Prison d'Abou Salim

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32° 50′ 00″ N 13° 10′ 26″ E / 32.83333, 13.17389 La prison d’Abou Salim est une prison de haute sécurité à Tripoli,dont les conditions de fonctionnement, sous le régime de la Jamahiriya arabe libyenne, ont été dénoncées par les défenseurs des droits de l’homme et autres observateurs[1],[2],[3].

Accusations de violation des droits de l’homme[modifier | modifier le code]

Amnesty International a demandé une enquête indépendante sur des décès survenus dans la prison les 28 et 29 juin 1996[4], un incident parfois appelé le massacre d’Abou Salim[5]. Human Rights Watch estime que 1270 prisonniers furent tués. Toutefois cette estimation est essentiellement basée sur le récit d’un seul ex-prisonnier[6],[7]. HRW appelle la prison un "site de violations flagrantes des droits de l’homme"[7]. Selon Omar Ashour, les gouvernements ooccidentaux ont largement ignoré ces violations et aucune enquête internationale ne fut diligentée pour des raisons liées aux "intérêts pétroliers"[8]. Le gouvernement libyen a expliqué que ces tueries eurent lieu au cours d’une confrontation entre forces gouvernementales et rebelles appartenant au Groupe islamique combattant en Libye et que 200 gardes de la prison trouvèrent également la mort à cette occasion[9].

Détenus de la prison[modifier | modifier le code]

Vidéos Youtube[modifier | modifier le code]

Le 24 janvier 2010, la Libye bloque l’accès à YouTube après que le site a mis en ligne des images montrant des manifestations à Benghazi de familles de détenus qui furent tués en 2006 dans la prison d’Abou Salim, ainsi que des vidéos de membres de la famille du dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, participant à des réceptions. Le blocage est en particulier critiqué par Human rights Watch[13].

Libération[modifier | modifier le code]

Le 19 août 2011 les insurgés de la guerre civile prétendirent à tort avoir libéré tous les prisonniers d’Abou Salim. Toutefois, les rebelles libérèrent la prison le 24 août 2011. Parmi les détenus libérés figurait l’écrivain et journaliste américain de Baltimore Matthew VanDyke, qui avait été capturé en mars 2011 à Marsa El Brega par les forces restées loyales à Kadhafi[14],[15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Libya's notorious Abu Salim prison to be emptied », daylife.com
  2. « Libya's notorious Abu Salim prison », geneva lunch
  3. Nic Robertson et Paul Cruickshank, « Jihadist death threatened Libyan peace deal », CNN,‎ (lire en ligne)
  4. « Investigation needed into prison deaths », Amnesty International
  5. (en) « Libyan legal court celebrates Abu Salim prison massacre », Arabic News,‎
  6. Site news Bilal bin Rabah (the city of Al Bayda, Libya), a meeting with the Libyan Minister of Justice .
  7. a et b « Libya: Free All Unjustly Detained Prisoners », Human Rights Watch
  8. (en) « Libya revolution: Future scenarios and the West's role », BBC News,‎ (lire en ligne)
  9. (en) Shuaib, « Libya appoints judge to probe 1996 prison massacre », Reuer, UK edition,‎ (lire en ligne)
  10. (de) Johnathan Stock, « Gaddafi-Opfer Al-Senussi: Gott entscheidet, was mit dir passiert », Der Spiegel,‎ (lire en ligne)
  11. (en) « Abu Sufian Ibrahim Ahmed Hamuda Bin Qumu - The Guantánamo Docket », sur The New York Times
  12. (en) « Libya releases 37 militant Islamists », EarthTimes.org (consulté le 30 juin 2011)
  13. (en) Agence France-Presse, « Watchdog urges Libya to stop blocking websites » (consulté le 7 février 2010)
  14. FreePressTV, « RAW,Libya, Rebels and citizens setting prisoners free from Abu Salim Prison in Tripoli 24.08.2011 », YouTube
  15. (en) Phil Gast, « American held in solitary escapes Tripoli prison », CNN,‎ august 25, 2011 -- updated 1108 gmt (1908 hkt)

Crédits[modifier | modifier le code]