Programme chinois d'exploration lunaire

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Insigne du programme

Le programme chinois d'exploration lunaire (chinois : 中国探月 ; pinyin : Zhōngguó Tànyuè), aussi connu sous le nom de Chang'e, mené par la CNSA, l'agence spatiale chinoise, a pour but l'étude et l'exploration de la Lune par des robots, puis, à l'horizon 2025-2030, par des missions spatiales habitées. Ce programme s'est concrétisé jusqu'à présent par le lancement par des fusées Longue Marche de trois sondes spatiales Chang'e depuis 2007 et de l'alunissage d'un robot explorateur en 2013.

Ce programme permet à la Chine de développer et de maîtriser des technologies clés dans le domaine astronautique comme par exemple le contrôle de trajectoire orbitale, le contrôle d'attitude ou les communications longue-portée.

Phase 1 : Les sondes orbitales lunaires[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Chang'e 1 et Chang'e 2.

Le 24 octobre 2007, la sonde spatiale orbitale Chang'e 1 est lancée depuis le Centre spatial de Xichang par une fusée Longue Marche 3A. Elle a pour objectif de cartographier et modéliser en trois dimensions certaines régions de la Lune. Au total, 1,37 téraoctets de données ont été transférées à la Terre au cours de cette mission.


Une deuxième sonde orbitale, Chang'e 2, a été lancée le jour de la fête nationale chinoise, le 1er octobre 2010 à 18 h 59, au moyen d'une fusée Longue Marche 3C depuis le Centre spatial de Xichang, dans la province du Sichuan. La sonde a été directement placée sur une trajectoire de transfert Terre-Lune sans passer par l'orbite terrestre. Elle est entrée en orbite le 6 octobre 2010[1]. Une des possibilités prévues était que la sonde se pose sur la Lune à la fin de sa mission, mais elle a été mise sur une orbite de rencontre avec l'astéroïde géocroiseur Toutatis. Chang'e 2 rencontra l'astéroïde le 13 décembre 2012 et parvint à prendre des images avec une résolution maximale de 10 mètres par pixel[2].

Phase 2 : Analyse in situ[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chang'e 3.

En 2013, la Chine a lancé un robot automatique Chang'e 3 capable de se déplacer autour de son point d'atterrissage et d'étudier le terrain. Il s'agit du premier alunissage doux (sans destruction de l'alunisseur) depuis la sonde Soviétique Luna 24 en 1976.

Phase 3 : Retour d'échantillons[modifier | modifier le code]

Le programme officiel prévoit le lancement en 2017 d'une troisième phase. La première mission doit consister à ramener un échantillon du sol lunaire sur Terre.

Phases ultérieures[modifier | modifier le code]

La Chine envisage le lancement de missions habitées vers la Lune à l'horizon 2025-2030. À propos de cette étape, Ouyang Ziyuan, le scientifique en chef du projet d'orbiteur lunaire a déclaré en septembre 2012:

« Envoyer un homme sur la lune est un programme systématique très compliqué composé de nombreux défis techniques à résoudre, y compris ceux liés à la conduite des sorties extra-véhiculaires, à l'amarrage, à rester sur la Lune et au retour sur Terre. [...] La Chine n'effectuera pas d'alunissage habité tant qu'elle ne maîtrise pas toutes ces technologies essentielles[3]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Chang'e II envoie un lot de données - Le Quotidien du Peuple, 6 octobre 2010
  2. (en)(en) « Chinese Space Probe Flies by Asteroid Toutatis », sur China Radio International,‎ 15 décembre 2013
  3. (en)« China has no timetable for manned moon landing », sur http://www.moondaily.com,‎ 26/09/2012 (consulté le 30 septembre 2012)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]