Prince noir (motard)

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Le Prince noir, également surnommé Pascal, dont l'identité fut longtemps restée inconnue, de son vrai nom Bruno Pasqualaggi, est un motard, détenteur d'un record de vitesse sur le boulevard périphérique de Paris, un dimanche matin de septembre 1989[1].

1989 : tour du périphérique parisien[modifier | modifier le code]

Boulevard périphérique de Paris
Boulevard périphérique de Paris

La « course »[modifier | modifier le code]

Cette « course », effectuée en 11 min 4 s au guidon d'une Suzuki GSX-R 1100 (largement modifiée, puisque dotée de carter et boîte 6 vitesses de GSX-R 750 ''Race Replica'', rechemisage en 1 311 cm3 avec arbres à cames retaillés), a été enregistrée à l'aide d'une caméra embarquée fixée sur le réservoir de la moto. Le film qui en résulte montre le point de vue du pilote, avec vue sur le tableau de bord ainsi que sur la circulation. Le périphérique faisant environ 35 km, la vitesse moyenne du Prince noir est donc de 190 km/h. Cette cascade est d'autant plus dangereuse qu'elle se déroule aux alentours de h du matin, alors qu'un grand nombre de voitures circulent déjà sur le boulevard périphérique et que le Prince noir atteint des vitesses supérieures à 250 km/h, visibles sur le compteur de la moto.

Reprise médiatique[modifier | modifier le code]

Ce film a été diffusé au cours de plusieurs émissions de télévision, notamment Reporters sur La Cinq[2]. D'après l'émission de télévision Reporters, le Prince noir a 27 ans en 1989, il serait donc né vers 1962.

L'histoire est aussi reprise dans la presse (Paris Match, Moto Journal, Le Parisien), et suscite un grand nombre de commentaires[3]. Le Prince noir fait alors l'objet d'une certaine médiatisation, comme en témoigne son apparition quelque temps plus tard à l'émission Ciel mon mardi.

L'enquête[modifier | modifier le code]

Malgré la mobilisation de la police, le Prince noir ne sera jamais arrêté. Ses anciens compagnons, qui ont promis de garder l'anonymat de leur ami, déclarent à une journaliste : « le lendemain de l'exploit, nous avons reçu à la première heure un coup de téléphone du préfet. Pendant plusieurs mois, toutes les nuits, des dizaines de fonctionnaires le cherchaient. » Il serait, en 2009, toujours en vie[4],[5]. Il déclare qu'il révélera son identité le jour de ses 50 ans, vers 2012[4].

L'identité du Prince noir a été dévoilée en 2011 : il s'agit de Bruno Pasqualaggi, président du Moto Club des Potes[6].

Imitations[modifier | modifier le code]

Le motard suédois Ghost Rider effectue en 2004 un tour du périphérique en min 57 s, en « hommage » au Prince noir. Les deux courses ne sont cependant pas tout à fait comparables, celle du Ghost Rider étant effectuée de nuit, vers h du matin, avec un trafic bien moindre, et au guidon d'une moto bien plus performante que celle du Prince noir.

Un autre motard, le « vengeur casqué », réitère l'expérience avec la même moto en 2010, et fait le tour en 12 min 15 s cette fois. Cependant, là encore, les courses ne sont pas tout à fait comparables. Le « vengeur casqué » a pris le parti de freiner devant chaque radar qui jalonne le périphérique et tente ainsi de prouver leur inefficacité dans ce qu'il appelle la répression routière.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Kamikaze du Périph », Paris Match, 5 octobre 1989
  2. « Course interdite », réalisation Alain Pradal, le , avec commentaires du Prince noir.
  3. Patrick de Carolis, dans Reporters, le 29 septembre 1989, parle de « sentiment d'horreur ».
  4. a et b http://www.runoff-team.com/modules/article/view.article.php/78 Céline Cabourg, « Prince noir : la traque continue ».
  5. Interview moto revue d'octobre 2009
  6. http://www.lerepairedesmotards.com/actualites/2011/actu_111020-prince-noir-record-vitesse-peripherique-paris.php, « Bas les masques pour le Prince noir ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]