Prison de Vladimir

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56° 08′ 30″ N 40° 25′ 58″ E / 56.1417, 40.43278 ()

Palais de justice attenant à la prison de Vladimir.

La prison de Vladimir, prison N°2 (dénomination du B.S.P.F ou bureau du service pénitenciaire fédéral en russe УФСИН) est une centrale pour criminels dangereux fondée au XVIIIe siècle dans la ville de Vladimir, située à 180 km à l'est de Moscou.

Histoire[modifier | modifier le code]

La construction de la prison de Vladimir fut ordonnée par un décret de l'impératrice Catherine II en 1783. Une prison de transit fut construite en 1825 et devint une maison d'arrêt : la prison de Vladimir no 1.

En 1926, elle devint une centrale où étaient détenus des prisonniers politiques. Le système pénitentiaire de Vladimir (Vladimirskaïa) était un système spécial carcéral (camps et prison) organisé par le Conseil des Ministres de l'URSS 416-159 du 21 février 1948 « sur l'organisation des camps de MIA, régime strict pour détenir, notamment, les criminels dangereux » : espions, saboteurs, terroristes, trotskistes, mencheviks, anarchistes, SR, nationalistes, émigrés blancs et autres membres d'organisations antisoviétiques, ainsi que les individus dangereux par leur antisoviétisme et leurs relations avec l'activisme de l'ennemi.

Détenus célèbres[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

Période soviétique[modifier | modifier le code]

Dirigeants baltes[modifier | modifier le code]

Dans la prison furent notamment détenus des dirigeants des États baltes sous les numéros suivants :

№ 1 - Antanas Merkys, Premier ministre lituanien.
№ 2 - Maria Antonovna Merkene, épouse de A. Merkys.
№ 4 - Gedemin Antonovich Merkys, fils de A. et M. Merkys.
№ 5 - Juozas Urbshis, ministre des Affaires étrangères de Lituanie.
№ 6 - Maria Frantsevna Urbshene, l'épouse de Yu. Urbshis.
№ 7 - William N. Munters, ministre des Affaires étrangères de la Lettonie.
№ 8 - Natalia Alexandrovna Munters, épouse de W. Munters.
№ 9 - Jānis Balodis, vice-président et ministre de la Guerre de la Lettonie.
№ 10 - Elvira Yulyevna Balodis, l'épouse de I. Balodis.
№ 11 - Johan Laidoner, le général commandant de l'armée estonienne (Mort en prison).
№ 12 - Maria Antonovna Laidoner, épouse de J. Laidoner.
№ 30 - Aleksandras Stulginskis fils de Dominique Stulginskis, Président de la Lituanie.
№ 31 - Stasis Shilingas, fils de Adomas Shilingas, ministre de la Justice, membre du Conseil d'État de la République de Lituanie.
№ 32 - Iozas Tonkunas, ministre de l'Éducation de la Lituanie.

Parents de Staline[modifier | modifier le code]

№ 23 - Anna S. Allilouïeva.
№ 22 - Evguenia A. Allilouïeva, épouse du frère de la seconde épouse de Staline Nadejda Allilouïeva-Staline.

Détenus du IIIe Reich[modifier | modifier le code]

Média[modifier | modifier le code]

La prison de Vladimir est citée dans des chansons comme le prisonnier juif ou la centrale de Vladimir par Michaël Krug.

Sources[modifier | modifier le code]