Protéine Ras

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La Protéine Ras est la protéine exprimée par le gène Ras, un proto-oncogène. Une tumeur sur quatre chez l'Homme possède une mutation de ce gène.

Les protéines Ras sont des petites GTPases qui font partie de la famille des protéines G monomériques. Elles sont activées par les récepteurs membranaires des facteurs de croissance. Elles agissent sur plusieurs voies métaboliques par activation de kinases (cascade de phosphorylations).

Activité[modifier | modifier le code]

Elles interviennent dans la régulation de la prolifération, de la différenciation et de la survie cellulaire ainsi que dans l'organisation du cytosquelette.

La protéine Ras produite par le gène Ras se présente sous deux formes, la forme inactive Ras-GDP et la forme active Ras-GTP. La protéine Ras fait partie de la chaîne de signalisation cellulaire du récepteur-enzyme à activité tyrosine kinase. Ce récepteur est activé par l'EGF, un facteur de croissance épidermique. Après fixation de l'EGF à son récepteur, celui-ci se dimérise et on observe une phosphorylation des résidus tyrosine. Un adaptateur protéique [SH2] (en) lié à la protéine Grb2 vient se fixer sur une tyrosine phosphorylée. Cette protéine Grb2 permet l'activation de la protéine Sos qui elle-même va activer la protéine Ras. La protéine Ras activée déclenche alors une cascade de phosphorylations. Lors d'une mutation, c'est cette dernière qui est maintenue constamment activée augmentant la prolifération cellulaire.

Modifications post-traductionnelles[modifier | modifier le code]

Les protéines RAS, comme beaucoup d’autres protéines oncogènes (oncoprotéines), subissent une suite complexe de modifications post-traductionnelles qui sont initiées par l’ajout d’un lipide isoprénoïde par un processus dit de prénylation. Après la prénylation, ces protéines subissent habituellement une endoprotéolyse par la protéase RCE1, puis une méthylation carboxyl par une méthyltransférase appelée isoprenylcysteine carboxyl methyltransferase (ICMT). L’inhibition des étapes post-prénylation de ces modifications, en particulier la méthylation catalysée par l’ICMT, pourrait contribuer à un contrôle de la prolifération cancéreuse.

Source[modifier | modifier le code]

  • Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Ras (protéine) » (voir la liste des auteurs).
  • « Cours de Biologie cellulaire, 4e édition » par Pierre CAU & Raymond Seïte, Éd. Ellipses