Prosper-Louis d'Arenberg

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Prosper-Louis d'Arenberg
Image illustrative de l'article Prosper-Louis d'Arenberg
Titre
Duc d'Arenberg
18031861
Prédécesseur Louis-Engelbert d'Arenberg
Successeur Engelbert-Auguste d'Arenberg
Biographie
Titre complet 7e Prince et
Duc (allemand) d'Arenberg
13e Duc d'Aerschot
2e Duc de Meppen
2e Prince de Recklinghausen
Dynastie Maison d'Arenberg
Date de naissance 28 avril 1785
Lieu de naissance Château d'Enghien
Date de décès 27 février 1861
Lieu de décès Palais d'Egmont, Bruxelles
Père Louis-Engelbert d'Arenberg
Mère Pauline-Louise de Brancas
Conjoint Stéphanie Tascher de la Pagerie
Ludmilla Lobkowicz
Enfant(s) Louise (1820-1853)
Marie Flore (1823-1861)
Engelbert-Auguste (1824-1875)
Antoine-François (1826-1910)
Charles (1829-1831)
Charles (1831-1896)
Joseph (1833-1896)

Orn ext duc SERG Toison d'or.svg
Arenberg.PNG
Duc d'Arenberg

Prosper-Louis d'Arenberg (28 avril 1785 - Château d'Enghien27 février 1861 - Palais d'Egmont, Bruxelles), 7e duc d'Arenberg, était un aristocrate, militaire et homme politique allemand des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

S. A. S. le duc Prosper d'Arenberg est né en 1785 à Bruxelles. Il était chef de l'illustre famille allemande qui tire son nom d'Aremberg : un bourg avec un château, situé entre Cologne et Juliers. Le comté, depuis duché d'Arenberg, échut en 1547, par mariage, à Jean de Barbançon de la maison de Ligne, auquel Charles Quint conféra, en 1549, le titre de comte du Saint-Empire. Élevé au rang de principauté en 1576, le domaine d'Arenberg prit rang parmi les États germaniques. Le titre ducal date de 1644.

Plusieurs ancêtres du duc Prosper ont exercé de grands commandements militaires avec la dignité de feld-maréchal au service du Saint-Empire. Ils ont porté les titres de duc d'Aerschot et de Croÿ, enfin ils ont occupé de hautes fonctions en Belgique, comme conseiller, gouverneur du Hainaut, etc...

Après 1794 l'invasion de duché d'Arenberg par les troupes de l'armée révolutionnaire française), le père de Prosper, le duc Louis-Engelbert, fut dépouillé de ses États par le traité de Lunéville qui réunit à la France les possessions de la maison d'Arenberg, situées sur la rive gauche du Rhin. Il reçut, à titre de dédommagement, le bailliage de Meppen et le comté de Recklinghausen (Ruhr). En 1803, Louis-Englebert céda ses domaines restés indépendants à son fils aîné le prince Prosper, grand d'Espagne de première classe.

En septembre 1806, le prince Prosper leva en Belgique et équipa à ses frais un régiment de cavalerie appelé d'abord « chevau-légers belges du duc d'Arenberg ». À la tête de ce régiment dont il était colonel, le prince Prosper d'Arenberg prit part à la campagne de Prusse (1806). Au printemps 1807, ce régiment fut envoyé avec le 3e régiment de hussards hollandais pour le service en Poméranie suédoise sous le maréchal Brune.

Devenu le 27e de chasseurs à cheval (mai 1808), le régiment se distingua dans la guerre d'Espagne. Gravement blessé au combat d'Arrayo-Molinos le 28 octobre 1811, il fut fait prisonnier, transféré en Angleterre et ne recouvra sa liberté qu'en 1814, à la chute de Napoléon. Il ne revint en Belgique qu'en 1814.

En 1807, le duché d'Arenberg entra dans la Confédération du Rhin.

Divorcé de Stéphanie Tascher de La Pagerie, il épousa, le 26 janvier 1819, la princesse Marie-Ludmille Rose de Lobkowitz, née le 15 mars 1798, dont il eut sept enfants.

Son père étant mort en 1820 à Bruxelles, il devint duc d'Arenberg, duc d'Aerschot et de Croÿ, duc de Meppen et comte de Recklinghausen.

Napoléon Ier avait enlevé en 1810 à la maison d'Arenberg la souveraineté de ses États, réunis en partie à la France et en partie au grand-duché de Berg. À la suite du congrès de Vienne, le duché d'Arenberg passa presque entièrement sous la souveraineté du royaume de Hanovre, le reste fut placé sous la souveraineté de celui de Prusse. Ce duché se composait de cinquante-quatre milles carrés en Allemagne et de 85 000 habitants.

Duc Prosper-Louis d'Arenberg (1785-1861)

Toutefois de grands privilèges furent conférés au chef de la maison d'Arenberg, qui fut nommé successivement membre héréditaire du collège des princes à la diète provinciale (en allemand : Provinziallandtag (de)) de la Westphalie prussienne, avec voix virile (27 mars 1824), membre héréditaire de la « première Chambre » (chambre haute) du royaume de Hanovre (6 août 1840), membre héréditaire de l'ordre des seigneurs de la diète réunie de Prusse (Chambre des seigneurs de Prusse, 3 février 1847). Il avait également le droit d'entretenir une garde d'honneur.

Le duc Prosper avait de vastes propriétés en Belgique, en Allemagne, en France : il y donnait l'exemple des améliorations agricoles et d'une charité aussi active que dévouée. Enfin son palais à Bruxelles était remarquable par sa riche galerie de tableaux, sa collection d'objets d'art, sa précieuse bibliothèque, ses serres et ses jardins.

En 1831, Prosper-Louis d'Arenberg fut le candidat du Vatican à l'élection du roi des Belges.

L'hôpital de Recklinghausen (Ruhr) porte son nom.

Titres[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Rubans des décorations
Grand cordon de l'Ordre de Léopold Ordre du Lion néerlandais Ordre de l'Aigle noir Ordre de Saint-Hubert (Bavière)
Ordre au mérite de Saint-Michel (Bavière) Officier de la Légion d'honneur

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Les enfants du duc Louis-Engelbert d'Arenberg et de Pauline-Louise de Brancas (17551812) : Pierre d'Alcantara (1790-1877), 1er duc français d'Arenberg, Pauline (1774-1820), Prosper-Louis (1785-1861), 7e duc d'Arenberg. Miniature de 1791.

Prosper-Louis était un des fils de Louis-Engelbert d'Arenberg et de Pauline-Louise de Brancas (23 novembre 175510 août 1812 - 5 rue d'Antin, Paris), fille de Louis-Léon (17331824), 3e duc de Lauraguais (1755), 6e duc de Villars.

Il épousa, sur ordre de l'Empereur[1], le 1er février 1808 à Paris, Stéphanie Tascher de la Pagerie (1788 - Fort-Royal26 octobre 1832 - Paris), nièce de l'impératrice Joséphine élevée au rang de princesse française. Divorcés le 29 août 1816, ce mariage a été annulé par jugement du tribunal civil du département de la Seine le 29 août 1816, par sentence de l'officialité de Paris le 27 mars 1817, enfin par bulle du pape Pie VII le 21 août 1818.

Il épousa, en seconde noces, le 26 janvier 1819, la princesse Ludmilla Lobkowicz (15 mars 1798 - Prague8 janvier 1868 - Bruxelles), dont il eut :

Son frère, Pierre d'Alcantara-Charles (né le 2 octobre 1790), second fils du duc Louis-Engelbert, fut officier d'ordonnance de Napoléon Ier. Pendant la Restauration française, il se fit naturaliser français et fut créé, en 1828, duc et pair de France par ordonnance royale de Charles X. Auteur de la branche des ducs français d'Arenberg, il eut, de son mariage avec Alix de Talleyrand-Périgord, trois enfants.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Chronologies[modifier | modifier le code]