Prison d'État de Pelican Bay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Prison d’État de Pelican Bay
Image illustrative de l'article Prison d'État de Pelican Bay
Pelican Bay en juillet 2009
Localisation
Situation Crescent City, Californie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Coordonnées 41° 51′ 18″ N 124° 09′ 00″ O / 41.855, -124.1541° 51′ 18″ Nord 124° 09′ 00″ Ouest / 41.855, -124.15  

Géolocalisation sur la carte : États-Unis

(Voir situation sur carte : États-Unis)
Prison d’État de Pelican Bay

Géolocalisation sur la carte : Californie

(Voir situation sur carte : Californie)
Prison d’État de Pelican Bay
Installations
Type Supermax
Superficie 1 110 000 m²
Capacité 2 380
Fonctionnement
Effectif (31 décembre 2012) 2 977[1]
Date d'ouverture 1989

La prison d’État de Pelican Bay, en anglais Pelican Bay State Prison (PBSP), est une prison d'état gérée par le California Department of Corrections and Rehabilitation, située à proximité de Crescent City dans le Comté de Del Norte en Californie. Le bâtiment de 111 hectares abrite des détenus parmi les plus dangereux de la Californie. Pelican Bay State Prison a été présentée dans la série Lockup (Huis clos) produite par MSNBC.

Équipements[modifier | modifier le code]

Pelican Bay a ouvert en 1989. Elle est située dans une zone boisée à 11 miles de la frontière avec l'Oregon, loin des grandes métropoles (450 km au nord de San Francisco et 1 000 km au nord de Los Angeles). Initialement conçue pour recevoir 2 550 prisonniers, Pelican Bay en abritait 3 301 en 2006. C'est une prison de haute sécurité qui accueille des membres de gangs (Mexican Mafia, Nuestra Familia, Black Guerrilla Family, Aryan Brotherhoodetc.).

La moitié de la prison tient les prisonniers de niveau IV dans un environnement de population générale, avec des champs d'exercice physique à l'extérieur. L'autre moitié de la prison de Pelican Bay contient sa plus célèbre caractéristique : une agglomération de bâtiments blanc en forme de croix, mise à part par des clôtures électrifiées et des plaines désolées, connue sous le nom d'isolement carcéral. Il s'agit d'une installation de type Supermax où les membres de gangs, les détenus ayant des antécédents de violence, de crimes ou de violations graves des règles en vigueur pour les prisonniers, et d'autres prisonniers considérés comme des menaces majeures pour la gestion de la prison sont incarcérés. L'isolement carcéral de Pelican Bay a été l'une des premières installations dans l'histoire américaine moderne construites comme installation d'unité de contrôle. Les détenus de l'isolement carcéral sont isolés 22,5 heures par jour dans leur cellule vide et une heure seule dans une cour d'exercice physique intérieure de petite taille.

Incidents[modifier | modifier le code]

Certains avocats de prison ont fait valoir que l'isolement carcéral est cruel, en raison de l'absence de stimulation, d'activité et de lumière naturelle données aux détenus. Les psychiatres ont identifié une affection psychiatrique connue sous le nom anglophone USD syndrome qui induit des troubles de stress post-traumatique, dont les symptômes incluent la dépression sévère.

Cas Vaughn Dortch[modifier | modifier le code]

La torture a constitué un problème dès le début de l'histoire de la prison. En avril 1992, on a ordonné au prisonnier Vaughn Dortch, qui était perturbé mentalement et avait été enfermé dans l'unité de contrôle pour la violence de l'isolement carcéral, de se laver après s'être barbouillé de matières fécales. Après son refus, les gardiens de prison l'ont forcé à entrer dans une baignoire remplie d'eau chaude, ce qui entraîna des brûlures sur la partie inférieure de son corps. Il a porté plainte et l'affaire a été jugée, Dortch obtenant 997 000 $. Le jugement a été établi comme confidentiel par le juge fédéral qui présidait, mais il a été largement médiatisé par une émission de 60 Minutes diffusée le 27 février 1994. L'infirmière en chef de la prison a par la suite témoigné au sujet de cette affaire dans Madrid v. Gomez.

Madrid v. Gomez[modifier | modifier le code]

Une poursuite judiciaire collective, Madrid c. Gomez, a été déposée au nom des 3 600 prisonniers de Pelican Bay en 1993, en raison de diverses violations de droits et cas de mauvais traitements. Le juge de la cour fédérale Thelton Henderson déclara en janvier 1995 que les prisonniers avaient été soumis à une violence excessive, des charges cruelles, et des soins médicaux insuffisants. Il a jugé que les malades mentaux ne pouvaient plus se limiter à l'isolement carcéral, et a nommé John Agar pour surveiller les conditions de la prison.

Les émeutes[modifier | modifier le code]

Le 23 février 2000, une bagarre impliquant environ 300 détenus a éclaté entre des gangs rivaux, l'un Noir et l'autre Sud Mexicain, dans la cour d'exercices physique. Les gardes ont utilisé des agents chimiques et des pistolets fédéraux à gaz 37 mm, et ont tiré des balles en caoutchouc pour arrêter l'émeute. Cela n'a pas atténué la situation, donc les gardes ont choisi des options de force létales en utilisant des Ruger Mini 14, tuant un prisonnier et blessant 15 détenus. L'émeute a duré environ 30 minutes ; 19 détenus ont subi des coups de poignard ou ont été battus. Environ 89 armes fabriquées dans la prison ont été confisquées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]