Proto-Indo-Européens

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Carte représentant la migration des indo-européens entre 4000 et 1500 av. J.-C. selon l'hypothèse kourgane.

Les Proto-Indo-Européens (PIE) sont, selon la thèse la plus communément admise, un peuple ancien, locuteur de l'indo-européen, qui aurait diffusé sa langue, sa culture, ses codes et ses croyances à la quasi-totalité des peuples de l'Europe actuelle (Baltes, Celtes, Germains, Grecs, Latins, Slaves) ainsi qu'à certains peuples d'Asie (Iraniens, Indiens, Arméniens).

Un sujet disputé[modifier | modifier le code]

Après que la communauté des linguistes eut admis la parenté originelle des principales langues de l'Europe et de l'Inde du Nord, la question se posa des porteurs de la langue souche de la famille. Des études comparatives, à partir de faits de langage, tentèrent de reconstruire le mode de vie, le lieu d'origine, la culture, l'idéologie et la religion de ces Proto-Indo-Européens[1]. Néanmoins, jusqu'à aujourd'hui, de multiples théories s'affrontent, et, quoique certaines semblent avoir acquis plus de poids, le traitement du sujet demeure sans cesse renouvelé : l'existence de ce peuple est même remise en question périodiquement. La définition d'une famille de langues indo-européennes, la manière dont on considère les relations entre les langues qui la forment, demeurent sujet à discussion[2].

Ces discussions ont été constamment parasitées par des présupposés, des arrières-pensées, des enjeux, idéologiques et politiques nombreux et divers. Selon Maurice Olender, la famille des langues indo-européennes, dès son identification, a été opposée à l'hébreu, langue que l'on imaginait, avant la Renaissance, être la langue originelle de l'humanité[3]. Dès lors les études indo-européennes au XIXe siècle et jusqu'au milieu du XXe siècle ont été exposées à une politisation et une instrumentalisation idéologiques. Le glissement de l'idée de langue originelle commune à celle de peuple originel commun s'est accompli au XIXe siècle dans un cadre intellectuel marqué par le nationalisme et le racisme : les Proto-Indo-Européens, baptisés Aryens, furent alors conçus comme une race. Ces conceptions largement répandues dans toute l'Europe du début du XXe siècle connurent une fortune particulière en Allemagne, en particulier à la suite des travaux de l'archéologue Gustaf Kossinna. Ainsi, les études indo-européennes furent la base de ce que Léon Poliakov a appelé le « mythe aryen[4] », qui fut la base idéologique de l'Allemagne nazie (voir Ahnenerbe), justifiant sa politique raciste et l'extermination des Juifs d'Europe.

La seconde partie du XXe siècle vit donc l'abandon par la communauté scientifique du concept de race, mais aussi, dans les décennies qui suivirent la Seconde Guerre mondiale, un désintérêt pour les tentatives de retrouver les traces archéologiques des Proto-Indo-Européens. Cependant, c'est aussi à ce moment que Marija Gimbutas développa sa thèse d'un foyer originel en Russie du Sud, basée, pour la première fois, sur des éléments archéologiques tangibles, et qui va rapidement s'imposer comme la thèse principale remettant totalement en cause la théorie de l'invasion aryenne exaltée à l'époque par l'Allemagne nazie. Cet itinéraire intellectuel particulier et dramatique explique que les débats sont encore parfois extrêmement vifs, comme cela a pu être le cas en France[5], et que la « croyance » en l'existence ou en la non-existence des Proto-Indo-Européens puisse parfois découler de positions politiques personnelles qui n'ont aucun rapport avec l'étude scientifique du sujet. Pourtant la connaissance du sujet progresse, non sans heurts, grâce à des études plus savantes et audacieuses menées notamment aux États-Unis[6], en Angleterre (Colin Renfrew), en France (Antoine Meillet, Émile Benveniste, Georges Dumézil, Jean Haudry, André Martinet, Xavier Delamarre), et en Italie (Mario Alinei).

À la recherche des origines[modifier | modifier le code]

La piste grammaticale[modifier | modifier le code]

Le point de départ est l'engouement pour le sanskrit et la découverte de l’unité sous-jacente aux langues classiques (sanskrit, perse avestique, grec ancien, latin). C’est un magistrat anglais aux Indes, Sir William Jones, qui est à l’origine de l’hypothèse d’une langue-mère.

Dans une communication à la Société linguistique de Calcutta en 1786[7], il la présente ainsi : « La langue sanscrite quelle que soit son antiquité est d’une structure admirable plus parfaite que le grec, plus riche que le latin, et plus raffinée que l’une et l’autre. On lui reconnaît pourtant plus d’affinités avec ces deux langues dans les racines des verbes et dans les formes grammaticales qu’on ne pouvait l’attendre du hasard. Cette affinité est telle en effet qu’un philologue pour examiner ces trois langues semble croire qu’elle sont sorties d’une source commune qui peut-être n’existe plus. Il y a une raison semblable mais qui n’est pas tout à fait victorieuse pour supposer que le gotique et le celtique, bien qu’idiomes très différents, ont eu la même origine que le sanscrit et on pourrait ajouter le persan à cette famille si c’était ici le lieu de discuter des questions relatives aux antiquités de la Perse. »

Au XIXe siècle, les premières recherches entreprises placent le foyer originel de dispersion des peuples indo-européens en Asie. Cette conclusion se fonde surtout sur l’idée que le sanskrit est, sinon la langue-mère, du moins la langue qui conserve le plus d’affinités avec la langue-mère à cause de sa complexité et de ses traits archaïques notamment dans la déclinaison, la conjugaison et la grammaire. Cette thèse fut notamment défendue par les frères August et Friedrich Schlegel, qui vont tenter les premières reconstitutions de l’évolution de l’indo-européen, mettant notamment en évidence l’antiquité du sanskrit et du groupe balte.

Le déchiffrement du hittite en 1917 va en quelque sorte changer les perspectives. Tout en ayant des traits indo-européens évidents, de par sa morphologie, cette langue disparue il y a de cela trois millénaires présentait de nombreuses originalités, en premier lieu celle de ne pas faire la distinction entre le masculin et le féminin, mais seulement entre les êtres animés et les êtres inanimés (ce qui deviendra le neutre). De fait, la plupart des analystes considérèrent que, de par son ancienneté, le hittite (et d'autres langues anatoliennes éteintes) descendrait non pas de l’indo-européen mais d’un proto-indo-européen, antérieur à l’indo-européen reconstitué par les méthodes comparatistes. Ces découvertes obligèrent à ne plus considérer la langue indo-européenne de manière statique mais dynamique. Soit non plus comme une langue figée, propre à un seul peuple, mais comme une langue mouvante, qui a pu être l’apanage de plusieurs peuples, et subir de multiples variations continues.

La piste lexicale[modifier | modifier le code]

D'autres recherches tentent de déterminer ce lieu en étudiant les racines conservées par un maximum de langues dérivées, de telle sorte que l'on puisse savoir quels végétaux et/ou quels animaux sont connus des Proto-Indo-Européens. Là où se trouvent ces plantes et ces organismes se trouvent aussi les lieux où ce peuple aurait vécu. Par le même type de raisonnement, on essaie de reconstituer les éléments de leur culture matérielle primitive. Ainsi, par exemple, le linguiste André Martinet s'est appuyé sur le fait que les Proto-Indo-Européens n'auraient pas eu de mots pour désigner la mer stricto sensu — la racine hypothétique *mor semblant ne désigner originellement qu'une petite étendue d'eau, comme l'anglais archaïque mere, le français marais ou le gotique mari : pour désigner la mer on recourra soit à une extension du sens originel (latin mare), soit à un mot composé (gotique marisaiws), soit à un terme nouveau (l'anglais sea, l'allemand see ou le grec thalatta) — pour en déduire que le peuple proto-indo-européen n'était pas un peuple de marins[8].

Iaroslav Lebedynsky[9] attire l'attention sur le fait que les racines peuvent changer de sens au cours des siècles et des déplacements de peuples : ainsi la racine *bhāgos, censée désigner le hêtre (fagus en latin), a pu avoir dans certaines langues des significations différentes, allant du chêne au sureau ; de même, si l'existence d'un terme désignant le saumon a pu faire pencher vers une origine du côté de la mer Baltique, il existe des Salmo vivant dans les rivières des steppes pontico-caspiennes, et même dans la mer d'Aral. De plus, l'environnement végétal et animal a forcément évolué depuis l'époque proto-indo-européenne.

La piste archéologique[modifier | modifier le code]

La troisième piste consiste à rechercher des témoignages archéologiques permettant de détecter la présence en un lieu des Proto-Indo-Européens à partir de ce que l'on peut supposer de leur mode de vie[10],[11].

La thèse des kourganes[modifier | modifier le code]

La thèse aujourd'hui la plus communément admise, quoique toujours incertaine, est la première à combiner données linguistiques et archéologiques. Émise par l'archéologue américaine d'origine lituanienne Marija Gimbutas, elle consisterait à identifier les Proto-Indo-européens avec les porteurs de la civilisation des kourganes dans la steppe pontique, de même que l'on identifie les Celtes avec les porteurs des civilisations de Hallstatt et de La Tène, et les ancêtres des Aryens avec la civilisation d'Andronovo. Cette culture du Néolithique située dans la steppe pontique, dans la partie sud de l'aire entre Volga et fleuves de l'Oural, se distingue en effet par la domestication précoce du cheval, ce qui en ferait les acteurs privilégiés d'invasions linguistiques.

Qui plus est, les seuls vestiges de cette civilisation, des tombeaux, dits kourganes (anglais : pit-graves), indiquent qu'il s'agit d'une société patriarcale et très hiérarchisée, fondée, semble-t-il, sur la tripartition déduite abstraitement par Georges Dumézil entre classes de guerriers, de prêtres et de pasteurs. En effet, ces kourganes sont des tombes collectives, ce qui laisse à supposer une immolation des proches (femmes et serviteurs) en cas de décès du maître, pratique que l'on retrouve aussi bien dans l'Inde des brahmanes que chez les Mérovingiens[12].

Les extensions et reflux successifs de ces tombeaux en Europe laissent imaginer trois vagues d'invasions successives. La première, datée de la fin du Ve millénaire av. J.-C. (vers - 4200), se serait d'abord limitée au Danube et à la Macédoine, provoquant entre autres l'extinction de la culture de Tisza. Pour autant, cette invasion demeurera superficielle : tantôt les autochtones repoussent les envahisseurs comme ce serait le cas des premiers atteints, les peuples de culture danubienne vivant sur les bords du Dniepr, tantôt ils les assimilent [réf. nécessaire]. La deuxième vague prendra place un millénaire plus tard (vers – 3300) et aura, semble-t-il, plus de succès, puisque la moitié de l'Europe est touchée : Balkans, Italie du Nord et du Centre, Allemagne du Sud et de l'Est, Europe centrale, Turquie du Nord. Si, dans les marges, l'indo-européen ne se maintient pas, il s'implante par contre durablement ailleurs. Du fait de leur ancienneté, ces premières vagues d'invasions n'ont pu être à l'origine des subdivisions linguistiques que l'on connaît aujourd'hui, entre branches grecque, celtique ou sanskrite. Il s'agit en fait d'une forme primitive d'indo-européen, antérieure aux reconstitutions effectuées par les méthodes comparatistes, et d'où est issue la branche précoce de l'anatolien [réf. nécessaire].

Ce n'est qu'à partir de la troisième vague (vers – 2800), de moindre extension que la précédente, qu'ont dû commencer à se fixer les premières langues proprement indo-européennes, différenciées les unes des autres (comparer avec les origines des langues romanes) : d'un côté les langues italo-celtiques (proto-romanes) qui très tôt se tourneront vers l'ouest par le Danube alors que le grec se positionnera plus au sud, et d'un autre côté les langues germano-balto-slaves (aire thraco-cimmérienne), longtemps séparées par les Carpates, et qui à partir du Dniepr se déplaceront vers le nord-ouest, contrairement aux langues indo-iraniennes qui iront occuper l'aire sud-est [réf. nécessaire].

En bref, quoique hypothétique, la thèse des kourganes demeure à l'heure actuelle la plus formalisée et la plus argumentée des thèses indo-européennes, malgré la présence de tumulus dans l'ouest européen bien avant les dates avancées par cette thèse.

La thèse anatolienne[modifier | modifier le code]

Mais la méthode du recours aux témoignages archéologiques suscite des objections. L’archéologue britannique Colin Renfrew souligne l’absence de preuves archéologiques convaincantes[13]. Il propose de voir dans le foyer d'origine des Proto-Indo-Européens l'Anatolie d'où partent les groupes qui de proche en proche apportent la civilisation néolithique et l'agriculture en Europe à partir du Ve millénaire av. J.-C. Cette thèse semble toutefois en contradiction avec les données linguistiques.

Article détaillé : Hypothèse anatolienne.

La thèse balkanique[modifier | modifier le code]

Récemment, Renfrew s'est rallié à la proposition d'Igor Diakonov qui suggère le sud-est de l'Europe comme berceau des Indo-Européens. La région balkano-danubienne a en effet l'avantage d'être le centre des différentes voies d'une immigration progressive des Proto-Indo-Européens. Kaveli Wiik est aussi un des tenants de cette théorie[14]. Les premières manifestations de l'Aurignacien et du Gravettien[15] proviennent d'ailleurs de cette région avec les sites de Bacho Kiro et de Kozarnika respectivement, qui semble également le berceau de l'haplogroupe I du chromosome Y.

La thèse de la continuité paléolithique[modifier | modifier le code]

Il faut soigneusement distinguer la thèse précédente de celle de la « continuité paléolithique » développée par le linguiste italien Mario Alinei. Cette théorie présuppose une évolution continue des populations européennes depuis le paléolithique récent. Les cultures se seraient engendrées les unes les autres au fil des temps sans apport extérieur impliquant une rupture dans l'évolution (qu'aucune recherche archéologique ne confirmerait). En quelque sorte Alinei rejoint les anciennes conclusions du linguiste Nicolas Troubetskoï qui voit dans la famille des langues indo-européennes un ensemble d'isoglosses ne présupposant pas l'existence d'une langue-mère ni les migrations d'un peuple porteur de cette langue et de sa culture.

Le modèle du réseau[modifier | modifier le code]

L'archéologue français Jean-Paul Demoule parle plutôt de mythe, pour qualifier la position des tenants de l'existence des Proto-Indo-Européens[16]. La position de Demoule serait la suivante : l'obligation de reconnaître une parenté linguistique, l'existence d'une famille de langues indo-européennes, ne suppose pas nécessairement une origine unique et commune, et la recherche de la région d'origine est gravement obérée par la difficulté à distinguer vocabulaire commun et emprunts. Au modèle de l'arbre généalogique il faudrait donc substituer celui du réseau : « C'est l'ensemble du modèle linguistique arborescent qui devrait, au vu des recherches ethnolinguistiques et ethnohistoriques les plus récentes et après plus d'un siècle d'utilisations incertaines, faire l'objet d'un réexamen sérieux et pluridisciplinaire »[17]. Demoule explique donc les ressemblances linguistiques et culturelles à partir des contacts et emprunts qui ont pu avoir lieu durant des millénaires. Du point de vue linguistique, il s'appuie sur les travaux de Troubetskoï et les études des pidgins et des créoles[18]. Il pointe aussi ce qu'il présente comme des apories du modèle comparatiste, en particulier la question des déclinaisons et leur développement très inégal dans le sanskrit et le hittite.

L'origine indienne[modifier | modifier le code]

Enfin, les nationalistes hindous soutiennent volontiers l'origine indienne des Proto-Indo-Européens, identifiant les porteurs primitifs de la langue et de la culture indo-européennes aux bâtisseurs de la civilisation de l'Indus. Les peuples indo-européens se seraient dispersés à partir de l'Inde, plutôt que d'y être venus de l'extérieur selon le schéma classique de la théorie de l'invasion aryenne. Dans ce cas aussi, l'idéologie détermine la science. Mais, en Inde, les marxistes se sont emparés de la théorie indo-européenne pour attaquer la culture et la religion traditionnelles des Hindous, au nom de leur caractère étranger. Portées par les envahisseurs indo-aryens, elles auraient aliéné les peuples de l'Inde à un modèle extérieur à son « génie » natif et originel : cette remarque ne se veut pas une justification des positions nationalistes hindouistes, mais constituerait une tentative d'explication généalogique.

Société[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Indo-européen », sur Encyclopædia Universalis
  2. « Les Indo-Européens, un mythe sur mesure », La Recherche, no 308,‎ 31 mars 1998, p. 40 (lire en ligne)
  3. Maurice Olender, Les Langues du paradis. Aryens et Sémites : un couple providentiel, éd. Gallimard, Paris, 1989.
  4. Léon Poliakov, Le Mythe aryen, éd. Calmann-Lévy, Paris, 1971.
  5. Cat.Inist
  6. IE.org: Contents
  7. (en) Sir William Jones, Discourses Delivered Before the Asiatic Society: And Miscellaneous Papers, on the Religion, Poetry, Literature, etc., of the Nations of India, Printed for Charles S. Arnold,‎ 1824, p. 28.
  8. Sur tout cela, voir André Martinet, Des steppes aux océans. L'indo-européen et les Indo-Européens, éd. Payot, Paris, 1987, p.43-45.
  9. Voir Bibliographie.
  10. René Desbrosse, « Les trois derniers millénaires du Tardiglaciaire entre Atlantique et Méditerranée », Gallia préhistoire, t. 37,‎ 1995, p. 321-328 doi=10.3406/galip.1995.2142 (lire en ligne)
  11. Janusz K. Kozlowski, « La recolonisation tardiglaciaire et les changements culturels à la limite Pléistocène-Holocène sur la Grande Plaine », dans Préhistoire de la Grande Plaine du nord de l’Europe, Actes du Colloque Chaire Francqui interuniversitaire au titre étranger, Liège, Université de Liège,‎ 26 juin 2001 (lire en ligne [PDF]), p. 115-127.
  12. André Martinet, op. cit., p. 51-52.
  13. Colin Renfrew (trad. Michèle Miech-Chatenay), L'Énigme indo-européenne : Archéologie et langage [« Archaeology and Language: The Puzzle of the Indo-European Origins »], Paris, Flammarion, coll. « Champs »,‎ 1990 (1re éd. 1987) (ISBN 2082111857 et 9782082111850)
  14. Dienekes Pontikos, Indo-European in Southeast Europe
  15. Marcel Otte, « Les Indo-Européens sont arrivés en Europe avec Cro-Magnon », in Daniel Le Bris (dir.), Aires linguistique Aires culturelles. Étude de concordances en Europe occidentale : Zones Manche et Atlantique CRBC/UBO, Brest, 2012, pp. 19-51 [texte intégral]
  16. Demoule Mythe sur mesure
  17. Jean-Paul Demoule, « Indo-européen(s) » dans André Leroi-Gourhan, Dictionnaire de la Préhistoire, 2e édition, éd. PUF, Paris, 1994.
  18. Jean-Paul Demoule, « Du mauvais usage des Indo-Européens », L'Histoire, n° 159, 1992, p. 45-46.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Sergent, Les Indo-Européens. Histoire, langues, mythes, Paris, Payot,‎ 1995 (ISBN 2-228-88956-3)
  • James Patrick Mallory, À la recherche des Indo-Européens, Paris, Seuil,‎ 1998 (ISBN 2020143909)
  • David W. Anthony, The Horse, the Wheel, and Language : How Bronze-Age Riders from the Eurasian Steppes Shaped the Modern World, Gollancz,‎ 2008 (ISBN 0691058873)
  • Colin Renfrew (trad. Michèle Miech-Chatenay), L'énigme indo-européenne : Archéologie et langage [« Archaeology and Language: The Puzzle of the Indo-European Origins »], Paris, Flammarion, coll. « Champs »,‎ 1990 (1re éd. 1987) (ISBN 9782082111850)
  • Gérard Fussman, « Entre fantasmes, science et politique : l’entrée des Āryas en Inde  », Annales. Histoire, Sciences sociales, no 4,‎ 2003, p. 781-813 (lire en ligne)
  • Jean Haudry, Les Indo-Européens, PUF, coll. « Que sais-je ? »,‎ 1981 (réimpr. 1985, 1992) (ISBN 2-13-037090-X)
  • Lothar Kilian (trad. Felicitas Schuler, préf. Jean Haudry), De l'origine des Indo-Européens [« Zum Ursprung der Indogermanen »], Paris, Éditions du Labyrinthe,‎ 2000
  • Iaroslav Lebedynsky, Les Indo-Européens. Faits, débats, solutions, Errances,‎ 2009, 2e éd. (ISBN 978-2-87772-396-1)
  • « Les Indo-Européens, un mythe sur mesure », La Recherche, no 308,‎ avril 1998 (lire en ligne)
  • Jean-Paul Demoule, Mais où sont passés les Indo-Européens ? : Aux origines du mythe de l' Occident, Éditions du Seuil,‎ 23 octobre 2014, 704 p. (ISBN 2-020-29691-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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