Promenade des Anglais

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Icône de paronymie Cet article possède des paronymes, voir : Impasse des Anglais, Rue des Anglais, Chemin des Anglais et Autoroute des Anglais.
Promenade des Anglais
Image illustrative de l'article Promenade des Anglais
La Promenade des Anglais, les automobiles, les touristes et la Baie des Anges.
Situation
Coordonnées 43° 41′ 28″ N 7° 14′ 51″ E / 43.691, 7.2475943° 41′ 28″ Nord
       7° 14′ 51″ Est
/ 43.691, 7.24759
  
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Ville Nice
Tenant Quai des États-Unis
Aboutissant Pont du Var
Morphologie
Type Avenue
Longueur 7 000 m
Histoire
Création 1820
Anciens noms Chemin des Anglais (1820-1852)
Monuments Négresco, Palais de la Méditerranée

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Promenade des Anglais

La promenade des Anglais est une avenue longeant le bord de mer (baie des Anges), à Nice.

Sommaire

[modifier] Histoire

Au début du XIXe siècle c’est un modeste sentier[1] terreux et graveleux, large de 2 mètres, nommé « Chemin des anglais », reliant la rive droite du Paillon au faubourg de la Croix de Marbre. Il est construit par la communauté anglaise hivernante et financé dit-on par le Révérend Lewis Way[2].
Le document n°107 annexé au Plan régulateur du Consiglio d'Ornato (lettres patentes du 26 mai 1832) prévoit une route au bord de mer de l’embouchure du Paillon jusqu’au vallon Magnan. La libre disposition du littoral est accordée à la municipalité par les patentes du 5 mai 1835 signées du roi Charles-Albert. Le 29 avril 1836, le Conseil municipal approuve le projet soumis, par l’architecte de la ville Antoine Scoffier, où figure le tracé, dessiné dès 1830[3], avec une extension et un gabarit à l’échelle de l’actuelle Promenade. En 1844[4] , les travaux d’équipement de cet ouvrage d’art débutent par un premier tronçon, depuis l’angle sud-est de l’embouchure du Paillon jusqu’au vallon Saint-Philippe. Il est surélevé de 5 mètres au dessus du niveau de la mer. Sa largeur est de 23m mais seulement 12m sont exécutés[5].
En 1854-1856, la voie prend le nom de Promenade des Anglais et est prolongée jusqu'à Magnan selon le projet de l'architecte François Aune. D'importants travaux sont ensuite effectués, elle est élargie de 11m en dehors du talus pour y former une allée à double rangée d'arbres [5]. La promenade est prolongée jusqu'à Sainte-Hélène en 1878, Carras en 1882, et enfin le Var, en 1903.

Les villas et leurs jardins sont peu à peu détruits et remplacés par des palaces, des hôtels et des casinos, ou des immeubles résidentiels. La circulation automobile se développe et commence à poser problèmes dès les années 1920. La municipalité fait faire d'importants travaux entre l'Opéra et le boulevard Gambetta, en 1929-1931, qui donnent à la promenade son visage actuel. L'élargissement est poursuivi entre le boulevard Gambetta et l'avenue Ferber en 1949-1953[2].

La Promenade est aujourd'hui victime de la circulation automobile. Sur certaines sections, elle prend l'allure d'une autoroute urbaine à deux fois quatre voies.

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[modifier] Aujourd’hui

Pour beaucoup, l’endroit est devenu la Promenade ou même la Prom’.

De nos jours, la promenade des Anglais est un des lieux de visite incontournable à Nice. Elle est devenue un lieu de rendez-vous pour tous les amateurs de rollers. Une légère brise du large étant quasi constante, c'est un lieu privilégiés de jogging. Une piste cyclable ayant été tracée sur le trottoir sud, c'est la voie à vélo la plus expresse pour traverser la ville d'est en ouest.

Outre les manifestations nombreuses (Carnaval de Nice, batailles de fleurs, etc.), la promenade était réputée pour ses « chaises bleues » et ses pergolas, propices à un farniente tout méditerranéen et à la contemplation de la baie des Anges.

[modifier] Aménagement

[modifier] Voies

Les chaises bleues de la Prom'.

On caractérise souvent la Promenade des Anglais par la voie Nord (côté ville, direction ouest), et la voie sud (côté mer, direction est).

La Voie nord est sur la quasi-totalité de son tracé en 3 voies, sauf au niveau de l'aéroport où on en dénombre 4.

La Voie sud quant à elle a été réamenagée en 2007-2008 : Elle dispose de 3 voies (4 voies sur de rares tronçons). Le stationnement a été basculé sur le trottoir central et une piste cyclable en site propre a été construite côté mer de l'aéroport à Lenval. Avant 2007, c'était une véritable "autoroute" sur le bord de mer avec :

  • 6 Voies à hauteur de l'aéroport
  • 5 Voies entre Haliotis et l'hôpital Lenval
  • 4 Voies de Lenval aux environs de Grosso / Gambetta
  • 3 Voies jusqu'à sa fin au quai des États-Unis.

[modifier] Urbanisme

Cette immense avenue bénéficie d'un travail architectural spécial, ainsi le revêtement est légèrement marron, des kiosques et des pergolas longe les 8 km de plage, enfin les lampadaires sont également uniques. Ils éclairent aussi bien le sol que le ciel : ils servent de balises pour l'approche des avions. Les avions, par jours de vent d'ouest, doivent approcher en courbe et s'aligner avec les pistes en respectant le chemin lumineux de sorte à ne pas survoler la ville. Ces jours là, depuis les fameuses chaises bleues, on observe ainsi le balai des avions en rase motte au dessus de la mer du second aéroport de France sur tout le long de la Promenade.

La mairie de Nice a décidé de réduire d'une voie la chaussée sud entre Haliotis et Grosso au profit d'une piste cyclable.

[modifier] Bâtiments bordant la promenade des Anglais

Comme la promenade n'est bordée de terrain que sur le côté nord, la numération (progressant dans le sens est-ouest) est d’abord continue au lieu d’aller de deux en deux puis progresse de numéro impair en numéro impair.

Les premiers palaces (Le Royal, le Negresco), l'Opéra, ont leurs façades au nord sur la rue de France, dos à la Promenade : Nice était station d'hiver et on y appréciait la douceur du climat et sa saison sèche en hiver. Pas la mer. D'où aussi le nom de "promenade des Anglais", péjoratif. Il faut l'entendre par chemin où seuls les Anglais sont assez fous pour s'y promener.

[modifier] Notes

  1. Le Consiglio d'Ornato: L'essor de Nice 1832-1860, d'Edouard Scoffier et Rocco Sifredi, aux Editions Serre -1998. (ISBN 9782864102960) p 101.
  2. a et b Ralph Schor (dir.), Dictionnaire historique et biographique du comté de Nice, Nice, Serre, 2002, (ISBN 978-2-86410-366-0).p. 301-302
  3. L'exception urbaine : Nice, de la Renaissance au "Consiglio d'Ornato", de Philippe Graff, Éditions Parenthèses - 2000, (ISBN 2-86364-066-6), p.145
  4. Edouard Scoffier et Félix Blanchi, op. cit., p. 102
  5. a et b Edouard Scoffier et Félix Blanchi, op. cit., p. 138

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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