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  • PUBLICAINS (de publicum, domaine public, con» tributions), fermiers des impôts chez les Romains. Ils appartenaient à l'ordre des chevaliers etformaienl des compagnies qui affermaient les impôts aux enchères et pour 5 ans. Ils commettaient souvent dea exactions, qui les rendirent odieux au peuple.
  • PUBLICOLA. V. VALERIUS PUBLICOLA.
  • PUBLILIUS PHILO, illustre plébéien de Rome, fut 4 fois consul (339,327 , 320, 315). Dictateur en 339, il prit Palépolis et battit les Samnites. Pendant sa dictature, ilfitpasser3 lois fameuses qui prescrivaient : 1° l'obligation pour les patriciens comme pour les
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autres citoyens de se soumettre aux plébiscites; 2° la ratification des actes du peuple par le Sénat et les curies; 3° l'obligation de prendre un des censeurs parmi les plébéiens, ainsi que la faculté pour les consuls d'être tirés tous deux de cet ordre. Il est le ^'plébéien qui ait été nommé préteur (337 av. J.-C).

  • PUBLIUS SYRUS, poète latin du 1" s. av. J.-C, probablement natif de Syrie, futamenêesclaveàRome dans sa jeunesse, fut élevé avecsoin par le maître aux mains duquel il était tombé et reçut ensuite la liberté. Il se mit à écrire et à jouer des mimes, espèce de parades burlesques sans intrigue, parcourut ainsi diverses villes de l'Italie, puis se produisit à Rome même, où il eut des succès : César lui donnait la préférence sur Labérius. Les mimes de Publius étaient remplis de traits de morale : quelques-unes des Sentences qu'ils renfermaient ont été conservées; on les imprime ordinairement à la suite de Phèdre. Les meilleures éditions séparées de ces sentences sont celles d'Érasme, Baie, 1502, et de J. C. Orellius, Leips., 1822, in-8,{um not. Variorum. Elles ont été trad. en franc, par Levasseur (1811), par J. Chenu (coll. Panckoucke) et par Baudement (coll. Nisard).
  • PUCELLE D'ORLÉANS (La). V. JEANNE D'ARC.
  • PUEBLA (la) ou la PUEBLA-DE-LOS-ANGELES, V. du Mexique, ch.-l. de l'Etat de Puebla, sur le plateau d'Anahuac, à 122 k. E. S. E. de Mexico, 72000 hab. Êvêché, séminaires, collège, nombreuses églises (presque toutes remarquables). La Puebla est une (les plus belles villes du Mexique. Industrie et commerce actifs; grandes fabriques de faïence.—Fondée eu 1533; occupée en 1847 parles Américains, en 1863 par les Français, après un siège meurtrier.—L'Etat de 1'., entre ceux de vera-Cruz au N. E., d'Oaxaca à l'E., de Mexico à l'O. et le Grand-Océan au S., a 500 k. sur 225 et env. 800 000 h. Hautes montagnes au centre : la Cordillère d'Anahuac (où se trouve le Popocatepetl et l'Iztaccihuatl) ; riv. principale, la Nasca. Sol fertile, mais mal cultivé; salines et mines d'argent. Commerce (jadis plus florissant). Ce pays, appelé Tlasca avant la conquête, était indépendant de Mexico: il fournit des secours à Cortez jjour la conquête du Mexique. Nombreuses antiquités mexicaines, entre autres la fameuse pyramide de Cholula.
  • P0ELCHES, nation indigène de l'Amérique du Sud, répandue dans le Sud de Buenos-Ayres, le N. de la Patagonie et le S. E. du Chili, est auj. réduite à un petit nombre d'individus par l'effet des guerres qu'elles a eues à soutenir contre les Araucaniens.
  • PUERTO-BEIXO ou PORTO-BELLO (c-à-d. beau fort), v. et port de la Nouv .-Grenade (dép. de l'Isthme), sur la mer des Antilles, à 70 kil. N. O. de Panama; 1500 hab. (jadis 8000). Excellent port, 2 châteaux forts.— Puerto-Bello était, avant le passage par le cap Horn, l'un des plus grands entrepôts du commerce de l'Amérique avec l'Europe : c'est de là que partaient les gahons chargés de métaux précieux. Elle est auj. fort déchue; climat très-malsain. Colomb découvrit ce port en 1502; les Espagnols bâtirent la ville en 1584; elle a été prise plusieurs fois par les flibustiers, notamment en 1670 par le fameux Morgan, et en 1596 et 1740 par les Anglais.
  • PUERTO-CABBLLO, v. du Venezuela, sur le golfe Triste, par 70° 37' long. O., 10» 28' lat. N., à 100 k. O. de Caracas; 8000 hab. Port beau et sûr; fortifications en ruines. La ville est bâtie dans une Ile jointe au continent par un pont. Le séjour en est peu sain à cause de marais voisins. — Elle doit sa naissance à des pêcheurs et à des contrebandiers de la colonie hollandaise de Curaçao.
  • PUERTO-DEL-PRINCIPE, V. et port de l'île de Cuba, ch.-l. du dép. du Centre, sur la côte N., à 520 k. E. S. E. de la Havane; 40 000 hab. Haute cour de justice des Antilles espagnoles; lieutenance civile elmi-litaire. Viile mal bâtie et malsaine. Grand commerce de sucre et de café.
  • PUERTO-REAL, v. d'Espagne (Cadix), près de l'embouchure du Guadalète, à 11 kil. N. E. de Cadix;

5Ô00 hab. Port que ferme un môle. Pêche, active. Entrepôt des marais salants voisins. Puërto-Reat était le quartier général des Français lorsqu'ils assiégèrent Cadix en 1811-12 et en 1823.

  • PUERTO-RICO. T. PORTO-RICO.
  • PUFENDORF (Samuel, baron de), publiciste et historien, né en 1632 près de Çhemnitz, en Misnie, m. en 1694, était fils d un ministre luthérien. Il étudia surtout Descartes, Grotius, Weigel, et fit paraître dès 1660, en latin, des Éléments de Jurisprudence naturelle qui lui valurent tant de réputation qu'on créa pour lui une chaire de droit naturel à l'Université de Heidelberg (1661). En 1667 il publia, sous le voile de l'anonyme, et toujours en latin, un traité de l'État de l'empire germanique, où il examinait l'origine et les usurpations de toutes les petites puissances de l'Allemagne; celivre'causa de grandes rumeurs et suscita contre lui des inimitiés qui le déterminèrent à passer en Suède, où le roi Charles XI lui offrait la chaire de droit naturel à l'Université de Lund, nouvellement fondée (1670). Deux ans après, il donna le traité sur lequel repose principalement sa réputation : Su Droit de la nature et des gens, en 8 livres, en latin, Lund, 1672, ouvrage qui fut traduit et commenté dans toutes les langues de l'Europe (notamment en français par Barbeyrac). Ala suite de cette publication, il fût nommé par Charles XI historiographe de Suède et secrétaire d'État. L'électeur de Brandebourg Frédéric-Guillaume voulut aussi l'avoir pour historien et l'atlira à sa cour en 1686. C'est là qu'il finit ses jours. Ses principauxécrits, après ceux qui ont été déjà cités,sont : De Officio hominis ac ci-vis, Lund, 1673, trad. aussi par Barbeyrac ; De Rébus gestis Suédois, abexpedilione Guslavi Adolphi usque ad abdicationem Ghristinx, 1686; De Rébus gestis Caroli Gustavi, Suecise régis, 1695 ; De Rébus gestt's Friderici III, electoris, postea régis; Introduction à l'Histoire des États européens, en allemand, 1682, trad. en français par Rouxel, 1710, et continuée par La Martinfère; cet ouvrage et sa continuation ont été réunis sous le titre à'Introduction d l'histoire générale et politique de l'univers, Paris, 1753. Les écrits de Pufendorf, tant de droit public et naturel que d'histoire, ont longtemps été les modèles du genre et se lisent encore avec fruit. Comme Grotius, il fonde la morale et le droit sur le principe de la sociabilité humaine. Moins original et moins profond que Grotius, Pufendorf a eu surtout le mérite de populariser et d'appliquer les idées de ce grand publiciste. Comme histonen.il est le plus souvent impartial, excepté toutefois quand il s'agi t de l'Église romaine.
  • PUGET (Pierre), célèbre artiste, à la fois peintre, sculpteur et architecte, né à Marseille en 1622, m. en 1694, débuta par sculpter des ornements en bois pour les navires. Il alla fort jeune en Italie où il étudia la peinture sous Pierre de Cortone, qui voulut en vain le retenir près de lui, revint en France en 1643 et peignit plusieurs tableaux d'église pour Marseille, Aix, Toulon, LaCiotat. Il exécuta en 1656 sa première œuvre d'architecture, la fameuse Porte de l'hôtel de ville à Toulon, avec un balcon soutenu par deux admirables cariatides, fut chargé en 1660 par Fouquet des sculptures de son château de Vaux, et envoyé en Italie pour choisir à Carrare les marbres destinés à ces travaux; dut renoncer à cette mission après la disgrâce de Fouquet (1661), mais reçut à Gênes un si bon accueil qu'il s'arrêta plusieurs années dans cette ville où il exécuta plusieurs de ses plus beaux ouvrages, et ne revint en France qu'en 1669, sur l'invitation de Colbert, qui le nomma directeur de la décoration des navires à Toulon : c'est alors qu'il inventa ces poupes colossales, ornées d'un double rang de galeries saillantes et de figures en bas-relief et en ronde-bosse, qui ont fait longtemps l'ornement des vaisseaux en Europe. Tout en. remplissant ses fonctions, il put encore exécuter plu* sieurs chefs-d'œuvre de sculpture. On cite entre autres : Alexandre Sauli, S. Sébastien. S. Philivve Néri

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(tous trois à Gênes), les groupes deMilon de Crotone l et à'Alexandre et Diogène (au Louvre), celui d'Andromède (à Versailles), les bas-reliefs de l'Assomption et de la Peste de Milan, à Marseille, ainsi que la Halle au poisson, qu'il construisit pour cette dernière ville et qui porte son nom. Comme architecte, Puget a le sentiment du grandiose; comme peintre, il compose sagement et plusieurs de ses tableaux offrent des beautés de premierordre; mais c'est surtout comme sculpteur qu'il excelle; il a du feu, de la vigueur et de l'élévation; il rend admirablement le pathétique ; mais il sacrifie quelquefois l'élégance à la force. Ses admirateurs l'ont surnommé le Michel-Ange français. Marseille lui a élevé Une colonne surmontée dé son buste. Une des salles de sculpture du Louvre a reçu le nom de Salle Puqet.—Étude surP. par L. Lagrange.

  • PUGET-THÉNIÈRS, ch.-l. d'arr. du dép. des Alpes-Maritimes, sur la r. g. du Var, à 35 kil. N. O. de Nice; 1304 hab. Draperies.
  • PUISA YE, petit pays de l'anc France, sur la r. dr. de la Loire, faisait partie du Gâtinais Orléanais, au S. Villes: St-Fargeau, Bléneau, Bonny, St-Amand.
  • PUISA YE (Joseph, comte de), général royaliste, né en 1755 à Mortagne, m. en 1827, était en 1789 officier dans les Cent-Suisses. Il siégea à l'Assemblée Constituante, y défendit les idées nouvelles, et devint en 1791 maréchal de camp; mais en 1793 il prit parti contre la Convention, et" se mit à la tête de l'armée départementale de l'Eure. Vaincu à Pacy, il se réfugia en Bretagne, y réorganisa la chouannerie, puis alla en Angleterre pour préparer l'expédition de Quiberon; mais, ayant échoué devant l'habileté de Hoche, il donna sa démission : le parti royaliste l'accusa de trahison. Le comte de Puisaye obtint des ministres anglais un établissement au Canada, et finit par se faire naturaliser Anglais. Il a publié des Mémoires justificatifs, Londres. 1803.
  • PUISEAUX.ch.-l. dec (Loiret), à 17 kil. E.N. E. de Pithiviers; 1959 h. Vins, miel, cire, safran.
  • PUISET (le), vge du dép. d'Eure-et-Loir, à 45 kil. S. E. de Chartres, et près de Janville; 600 hab. Jadis ch.-l. de sirerie. Célèbre château fort, dont la prise coûta trois années de guerre à Louis VI.
  • PUISSANT (Louis), né en 1769 en Champagne, de pauvres cultivateurs, m. en 1843, fut placé fort jeune chez un arpenteur, sentit le besoin d'étudier la géométrie pour comprendre son art, et fit dans cette étude de rapides progrès; fut nommé ingénieur-géographe à l'armée des Pyrénées-Orientales,quitta le service avec le grade de lieutenant-colonel d'état-major, professa les mathématiques à l'École centrale de Lot-et-Garonne, à l'École militaire de Fontainebleau, à l'École de l'état-major, et fut admis en 1828 à l'Académie des sciences. 11 prouva en 1836 qu'il y avait eu erreur dans la mesure de la partie du méridien qui s'étend de Montjouy à Formentera, et qu'il fallait ajouter68toises à la mesure, et par suite changer la longueur attribuée au méridien. Outre un Cours de Mathématiques, on a de lui des Traités de Géodésie, 1805, de Topographie, 1807, de Trigonométrie, 1809; etlaKesm'pti'o» géométrique de la France.
  • PUJOL (ABELde), peintre, né en 1785, m. en 1861. fut élève de David, remporta en 1811 le grand prix de peinture, exposa en 1817 S. Etienne prêchant l'Évangile (pourl'église St-Étienne), en 1819 la Vierge au Tombeau, peignit pour le musée de Versailles Achille de Ilarlay devant les Ligueurs et la Clémence de César, et décora de ses peintures le plafond du grand escalier du Louvre ainsi que la galerie de Diane E Fontainebleau. Il réussit surtout dans la peinture à fresque et dans la grisaille : c'est de lui que sont les belles grisailles de la Bourse de Paris. Il fut admis en 1835 à l'Académie des beaux-arts.
  • PUJOLS, ch.-l. de c (Gironde), à 24 kil. S. E. de

Libourne; 803 hab. Ruines d'un château féodal, qui appartenait aux Duras. Près de là, curieux dolmen.

  • PULASKI ou PULAWSKI (Joseph), patriote polonais,

né en 1705, fut d'abord avocat, et gagna Dar sas ta-

lents une fortune considérable. Il prit une parttrès-active aux efforts du parti qui voulait renverser Stanislas Poniatowski, vendu à la Russie, et fut le premier auteur de la Confédération de Bar (1768). Nommé maréchal régimentaire de la Confédération (c-à-d. chef des troupes), il soutint contre les Russes et le parti de Stanislas, mais sans succès, une lutte désespérée, et se vit forcé à se réfugier en Moldavie. Use préparait à renouveler la guerre lorsqu'il fut arrêté par le séraskiertartare et incarcéré à Constantinople. Il mourut en prison. —Son fils, Casimir P., 1748-78, s'efforça, comme lui, d'affranchir la Pologne, prit part à la conjuration qui avait pour but l'enlèvement de Stanislas, pénétra dans Cracovie, qu'il disputa plusieurs jours aux Russes, puis se fortifia dans le monastère de Czenstochau, où il se défendit longtemps (1771). Lorsque le parti patriote eut été définitivement vaincu, il se. réfugia en France, puis alla prendre du service dans la guerre d'Amérique et fut tué en 1778, au siège de Savannah.

  • PULAWY, v. de la Pologne russe, sur la Vistule, à 42 kil. N. O. de Lublin; 3000 hab. Beau château qui fut longtemps la résidence du prince Czartoryiski: on y remarquait une bibliothèque de 60 000 vol. et le temple de Sibylle, renfermant les plus rares antiquités de la nation polonaise; les Russes ont saccagé ce cbateau en 1831. Un institut agricole et poly-techniquey a été créé en 18.61.
  • PULCHERIE (Ste), Mlia Pulcheria, impératrice d'Orient,fille d'Arcadius, née en 399, m. en 453. Proclamée augusta en 414, elle exerça un heureux ascendant sur son jeune frère l'empereur Théodose II : c'est par son conseil qu'il épousa Athénaïs. Ses mérites ne purent cependant la mettre à l'abri de l'envie : elle fut un instant disgraciée en 447, mais elle recouvra bientôt son crédit. A la mort de Théodose, en 450, elle monta sur le trône sans opposition. Elle donna alors sa main au général Marcien, pour avoir en lui un appui; mais, comme elle avait fait vœu de virginité, elle fit promettre à son époux de respecter ce vœu; ce à quoi il consentit. Cette pieuse princesse se livrait dans le palais à tous les exercices du cloître. L'église grecque l'hon.le 15 ou le 17 septembre. Pulchérie est l'héroïne d'une pièce de Corneille. PULCI (L.),poëte, né à Florence en 1432, m. vers 1487, était chanoine de Florence; il jouitde la faveur de Laurent de Médiciset de l'amitié de Politien. Il est auteur d'un poëme héroï-comique intitulé : ifor-gante maggiore, mélange bizarre de sérieux et de comique, où il tourne en ridicule les romans de chevalerie : c'est le 1er exemple du genre qu'on a depuis nommé le bernesque, parce que Berni y excella.- Les meilleures éditions de ce poëme sont : celles de. Venise, 1494; de Naples (Florence), 1732; de Paris, 1768. On en estime le style pour sa pureté : c'est une des sources les plus précieuses de l'ancienne langue toscane. On a aussi de Pulci un recueil d'Odes et de Sonnets, où l'on trouve une grande licence.,
  • PULLNA, v. de Bohême (cercle de Saatz), près de Brux. Sources minérales alcalines renommées, dont les eaux sont exportées en grande quantité. PULTAVA. V. POLTOVA.
  • PULTUSK, v. de Russie (Pologne), à 160 k. N. E. de Plock; 2200 hab. Ane résid. des évoques de Plock. Victoire de Charles XII sur les Saxons, 1703; des Français sur les Russes, 1807. PUNDJAB. Y. PENDJA'B.
  • PUNIQUES (Guerres), nom commun à trois guerres célèbres qui eurent lieu entre les Carthaginois (Pœni) et les Romains. La 1" commença en 264 av. J.-C, et dura 23 ans. Elle eut lieu à la suite des démêlés de Hiéron, tyran de Syracuse, avec les Mamertins,qui,, après avoir envahi Messine, avaient appelé les Romains à leur secours ; les Carthaginois prirent parti pour les Syracusains. Amilcar, du côté des Carthaginois , App.CIaudius Caudex,Valerius Maximus,Duil-lius, Attilius Calatinus, Regulus, Lutatius, du côté des Romains, y jouèrent les principaux rôles. Les

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batailles navales de Myles ou Tyndaris, d'Ecnome, de Drépane, la translation du théâtre de la guerre en Afrique, et le siège deLilybée, en furent les principaux événements. Les Romains y mirent fin en 241 en remportant un avantage décisif aux lies Égates. Cette guerre leur donna l'empire de la Sicile. — La 2* guerre commença en2I9, par le siège et la prise de Sagonte, ville d'Hispanie aûiée de Rome, qui fut attaquée au milieu de la paix par Annlbal, et elle dura 18 ans. Le passage des Pyrénées et des Alpes par Ànnibal, ses victoires sur le Tésin et la Trébie, 218, au lac Trasimène, 217, à Cannes, 216, les batailles de Noie, de Séna, l'expédition des deux Sci-pions en Espagne, la défaite d'Asdrubal sur le Mé-taure, 207, le passage du grand Scipion en Afrique, et la victoire définitive de Zama (202), en sont les faits principaux; Annibal, Asdrubal, les Scipions, Fabius Maximus, Marcellus en furent les héros. Après avoir mis Rome à deux doigts de sa perte, cette guerre finitpar la rendre maltresse de l'Espagne, et anéantit pour toujours la puissance de Carthage. — La 3" ne fut autre chose que le siège de Carthage. Elle eut lieu de 149 à 146 av. J.-C. Après 3 ans d'une héroïque résistance, Carthage fut prise et incendiée, et son territoire fut converti en province romaine par Scipion Emilien. F. ROME et CARTHAGE.

  • PCNO, v. du Pérou, sur le lac Chucuyto, à 350 k. S. E. de Cuzco; 16 000 h. Aux env., mines d'argent.
  • PUNTIDO, couvent situé entre Milan et Bergame. C'est là que fut signée, en 1167, la 1" Ligue lombarde.
  • PUPD3N, empereur romain. V. MAXIME et BALBIN.
  • PURACE, v. de la Nouv.-Grenade (Cauca), à 17 k. S. E. dePopayan,aupieddu volcan de Puracé, haut de 2650", qui l'a presque détruite en 1827.
  • PURBACHIUS, astronome. V. PEURBACH.
  • PURCHAS (Sam), savant ecclésiastique anglais, né dans le comté d'Essex en 1577,m. en 1628,était chapelain de l'archevêque de Cantorbéry. Il forma une collection de voyages, tant imprimés que manuscrits, la plus riche qu'on eût encore vue, et fit paraître ce recueil en 5 vol. in-fol., dont le 1er est intitulé : Purchas, his pilgrimages or relations of the world and the religion, 1613, et les 4 autres : Ha-kluytus posifrumus, 1625, in-f. Ils se composent principalement de manuscrits laissés par Hackluyt.
  • PURIFICATION. C'était, chez les Juifs, une cérémonie ordonnée parle Lévitique, et qui avait heu 40 jours après les couches quand l'enfant était un garçon et 80 si c'était une fille. L'accouchée se rendait au Temple et offrait pour son enfant un agneau avec un pigeon ou une tourterelle. — Chez les Chrétiens, c'est la fête que l'Eglise célèbre en mémoire du jour où la Vierge Marie alla au Temple pour obéir à la loi, et y présenta l'Enfant Jésus; on la célèbre le 2 février. Gn croit qu'elle fut établie sous l'empereur Justinien en 542 ; d'Orient elle passa en Occident au vu* s. On la nomme vulgairement Chandeleur.
  • PURITAINS, nom donné en Angleterre et en Ecosse aux presbytériens les plus rigides, qui avaient la prétention d'appliquer seuls la parole de Dieu dans toute sa pureté. Opposés surtout à l'Eglise anglicane, les Puritains bannissent de l'église toute hiérarchie, du culte tout luxe (musique, habits pontificaux, ornements), toute liturgie, et proscrivent la plupart des pratiques extérieures (jeûne, signe de croix, agenouillement, etc.). Née du temps de la reine Marie Tudor, cette secte, restée longtemps obscure, ne commença à attirer l'attention que sous le règne d'Elisabeth; en 1566 elle déclara formellement se séparer de l'Eglise anglicane. Elisabeth poursuivit les Puritains plus vivement même que les Catholiques, ce qui ne les empêcha'pas de croître en nombre, et d'acquérir sous le règne suivant la consistance d'un parti. Un grand nombre d'entre eux se réfugia en Amérique, où ils peuplèrent le Mas-sachussets, fondèrent New-Plymouth, New-Ha-ven, etc. Les Puritains se signalaient par leur exaltation républicaine : ils ont eu la plus grande part

à la double chute des Stuarts. Sous Guillaume III, ils profitèrent, comme les autres sectes non-conformistes, de l'acte de tolérance publié par ce prince en 1689. VHistoire des Puritains a été écrite par Neale. Walter Scott, dans ses Puritains d'Ecosse, a parfaitement dépeint la secte de ce nom. PUSEÏISME,doctrine religieuse répandue depuis § eu d'années en Angleterre, surtout à l'Université 'Oxford, et ainsi nommée de son principal auteur, leDr Pusey. chanoine de l'Eglise du Christ" et professeur d'hébreu à Oxford : elle déclare la foi indépendante du pouvoir temporel et se rapproche du Catholicisme sur ies points les plus importants, rétablissant la messe, la confession auriculaire, la pénitence, le jeûne, l'invocation des saints, etc. Inquiétés par l'épiscopat anglican, la plupart des Pu-seyistes. ont ouvertement embrassé le Catholicisme.

  • PUSSORT (Henri), conseiller d'État, né en 1615, mort en 1697, était oncle de Colbert et partagea sa haine contre Fouquet, dont il fut un des juges : il opina pour la mort. Il a travaillé à la rédaction des Ordonnances de 1667 à 1670 pour la réformation de la justice et l'abréviation des procès. Boileaufaît al-.lusion à ce dernier fait dans son Lutrin.
  • PUSTERTHAIi, cercle du Tyrol, entre le cercle d'Un ter-Innthal, l'Autriche propre et l'Illyrieja 140 k. sur 40 et env. 100 000 hab. ; ch.-l., Brunecken. Il est traversé par les Alpes Rhétiques.
  • PUTANGES, ch.-l. de cant. (Orne), sur la r. g. de l'Orne, à 18 kil. O. d'Argentan; 717 hab. Tanneries.
  • PUTBUS (Princes et comtes de), anc famille de Poméranie, est une ligne collatérale des anciens princes de l'île de Rugên. Le fondateur de cette maison est un certain Borante, qui obtint en 1249 le château de Podeousk ou Putous, avec la péninsule de Iasmund. Cette famille a été élevée en 1727 à la dignité de prince par l'empereur d'Allemagne.
  • PUTEANUS (ERTCIUS), érudit. F. DUPUY (Henri).
  • PUTEAUX, vge du dép. de la Seine, sur lar. g. de la Seine, à 8 kil. O. de Paris; 7613 hab. Port pour le débarquement du charbon de terre, des bois, des vins, etc. Fabriques d'indiennes, teintureries; culture des roses. Jolies maisons do campagne.
  • PUTIPHAR, officier de Pharaon. F. JOSBPH.
  • prjTNEY, v. d'Angleterre(Surrey), sur IaTamise, à 9 kil. Ô. de Londres; 6000 hab. Patrie de Gibbon.
  • PUTRIDE (Mer), Putridum mare, partie S. O. du Palus Wœotis, ainsi nommée à causé des miasmes qui s'échappent de ses eaux basses et fangeuses. C'est auj. la lagune de Sivach.
  • PUTSCH (Élie van), Putschius, philologue, né à Anvers en 1580, m, en 1605, à 25 ans, s'était fait remarquer par sa précocité. On lui doit un recueil de -33 grammairiens anciens, sous le titre de Grammatical latinx auctores antiqui, Hanau, 1605, réimpr. par Lindemann (1831-40) et par H. Keil (1855-58).
  • PUTUMAJO, riv. de l'Amérique du Sud. V, IÇA.
  • PUY, du celtique puich ou puech, en latin podium, nom qu'on rencontre en France dans beaucoup de noms de lieux, veut dire hauteur, montagne.
  • PUT (LE), dit aussi lé Puy-en-Yclay et lePuy-No-tre-Dame, Civitas Veïïawrum chez ies anciens, Ânicium et Podium au moyen âge, ch.-l. du dép. de la Hte-Loire, bâti en amphithéâtre sur le versant méridional du mont Anis, à 505 k. S. E. de Paris; 17 015 hab. Êvêché fort ancien (occupé en i095 par Adhémar de Monteil), trib. de 1" inst. et de commerce, lycée, école normale, bibliothèque, musée. Belle promenade duBreuil, cathédrale, construite au-dessus de la ville et adossée au Soc Corneille, église St-Laurent, où sont les restes de Dueuesolm, église de la Chaise-Dieu, contenant 743 stalles; ruines d'un temple de Diane, etc. Au sommet du rocher est une statue colossale de la Vierge, fondue avec les canons pris à Sêbastopol en 1855 et inaugurée en 1861. Blondes et dentelles, couvertures, lainages, clouterie, etc. Commerce de bestiaux, cuirs, bois de construction ; marrons dits de Lyon. Patrie du car

PUIS — 1563 — PYGM

dinal de Polighac. Le Puy était la capitale de l'ancien Velay. Cette ville a beaucoup souffert des guerres de religion.

  • PUY (Raymond, Henri.... du). V. DUPUT.
  • PUYCERDA, Julia Livia', v. forte d'Espagne (Barcelone) , à 110 k. N. de Barcelone, à 45 k. N. E. d'Urgel et à 2 kil. de la frontière de France; 2500 h. Place de guerre. Forges, lainages,cotonnades; jaspe, sources minérales. Jadis capitale de la Cerdagne. Prise par les Français en 1707 et 1793; reprise par les Espagnols en 1795; plusieurs fois assiégée pendant l'invasion française en Espagne de 1808 à 1814.
  • PUY-DE-DÔME, petite chaîne de montagnes de France, au centre du dép. de même nom, appartient au système des Cévennes et se lie par le S. au Mont-Dore : 45 kil. de long. Plusieurs sommets dits Puys, presque tous volcaniques : le plus haut, le Puy-de-Dôme, tout près de Clermont, a 1465° de hauteur : c'est là que Pascal fit sa 1™ expérience barométrique.
  • PUY-DE-DOME (dép. du), entre ceux de l'Allier au N.-, de la Hte-Loire et du Cantal au S., de la Loire à l'E., de la Corrèze et de la Creuse à l'O. : 7972 kil. carr.; 576409 h.; ch.-l., Clermond-Ferrand. Il est formé en partie de l'Auvergne, du Bourbonnais et du Lyonnais. Plusieurs montagnes : Puy-de-Dôme, Mont-Dore ; vallées et plaines au N. ; l'Allier le traverss. Ce dép., très-important sous le point de vue géologique, a beaucoup de volcans éteints et de formations volcaniques. Plomb argentifère et autres, cuivre, alun, antimoine, beaucoup de houille ; marbre, granit, pierres meulières et à plâtre, pierres de taille, lave, schistes argileux, bitumeux, tripoli, pouzzolane, sources incrustantes, etc. Sol fertile, surtout au N. : céréales, fruits, châtaignes, chanvre, gros vin, beaucoup de bois, excellents pâturages. Chevaux petits; gros et menu bétail. Industrie active : tissus de laine, de coton, de fil; ouvrages en cuivre., fer, quincaillerie, coutellerie; faïence; papiers; produits chimiques, raffinerie de sucre ; pâte d'abricots, fromages estimés. — Ce dép. a 5 arr. (Clermont-Ferrand, Issoire, Riom, Thiers, Ambert), 47 cant. et 444 communes. Il appartient à la 20« div. militaire, a une cour impér. à Riom et un évêché à Clermont.
  • PUYLAURENS, Podium Laurentii. ch.-l. de c (Tarn), à 26 kil. S. E. de Lavaur; 5940 h. Les Protestants l'occupèrent au xvie s., et y fondèrent une école de théologie. Ses fortificat. furentrasées enl629.
  • PUYLAURENS (Guill. de), chapelain de Raymond le Jeune, comte de Toulouse, écrivit vers 1245 une Histoire des Albigeois, qui est fort estimée.
  • PUYLAURENS (Ant. DELAGE, duc de), d'une famille noble du Languedoc, fut le favori de Gaston, duc d'Orléans, frère de Louis XIII, le suivit dans ses deux retraites àBruxelles et en Lorraine, puis, gagné par Richelieu, travailla à réconcilier Gaston avec le roi et y réussit. Richelieu, en récompense, lui donna la seigneurie d'Aiguillon, qui fut érigée en duché-pairie sous le titre de Puylaurens, et lui fit épouser une de ses cousines (Marguerite de Coislin), 1634. Puylaurens n'en fut pas moins conduit à Vincennes l'année suivante, comme ayant rallumé la discorde entre les deux frères ; il mourut en prison en 1635.
  • PUY-L'ÉVËQUE, ch.-l. de c (Lot), sur la r. dr. du Lot, à 19 k. N. O. de Cahors; 2394 h. Jadis fortifié.
  • PUY-aiIROL, ch.-l. de c (Lot-et-Garonne, à 22 kil. S. E. d'Agen; 1482 h. Ruines d'un vieux château.
  • PUYSÉGUR (Jacq. DE CHASTENET, seigneur de), lieutenant général, d'une ancienne famille de l'Armagnac, né vers 1600, m. en 1682, était parent du duc d'Éperuon. Il servit 41 ans, eut part à 30 combats et à. 120 sièges, sans être jamais blessé. Il a laissé des Mémoires (de 1617 à 1658), publiés en 1747, et reproduits dans la collection Petitot.— Jacq. Franc, DE CHASTENET, marq. de P., son fils, 1665-1743. entra au service en 1677, remplit des missions diplomatiques sous Louis XIV, fit partie du conseil de la guerre pendant la minorité de Louis XV et fut fait maréchal de France en 1734. On a de lui l'Art de la guerre, 1748, in-fol., ouvrage rédigé pour l'instruction du duc de Bourgogne.— Jacq. Fr. Maxime, marq. de P., filsdupréc, 1716-1782,fit avec distinction les'guerres du règne de Louis XV et fut fait lieutenant-général en 1759. Il laissa plusieurs ouvrages, la plupart anonymes, sur l'art militaire, les sciences, la philosophie, et publia l'Art de la guerre de son père.
  • PUYSEGUR (Amand Marc Jacq. DE CHASTENET, marquis de)^,fils du préc, né en. 1751, m. en 1825, entra dans l'artillerie, et prit part comme major de tranchée au siège de Gibraltar, en 1782. Il commandait en 1792 l'école de La Fère; il donna sa démission, fut deux ans retenu prisonnier à Soissons pour avoir correspondu avec ses frères émigrés, puis se retira dans sa terre de Buzancy. Il fut maire de Sois-sons de 1800 à 1805. C'est surtout comme champion et propagateur du magnétisme animal qu'il s'est rendu célèbre. Il fut un des plus fervents disciples de Mesmer, et observa le : premier le merveilleux phénomène du somnambulisme magnétique (1787). Il eut part aux Annales de magnétisme, à la Bibliothèque magnétique, aux Archives du magnétisme, et donna lui-même d'intéressants Mémoires pour servir à l'histoire du magnétisme, ? 1788, ainsi que des Recherches sur l'homme dans l'état de somnambulisme, 1811. Dans tous ses écrits, U soutient avec courage et loyauté ce qui était à ses yeux la plus importante des découvertes.D'une bienfaisance rare, le marquis de Puységur n'employa le magnétisme qu'à faire le bien.
  • PUYSEGUR (Ant. Hyac Anne DE CHASTENET, comte de), longtemps connu sous le nom de comte de Chastenet, frère cadet du précéd., né en 1732, m. en 1809, servit dans la marine, visita les cavernes des Guan-ches à Ténériffe et en rapporta de belles momies, dressa les cartes de tous les débouquements de St-Dommgue, émigra en 1791, joignit l'armée de Condé, passa au service de l'Angleterre, puis du Portugal, devint contre-amiral de la flotte portugaise, sauva le roi de Naples Ferdinand IV et sa famille en les recevant à son bord et les conduisit en Sicile (1793). Il rentra en France en 1803.
  • PUYSEGUR (Pierre Louis DE CHASTEHET, comte de), d'une branche cadette, 1727-1807, était lieutenenànt général lorsque Louis XVI lui confia, en .1788, le portefeuille de la guerre. Il se vit obligé de se retirer en 1789; l'Assemblée déclara qu'il emportait les regrets de la nation. Il défendit Louis XVI au 10 août et n'émigra qu'après la mort du roi.