Protecteur des Aborigènes

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Le rôle de protecteur des Aborigènes est issu d'une recommandation du rapport de la commission spéciale de la Chambre des communes du Royaume-Uni sur la question des Aborigènes.

Le 31 janvier 1838, Charles Grant, Secrétaire d'État à la guerre et aux colonies, envoie le rapport au gouverneur George Gipps. Le rapport recommandait l'engagement de Chefs protecteurs des Aborigènes. Ces derniers devraient apprendre les langues aborigènes d'Australie et leur travail consisterait à veiller aux droits des Aborigènes, à les protéger contre la spoliation de leur territoire et contre tout acte de cruauté, d'oppression et d'injustice.

Le Protectorat de Port Phillip est mis en place avec George Augustus Robinson comme Chef Protecteur et quatre Protecteurs à temps plein[1].

Bien qu'au départ le but était la défense des Aborigènes, en particulier dans les zones reculées, il fut suggéré que le rôle de Protecteur inclue un contrôle social. Ce contrôle ira jusqu'à déterminer quels individus peuvent se marier, où ils doivent résider, ainsi que la mainmise sur la gestion de leurs moyens financiers.[citation nécessaire]

À l'instar de Robinson, A. O. Neville et Edward John Eyre furent de notables Chefs Protecteurs des Aborigènes.

Matthew Moorhouse fut le premier Protecteur en Australie-Méridionale.

La fonction de Protecteur des Aborigènes fut abolie dans les années 1970.

Protecteurs des Aborigènes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Graeme, Aplin (éditeur), S.G. Foster (éditeur) et Michael McKernan (éditeur), Australians:Events and Places, Fairfax, Syme and Weldon Associates,‎ 1987 (ISBN 0-949288-13-6), p. 47-8

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