Prix Jan Michalski

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Le Prix Jan Michalski de littérature est un prix littéraire suisse créé en 2010 à Montricher à l'initiative de Vera Michalski-Hoffmann.

Il est décerné chaque année par la Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature et distingue une œuvre de la littérature mondiale. «Il est ouvert aux écrivains du monde entier et entend ainsi contribuer à leur reconnaissance internationale»[1] et est doté de 50 000 francs.

Jury[modifier | modifier le code]

En 2013, le jury est composé de : Vera Michalski-Hoffmann (présidente du jury), Marek Bieńczyk, Yannick Haenel, Isabel Hilton, Georges Nivat, Tarun J. Tejpal et Ilija Trojanow.

En 2012, le jury était composé de : Vera Michalski-Hoffmann (présidente du jury), Włodzimierz Bolecki, Nuruddin Farah, Yannick Haenel, Isabel Hilton, Georges Nivat, Ilija Trojanow, Fabienne Verdier.

Vera Michalski-Hoffmann, présidente du Jury[modifier | modifier le code]

Editrice, Vera Michalski-Hoffmann s’est investie pour promouvoir la littérature en créant un groupe éditorial avec Jan Michalski. À partir de 1986, de nombreux auteurs ont été traduits en français et en polonais dans les maisons d’édition Noir sur Blanc, Buchet-Chastel, Phébus et Wydawnictwo Literackie. En 2004, Vera Michalski créée la Fondation Jan Michalski pour l’Écriture et la Littérature avec pour mission de promouvoir l’écrit et d’apporter un soutien aux écrivains[2].

Marek Bieńczyk[modifier | modifier le code]

Marek Bieńczyk (né en 1956 à Milanowek, Pologne), romancier, essayiste, traducteur. Il a publié entre autres des romans : Terminal, Tworki, des romans-essais : Mélancolie, Transparence, et des essais : Les yeux de Dürer, Chroniques du vin. Il est également chroniqueur à la revue L’Atelier du roman. Ses ouvrages ont été traduits en français, anglais, allemand, espagnol. Il a reçu de nombreux prix dont Paszport Polityki (1999), Prix Reymont (2000), Grand Prix du Festival Littératures du Monde (Bordeaux 2006), Grand Prix de la Francophonie de l’Académie Française (2003) et récemment le plus prestigieux prix littéraire polonais, Nike (2012) pour son dernier ouvrage Le Livre des visages. Il est membre de la direction du Pen Club polonais. Il travaille à l’Académie Polonaise des Sciences[3].

Yannick Haenel[modifier | modifier le code]

Ecrivain et essayiste français, Yannick Haenel, s’inspire souvent de réalités historiques pour l’écriture de ses romans, notamment celui consacré à la vie du résistant polonais Jan Karski qui fut doublement récompensé en 2009 par le Prix Interallié et le Prix du roman Fnac. Il est promu Chevalier des Arts et des Lettres en janvier 2010[4],[5].

Isabel Hilton[modifier | modifier le code]

Journaliste, reporter, écrivain, éditrice du site chinadialogue, Isabel Hilton a parcouru le monde pour enquêter sur les événements qui ont marqué l’actualité. Ses reportages ont été diffusés par plusieurs publications internationales et chaînes TV avant d’être traités en profondeur dans ses livres. Multiculturelle et multilingue, elle s’exprime avec aisance en anglais, chinois, espagnol, français et allemand[6].

Tarun J. Tejpal[modifier | modifier le code]

Tarun J. Tejpal (né en 1963 en Inde) est journaliste, éditeur et romancier. Au cours de trente années de carrière, il a été rédacteur des groupes de presse d’India Today et de l’Indian Express et rédacteur en chef de la revue d’information Outlook. En mars 2000, il a fondé Tehelka, un organe de presse qui s’est fait une réputation mondiale pour son journalisme d’investigation offensif placé au service de l’intérêt public. En 2001, Asiaweek a classé Tejpal parmi les 50 communicants les plus puissants d’Asie, tandis que BusinessWeek faisait de lui un des 50 leaders du changement en Asie. En 2007, The Guardian l’a cité parmi les 20 membres de la nouvelle élite indienne. En 2009, BusinessWeek présentait Tarun comme l’une des 50 plus puissantes personnalités d’Inde. Le premier roman de Tarun, Loin de Chandigarh, publié en 2005, a été salué par le Sunday Times comme « un début littéraire impressionnant et mémorable. » Le deuxième roman de Tarun, L’Histoire de mes assassins, a été édité en 2009 et a obtenu des critiques dithyrambiques. Le dernier roman de Tarun, La Vallée des moines, a figuré sur la liste préliminaire du Man Asia Booker Prize[7],[8].

Robert Menasse[modifier | modifier le code]

Robert Menasse (né le 21 juin 1954 à Vienne) est écrivain, traducteur et essayiste autrichien. Son œuvre est essentiellement constituée de romans et d’essais sur la culture autrichienne (comme Schubumkehr et Erklär mir Österreich), mais aussi de livres pour enfants (comme Der mächtigste Mann). Très concerné par les développements politiques et culturels de son pays, il publie régulièrement ses points de vue dans la presse. Parmi d’autres, il a reçu en 1991 le Prix Doderer pour La pitoyable Histoire de Leo Singer, en 1998 le Prix National autrichien de l’essai, et en 2007 le Prix Amphi pour Chassés de l’enfer[9].

Ilma Rakusa[modifier | modifier le code]

Ecrivaine et traductrice couronnée de nombreux prix, Ilma Rakusa est née en 1946 en Slovaquie. Son enfance trouve refuge à Budapest, Ljubljana et Trieste, puis à Zürich où elle fait des études de slavistique et de littérature romane. Depuis 1977 elle a écrit de nombreux recueils de poèmes, de récits et d’essais en langue allemande, dont certains primés, entre autres par le prestigieux prix Adalbert Chamisso. Mehr Meer a été récompensé en 2009 par le « Schweizer Buchpreis ». Ilma Rakusa traduit du français, du russe et de l’hongrois et travaille depuis quelques années comme journaliste pour la NZZ et Die Zeit[10],[11].

Ugo Rondinone[modifier | modifier le code]

L’artiste suisse Ugo Rondinone est né à Brunnen en 1964, et a étudié à la « Hochschule für Angewandte Kunst » à Vienne. Il élabore depuis plus de vingt ans une œuvre caractérisée par sa grande diversité de médias : peinture, œuvre graphique, sculpture, photographie, vidéo et son. En 2007, il a représenté la Suisse à la Biennale de Venise. Ses œuvres se trouvent dans les collections d’entre autres le « New Museum of Contemporary Art » à New York. Il a exposé dans une multitude de pays européens ainsi qu’aux États-Unis[12].

Lauréats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fondation Jan Michalski », sur fondation-janmichalski.com (consulté le 10 juillet 2012)
  2. Vera Michalski, la Femme 2013.
  3. MAREK BIEŃCZYK.
  4. Yannick Haenel.
  5. Yannick Haenel biographie et informations.
  6. Isabel Hilton, Great Britain.
  7. Tarun J Tejpal.
  8. Tarun Tejpal, le guerrier et l’artiste.
  9. ROBERT MENASSE.
  10. Ilma Rakusa.
  11. Mehr Meer d’Ilma Rakusa.
  12. Ugo Rondinone.
  13. Le Prix Jan Michalski décerné à l'Ukrainien Serhiy Jadan.
  14. La Route du Donbass.
  15. http://www.fondation-janmichalski.com/prix-jan-michalski/edition-2012/