Prison de Saint-Gilles (Bruxelles)

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Prison de Saint-Gilles
Image illustrative de l'article Prison de Saint-Gilles (Bruxelles)
Prison de Saint-Gilles au XXe siècle siècle
Localisation
Situation Saint-Gilles, Ixelles, Forest, Région bruxelloise
Drapeau de la Belgique Belgique
Coordonnées 50° 49′ 21.35″ N 4° 20′ 48″ E / 50.8225972, 4.3466750° 49′ 21.35″ Nord 4° 20′ 48″ Est / 50.8225972, 4.34667  

Géolocalisation sur la carte : Bruxelles

(Voir situation sur carte : Bruxelles)
Prison de Saint-Gilles
Installations
Type Maison d'arrêt
Capacité 750
Fonctionnement
Opérateur SPF Justice
Date d'ouverture 1884

La prison de Saint-Gilles est une Maison d'arrêt belge située aux confins des communes de Saint-Gilles, Ixelles, Forest en région bruxelloise. Elle héberge toutefois un nombre limité de condamnés. La prison de Saint-Gilles dispose également d'un centre médico-chirurgical prenant en charge les patients d'autres prisons[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Édouard Ducpétiaux, nommé en 1830 Inspecteur général des prisons et des établissements de bienfaisance sera le propagateur du savoir-faire anglo-saxon en matière d'édification d'ensembles pénitentiaires. Il s'intéresse particulièrement à l'architecture carcérale panoptique qui sera à l'origine de la construction de la prison en remplacement de celle des Petits-Carmes située à proximité du palais de justice de Bruxelles.

Construction[modifier | modifier le code]

La prison de Saint-Gilles fut construite entre 1878 et 1884. Les plans initiaux furent conçus par l'architecte Joseph Jonas Dumont (1811-1859) et réalisés ensuite par François Derré. Elle marqua la première étape de la création du quartier sud qui accueillera en 1904 l'Hôtel de ville de la commune de Saint-Gilles.

La façade, longue de 235 mètres, fut construite dans le style pseudo-Tudor encore appelé néo-médiéval. En effet, elle rappelle celle d'un château-fort avec ses tours crénelées, ses meurtrières et ses machicoulis[3]. À l'arrière de ce premier bâtiment, on retrouve une architecture radiaire à cinq branches hébergeant chacune 120 cellules. Chacune des ailes convergeant vers le noyau central panoptique. En 1910[1], en vue du remplacement de la prison des minimes de Bruxelles, un nouvel édifice est construit sur le territoire de Forest sur les mêmes principes généraux de construction. Cet édifice comportait 400 cellules (270 pour les hommes, 130 pour les femmes)[3]. Les deux complexes sont reliés par un souterrain à l'origine du nom de l'Avenue de la jonction.

La prison de Saint-Gilles est entourée d'un mur d'enceinte rectangulaire de 6 m de haut et de 960 mètres de long dont un coin est coupé au sud[1]. À l'extrémité de chaque aile se trouve un vaste préau circulaire dont un seul subsiste encore aujourd'hui[4].

Sous l'occupation[modifier | modifier le code]

Durant chacune des deux guerres mondiales, la prison de Saint-Gilles sera mise sous commandement allemand et servira de geôle pour de nombreux résistants en attente de leur jugement et de leur exécution ou de leur déportation. Entre 1945 et 1950, la population carcérale atteignit 2100 détenus du fait des condamnations de masse pour collaboration[1].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Rénovation[modifier | modifier le code]

L'intérêt patrimonial de la prison s'il est manifeste, n'est pas sans entrer en friction avec sa nécessaire modernisation. En 1993-1994, une nouvelle aile est construite. Au printemps 2012, la rénovation de l'aile B est achevée[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernier, F., Monographie de Saint-Gilles-lez-Bruxelles, P. Weissenbruch, Bruxelles, 1904, p. 236-243.
  • Demeter, S., Goossens, O., Jacqmin, Y., et al., Architectures saint-gilloises, Service des Monuments et des Sites de la Région de Bruxelles-Capitale, Bruxelles, 1999, p. 14-15.
  • Eylenbosch, A., Hutchinson, A., Un lieu, des thèmes, les hommes, éd. Les Rencontres Saint-Gilloises, Bruxelles, 1988, p. 117-118.
  • Kempeneers Joseph, Histoire d’Obbrussel-Saint-Gilles, Ed. Publimonde, 1962, p. 160
  • Notice sur la prison de St-Gilles lez-Bruxelles, Bruxelles, 1909.
  • Saint-Gilles. Ensembles urbanistiques et architecturaux remarquables, ERU asbl, Bruxelles, 1988, p. 76[4].

Accès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d SPF Justice, plus d'infos sur la prison de Saint-Gilles
  2. le centre médico-chirurgical peut accueillir 26 détenus
  3. a et b Joseph Kempeneers, Histoire d’Obbrussel-Saint-Gilles, Ed. Publimonde, 1962, p. 160
  4. a et b Région de Bruxelles-Capitale, Inventaire du patrimoine architectural
  5. La régie des bâtiments, Prison de Saint-Gilles, Bruxelles, mai 2012