Processus P

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Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom « processus P » a été proposé en 1957 dans l'article B2FH. Les auteurs y postulaient que ce procédé était l'unique responsable pour les atomes dits p et postulaient qu'il se produisait dans les couches d'hydrogène des étoiles qui explosaient en supernova de type II. Il a été montré plus tard que les conditions requises ne se trouvaient pas dans ce type de supernova.

Au même moment que B2FH, Alastair Cameron a réalisé indépendamment qu'il était nécessaire d'ajouter un autre processus de nucléosynthèse à la nucléosynthèse par capture de neutron mais il a simplement mentionné la capture de proton sans donner de nom spécial à ce procédé. Il a aussi pensé a des alternatives, par exemple la photodésintégration ou une combinaison entre le processus-p et la photodésintégration.

Formation des noyaux riches en protons[modifier | modifier le code]

La nucléosynthèse de certains noyaux riches en protons ne peut être expliquée par la capture radiative d’un neutron (processus S ou R). C’est le cas d’environ 35 noyaux riches en protons allant de 74Se à 196Hg.

En regardant la courbe d’abondance de ces éléments on observe une distribution similaire à celles des noyaux produits par le processus R ou S. Cela a conduit à la supposition que le processus P a lieu sur des noyaux déjà formés par les processus R ou S. Le noyau graine (R ou S) est conduit dans la région des noyaux riches en protons après une série photodésintégrations (γ,n). Une fois que l’énergie de liaison des neutrons au sein du noyau excède l’énergie des photons, la contribution des réactions (γ,p) et (γ,α) devient plus importante. Dans quelques cas la réaction (p,γ) joue aussi un rôle.

Le ou les sites du processus P[modifier | modifier le code]

Des indices situeraient l’environnement du processus P dans les couches de néons/oxygène des supernovae.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • I. Dillmann et al., Physical Review C 73, 015803 (2006)
  • M. Arnould and S. Goriely, Physics Reports 384, 1 (2003)
  • H. Schatz et al., Physics Reports 294, 167 (1998)