Produits de la mer

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Les produits de la mer désignent les animaux ou plantes maritimes qui sont consommés par les êtres humains. Ils comprennent les animaux marins, comme les poissons, mammifères, fruits de mer (y compris les mollusques et crustacés), ainsi que les algues et plantes marines[1]. Les produits de la mer comprennent des animaux tels les poissons, mammifères, fruits de mer les mollusques, crustacés, ainsi que diverses algues et plantes marines[1].

On appelle pêche la récolte des produits de la mer sauvages. Leur élevage est appelé aquaculture, mariculture dont, dans le cas du poisson, pisciculture.

Typologie des produits de la mer et des consommations[modifier | modifier le code]

Algues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Algues.

Les algues comestibles sont largement consommées dans le monde, notamment en Asie.

Plantes marines[modifier | modifier le code]

Fruits de mer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fruit de mer.

Poissons[modifier | modifier le code]

Méthodes d'approvisionnement/Techniques[modifier | modifier le code]

Pêche[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Qualités nutritionnelles[modifier | modifier le code]

Les produits de la mer sont une source importante de protéines dans l'alimentation à travers le monde, en particulier dans les régions côtières.

Ils apportent dans l'alimentation de nombreux oligoéléments (dont l'iode et les acides oméga 3 intéressants pour la prévention des maladies cardio-vasculaires), mais ils peuvent aussi être source de produits toxiques (toxines produites par du plancton et bioaccumulées par certains coquillages ou poissons), métaux lourds et polluants organiques solubles dans le gras (dioxines, HAP, PCB, pesticides...), ou radionucléides parfois).

De manière générale, les bivalves (jouant un rôle de filtreurs), les poissons carnivores (ex. : thon, espadon, marlin) et mammifères (dauphins, marsouins, cachalot) situés au sommet de la chaine alimentaire les concentrent le plus[2]. En France, une étude dite CALIPSO vise à établir, au regard des consommations moyennes des consommateurs fréquents de produits de la mer, un bilan « bénéfice/risque » entre l'apport nutritionnel (acides gras) et l’exposition aux contaminants[2].

Enjeux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pêche (halieutique).
Article détaillé : Aquaculture.

Données économiques en France[modifier | modifier le code]

En France métropolitaine et DOM, le chiffres d'affaires 2008 de la pêche est de 1,7 milliard d'euros, représentant 707 170 tonnes, dont 301 300 tonnes de poissons, 193 650 tonnes de crustacés, coquillages, céphalopodes, et 161 800 tonnes de pêche congelée et transformée. L'aquaculture représente un chiffre d'affaires (C.A.) de 560 millions d'euros pour une production de 248 000 tonnes[3]. La filière est fortement déficitaire en termes d'apports, en raison d'un niveau élevé de consommation, et d'une baisse des tonnages capturés. Les importations françaises s'élèvent en 2009 à 4,052 milliards d’euros, contre 1,202 milliard d’euros pour les exportations.

À ces chiffres, il faut ajouter le poids du mareyage (C.A. de 2,2 milliards d'euros, représentant 5 250 emplois), et celui de la transformation (C.A. de 3,15 milliards d’euros représentant 12 000 emplois).

La consommation moyenne est 34,5 kg par habitant[4],[5].

Données économiques mondiales[modifier | modifier le code]

Au niveau mondial, la production est en constante augmentation : le sous-total atteint 142 millions de tonnes en 2008 pour les poissons, mollusques et crustacés, avec des captures de la pêche en stagnation, à 90 millions de tonnes, l'aquaculture représentant 52 millions de tonnes. Le taux moyen de progression de la production aquacole est de 6,2 % entre 2003 et 2008. Les algues et plantes marines représentent 16,8 millions de tonnes[6], dont l'essentiel (15,8 millions de tonnes) provient de l'aquaculture.

Les premiers pays producteurs de pêche sont dans l'ordre la Chine, le Pérou et l'Indonésie, tandis que les producteurs aquacoles sont la Chine (pour 62 % de la production mondiale), l'Inde et le Viêt Nam. 39 % de la production mondiale halieutique est exportée, et les pays développés absorbent 78 % des importations.

Les principales espèces pêchées sont l’anchois du Pérou, le lieu d'Alaska, le hareng de l'Atlantique, le listao, et le maquereau espagnol. Les principales espèces cultivées sont dans l'ordre les carpes, les crevettes à pattes blanches, et le saumon de l'Atlantique.

La consommation moyenne par habitant est de 15,1 kg de poisson par personne, dont 46 % provient de l'aquaculture et de différents centres d'intérêts générer automatiquement suivant le centre de celui-ci, les deux chiffres étant en constante augmentation[7],[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Epicurious Food Dictionary
  2. a et b Leblanc J-C, coordonnateur (2006). Étude des consommations alimentaires de produits de la mer et imprégnation aux éléments traces, polluants et Oméga 3, Calipso
  3. Les chiffres concernant l'aquaculture sont issus de France Agrimer
  4. en vif, c'est-à-dire avant transformation
  5. Chiffres issus de la Synthèse de la filière sur le site du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche
  6. Une partie seulement est destinée à la consommation humaine, l'autre partie étant destinée à l'industrie
  7. Données concernant uniquement le poisson
  8. Données de synthèse de la FAO. Des statistiques plus fines sont disponibles sur le site de la FAO