Protocole de Milwaukee

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Le protocole de Milwaukee est un traitement expérimental contre une infection de la rage chez les êtres humains. Le traitement endort le malade dans un coma chimiquement provoqué et lui administre des médicaments contre le virus. Cette approche fut développée et nommée par le médecin Rodney Willoughbry Jr, à la suite du traitement réussi de Jeanna Giese[1]. Cette adolescente de Wisconsin est devenue la première des seuls six patients qui auraient jamais survécu à la rage symptomatique sans recevoir la piqûre antirabique.

Récit du premier cas[modifier | modifier le code]

Le 12 septembre 2004, Giese, une lycéenne de 15 ans, prit un chauve-souris dans ses mains à l'église St. Patrick dans sa ville de Fond du Lac, Wisconsin[2]. Elle reçut une morsure à l'index gauche, et ayant soigné la blessure au peroxyde d'hydrogène, la famille décida de ne pas consulter un médecin. Trente-sept jours après la morsure, Giese développa des signes neurologiques et fut hospitalisée avec une fièvre de 39°C, une vision double, des difficultés d'élocution et des secousses au bras gauche.

Elle ne réagit pas aux traitements administrés et le dépistage d'autres maladies s'avéra négatif. Alors que son état s'empirait, sa mère mentionna la morsure que Giese avait reçue avant de tomber malade. Alors on diagnostiqua la rage et adressa la malade au médecin Willoughbry à l'Hôpital de Wisconsin pour les enfants, à Wauwatosa. Ce dépistage fut confirmé par des examens laboratoires au Centres pour le contrôle et la prévention des maladies.

Des cas passés ont démontré que la plupart de morts dues à la rage sont provoquées par un dysfonctionnement temporaire du cerveau sans dégâts importants au cerveau lui-même. Grâce à cette information, l'équipe de Willoughby conçut un traitement experimental contre la rage, auquel les parents de Giese donnèrent leur accord.

Son but fut d'induire un coma chez Gisee, afin de protéger son cerveau et la maintenir en vie pour laisser son système immunitaire combattre le virus. On lui donna un mélange de kétamine et midazolam pour étouffer l'activité du cerveau et les antiviraux ribavirine et amantadine. On réveilla Giese après six jours, dès que le progrès du système immunitaire se manifesta.

Après 31 jours en hôpital, on déclara Giese sans virus et mit fin à son isolation. L'étendue des lésions cérébrales subies fut une première source d'inquiétude. Bien que le cerveau fut atteint dans une certaine mesure, la maladie (et son traitement) sembla avoir épargné ses capacités cognitives. Elle passa plusieurs semaines à suivre un cours de rééducation et fut autorisée à quitter l'hôpital le 1 janvier 2005. Au début de 2005 elle fut capable de marcher, de rentrer à l'école[3] et se mettre à conduire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=a-cure-for-rabies
  2. http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=jeanna-giese-rabies-survivor
  3. http://www.weau.com/home/headlines/9466552.html