Prix de l'humour politique

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À partir de 1988, un « prix de l'humour politique » est décerné par le Club de l'humour politique, fondé par la conseillère de Paris Jacqueline Nebout. Il « récompense » divers politiciens français ayant prononcé la phrase la plus drôle de l’année, qu’il s’agisse indistinctement d’humour volontaire ou involontaire.

La remise de ce prix s'interrompt en 1997, avant de reprendre après l'élection présidentielle de 2002[1] sous l'égide du Press club de France et la présidence du journaliste Jean Miot. Dès lors, ce prix est rebaptisé « Prix Press Club, humour et politique ».

Palmarès du prix de l'humour politique[modifier | modifier le code]

1988[modifier | modifier le code]

  • Prix de logique : Quand le moment est venu, l'heure est arrivée (Raymond Barre)
  • Prix de bonne conduite : Même en avion, nous serons tous dans le même bateau (Jacques Toubon)
  • Prix de sciences naturelles : La droite et la gauche, ce n'est pas la même chose (Pierre Mauroy)
  • Prix d'excellence : François Mitterrand est le spécialiste du piège à consensus (Alain Juppé)
  • Prix du souvenir : Voici que s'avance l'immobilisme et, nous ne savons pas comment l'arrêter (Edgar Faure)

1989[modifier | modifier le code]

1990[modifier | modifier le code]

1992[modifier | modifier le code]

1993[modifier | modifier le code]

  • Premier prix : Les socialistes aiment tellement les pauvres qu'ils en fabriquent (Jacques Godfrain)

1994[modifier | modifier le code]

Le prix n'est pas décerné, mais un classement est établi :

  • Première place : Les assises, c'est un peu dur pour le PS, la correctionnelle aurait suffi (Jean-Pierre Chevènement, à propos des "assises de la transformation sociale", organisées par le Parti socialiste)
  • Deuxième place : Mes détracteurs ont commencé à s'opposer aux charters. La police de l'air a négocié avec la SNCF, on a parlé de train de la honte. Si on décidait d'utiliser les bateaux, on évoquerait l'« Exodus ». Il ne nous reste donc, en réalité, que l'autobus ou le vélo (Charles Pasqua)

1995[modifier | modifier le code]

1996[modifier | modifier le code]

  • Prix d'Excellence : Alain Juppé voulait un gouvernement ramassé, il n'est pas loin de l'avoir (André Santini)
  • Accessit : Je me demande si l'on n'en a pas trop fait pour les obsèques de François Mitterrand. Je ne me souviens pas qu'on en ait fait autant pour Giscard. (toujours par André Santini)

Phrases de la période 1997 - 2003[modifier | modifier le code]

1997[modifier | modifier le code]

  • La meilleure façon de résoudre le chômage, c'est de travailler (Raymond Barre)
  • Il est plus facile de céder son siège à une femme dans l'autobus qu'à l'Assemblée nationale (Laurent Fabius)
  • Ce n'est pas parce que nous sommes un parti charnière qu'il faut nous prendre pour des gonds (Hervé de Charette, à propos du Parti populaire pour la démocratie française (PPDF), devenu la Convention démocrate)
  • J'ai décidé de dissoudre l'Assemblée Nationale (Jacques Chirac), c'est cette phrase nommée, qui marque un terme à la première période de son histoire. La présidence du prix n'assumera pas de le remettre cette année-là.

1998[modifier | modifier le code]

  • Mon mari était jusqu'à présent chômeur, mais je suis en train de changer de mari (Marie-Noëlle Lienemann)
  • On était dans un appartement avec une fuite de gaz. Chirac a craqué une allumette pour y voir clair (Patrick Devedjian, sur la dissolution)
  • J'ai été avocat pendant 28 ans et Garde des Sceaux pendant 28 jours. Si je suis le seul ministre de la Justice à ne pas avoir commis d'erreur, c'est parce que je n'ai pas eu le temps (Michel Crépeau)
  • La contraception doit avoir ses règles (Bernard Kouchner)

Palmarès du prix Press Club, humour et politique[modifier | modifier le code]

2003[modifier | modifier le code]

Parmi les nommés :

2004[modifier | modifier le code]

  • Prix Press club humour et politique : Je n’imagine pas un instant cette île séparée du continent (Jean-Louis Debré à propos de la Corse)[2]
  • Prix Spécial du Jury : Cela pourrait faire un film dont le titre serait Mamère Noël est une ordure. (Michel Charasse, après le mariage homosexuel de Begles), ainsi que l'ensemble de son œuvre

Parmi les nommés[3] :

2005[modifier | modifier le code]

  • Prix Press club humour et politique : Je ne suis candidat à rien (Nicolas Sarkozy).
  • Prix Spécial du Jury pour Valéry Giscard d’Estaing pour l’ensemble de son œuvre et notamment pour ces deux phrases au sujet du projet de Constitution européenne :
    • C’est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit : je le dis d’autant plus aisément que c’est moi qui l’ai écrit
    • C’est une bonne idée d’avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui

Parmi les nommés[4] :

  • Le miracle permanent des Verts, c'est que les gens nous attendent encore pour refaire le monde (Jean-Luc Bennahmias)
  • À l'Assemblée on s'occupe des JO et on laisse les Jeux paralympiques au Sénat (Jean-Louis Debré)
  • Si Bush et Thatcher avaient eu un enfant ensemble, ils l'auraient appelé Sarkozy (Robert Hue)
  • J'étais partisan du non, mais face à la montée du non, je vote oui (Manuel Valls)
  • Que l'on soit pour ou contre la Turquie, on ne pourra pas changer l'endroit où elle se trouve (Michel Barnier)
  • Cela fait toujours plaisir de revoir ses grands-parents (Malek Boutih secrétaire national du PS à propos de la venue de Lionel Jospin aux universités d’été du PS)
  • Je n'ai pas le sentiment de tromper ma femme quand je suis avec la France (Hervé Gaymard)
  • L'an dernier, les carottes étaient râpées, cette fois elles sont cuites (Bernard Poignant)
  • Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints (Jean-Pierre Raffarin) repris de la célèbre phrase de Georges Clemenceau : Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout les veuves

2006[modifier | modifier le code]

  • Prix Press club humour et politique : Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit (Ségolène Royal)[5].

Parmi les nommés :

2007[modifier | modifier le code]

  • Prix Press club humour et politique : Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux Sarkozistes, c'est tout dire. (Patrick Devedjian)
  • Prix Spécial du Jury : La Royal a coulé la Marine. (Pierre Lellouche)

Parmi les nommés[7] :

  • J'ai été longtemps un jeune conformiste, et sans doute formiste était-il de trop (François Bayrou)
  • Jack Lang avait toutes les qualités pour briguer la Présidence de la République. C'est pour cela que je l'ai chaudement encouragé à se retirer (François Hollande)
  • La France, c'est la Tour Eiffel et Jacques Chirac (Michèle Alliot-Marie)
  • Je suis peut-être nul, mais le ministre, c'est moi (Pascal Clément)
  • Montfermeil (Jean-Marie Le Pen, répondant à la question : Si vous êtes élu Président, quel sera votre premier voyage à l'étranger ?)
  • Qui vient sur la grande muraille, conquiert la bravitude (Ségolène Royal)
  • L'UMP est une formation jeune qui n'avait pas prévu qu'un des siens deviendrait président de la République ! (François Baroin 30 mai 2007)

Les cinq dernières « petites phrases » retenues pour la finale du Prix 2007, remis le 3 juillet :

  • Si je suis élu, rien ne changera en France. (François Bayrou - contesté[8])
  • Hollande propose des Assises de la Gauche. Pourquoi des Assises ? La correctionnelle suffirait. (Jean-Pierre Chevènement)
  • Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux Sarkozistes, c'est tout dire. (Patrick Devedjian)
  • Je ne suis pas un expert du 12ème arrondissement, mais je l'ai traversé quand j'ai couru le marathon de Paris. (Arno Klarsfeld)
  • Quand on va m'entendre et que l'on va me voir, ça va se voir et ça va s'entendre. (Philippe de Villiers)

2008[modifier | modifier le code]

  • Prix Press club humour et politique : Sarkozy, c’est le seul qui a été obligé de passer par l’Élysée pour devenir Premier ministre (Jean-Louis Borloo)
  • Prix spécial : Le Parti socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner (Xavier Bertrand)

En lice pour le prix 2008[9] :

  • Il m'a fait l'impression de l'amant qui craint la panne (Ségolène Royal à propos de François Bayrou qui refuse que Mme Royal monte le rencontrer à son domicile parisien entre les deux tours de la présidentielle ; des journalistes étant à l'affût au bas de son immeuble).
  • Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c'est une période faste pour l'intelligence française (François Goulard)
  • Les retraits de l'UIMM, c'est mieux que la valise RTL (Jean-Claude Mailly)
  • Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo (Christine Lagarde)
  • Je me retrouve avec la journée des droits de l’homme sur les bras et Khadafi sur le tarmac (Rama Yade)
  • Fadela Amara au Gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel (Nadine Morano) et J’ai tendance à croire que Nadine Morano c’est la Castafiore. (Réponse de Fadela Amara)
  • Le bobsleigh, c'est comme l'amour : on hésite au début, on trouve cela très bien pendant et on regrette que cela soit déjà terminé après (Roselyne Bachelot-Narquin) à la suite d'un tour en bobsleigh.
  • C’est un combat essentiel que celui de la laïcité, il a causé, Dieu sait, beaucoup de morts dans notre pays (Dominique de Villepin) Interview par Jean-Michel Aphatie, RTL, le 7 février.
  • Je vous le promets, nous aurons d'autres victoires (François Bayrou) le soir de sa défaite aux municipales.
  • Je voulais voir les Antilles de vive voix (Bernard Laporte) en Guadeloupe.
  • Vous avez vu comme Monsieur Sarkozy est populaire en forêt amazonienne ? (Christian Estrosi) en Guyane.
  • Il faut avoir conscience de la profondeur de la question du sens (Jean-Pierre Raffarin)
  • Bernard Palissy brûlait ses meubles. Bayrou brûle ses élus. C’est la stratégie de l’anéantissement (Jean Arthuis)
  • On ne peut pas s’entendre avec tous les Ministres, car tous les Ministres ne peuvent pas s’entendre (Éric Besson)
  • Sarkozy est passé de la présidence bling-bling à la présidence couac-couac (François Hollande)
  • Souvent les courants d’air proviennent de ce qu’il y a trop d’ouverture (Josselin de Rohan)

Une phrase a été retirée :

  • Quand j'ai appris que Xavier Bertrand appartenait à la Franc-Maçonnerie, je ne me suis pas étonné de le découvrir Maçon ; mais franc, ça m'en bouche un coin (François Fillon), cité par L'Express, son cabinet a fait savoir que la phrase était apocryphe[1].

2009[modifier | modifier le code]

  • Prix Press club humour et politique : Le vrai changement au PS, ce serait de gagner. (Bertrand Delanoë)
  • Prix spécial du Jury : Le chef de l'État appelle parfois Brice Hortefeux pour ne rien lui dire. C'est la preuve de la qualité de leurs relations. (Luc Chatel)
  • Prix des internautes : Tu as prévu de filer les clés de l'UMP à Xavier Bertrand ; tu devrais en garder un double. (Jean-François Copé)[10]

Étaient aussi en lice[1] :

  • Jean-François Copé, président du Groupe UMP de l'Assemblée nationale : « Moi vivant, il n'y aura pas d'augmentation de la redevance ».
  • Ségolène Royal, de retour des États-Unis : « J'ai inspiré (Obama) et ses équipes m'ont copiée ».
  • Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des Sports, après la victoire des handballeurs français aux Championnats du Monde : « Dans les vestiaires, nous n'avions qu'un mot : énorme ! ».
  • Nadine Morano, secrétaire d'État chargée de la famille : « Je suis sarkozyste jusqu'au bout des globules ».
  • Christine Albanel, ministre de la Culture : « Mes cheveux raccourcissent au fur et à mesure que mon expérience croît ».
  • Jean-Pierre Raffarin, sénateur, ancien Premier ministre UMP : « Le tour de taille n'est pas un handicap au Sénat ».
  • Michel Rocard, ancien Premier ministre PS : « Le PS est mal portant; et comme je respecte les hôpitaux, je baisse la voix comme on doit le faire quand il y a un malade dans la place ».

2010[modifier | modifier le code]

Remis le 20 septembre 2010[11].

  • Prix Press club humour et politique : Je connais bien Dominique Strauss Kahn : je l’ai mis en examen. (Eva Joly)
  • Prix spécial du Jury : Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 % ; moi je fais campagne auprès des cons. (Georges Frêche)
  • Prix des internautes : Quand on m’appelle Monsieur le Ministre, j’ai toujours l’impression que Jack Lang va surgir derrière moi ! (Frédéric Mitterrand)
  • Prix de l'encouragement :
    • Il n’y a pas besoin d’être de droite ou de gauche pour dire des conneries. (Lionnel Luca)
    • Une chose est sûre : ce ne sont pas nos suppléants qui vont nous pousser à nous faire vacciner contre la grippe A. (Claude Goasguen)

Étaient aussi en lice[12] :

  • Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret : « Je suis l’homme le plus honnête du monde ».
  • Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale : « Une touche de rose, vert, rouge : c’est le retour de la gouache plurielle ».
  • Rachida Dati, députée européenne : « Je n’ai jamais cherché à attirer l’attention des médias ».
  • Laurent Fabius, député PS : « Je ne suis pas une Pom-Pom girl de DSK ».
  • François Goulard, député-maire UMP de Vannes : « François Fillon a tellement de qualités qu’il mériterait d’être Premier ministre ».
  • Claude Guéant, secrétaire Général de l’Élysée : « Je veux bien qu’on fasse un remaniement, mais on manque de stock ».
  • Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères : « J’ai bien pensé à démissionner, mais je n’ai pas voulu déserter ».
  • Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes : « C’est moi qui maîtrise la rareté de ma parole politique, pour dire des choses intelligentes quand j’ai besoin de les dire ».
  • Dominique de Villepin : « Le Villepin nouveau sera gouleyant, fort en bouche et il aura de la cuisse ».
  • Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’Emploi : « Il n’a pas fallu 35 heures à Martine Aubry pour virer sa cuti sur Georges Frêche ».

2011[modifier | modifier le code]

Remis le 20 juin 2011[13].

  • Prix Press club humour et politique : Mitterrand est aujourd'hui adulé, mais il a été l'homme le plus détesté de France. Ce qui laisse pas mal d'espoir pour beaucoup d'entre nous… (Laurent Fabius)
  • Prix spécial du Jury : Vu de la Chine, le port du Havre ne travaille pas. (Daniel Fidelin)
  • Prix des internautes : Nous sommes tous des immigrés ; seule notre date d’arrivée change. (Jean-Louis Borloo)
  • Prix de l'encouragement pour sa réponse à la question « quel est votre livre de chevet ? » : Zadig et Voltaire. (Frédéric Lefebvre)

Étaient aussi en lice[14] :

  • Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière : « Je ne serai peut être pas élue Présidente de la République, mais je ne serai pas la seule ».
  • Guillaume Bachelay, secrétaire national à l’industrie du PS, parlant de Ségolène Royal : « Qu’on commette des erreurs en politique c’est possible ; qu’on les commette toutes, c’est fou ! ».
  • François Baroin, ministre du Budget : « Michèle Alliot-Marie conserve toute sa légitimité à Saint-Jean-de-Luz ».
  • François Bayrou, président du Modem : « Rassembler les centristes, c’est comme conduire une brouette pleine de grenouilles : elles sautent dans tous les sens ».
  • André Chassaigne, député PC du Puy-de-Dôme : « Dans sa forme historique, le PC est mort ; mais il a encore de l’avenir ».
  • Gabriel Cohn-Bendit (frère de Daniel Cohn-Bendit) : « Les Verts sont capables du meilleur comme du pire ; mais c’est dans le pire qu’ils sont les meilleurs ».
  • Patrick Devedjian, député, président du conseil général des Hauts-de-Seine : « Il y avait tellement de gens à mon enterrement que j’ai décidé de ne pas m’y rendre ».
  • Renaud Donnedieu de Vabres, ancien ministre : « Passer de Ministre à promeneur de son chien suppose un énorme travail sur soi-même ».
  • Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts : « Quel est le féminin de candidat aux cantonales ? C’est suppléante ».
  • François Hollande, député de Corrèze : « Mélenchon, ce qui est terrible, c’est qu’il a été Socialiste toute sa vie et que toute sa vie ça va le suivre ».
  • Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur, après la tempête de neige sur l’Ile-de-France : « Il n’y a pas de pagaille ; la preuve le Préfet a pu venir en trois minutes ».

2012[modifier | modifier le code]

Remis le 8 octobre 2012[15].

  • Prix Press club humour et politique  : « Être ancien Ministre, c'est s'asseoir à l'arrière d'une voiture et s'apercevoir qu'elle ne démarre pas » (François Goulard).
  • Prix spécial du Jury :
    • « Ce n‘est pas plus mal que ce soit une femme qui soit élue pour faire le ménage » (Ségolène Royal à la veille de la primaire socialiste)
    • « Eva Joly, c'est un pour tous, tous pour un et deux pour cent », (Pierre Charon)
  • Prix des internautes : « C‘est plus facile de pacifier la Libye que l'UMP » (Thierry Mariani)
  • Prix de l'encouragement : « Ca lui fera les pieds ! » (Thierry Mandon député PS de l'Essonne, qui a battu le député sortant Georges Tron)
  • Le jury du prix Press club, humour et politique, présidé par Jean Miot, a distingué Jean-Pierre Raffarin « pour l'ensemble de son oeuvre ».

Étaient aussi en lice[16] :

  • Nadine Morano, ancien ministre : « Me faire passer pour quelqu'un de raciste, je trouve cela choquant... Ma meilleure amie est tchadienne, donc plus noire qu'une arabe ».
  • Philippe Poutou, ancien candidat NPA à la présidentielle : « Je n'ai pas l'habitude d'être seul : on arrive chez le patron en groupe, on séquestre en groupe ».
  • Daniel Cohn-Bendit, député européen s‘adressant à Eva Joly : « Si tu te retires, ça crée un vide. Si tu continues, tu tombes dans le vide ».
  • Nora Berra, secrétaire d'État chargé de la santé, qui conseillait sur son blog au plus fort de l‘hiver : « Je recommande aux personnes les plus vulnérables (sans-abri, nourrissons et personnes âgées) d‘éviter de sortir ».
  • Jack Lang, député du Pas-de-Calais : « Je ne voulais pas être parachuté d‘en haut ».
  • Bernard Cazeneuve, député-maire de Cherbourg, porte-parole de François Hollande : « L‘heure d‘été aura surtout un avantage : c‘est une heure de moins de Nicolas Sarkozy ».
  • Brice Hortefeux, député européen, conseiller de Nicolas Sarkozy : « Passer de rien à chef de l‘Etat, Hollande va souffrir ».
  • Chantal Jouanno, sénatrice UMP de Paris : « La droite à Paris, c‘est la guerre des boutons avec des bazookas ».
  • Jean-Christophe Lagarde, vice-président du Nouveau Centre : « 0 % pour un fromage c‘est bon pour la santé mais pas pour un sondage présidentiel ».
  • Christian Jacob, député de Seine-et-Marne : « Le socialisme, c'est vraiment une île au milieu des terres ».

2013[modifier | modifier le code]

Remis le 24 juin 2013[17],[18].

  • Prix Press club humour et politique  : « Hollande est pour le mariage pour tous…. Sauf pour lui ! » (Gérard Longuet)
  • Prix spécial du Jury : « À l'UMP, nous apprenons la démocratie. C'est assez nouveau » (Jean-François Copé)
  • Prix des internautes : « Un gay qui vote à droite, c'est comme une dinde qui vote pour Noël » (Jean-Luc Romero)
  • Prix de l'encouragement :
    • « Il y a quand même des médicaments qui soignent ! » (Marisol Touraine)
    • « J'étais aux Baumettes. J'en suis sorti, à la différence des socialistes marseillais » (Jean-Jacques Urvoas)
  • Prix-Nocchio : « Pourquoi démissionner quand on est innocent ? » (Jérôme Cahuzac)[19]

Étaient aussi en lice[18] :

  • Jean-Marc Ayrault : « Ma part d’ombre, c’est mon combi Volkswagen ».
  • Jean-Luc Mélenchon : « L’AN II, c’est l’an pire ».
  • Charles Pasqua, interrogé sur l’activité de Michèle Alliot-Marie : « Elle ne fait rien ; mais elle le fait avec ténacité ».
  • Jean-Pierre Raffarin : « Je souhaite à Valérie Trierweiler sa juste place ; et à Ségolène Royal juste une place ».
  • Bernadette Chirac : « Rendez-vous compte, dans ma famille ils ont tous voté Hollande. Sauf Jacques ; mais il ne le sait pas ».
  • Christiane Taubira : « J’ai un corps de vieille femme et un emploi du temps de jeune fille ».
  • Gaëtan Gorce : « En 100 ans, le monde sera passé du ballon dirigeable au supersonique ; et le PS de Jean Jaurès à Harlem Désir ».
  • Marisol Touraine : « Il faut laisser aux femmes le temps de se retourner ».
  • Stéphane Ravier : « Le seul Tapie qui a de l’avenir ici, c’est le tapis de prière ».
  • Nicolas Sarkozy : « Tout le monde veut savoir s’il y a du cheval dans ce que l’on mange, mais la traçabilité des enfants qu’est-ce qu’on en fait ? ».

Prix de l'humour politique européen, décerné par Génération 112[modifier | modifier le code]

2010[modifier | modifier le code]

Décerné le 14 janvier 2011 par le site internet Génération 112[20] : Prix de l'humour politique européen 2010 : Angela Merkel – jeudi 16 septembre, sommet européen, alors que les tensions entre la Commission européenne et le gouvernement français à propos de la situation des Roms était à son paroxysme : « Le déjeuner s'est bien passé, pour ce qui est de la qualité des plats ».

Étaient aussi en lice[21] :

  • Jean-Claude Juncker, Président de l’Eurogroupe, le 29 novembre après le plan d’aide décidé pour l’Irlande : « Aller en Libye (pour participer au sommet UE-Afrique, ndlr) sera pour moi un moment de répit. Je n'ose imaginer que les débats que je peux avoir avec le colonel Kadhafi puissent revêtir le même degré de difficultés qu'avec les ministres européens. »
  • Nigel Farage à Herman Van Rompuy, le 24 février au Parlement européen : « Je ne veux pas être impoli, mais vraiment, vous avez le charisme d'une lavette humide et l'apparence d'un petit employé de banque. »
  • Nicolas Sarkozy, le 16 septembre 2010, interrogé lors de sa conférence de presse le jour de son clash avec Barroso : « S’il y a bien quelqu’un qui a gardé son calme, c’est bien moi. »
  • Daniel Cohn-Bendit, le 9 février 2010, lors de l'investiture de la Commission européenne : « La somme des zéros fait des plus, c’est les nouvelles mathématiques de la Commission Barroso. »
  • Daniel Cohn-Bendit, le 9 février 2010, à Martin Schulz : « Je ne sais pas pourquoi tu t’énerves, tu n’es pas encore Président du Parlement européen (…) Ta gueule ! »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Politique, l’humour a un prix », sur www.bakchich.info (consulté le 14 septembre 2010)
  2. Aliquid [Stat Pro Aliquo] - Je n’imagine pas un instant cette île séparée du continent
  3. « Première sélection pour le Prix de l'Humour politique », sur lekhalidien.over-blog.com (consulté le 14 septembre 2010)
  4. « Le Prix de l'humour politique pour Nicolas Sarkozy », sur www.linternaute.com (consulté le 14 septembre 2010)
  5. Archives
  6. Voici a repris mi-septembre cette phrase dans une campagne de publicité, en ironisant Quand Laurent Fabius nous fait de la pub, c'est Royal.
  7. « Prix de l'humour politique », sur www.atout-guadeloupe.com (consulté le 14 septembre 2010)
  8. Bayrou n'a jamais dit : « Si je suis élu rien ne changera en France » | Rue89
  9. « Borloo lauréat du Prix de l'humour politique grâce à une phrase assassine », sur www.lepoint.fr (consulté le 14 septembre 2010)
  10. Metro no 1622 du mardi 30 juin.
  11. Mais qui est le politique le plus drôle ? sur TF1.fr.
  12. « Les "petites phrases" en lice pour le prix de l'humour politique », sur le site du quotidien Le Monde,‎ 1er septembre 2010 (consulté le 21 septembre 2012)
  13. « Et le politique le plus drôle de l'année est... », sur le site du magazine Le Nouvel Observateur,‎ 20 juin 2011 (consulté le 21 septembre 2012).
  14. « Prix Press Club Humour et Politique », sur le site d’information et de services du Press Club de France,‎ 20 juin 2011 (consulté le 21 septembre 2012).
  15. « Prix humour et politique attribué à Goulard, grand prix spécial à Raffarin », sur http://www.20minutes.fr/,‎ 08/10/2012 (consulté le 08/10/2012)
  16. La sélection 2012 sur le site du Press Club
  17. « Longuet, prix de l'humour politique 2013 », sur http://www.europe1.fr/,‎ 24/06/2013 (consulté le 24/06/2013)
  18. a et b Prix Press Club, Humour Et Politique 2013, site du Press Club
  19. Prix-Nocchio pour Jérôme Cahuzac, Le Monde, 28 juin 2013.
  20. « Prix de l'humour politique européen 2010... and the winner is...! », sur www.generation112.eu (consulté le 14 janvier 2011)
  21. « Prix de l'humour politique européen 2010 : l'heure des votes ! », sur www.generation112.eu (consulté le 14 janvier 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]