Protocole de Madrid

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Base antarctique Bellingshausen russe, montre la nécessité d'une réglementation environnementale en Antarctique.

Le Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement en Antarctique ou Protocole de Madrid a été signé à Madrid le 4 octobre 1991. Il est entré en vigueur le 14 janvier 1998. Il est complété par six annexes :

  • Annexe I : évaluation d’impact sur l’environnement
  • Annexe II : conservation de la faune et de la flore de l’Antarctique
  • Annexe III : élimination et gestion des déchets
  • Annexe IV : prévention de la pollution marine
  • Annexe V : protection et gestion des zones, définition de zone gérée spéciale de l'Antarctique et zone spécialement protégée de l'Antarctique
  • Annexe VI : Responsabilité découlant de situations critiques pour l’environnement

Depuis 2004, on compte 32 États parties: Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Australie, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Chili, Chine, Équateur, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Inde, Italie, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pérou, Pologne, République de Corée, République Tchèque, Roumanie, Royaume Uni, Russie, Suède, Ukraine et Uruguay.

Le Protocole de Madrid établit une protection globale de l'environnement en Antarctique. Parmi ses dispositions, on peut noter :

  • l'Antarctique est une « réserve naturelle consacrée à la paix et à la science »
  • interdiction des activités relatives aux ressources minérales autres que celles menées à des fins scientifiques.
  • toute activité doit faire l'objet d'une évaluation préalable d'impact sur l'environnement.

Proposition de demande d'abandon du protocole[modifier | modifier le code]

En juin 2011, lors de la 34e réunion consultative du traité sur l'Antarctique, la Russie a déclaré projeter des« investigations complexes portant sur les ressources minérales, les hydrocarbures et les autres ressources naturelles de l'Antarctique » et qu'il faudrait s'apprêter à abandonner le protocole de Madrid pour cela[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'Antarctique, tentante boîte de Pandore », sur Le Monde,‎ 22 octobre 2011 (consulté le 22 octobre 2011)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]