriculture et maraîchage[modifier | modifier le code]

Canal de Carpentras qui irrigue le Comtat Venaissin
Récolte mécanique de la lavande dans les Alpes provençales

La région a une tradition de polyculture. La morphogéologie riche qu'offre ses terroirs, son ensoleillement et la diversité de ses climats ont permis le développement de cultures variées : maraichage (avec notamment 2 MIN (marchés d'intérêt nationaux) d'Avignon et Châteaurenard), cultures florales, vignes et oliviers dans le sud, ou encore plantes et herbes aromatiques comme la lavande vraie sur les plateaux de Valensole ou des monts de Vaucluse.

La région est également riche en arbres fruitiers, culture irriguée, et en production de plantes aromatiques et à parfum. La lavande et le lavandin occupent plus de 20 000 hectares et fournissent 9 000 d'emplois directs. La lavande, qui bénéficie d'une AOP, est concentrée sur le plateau d'Albion (4 500 ha), dont l'altitude convient à la plante et qui offre un relief facile à cultiver en grandes surfaces. Le lavandin, cultivé plus bas, est très présent sur le plateau de Valensole. Outre la production d'essences aromatiques, la lavande joue un rôle important dans la production de miel. Cette culture et les industries qui en dépendent est menacée par une invasion de cicadelle depuis quelques années[24].

Élevage[modifier | modifier le code]

Berger et son troupeau transhumant sous le neige dans les Hautes-Alpes
Fromage de brebis en Provence

L'élevage est un secteur économique essentiel de la région puisque il contribue à l'entretien et à la valorisation des espaces écologiquement sensibles. Dans la zone des Alpes du Sud, il occupe la seconde place après la production fruitière. Les techniques d'élevage restent extensives et la transhumance est toujours pratiquée entre la Crau et les Alpes provençales (500 000 brebis transhument chaque année)[25].

C'est la troisième région d'élevage en France avec près de 2 000 éleveurs et 600 000 brebis. Les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence regroupent de 60% du cheptel régional. Les troupeaux sont de taille moyenne (300 à 600 brebis). Dans la Crau les troupeaux sont plus importants (500 à 2000 brebis). Le département des Bouches-du-Rhône compte 20% de l’effectif régional. La production est à 80% d’agneaux de boucherie[25].

La région PACA compte 60 000 bovins où dominent les mères allaitantes face aux races laitières. Là aussi se pratique l'estive dans les alpages. 50% de la production régionale est exportée en maigre vers Italie sous forme de broutards. L'élevage de taureaux de Camargue, n'est plus réservé spécifiquement aux spectacles taurins, puisque leur viande est protégée par une AOC[25].

Il existe 320 exploitations caprines avec des troupeaux qui se situent aux environs de 50 chèvres en moyenne. La mise en valeur du terroir d'origine de leur production fromagère, ainsi qu'une vente directe ou par circuit court permettent une très bonne valorisation du lait. L'exemple régional reste le banon AOC[25].

L'élevage porcin est en plein renouveau avec près de 200 000 porcs charcutiers qui sont produits annuellement par 333 exploitations dont 126 sont spécialisées. Cette production reste de type familial, et se localise surtout la zone alpine. Elle valorise des céréales locales sur 40% des exploitations[25].

Viticulture[modifier | modifier le code]

À de rares exceptions près, l'ensemble des vins se présentent en rouge, rosé et blanc. En fonction de leur robe, ils peuvent traditionnellement accompagner les viandes rouges ou blanches, le gibier ou les venaisons, les poissons d'eau douce ou de mer, toute la cuisine provençale, et même les desserts avec les vins doux naturels du département de Vaucluse.

Vallée du Rhône[modifier | modifier le code]
Beaumes-de-venise (AOC), Terres du Trias
Dans un restaurant de Saint-Didier, AOC Ventoux rosé de la cave La Courtoise
AOC côtes-de-provence rosé

Les vins de Vaucluse font partie du vignoble de la vallée du Rhône. Pour les AOC régionales, ils se déclinent en Côtes-du-rhône, Côtes-du-rhône villages, Côtes-du-luberon et Ventoux (AOC). Les côtes-du-rhône villages comprennent dix appellations : Cairanne, Massif-d'uchaux, Plan-de-dieu, Puyméras, Rasteau (AOC), Roaix, Sablet, Séguret, Valréas et Visan. Les appellations locales ou crus sont au nombre de quatre : Beaumes-de-venise (AOC), Châteauneuf-du-pape, Gigondas et Vacqueyras, tandis que les vins doux naturels sont représentés par le Muscat de Beaumes-de-Venise et le Rasteau (VDN). Les quelques vins qui n'ont pas droit à l'appellation peuvent être labellisés soit en vin de pays de Vaucluse, vin de pays d'Aigues ou encore vin de pays de la Principauté d'Orange. Autour de cette production s'est développé l'Œnotourisme avec, en particulier, la mise en place de la Route des vins des Côtes du Rhône

Provence[modifier | modifier le code]
Bastide viticole dans les Coteaux-d’aix-en-provence

Le vignoble de Provence s'étend du sud d'Avignon jusqu'aux Alpes-Maritimes. Ses terroirs viticoles sont d'une très grande hétérogénéité tant pédo-géologique que climatique avec bien évidemment une dominante de climat méditerranéen strict mais également de zones plus froides où l'influence du vent est déterminante. Au sein de ce vignoble ont été reconnues deux grands types d'appellations d'origine contrôlées (AOC). Les appellations régionales qui regroupent : Côtes-de-provence, Coteaux-d’aix-en-provence, Coteaux-des-baux-en-provence, Coteaux-varois et Coteaux-de-pierrevert. Les appellations locales comprennent : Bandol, Bellet, Cassis et Palette

Les vins qui n'ont pas droit à l'appellation peuvent être labellisés soit en vin de pays des Bouches-du-Rhône, vin de pays du Var ou encore vin de pays des Alpes-de-Haute-Provence. À ces vins de pays départementaux s'ajoutent des vins de pays de zone : Vin de pays d'Argens, Vin de pays des Maures, Vin de pays de Mont-Caume et Vin de pays des Alpilles (ex Petite Crau),

Activités extractives[modifier | modifier le code]

Carrière de La Roque-Amère, à Villeneuve (Alpes-de-Haute-Provence).
Article détaillé : Bassin charbonnier de Provence.

Le secteur minier est actuellement inexistant en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le Bassin charbonnier de Provence comptait de nombreuses petites mines de charbon qui ont fermé dans la seconde moitié du XXe siècle.

Les activités extractives consistent aujourd’hui en carrières alimentant le BTP.

Industrie[modifier | modifier le code]

20 % de l'activité industrielle se situe dans le secteur de la Défense, il s'agit du ratio le plus élevé des régions française[26].

Activités de services[modifier | modifier le code]

Grandes et moyennes surfaces[modifier | modifier le code]

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, les consommations alimentaires sont identiques à la moyenne nationale, hormis quelques spécificités dues au régime méditerranéen. Mais il a été noté des différences de pratiques nettement marquées selon les couches de population. Mais d'une façon générale, les achats alimentaires sont réalisés très majoritairement dans les grandes et moyennes surfaces (GMS). Cependant force est de constater que le prix des denrées proposées reste un des freins essentiels pour l'accès à une alimentation saine[27].

Marchés de Provence[modifier | modifier le code]

Les marchés provençaux, très souvent marchés de tradition – certains remontent au Moyen Âge – se déroulent sur l'ensemble des départements de la région. Occupant place et ruelles, ils permettent aux locaux et aux touristes de découvrir et de se fournir en tomates, poivrons, salades, olives vertes et noires, oignions, aulx, abricots, pêches, figues, raisins, truffes, etc. À cette production fruitière et légumière s’ajoute une production de type artisanal grâce aux étals de tissus colorés, dont les nappes, les serviettes, les sets de table, ainsi que couvres lits, coussins, boutis et tissu au mètre. L’art de la table reste toujours présent avec des artisans locaux qui offrent de la faïence et de la poterie provençales sous forme d'assiettes, plats, saladiers, brocs, huilier, salière, poivrière, etc.[28]

Comme l'a analysé l'anthropologue Michèle de La Pradelle, en 1996, lors de son étude sur le marché de Carpentras, c'est un évènement marquant de la vie de la ville ou du village qui se présente comme une célébration de l’identité locale, une cérémonie collective dont chacun est à la fois acteur et spectateur, un lieu de rencontre où tout le monde est traité sur un pied d'égalité et dont personne n'est exclu. Deux principes régissent ce type de marché, le prix des marchandises est secondaire et tout doit rappeler le divertissement[29].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Provence-Alpes-Côte d'Azur est la première région de France pour l’accueil des touristes français et la seconde pour les touristes étrangers.

Cyclisme au mont Ventoux

L’extrême diversité de la région est un atout très fort car elle permet la pratique de la plupart des formes de tourisme : tourisme balnéaire et nautique (135 ports de plaisance et près de 60 000 places, environ 90 plans d’eau touristiques), tourisme urbain, villes d’art et d’histoire, tourisme rural, casinos (la région est la première de France pour le nombre d'établissements[30]), golf (66 golfs et practices, praticables toute l’année[31]) ou encore les activités liées à la neige (68 stations de sports d’hiver et centres de ski), tourisme vert (parcs), tourisme sportif (cyclisme au mont Ventoux, etc.), etc.

Le patrimoine naturel est remarquable : trois parcs nationaux, six parcs naturels régionaux, des réserves naturelles, etc. (les Écrins 800 000 visiteurs, le Mercantour 500 000 visiteurs, Port-Cros 500 000 visiteurs, Porquerolles 1 000 000 visiteurs, Gorges du Verdon 1 000 000 visiteurs).

Parade lors du Festival d'Avignon

Il en va de même de son patrimoine culturel : 1 800 édifices inscrits ou classés monuments historiques, des festivals en grand nombre dont plusieurs de forte renommée internationale (Aix, Orange, Avignon, Juan-les-Pins, Cannes…).

Pour accueillir les touristes, la région dispose d’une capacité d’hébergement élevée. Les 2,8 millions de lits touristiques représentent 14 % du parc d’hébergement national. Les résidences secondaires (hébergement non commercial) représentent plus de trois lits sur quatre. Le nombre de lits en hébergement commercial est proche de 700 000.

En termes de fréquentation, 34 millions de touristes ont été accueillis en 2006. Cela représente 8 fois la population régionale (4,5 millions d’habitants). Ces touristes ont généré 226 millions de nuitées en 2006.

Le café des Deux Garçons, à Aix-en-Provence. Terrasse de la brasserie du XVIIIe à laquelle reste attaché les souvenirs de la jeunesse de Zola et de Cézanne

La consommation touristique est estimée à près de 10 milliards d’euros. La part du tourisme dans le PIB régional est de 12,2 % (6,6 % au niveau national). Près de 200 communes de la région perçoivent la taxe de séjour pour un montant total d’environ 20 millions d’euros. Ce montant représente 19 % du montant total de la France (Provence-Alpes-Côte d'Azur 2e rang derrière l'Île-de-France).

Les emplois touristiques fluctuent en fonction des périodes de l’année. En moyenne, plus de 105 000 emplois touristiques salariés sont dénombrés (soit 7 % des emplois de la région selon l’INSEE). Les emplois salariés dans les « activités caractéristiques » du tourisme se répartissent dans les secteurs suivants : hôtels de tourisme, autres hébergements (auberges de jeunesse, campings…), restaurants et cafés, agences de voyage et autres (téléphériques, remontées mécaniques, activités thermales). Du tourisme dépendent également de nombreux emplois indirects, par exemple dans les secteurs du BTP, du commerce de détail, des transports, etc.

Recherche[modifier | modifier le code]

Pôles de recherche et activités de haute technologie : Sophia Antipolis, Cadarache, Agroparc (alimentation, agriculture et environnement) autour de l'INRA (Avignon)

Grandes écoles scientifiques : Ecole centrale de Marseille, ENSAM aix

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

La région dispose de six universités : Aix-Marseille I, Aix-Marseille II, Aix-Marseille III, Nice Sophia-Antipolis, Toulon et Avignon. Elle accueille également un IEP, à Aix-en-Provence, et une antenne de l'IEP de Paris à Menton.

Plusieurs grandes écoles d'ingénieur et de commerce sont implantées dans la région dont l'École centrale de Marseille, Euromed Management ou encore l'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne (Gardanne).

Des classes préparatoires aux grandes écoles sont implantées à Marseille, Aix-en-Provence, Avignon, Nice et Toulon.

Administration[modifier | modifier le code]

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Les départements issus de l'ancien comté (annexé à la France par Louis XI) et ancienne province royale française ainsi que la partie sud-est du Dauphiné (actuel département des Hautes-Alpes) furent inclus dans la région administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur qui recouvre les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, du Var et de Vaucluse.

Provence-Alpes-Côte d'Azur

  • Superficie : 31 443 km2
  • Population : 4 882 913 habitants (janvier 2008)
  • Préfecture régionale : Marseille
  • Préfectures : Digne-les-Bains, Gap, Nice, Toulon et Avignon
  • Densité : 155,3 hab/km²
  • Population active : 1 892 000 habitants
  • PIB régional : 105,826 millions d’euros (7 % du PIB national)
  • Spécialités industrielles : chimie, construction navale, armement
  • Agriculture : vin, fruits, légumes, fleurs et plantes
Départements de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Blason Superficie Population Préfecture Sous-préfectures Densité
04 Alpes-de-Haute-Provence
Blason département fr Alpes-de-Haute-Provence.svg
6 944 km2 157 965 Digne-les-Bains Barcelonnette, Castellane et Forcalquier 23 hab/km²
05 Hautes-Alpes
Blason département fr Hautes-Alpes.svg
5 549 km2 134 205 Gap Briançon 24 hab/km²
06 Alpes-Maritimes
Blason06.PNG
4 299 km2 1 084 428 Nice Grasse 252 hab/km²
13 Bouches-du-Rhône
Blason département fr Bouches-du-Rhône.svg
5 112 km2 1 966 005 Marseille Aix-en-Provence, Arles, Istres 385 hab/km²
83 Var
Blason département fr Var.svg
5 973 km2 1 001 408 Toulon Brignoles et Draguignan 196 hab/km²
84 Vaucluse
Blason département fr Vaucluse.svg
3 566 km2 538 902 Avignon Apt et Carpentras 151 hab/km²

Provence-Alpes-Côte d'Azur est composée de 963 communes. La plupart d'entre elles sont regroupées en intercommunalité.

Alpes-Maritimes : Nice Côte d'Azur
Bouches-du-Rhône : Marseille Provence Métropole
Alpes-Maritimes : Sophia Antipolis - Riviera française - Pôle Azur Provence
Bouches-du-Rhône : Agglopole Provence - Pays d'Aix - Ouest de l'Étang de Berre - Arles-Crau-Camargue-Montagnette - Pays d'Aubagne et de l'Étoile
Hautes-Alpes : Gapençais
Var : Toulon-Provence-Méditerranée - Fréjus-Saint-Raphaël - Draguignan (CA dracénoise)
Vaucluse : Grand-Avignon - Ventoux-Comtat venaissin
Alpes-de-Haute-Provence : Luberon Durance Verdon - des Trois Vallées - de la Moyenne Durance - Intercommunalité du Luberon Oriental - du Sisteronais - du Pays de Forcalquier et Montagne de Lure - Sud 04 - Vallée de l'Ubaye - du Moyen Verdon de Haute Provence - de Duyes et Bléone - du Pays de Banon - du Haut-Verdon-Val-d'Allos - Lure-Vançon-Durance - de Haute Bléone - Terres de Lumière - de la Vallée du Jabron - de l'Asse et de ses Affluents - Ubaye Serre-Ponçon - de Teillon
Alpes-Maritimes : Vallée de l'Estéron - Monts d'Azur - Pays des Paillons - Coteaux-d'Azur - Vallées-d'Azur - Tinée - Cians-Var - Stations du Mercantour
Hautes-Alpes : Briançonnais - Embrunais - Pays des Écrins - Tallard-Barcillonnette - Laragnais - Avance - Guillestrois - Deux-Buëch - Champsaur - Queyras - Serrois - Baronnies - Haut-Champsaur - Ribiers-Val-de-Méouge - Savinois-Serre-Ponçon - Haut-Buëch - Pays de Serre-Ponçon - Valgaudemar - Dévoluy - Vallée de l'Oule
Var : Cœur du Var - Val-d'Issole - Sainte-Baume-Mont-Aurélien - Sud-Sainte-Baume - Pays de Fayence - Vallée du Gapeau - Communauté de communes Comté de Provence - Provence-d'Argens-en-Verdon - Verdon-Mont-Major
Vaucluse : Pays d’Apt - Aygues-Ouvèze-en-Provence - Les Sorgues-du-Comtat - Coustellet - Enclave des Papes - Luberon-Durance - Pied-Rousset-en-Luberon - Provence-Luberon-Durance - Portes-du-Luberon - Rhône-Lez-Provence - Pays du Rhône et Ouvèze - Pays de Sault - Pays des Sorgues et des Monts-de-Vaucluse - Pays Vaison Ventoux - Terrasses-du-Ventoux - Vallée du Toulourenc

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

La région est divisée en deux académies : celle d'Aix-Marseille et celle de Nice.

Politique[modifier | modifier le code]

Le Conseil régional administre la région. Il siège à Marseille et est présidé depuis 1998 par le socialiste Michel Vauzelle.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Election / collectivités Droite Gauche
Election présidentielle de 2012 (2ndtour) 57,62 % (Nicolas Sarkozy) 42,38 % (François Hollande)
Conseil régional 51 (UMP-NC-DVD-FN) 72 (PS-PRG-Verts-PCF-DVG)
Conseils généraux 3 3
Députés 27 15
Sénateurs 13 9
Villes chefs-lieux de département 4 2

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

  • Personnalités politiques liées à Provence-Alpes-Côte d'Azur
Jean-Louis Bianco - Marie-Arlette Carlotti - Christian Estrosi - Hubert Falco - Jean-Claude Gaudin - Jean-Noël Guérini - Thierry Mariani - Bruno Mégret - Renaud Muselier - Jacques Peyrat - Marie-Josée Roig - Michel Vauzelle - Jean Leonetti - Eric Ciotti - Karine Berger
  • Personnalités politiques historiques ou ayant eu un mandat électoral liés à Provence-Alpes-Côte d'Azur
Édouard Daladier - Gaston Defferre - Clovis Hugues - Jean-Marie Le Pen - Bernard Tapie - Bernard Pons - Jacques Médecin - Claude Guéant

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs de football professionnels[modifier | modifier le code]

Villes Clubs Championnat(s) de France Coupe(s) de France Championnat Actuel
Marseille Olympique de Marseille 2010, 1992, 1991, 1990, 1989 1972, 1971, 1948, 1937 1989, 1976, 1972, 1969, 1943, 1938, 1935, 1927, 1926, 1924 Ligue 1
Nice OGC Nice 1959, 1956, 1952, 1951 1997, 1954, 1952 Ligue 1
Arles-Avignon AC Arles-Avignon Ligue 2
Istres FC Istres Ligue 2
Cannes AS Cannes 1932 CFA
Gap Gap FC CFA
Fréjus-Saint-Raphaël Étoile Football Club Fréjus Saint-Raphaël National

Stades de Provence-Alpes-Côte d'Azur[modifier | modifier le code]

Stades Capacité Club résident
Stade Vélodrome 60 031 places Olympique de Marseille
Allianz Riviera 35 624 places OGC Nice
Parc des Sports 17 518 places AC Arles-Avignon
Stade du Ray 17 415 places OGC Nice
Stade Parsemain 17 170 places FC Istres
Stade Félix Mayol 14 700 places RC Toulon

Structures sportives[modifier | modifier le code]

Ligue de Football de la Méditerranée

Ligue de Provence de Rugby et Ligue de Côte d'Azur de Rugby

Ligue de Provence d'Athlétisme et Ligue de Côte d'Azur d'Athlétisme

Ligue de Provence-Alpes de Handball et Ligue de Côte d'Azur de Handball

Comité de Provence de Natation et Comité Régional Côte d'Azur de Natation

Ligue de Provence de Basketball et Ligue de Côte d'Azur de Basketball

Fédération française de pétanque et de jeu provençal

Culture[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Zone de diffusion du dialecte provençal (en orange)
Article détaillé : Provençal.

Le dialecte de la Provence est une variante de l'occitan, que les Provençaux désignent comme provençal, voire patois, plus rarement comme occitan ou langue d'oc. C'est un dialecte polynomique dont les variétés parlées en Provence étaient: le vivaro-alpin au nord et le provençal au sud (composé du maritime, du rhodanien et du niçois, forme archaïque du provençal la plus proche de la langue originelle des troubadours). La distance entre provençal stricto sensu et vivaro-alpin est récusée par nombre de partisans du provençal comme langue distincte de l'occitan ; ceux-ci utilisent le concept de langue polynomique, tiré de l'exemple du corse pour justifier cette variété.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Anchoïade

Faisant partie intégrante du bassin méditerranéen et proche de l'Italie à laquelle le Comté de Nice était même autrefois rattaché, la région a une cuisine marquée par les influences de la Méditerranée : utilisation d'huile d'olive, d'olives comme dans la tapenade, d'ail, d'herbes aromatiques (thym, romarin, laurier, sauge, etc.). La consommation de légumes y est importante : aubergines, poivrons, courgettes, tomates, etc. Dans le sud et le centre de cette région, l'agneau et le mouton sont très utilisés (tant pour leur viande que pour le lait de brebis), tout comme les produits de la mer. Au nord et dans les Alpes, la cuisine est plus riche, avec une abondance de salaisons et de fromages.

Les principaux produits agricoles et spécialités gastronomiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur sont :

Treize desserts[modifier | modifier le code]

Les treize desserts :
    pommes
poires
melon vert
nougat noir et nougat blanc
fruits confits
calissons
    gibassié
oreillettes
dattes
« quatre mendiants » : noix et noisettes, figues sèches, amandes et raisins secs

Les treize desserts qui suivent le « gros souper » de Noël font partie de la tradition méridionale de Noël, tradition ancienne pour ce qui est des desserts et assez jeune en ce qui concerne le chiffre treize. À Marseille, au XVIIe siècle, fruits frais, fruits secs et pompes « régalent les gens les deux derniers jours » avant Noël[32].

Dans les années 1820, dans les Bouches-du-Rhône, le « gros souper » de Noël se terminait par un « dessert plus ou moins splendide selon l'aisance des familles, qui consiste en gâteaux, fruits secs, confitures, biscuits et sucreries », chataignes et pompes[33].

Avant le XXe siècle, on ne trouve apparemment aucune attestation d'une association des desserts de Noël avec le chiffre treize. Frédéric Mistral, quant à lui, ne cite pas le chiffre treize mais évoque les friandises exquises de la veillée de Noël. En 1885, un chroniqueur note : « Le gros souper n'est plus qu'à l'état de légende »[34].

Au début du XXe siècle, à la suite de Mistral et de son Félibrige, la nostalgie pour les Noëls de jadis est à la mode en Provence. En 1925, dans un numéro spécial de Noël du journal La Pignato, un écrivain d'Aubagne, le docteur Joseph Fallen, écrit à propos des desserts : « Il en faut treize, oui treize, pas plus si vous voulez, mais pas un de moins, notre Seigneur et ses apôtres ! ». L'année suivante, la romancière Marie Gasquet écrit, dans Une enfance provençale, qu'à Noël « il faut treize desserts, treize assiettes de friandises, douze qui versent les produits du pays, du jardin, la treizième beaucoup plus belle, remplie de dattes ». Au début des années 1930, le Musée du Terroir marseillais consacre une salle au repas de Noël; la tradition commence à s'installer[34].

Truffe[modifier | modifier le code]

Panier de truffes du Ventoux
Truffière en Vaucluse

Tous les départements méridionaux de la région sont producteurs de truffes. Le Vaucluse le premier producteur en France de Tuber melanosporum[35]. Son marché reste hors normes car c'est la seule production à échapper aux inspecteurs de l'administration fiscale, aucune transaction n'étant réglée par chèque[35]. En saison, c'est le marché de Carpentras, un des plus importants de la région, qui fixe les prix. Depuis la fin novembre 2008, il se tient tous les vendredis dans la cour d'honneur de l'Hôtel-Dieu. C'est au marché de Richerenches, Enclave des papes, que se négocie tous les samedis près d'un tiers de la production nationale. Les « rabassiers » (rabassiè en provençal) y affirment, pour justifier les prix, que le « diamant noir » nait entre les pluies des deux Vierges. Les pluies doivent être abondantes entre l'Assomption (15 aout) et la Nativité de Notre-Dame (8 septembre). C'est loin d'être faux puisque d'autres spécialistes ont vérifié qu'une bonne année dépend à la fois d'un fort ensoleillement estival suivi de pluies entre la mi-août et la mi-septembre[36].

La truffe se récolte entre 500 et 1 000 mètres d'altitude. Préférant les terrains calcaires, elle se développe toujours en symbiose avec le chêne blanc ou vert, le frêne et le charme. Il est affirmé que les plus fines poussent à l'ombre du tilleul[36].

Les truffes entrent dans la préparation de nombreux plats. Elles sont insérées dans des pièces de boucherie, des volailles, des pâtés de foies gras, des pâtés en croûte ou en terrine. On les mêle également aux farces ou certaines sauces ou encore aux pâtes (gnocchis truffés) ou aux bouchées à la reine. Entières, elles peuvent être cuites sous la cendre, braisées au vin, être l'unique composant d'un ragoût, ou encore, en lamelles, étuvées à la crème. Les truffes sont également utilisées dans des recettes à base d'œufs, de deux manières. L'une consiste à en saupoudrer de petites rognures dans une omelette. L'autre consiste à enfermer des œufs frais avec un morceau de truffe dans une boîte hermétique placée au réfrigérateur. Les œufs prendront rapidement le parfum de la truffe sans que l'on ait à entamer cette dernière.

Pastis[modifier | modifier le code]

Un verre de pastis

Le pastis (de l'occitan provençal pastís: pâté ou mélange) est le nom donné à des boissons alcoolisées parfumées à l'anis. Il est le résultat de la macération de plusieurs plantes : le fenouil et la réglisse. Le fenouil a été remplacé par la badiane chinoise dont les fruits sont beaucoup plus riches en anéthol. Il se boit en apéritif, complété avec de l'eau. On ajoute généralement de cinq à sept volumes d'eau fraîche pour un volume de pastis. Mais libre à chacun de le boire plus ou moins léger, selon ses goûts et la température extérieure. Lorsque l'on fait le mélange en versant l'eau, on passe alors d'une couleur ambrée assez transparente à un jaune trouble un peu laiteux. Ce trouble provient de la précipitation de l'anéthol, peu soluble dans l'eau ; si l'on attend quelques heures, le précipité disparait. Ce phénomène apparait aussi lors de la réfrigération du pastis pur (on dit alors que le pastis paillette).

Le premier pastis est d'origine avignonnaise. En 1860, Jules-François Pernod fonde la société Jules Pernod, d'abord spécialisée dans l'extraction de la garance, qu'il transforme en 1872 en Société Pernod père et fils, puis à partir de 1884, il se lance dans la distillation de l'extrait d'absinthe dans son usine de Montfavet[37]. La production d'absinthe initiée par Jules-François, et qui avait assis la fortune de la famille, commença à être la cible d'une vive campagne contre ses méfaits dès 1907. Sa production est interdite par une loi du Parlement français votée le [38]. Successeur de son père à la tête de l'entreprise, Jules-Félix fonde en 1918 la marque « Anis Pernod » qui produira le premier pastis commercialisé[39]. Son usine de Montfavet met aussi en marché d'autres produits anisés ou non comme le « Vin Pernod », le « Kunnel Korta », le « Velours » sans alcool ou toute une gamme d'anis à 30, 32, 35 et 40°[38].

Articles détaillés : Jules-François Pernod et Jules-Félix Pernod.

Herbes de Provence[modifier | modifier le code]

Herbes de Provence

L'appellation d'origine herbes de Provence désigne historiquement un ensemble de plantes aromatiques fraîches ou séchées originaires des régions méditerranéennes[40]. C'est une appellation générique et 95 % des mélanges proviennent des pays d'Europe centrale et orientale (Pologne et Albanie en tête), du Maghreb ou de Chine.

Ce terme regroupe différentes variétés de plantes comme le thym, le serpolet, la marjolaine, l'origan, le romarin, le basilic, le cerfeuil, l'estragon, la livèche, la sarriette, la sauge, le laurier sauce et le fenouil[40]. Une partie de ces plantes entre dans la composition du bouquet garni. Ces plantes ont pendant longtemps fait uniquement l'objet d'une cueillette à l'état sauvage. Cette pratique est devenue commercialement caduque et elles sont aujourd'hui de plus en plus cultivées. À côté d'une production de type familial, herbes poussant dans le jardin ou en pots sur les balcons, cette production organisée représente la moitié du marché[40].

La totalité de la récolte régionale, essentiellement concentrée dans la Haute-Provence, est absorbée par les usines de transformation qui commercialisent les herbes soit séchées soit congelées sous vide[41]. Il n'existe aucun chiffre pour la commercialisation de ces herbes fraîches mais leur présence massive dans les marchés provençaux, comtadins et niçois a assuré la réputation de ceux-ci[41]. Les herbes de Provence accompagnent grillades, sauces, ragoûts, rôtis, poissons, pâtes et plats à base de tomates.

Huile d'olive[modifier | modifier le code]

L'huile d'olive de Provence a plusieurs terroirs classés en Appellation d'origine contrôlée (AOC). Comme toutes les autres huiles d'olives issues du pourtour de la Méditerranée et des régions à climat méditerranéen, elle est un des fondements de la cuisine méditerranéenne (ou régime crétois et principale source d'oméga -9). Ses caractéristiques organoleptiques varient en fonction du terroir et des pratiques agronomiques, de la variété (ou cultivar), et du stade de maturité à la récolte. Elle peut être utilisée aussi bien crue (dans des sauces pour salade ou à la place du beurre dans les pâtes par exemple) que cuite (pour la cuisson de viandes ou de légumes ou pour la friture). Cette huile a des propriétés bénéfiques pour la santé, notamment sur le plan cardio-vasculaire, grâce à sa teneur en vitamine A, vitamine E et en acides gras mono insaturés. Les bienfaits liés aux vitamines sont surtout observés lors de consommation d'huile froide, comme dans les salades, car les vitamines sont détruites au-delà de 40 °C. Par rapport aux autres acides gras insaturés, l'huile d'olive est assez stable à la cuisson et garde en ce cas ses effets bénéfiques sur le cholestérol.

Traditions[modifier | modifier le code]

Berger luttant contre le mistral
Articles en bois d'olivier sur le marché d'Apt

Cultures locales et traditions[modifier | modifier le code]

Tradition provençale
Marché de Provence
Pastorale provençale
Crèche de Noël
Blés de la Sainte-Barbe
Quatre mendiants
Santon de Provence
Pétanque
Jeu provençal
Embrasser Fanny
Savon de Marseille
Tarot de Marseille
Vin cuit
Joute provençale
Course camarguaise
Abrivado
Bandido
Ferrade

Littérature[modifier | modifier le code]

De nombreuses œuvres littéraires évoquent la région dont l'œuvre littéraire (mais aussi théâtrale et cinématographique) de Marcel Pagnol. Ses Souvenirs d'enfance, par exemple (La Gloire de mon père, Le Château de ma mère, etc.), se déroulent principalement à Marseille et dans les collines environnantes, de même que le diptyque L'Eau des collines. On peut noter aussi les nouvelles qui composent les Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet et qui se situent pour la plupart dans les environs de Beaucaire (20 km à l'est de Nîmes et en face de Tarascon), et reprennent parfois des récits tirés du folklore provençal.

De nombreuses autres œuvres s'inspirent ou racontent la Provence, les Alpes du sud ou encore le territoire de l'ancien comté de Nice et dont les auteurs sont Frédéric Mistral, Joseph Roumanille, René Char, Théodore Aubanel, Clovis Hugues, Henri Bosco, Marie Mauron, Yvan Audouard, Pierre Magnan, Jean-Yves Royer, Jean Giono et bien d'autres !

Salons du livre[modifier | modifier le code]

Peinture et dessin[modifier | modifier le code]

Vincent van Gogh - Paul Cézanne

Auguste Renoir - Paul Guigou

Clément Brun (1868–1920) - Peintre, fondateur du groupe
Jules Flour (1864-1921) - Peintre
Joseph Meissonnier (1864–1943) - Peintre
Claude Firmin (1864–1944) - Peintre
Alfred Lesbros (1873–1940) - Peintre
Louis Agricol Montagné (1879–1960) - Peintre
Jean-Pierre Gras (1879–1964) - Sculpteur
Alfred Bergier (1881–1971) - Peintre
Joseph Hurard (1887–1956) - Peintre

Sculpteurs et architectes[modifier | modifier le code]

Acteurs, musiciens, chanteurs[modifier | modifier le code]

La musique en provençal est très créative, aussi bien dans les genres traditionnels que dans les genres plus modernes, avec une vague folk depuis les années 1970 (Miquèla e lei Chapacans, Jan Nouvè Mabelly, Daumas…) et une seconde vague renouvelée depuis les années 1990 avec des genres nouveaux (comme Jean-Bernard Plantevin et les groupes Massilia Sound System, Nux Vomica, Gacha-Empega, Dupain, Crous e Pielo, Terro de Sau, lo Còrou de Berra, D'Aquí Dub, lo Còr de la Plana par exemple).

Cinéma[modifier | modifier le code]

Plaque commémorant le tournage du film L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat, apposée en 1942 dans le hall de la gare

Les frères Lumière, qui possédaient une belle maison à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, y réalisèrent leurs premières œuvres cinématographiques avec celles tournées à leur usine de Lyon : L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat, L'Arroseur arrosé. La première salle de cinéma de l'histoire, L'Éden, se situe à La Ciotat. L'Éden est toujours présent et est classé monument historique. Un comité de soutien présidé par Bertrand Tavernier est en cours pour sa réhabilitation. La première projection publique du cinématographe y eut lieu le 28 septembre 1895. Michel Simon tombera amoureux de cette ville et y achètera une maison devenue propriété de la commune et siège de l’association « Les Amis de Michel Simon ». La Provence a connu bien d'autres aventures avec ces précurseurs du cinéma. Le matériel d'Auguste et Louis Lumière, à l'arrivée de la Première Guerre mondiale, a été sauvegardé dans une maison de Signes (Var). Marseille a eu ses studios de cinéma. De nombreux films ont été réalisés dans les villes et villages. Le fameux Napoléon d'Abel Gance a été tourné en Cinérama, l'ancêtre du CinemaScope, en 1927 à La Garde (Var). En 1935, sort Toni, réalisé et tourné à Martigues par Jean Renoir, film instigateur du cinéma néoréaliste italien. La Femme du boulanger, de Marcel Pagnol, tourné au village de Le Castellet, est le plus connu des années de l'entre-deux-guerres. Il est resté sept ans à l'affiche à New York. C'est en 1946 qu'Orson Welles, désirant faire la connaissance de Raimu, vient à Toulon, ville natale du célèbre acteur provençal. Il rencontre Marcel Pagnol qui lui annonce qu'il arrive une semaine trop tard. Orson Welles dira : « C'est dommage car il était le plus grand de nous. » La région, depuis le début du cinéma, possède une histoire très riche et l'activité dans ce domaine continue, en regrettant toutefois la mise en sommeil des studios de la Victorine à Nice. Les tournages, les festivals, principalement le Festival de Cannes, le plus connu mondialement, font que la région est devenue une plaque tournante essentielle du 7e art.

La « Maison des Cinématographies de la Méditerranée », s'est ouverte dans le château de la Buzine. Ce lieu est Le Château de ma mère, acheté en 1941 par Marcel Pagnol qui ambitionnait d'y créer une « Cité du cinéma ». Il a été racheté en 1995 par la ville de Marseille pour réaliser le vœu initial de l'écrivain-cinéaste[44].

Festivals[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Commission nationale de toponymie utilise la version Provence-Alpes-Côte-d'Azur, conformément à l'usage français des traits d'unions.
  2. Journal officiel du 3 juin 1960
  3. Liste des collectivités territoriales françaises, Commission nationale de toponymie.
  4. La région PACA va changer de nom, Le Monde, 04-08-2009.
  5. a et b Vauzelle renonce à changer le nom de Paca, Var-Matin, 29-09-2010.
  6. Atlas départementaux de paysages de Provence-Alpes-Côte d'Azur
  7. source « la météo de la France » de Jacques KESSLER et André CHAMBRAUD
  8. La climatologie du Vaucluse.
  9. Jean Vialar, Les vents régionaux et locaux, 1948 ; réédité par Météo-France en 2003.
  10. Source : Services techniques d'Inter Rhône à Avignon Données météorologiques concernant l'année 2006 [PDF]
  11. Relevés de la Météorologie nationale sur la période 1961-1990
  12. MeteoSudEst - Base Climatique
  13. Les calanques aux calendes, un article du mensuel provençal le Ravi, juillet 2006
  14. http://www.bistrotdepays.com/le-label/organisation/
  15. http://www.una-leader.org/leader/fiches/pa0502.doc
  16. a et b La charte Bistrot de Pays
  17. http://www.bistrotdepays.com/ods-search/etablissements_bistrots_de_pays/results?q=publication%3A%27oui%27&sort=&title=Les+Bistrots+de+Pays&refine-region=&refine-departement=&refine-commune=&refine-type_d_hebergement=
  18. Comment appelle-t-on les habitants de… ?
  19. Le découpage en unités urbaines de 2010, Insee
  20. Région : Provence-Alpes-Côte d'Azur - 93 Les immigrés par sexe, âge et pays de naissance en 2009, Insee
  21. Données détaillées des statistiques d'état civil sur les naissances en 2011, Insee, 2012
  22. http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=9555
  23. Maisons de retraite PACA
  24. Laure Gareta, « Les apiculteurs répondent au SOS des lavandiculteurs », La Provence, 19 juillet 2013, p. 8
  25. a, b, c, d et e Élevage en PACA
  26. « L'industrie de défense, combien de divisions ? », sur Le Mamouth,‎ 1er juillet 2012 (consulté le 9 juillet 2012)
  27. Fréquentation des GMS en Provence-Alpes-Côte d'Azur
  28. Le marché provençal
  29. Michèle de La Pradelle, Les Vendredis de Carpentras. Faire son marché en Provence ou ailleurs, Paris, Fayard, 1996 (Prix Louis Castex de l’Académie française).
  30. Faites vos jeux, rien ne va plus, une enquête du journal régional le Ravi, juillet 2012
  31. (fr) Parcours de golf en région Provence-Alpes-Côte d'Azur PACA sur hebergementetgolf.com
  32. F. Marchetti. Explication des usages et coutumes des Marseillais. 1683.
  33. Statistique du département des Bouches-du-Rhône. 1821-1826.
  34. a et b Va pour treize
  35. a et b Jacques Galas, Encyclopédie Ventoux, op. cit., p. 111.
  36. a et b Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., p.  180.
  37. Marc Maynègre, op. cit., p. 56 et 58.
  38. a et b Marc Maynègre, op. cit., p. 61.
  39. (fr) « Les personnages célèbres d'Avignon », sur www.avignon.fr (consulté en 18juillet 2010)
  40. a, b et c Dictionnaire de la Provence, op. cit., p. 382.
  41. a et b Dictionnaire de la Provence, op. cit., p. 383.
  42. Rubrique Loisirs : l’association Les Écrivains en Provence organisatrice du Salon Littéraire annuel, début septembre
  43. Journée du livre de Sablet, le troisième week-end de juillet
  44. Page « La Maison des cinématographies de la Méditerranée », sur le site officiel de la ville de Marseille, consultée le 21 novembre 2011
  45. Festival les Alpilles en musique
  46. Festival international de musique ancienne de Simiane
  47. site de Jazz à Toulon
  48. site du Festival de BD de Roquebrune sur Argens

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Maynègre, De la Porte Limbert au Portail Peint, histoire et anecdotes d’un vieux quartier d’Avignon, Sorgues, 1991, (ISBN 2-9505549-0-3).
  • Fernand Benoit, La Provence et le Comtat Venaissin, Aubanel, Avignon, 1996 (ISBN 2-7006-0061-4).
  • Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, A. Barthélemy, Avignon, 2000,‎ 2000 (ISBN 2-87923-041-1)
  • Jacques Marseille (sous la direction de), Dictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, Éd. Larousse, Paris, 2002. (ISBN 2-03-575105-5)
  • Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale, Alpes de Lumières,‎ 2007 (ISBN 978-2-906162-92-1)
  • Collectif (Conservations régionales des monuments historiques, des antiquités préhistoriques, des antiquités historiques, avec la collaboration d'A. Roth-Congès, IRAA-CNRS), Coordination générale : R. Dinkel conservateur régional des monuments historiques, E. Decugnière, H. Gauthier, Suivez le guide, Monuments historiques Provence-Alpes-Côte d'Azur - Corse, Marseille, Conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur (Office Régional de la culture) et Ministère de la Culture (Direction régionale des affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d'Azur),‎ 1986, 200 p.
  • Provence-Alpes-Côte d’azur - Corse, Guide de tourisme industriel et technique, Monuments, étapes et curiosités, paris, Électricité de France et Éditions Solar (Groupe de la cité),‎ mai 1994, 152 p. (ISBN 2-263-01872-7)
    Collection EDF – La France contemporaine. Préface de Bernard Bosson, ministre de l’Equipement, des Transports et du Tourisme

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]