Prisca (impératrice)

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Prisca
Titre
Impératrice romaine
285305
Biographie
Titre complet Impératrice romaine
Date de décès vers 314
Lieu de décès Thessalonique
Nature du décès décapitée
Sépulture aucune
Conjoint Dioclétien empereur romain
Enfant(s) Galeria Valeria
Religion Christianisme

Prisca était l’épouse de l’empereur Dioclétien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

On ne connait rien des origines familiales de Prisca. Parfois nommée Alexandra, ou Serena voire Eleuthere, son nom même prête à discussion[1]. Bien qu'elle fut chrétienne ou du moins favorable au christianisme, elle fut forcée de sacrifier aux dieux durant la persécution de Dioclétien. Les visages de Dioclétien et de sa femme peuvent être vus sur les médaillons de la frise du mausolée de Dioclétien (actuelle cathédrale de Split).

Mariage avec Dioclétien[modifier | modifier le code]

Elle épouse Dioclétien alors Magister militum et accouche d'une fille Galeria Valeria. Dioclétien a beaucoup de tendresse pour sa femme et sa fille. Prisca s'occupe de l'instruction de sa fille avec attention, l'instruisant peut-être dans la religion chrétienne ; bien que c'est aspect semble plutôt être fait de manière secrète[1].

Une impératrice discrète[modifier | modifier le code]

En 285, lorsque Dioclétien devient empereur, le sénat donne le tire d'Augusta à sa femme, mais il ne semble pas que Prisca soit venue à Rome à cette occasion.

Impératrice discrète, elle partage ce poste avec les femmes des autres tétrarques. Prisca ne se mêle pas des affaires politiques et se concentre sur sa religiosité. Sa fille épouse lors d'un mariage arrangé par son père, Galerius, époux débauché dont elle adoptera le fils illégitime, Candidien.

Lorsque Dioclétien se retira à Split en 305, et abdique, Prisca perd tous ses titres honorifiques. Elle rejoint alors sa fille Galeria Valeria et son beau-fils, Galerius à Thessalonique.

Un symbole dangereux[modifier | modifier le code]

Prisca ne s'est jamais mêlée de politique mais malgré tout, elle est un symbole impérial fort. Femme d'empereur, mère d'impératrice, l'aura de Dioclétien son époux qui a abdiqué, ainsi que sa sagesse, font d'elle une personnalité appréciée qui peut être utilisée par tout usurpateur pour prétendre à l'un des trônes impériaux[1].

Lorsque Galère mourut en 311, Licinius fut chargé de la protection de Prisca et de sa fille Valeria. Les deux femmes fuirent pourtant chez Maximin II Daïa, neveu de Galère. Peu après, Valeria refusa la proposition de mariage de Maximin qui l'arrêta, la bannit en Syrie et confisqua ses propriétés. Dioclétien tenta par des ambassades de restaurer sa femme et sa fille à la cour de Maximin, mais n'ayant plus son statut d'empereur, sa parole n'eut aucun poids sur Maximin[1]. À la mort de Maximin, Licinius, d'abord protecteur de la famille de Dioclétien, reçut Candidien avec tous les égards dus à son rang. Mais la présence d'une famille impériale renommée mettait son héritage en danger; il fit tuer Candidien avant d'ordonner la condamnation à mort de Prisca et de Valeria. Elles prirent la fuite et vécurent dans la clandestinité pendant un an. Elles se déguisèrent en servantes ou paysannes pour éviter d'être reconnues[1][2]. Retrouvées à Thessalonique en Grèce, elles furent capturées par la foule, jugées lors d'un procès et décapitées sur la place centrale de la ville. Les corps de la mère et de la fille furent jetés dans la mer juste après leur supplice (vers 314).

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Jacques Roergas de Serviez, Les impératrices romaines, tome 3, Paris, Bauche,‎ 1758 (lire en ligne), p. 261
  2. François-Timoléon ¬de Choisy, Histoire de L'Eglise: Depuis l'An de Jesus-Christ 306. jusqu'á l 'an 378 - Tome 2, Paris, David,‎ 1727 (lire en ligne), p. 49