Prince (musicien)

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Prince

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Prince, 2008.

Informations générales
Surnom Love Symbol
Le Kid de Minneapolis
The Artist
The King Of Music
Nom de naissance Prince Rogers Nelson
Naissance 7 juin 1958 (56 ans)
Minneapolis, Minnesota
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, musicien, danseur
Genre musical Pop, funk, jazz, rock, R&B contemporain
Instruments Voix, guitare, basse, piano, claviers, batterie, percussions
Années actives Depuis 1978
Labels NPG Records, Warner Bros., Columbia Records, Universal
Site officiel 3rdeyegirl.com

Prince Rogers Nelson, né le 7 juin 1958 à Minneapolis aux États-Unis, connu sous le nom de scène Prince, est un chanteur, musicien, compositeur, réalisateur artistique, danseur et producteur américain de pop, de funk, de rock et de R&B contemporain. Il est également acteur. Il a vendu plus de 150 millions de disques dans le monde depuis 1979.

Sa carrière, entamée en 1978, est l'une des plus prolifiques de l'univers de la pop avec plus de trente albums personnels, auxquels il faut ajouter de nombreux disques produits et composés pour des artistes tels que The Time, Sheila E. ou Larry Graham.

Son plus gros succès commercial est la bande originale du film autobiographique Purple Rain, publiée en 1984 et vendu à plus de 20 millions d'exemplaires[1]. Il est également l'auteur de l'album Sign "☮" the Times, de la musique du film Batman de 1989, des tubes 1999, Kiss, Cream ou encore Sexy M.F.

Multi-instrumentiste, il s'est forgé au fil de son œuvre une aura de créateur ambitieux, avant-gardiste, et, via ses concerts, une réputation d'artiste scénique hors-pair, multipliant les solos, les danses ainsi qu'en valorisant les musiciens qui l'entourent[2].

Dans les années 1990, il abandonne son pseudonyme au profit de l'imprononçable pictogramme « Love Symbol » en protestation du contrat qui le liait avec la maison de disques Warner Bros. Il a recouvré son nom de scène original en 2000.

Il fut l'un des premiers à expérimenter la diffusion de sa musique via internet.

Concernant le grand succès international que l'artiste a pu connaître, il s'étend principalement sur une douzaine d'années (de 1983 à 1995), de l'album 1999 (avec ses singles et hits Little Red Corvette et 1999) à l'album The Gold Experience (et notamment son single The Most Beautiful Girl in the World, classé no 1 dans plusieurs pays et dernier grand hit du chanteur à ce jour). Prince connaît cependant un regain de popularité (et de succès) en 2004 avec l'album Musicology.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Prince Rogers voit le jour en 1958 au Mount Sinai Hospital de Minneapolis dans le Minnesota. Il doit son prénom au nom du trio de jazz dont son père est membre, le Prince Rogers Trio. Son père, John L. Nelson, possédant une ascendance italienne, est en effet pianiste, tandis que sa mère, Mattie Shaw, métisse afro-américaine d'ascendance amérindienne et blanche[3], est une chanteuse de jazz. De profession néanmoins, ils sont respectivement plâtrier et travailleuse sociale. Ils ont un second enfant en 1960, une fille prénommée Tyka Evene. Dans une interview en 1991, John déclare : « Je l'ai appelé Prince car je voulais qu'il fasse tout ce que je n'ai pas pu faire[3]. »

À sept ans, Prince, initié à la musique par son père et qui écoute à la radio tous types de musiques, compose au piano son premier morceau, Funkmachine[3].

Ses parents divorcent en 1968, et la garde des enfants est partagée. Sa mère se remarie. En 1970, Prince entre à la Bryant Junior High et fréquente son demi-frère Duane[4], avant de changer d'établissement en 1972 au profit de la Central High. Il part vivre chez sa tante Olivia Nelson puis s'installe dans la cave de la mère d'un ami, André Anderson. Un épisode repris dans le film semi-autobiographique Purple Rain : le personnage qu'il interprète habite également dans une cave, située sous la maison de ses parents. Anderson deviendra plus tard son premier bassiste sous le nom d'André Cymone.

Ses débuts de musicien[modifier | modifier le code]

Prince monte dès 1973 sa première formation, Grand Central, dans laquelle il joue de la guitare et des claviers. Le groupe reprend des succès du Top 40 de l'époque. L'année suivante, Morris Day intègre le groupe alors que celui-ci jouit déjà d'une solide réputation à Minneapolis. Ce nouveau personnage charismatique deviendra plus tard le chanteur du groupe The Time. Un temps géré par la mère de Morris, le groupe Grand Central donne des concerts dans des cours d'écoles ou de petites salles, évolue plusieurs fois, et prend finalement le nom de Champagne.

Peu après, une rencontre a lieu avec un musicien et producteur, Pepe Willie, qui prodiguera de nombreux conseils au groupe, tout en employant Prince comme guitariste pour des sessions de son propre ensemble, 94 East. C'est la première fois que le jeune homme, qui a alors seize ans, enregistre en studio. Un contrat est signé peu après avec Polydor, mais 94 East ne sortira jamais de disque (des bandes seront éditées bien plus tard sous l'appellation 94 East featuring Prince).

Fort de cette première expérience, Prince embarque sa formation début 1976 dans l'enregistrement d'un album au studio Moon Sound à Minneapolis, où le propriétaire, Chris Moon, impressionné par le talent du jeune musicien, lui propose de travailler sur des publicités en échange de sessions studio gratuites. Au fil des semaines, Prince passe de plus en plus de temps à produire des maquettes, sur lesquelles il joue de tous les instruments, abandonnant peu à peu son propre groupe, qui disparaît peu après.

En septembre 1976, l'artiste a complété quatorze titres, entièrement seul, et part tenter sa chance à New York, sans succès. Chris Moon le rappelle à Minneapolis et lui propose de rencontrer Owen Husney, qui deviendra son premier manager.

Husney élabore avec Prince une stratégie pour conquérir les maisons de disques, notamment en le rajeunissant de deux ans et en le présentant comme le nouveau Stevie Wonder au passage son idole. Les deux hommes exigent des conditions jamais vues pour l'époque : lui permettre d'être son propre producteur (il a alors dix-huit ans) et d'assurer seul la composition, l'écriture et l'interprétation. Ils obtiennent finalement un contrat avec Warner Bros. pour la réalisation de trois albums, assorti d'une avance de 180 000 dollars.

For You et fin des années 1970[modifier | modifier le code]

Le 7 avril 1978, Prince sort son premier album, For You, dont il compose, écrit et interprète les neuf titres (à l'exception du single Soft and Wet, dont les textes sont coécrits par Chris Moon), jouant pour l'occasion de 27 instruments. Pendant le projet, la Warner envoie des professionnels déguisés en studio pour surveiller Prince et impose un producteur exécutif. Le budget initial accordé pour l'enregistrement sera finalement doublé surtout en raison du déménagement du studio à Los Angeles pour manque de place. Le premier extrait tirés de l'album, Soft and Wet, réussira à se classer néanmoins à la la 92e place du Billboard Hot 100.

Le premier concert de l'artiste a lieu le 5 janvier 1979 au Capri Theatre de Minneapolis. Les dirigeants de Warner Bros., assistent au spectacle mais ne lui accordent pas encore leur crédit pour une tournée.

En octobre 1979, le chanteur sort son second disque, Prince, qui approche le succès, se classe mieux que le précédent, s'écoulant à 1 million d'exemplaires. Durant la tournée promotionnelle, Prince donne sa première représentation télévisée, le 26 janvier 1980, dans l'émission American Bandstand : il y interprète I Wanna Be Your Lover ainsi que Why You Wanna Treat Me So Bad? et accorde un bref entretien durant lequel, terrassé par la timidité, il ne répondra aux questions que par de brefs « yes » ou « no »[5]. Le jeune musicien commence le 28 novembre 1979 une tournée d'une dizaine de dates. Fin 1979, Prince remercie Owen Husney que la Warner remplace rapidement par Steve Fargnoli.

Le 8 octobre 1980 paraît l'opus Dirty Mind, le groupe de musicien qui l'entoure est entièrement remanié. Le disque, majoritairement joué par Prince lui-même, est certifié disque d'or. Le texte des chansons contient beaucoup de pornographie, Prince se forge une réputation sulfureuse, n'hésitant pas à apparaître en dessous féminins sur la pochette du disque et sur scène. Musicalement, la soul et le funk consensuels des débuts laissent place à une sonorité robotique originale, saupoudrée d'influences pop. Le Dirty Mind Tour est ensuite lancé à travers les États-Unis, ne remportant que de maigres bénéfices. En février 1981, Prince interprète Party Up à l'émission Saturday Night Live.

Il assure enfin trois dates en Europe.

Début des années 1980[modifier | modifier le code]

Le club où Prince donna ses premiers grands concerts

Tout juste un an après Dirty Mind, quatrième album Controversy le 14 octobre 1981. Cet album est musicalement proche du précédent et connaîtra un succès similaire, mais préfigure un son pré-1999. C'est le premier album distribué en France. L'album se vend à 2,65 millions d'exemplaires, se classe bien ainsi que ces singles.

Par ailleurs, Prince accepte de réaliser la première partie de deux concerts pour The Rolling Stones au Memorial Coliseum de Los Angeles, devant 90 000 personnes. Cette expérience marqua un tournant dans la carrière de Prince qui, depuis, n'est plus jamais apparu vêtu de sa panoplie fétiche.

Un peu avant cette période, Prince donne naissance à son premier satellite bien qu'il ait déjà fait des tentatives dans le passé. Il compose et enregistre tout un album et forme avec Morris Day le groupe The Time. Des productions gardant un côté très Funk pendant qu'à côté il tentait d'autres choses dans sa carrière personnelle.

Le 20 novembre débute le Controversy Tour. The Time, est invité à en réaliser les premières parties. 64 dates accompagné de budgets conséquents de la part de Warner Bros.

Début 1982, Prince produit un second satellite avec sa protégée Brenda Bennett, un groupe nommé Vanity 6 dont le premier album porterait également le nom du groupe et dont l'idée de base serait trois femmes en petite tenue qui auraient des paroles provocantes et très pornographiques. Arrive juste après What Time Is It? second album de The Time, les deux seront d'importants succès même plus important que Controversy.

Le 27 octobre 1982 sort le double album 1999, qui va faire naître la légende Princière, il parait en Europe sous la forme d'un album simple. Avec trois millions d'exemplaires vendus, 1999 est considéré par beaucoup comme l'un des albums les plus aboutis de Prince, qui compose et enregistre là encore la plupart des titres. Ses singles Little Red Corvette et 1999 connaissent un succès colossal, entrant tous deux pour la première fois dans le Top 10. Le clip de Little Red Corvette sera l'un des premiers d'un artiste afro-américain à être diffusé sur MTV de façon régulière. L'album sera finalement détrôné des sommets des charts par la sortie, le 1er décembre, de Thriller, le fameux album de Michael Jackson.

En 1983 Prince va produire un single pour Sheena Easton nommé Sugar Walls qui va très bien fonctionner, une autre de ses créations parallèles. Puis commence la longue tournée 1999 Tour à travers les États-Unis.

The Revolution[modifier | modifier le code]

Pendant les enregistrements de 1999, Prince crée son nouveau groupe, qu'il baptisera The Revolution avec l'arrivé de Wendy Melvoin. Durant cette période, Prince est souvent vu en train de prendre des notes dans un carnet violet. Son idée est de développer un film qui raconterait sa propre histoire, Warner Bros rejette froidement l'idée.

Ce sont Steven Fargnoli et les nouveaux managers de Prince qui ont financé en grande partie le tournage du film Purple Rain, réalisé à Minneapolis en novembre 1983. Tous ces efforts ne seront pas inutiles, le 27 juillet 1984, le film est un véritable triomphe : le film rapporte 71 millions de dollars, la bande-son du film s'écoule à 24 millions d'exemplaires dans le monde, les titres Let's Go Crazy, When Doves Cry ou Take Me with U, extraits de l'album, rencontrent eux aussi le succès et la tournée Purple Rain Tour sera, pour l'époque, l'une des plus acclamées à travers les États-Unis, où 1,7 millions de billets sont vendus. Purple Rain recevra l'oscar de la meilleure musique pour un film musical et l'album obtiendra six récompenses, dont deux Grammy, trois American Music Awards et un Academy Awards, avant d'être classé 72e des « 500 plus grands albums de tous les temps » par le magazine Rolling Stone.

Avec la sortie de Purple Rain, Prince produit Ice Cream Castle, troisième album de The Time, dont deux titres apparaissent dans le film, ainsi que The Glamorous Life, le premier album de Sheila E. dont les chansons s'inspirent de la relation qu'entretiennent Prince et celle qui deviendra sa nouvelle percussionniste. La même année, le reprise par Chaka Khan de I Feel For You, un des premiers titres de Prince, grand succès.

En parallèle, il fait commencer la construction de son complexe d'enregistrement Paisley Park tout près de Minneapolis, et sort son 7e album Around the World in a Day, le 22 avril 1985. Composé et enregistré pendant la tournée Purple Rain Tour, Prince innove avec ce disque en rupture avec le ton général de ses précédents albums, proposant une pop quasi « psychédélique » avec les titres Pop Life ou Paisley Park, ainsi que du rock plus conventionnel avec America aux accents presque militaires, ou Temptation, sorte de voyage dans les obsessions que Prince expose, développe et mélange d’album en album, surtout depuis Dirty Mind, à savoir la sexualité et la foi. À peine la tournée terminée fin 1985, Prince se remet au travail car il a déjà en tête son futur projet, un autre film qu'il veut cette fois tourner en France.

L'album Parade, qui sert de bande originale au film qui sort peu après, paraît le 31 mars 1986. Kiss en est le titre qui rencontre le plus grand succès, et restera un des plus connus de Prince. Cinq mois plus tard Under the Cherry Moon arrive dans les salles. La critique et le public, qui s'attendent à une suite de Purple Rain, jugent le film très sévèrement, faisant de cette sortie attendue un échec. Plusieurs des dates prévues aux États-Unis pour la tournée Hit n Run – Parade Tour sont annulées. Cette dernière marque un tournant important dans la carrière de Prince qui dissout The Revolution et se tourne vers sa future carrière solo. C'est à cette période que l'artiste produit le titre Manic Monday pour les Bangles.

Carrière solo et nouveaux projets[modifier | modifier le code]

Avant que The Revolution ne soit dissout, Prince avait des idées pour deux projets.

Dream Factory, un triple album rempli de titres inédits, interprétés en grande partie avec des membres de The Revolution. Et Camille, un personnage à la voix féminine déjà expérimenté dans Erotic City, et entièrement créé par Prince, sur fond très Funk. La Warner Bros refuse de sortir autant de titres en une seule fois, mais accepte un double album. De ces deux projets annulés émerge Sign o' the Times, plusieurs des titres non retenus seront repris en 1998 dans un triple album remanié, Crystal Ball.

Souvent considéré par la critique comme l'un des meilleurs albums de Prince, Sign o' the Times, publié le 31 mars 1987, se vendra à quatre millions d'exemplaires. Les classements et les récompense seront au rendez vous. En avril, Prince lance la tournée Sign o' the Times Tour, qui ne passera que par l'Europe, car ses précédents albums s'y sont très bien vendus. Une vidéo de la tournée, intitulé simplement Sign O' The Times, est éditée, recevra de meilleures critiques que Under the Cherry Moon.

Le projet suivant de Prince, surnommé The Black Album en raison de sa pochette entièrement noire, sans titre ou nom d'artiste, est annulé juste avant sa mise en vente par Prince lui-même, sans explication officielle à l'époque, et deviendra le plus piraté de tous les temps. Warner Bros, ne voyant pas dans cet album un succès garanti, ne s'opposa pas à l'annulation, mais l'édite finalement en 1994.

Pour remplacer le Black Album, sort le 10 mai 1988, Lovesexy. Il se vendra seulement 750 000 exemplaires. Le Lovesexy Tour et sa scène circulaire, aura un immense succès en Europe. Malheureusement la vente d'album et de billet dégringole au États-Unis. Le 31 décembre 1988, Prince agacé jette la pierre de ses échecs sur son entourage et congédie Steven Fargnoli, son avocat et son conseiller financier.

En 1989, Warner Bros lui propose d'écrire la bande-son du très attendu film Batman, réalisé par Tim Burton. Prince produit alors un album de neuf titres, tous utilisés sous leur forme originale ou réarrangée, tout au long du film. L'album Batman qui se vendra à 4,3 millions d'exemplaires, se verra certifié Double disque de platine et se classera bien.

Peu après est entamé le tournage de Graffiti Bridge, sorti en 1990, qui peut se voir comme une suite à Purple Rain où l'on retrouve d'ailleurs les personnages du Kid et le groupe The Time, s'affrontant une nouvelle fois. Le double album Graffiti Bridge servant de bande originale au film, accueille de nombreux artiste renommés. Paisley Park qui a financé en grande partie le tournage est alors, d'après une rumeur, au bord de la faillite. Prince entame une tournée, le Nude Tour, qui sera couronné de succès au bond moment.

En raison de la guerre du Golfe, les managers de Prince lui conseilleront de ralentir sa carrière jusqu'à la fin du conflit. La Warner proposa à Prince de préparer un Best Of pour marquer la première décennie de sa carrière mais il ne l'entend pas ainsi et rejette le projet. Une des premières crises entre le label et son artiste. Il arrivera à calmer le jeu en déposant Diamonds and Pearls sur la table en 1991.

De l'apogée au déclin[modifier | modifier le code]

En 1991, Prince apparaît beaucoup plus qu'auparavant à la télévision et donne des représentations impressionnantes avec le trio de danse NPG Hornz. On notera bien sûr cette fabuleuse apparition au Metrodome de Minneapolis à l'occasion d'un événement Olympique le 20 juillet. Le 4 septembre, il apparaît dans l'émission Arsenio Hall show à Hollywood. Sans oublier sa présence remarquée au MTV Music Awards le 5 septembre avec Gett Off. Le 1er octobre 1991, après six mois de promotion sort enfin Diamonds and Pearls contenant treize titres tous acclamés par la critique. Il se vend six millions d'exemplaires.

Si bien que Warner Bros pour espérer apaiser leurs tensions, lui propose un pont d'or. Il est promu vice-président et signe un contrat avec 100 millions d'avance pour au départ dix albums.

Puis, avril 1992 Prince lance le Diamonds and Pearls Tour au Japon. Une tournée de spectacles impressionnants qui impose Prince comme l'un des plus grands show-men du moment. La New Power Generation est née. 17 musiciens chaque soir, danse et effets spéciaux au rendez vous. Un nombre de billets colossal est vendus en Australie. Depuis peu, il entretient une relation avec sa danseuse Mayte.

Malgré les succès et son contrat, Prince et son label se tirent mutuellement dans les pieds. Au Prince Live Oprah Winfrey Show il raconte sa conversation avec un dirigeant de la Warner qui lui demande : « Vous croyez vraiment que notre but est de vous faire gagner de l'argent ? ». Une vendetta publique débute alors entre l'artiste et sa maison de disques.

En octobre 1992, Prince sort son avant-dernier album sous le label de la Warner, Love Symbol Album. La tournée Act I Tour fait le tour de salles moyennes des États-Unis et bien que de qualité, le spectacle n'est pas à la hauteur du précédent. L'album est vivement critiqué et Prince réagit violemment, il brûle un journal critiquant Love Symbol devant les caméras. Ce genre de réactions rendra ses apparitions plus rares et moins glorieuses. Le 27 avril 1993, Prince annonce à Warner Bros qu'il ne compte plus écrire de la musique pour eux.

Il poursuit toutefois la promotion de l'album en Europe pour une trentaine de dates : Act II Tour. Le spectacle prend un tournant, la plupart des hits de l'album sont remplacés par des classiques. Le trio de Danse n'est malheureusement plus de la partie. Love Symbol aura tout de même un certain succès avec 3 millions d'albums écoulés. À la fin de la tournée, Prince annonce qu'il se retire de l'industrie et qu'il ne rejouera plus ses anciens morceaux.

Une promesse très vite oubliée... En 1993 Warner Bros sort The Hits/The B-Sides, la compilation dont Prince ne voulait pas, qui propose en plus des inédits et face b. La même année, Prince change de nom, choisissant l'idéogramme imprononçable utilisé pour l'album Love symbol.

La réédition, officielle cette fois, de The Black Album fin 1994 et la sortie de la compilation 1-800-NEW-FUNK (constituée de titres d'artistes produits par Prince) ne se vendent pas bien. La Warner Bros recontacte alors Prince et trouve avec lui un accord concluant à la sortie d'un album ne contenant que de nouveaux titres. Ce sera Come, album de dix titres, qui sort alors quelques mois plus tard, le 16 août 1994. Pour marquer davantage sa rupture avec la Warner, cet opus est présenté comme l'album « posthume » de Prince, qui n'utilise plus dès lors son vrai nom. Ironiquement, l'album ne se vend qu'à 500 000 exemplaires, augmentant de plus belle les tensions. À partir de ce moment, Prince édite ses albums suivants chez Warner, pour honorer la fin de son contrat d'une part, et sous son label NPG Records d'autre part, cela lui octroyant plus de liberté artistique et lui permet d'éditer davantage d'albums. De son côté, Prince commence à travailler sur des projets hors-musique comme Interactive, un jeu vidéo avec Graphix Zone qui sort le 7 juin 1994, d'où le nom de la tournée suivante : Interactive Tour.

Ces derniers albums ne bénéficient pas de promotion particulière, expliquant en partie leur succès mitigé. Au cours de l'année 1994, quelques rares performances télévisées sont données. Fin 1994 Prince entreprend un projet de théâtre, une pièce nommée Glam Slam Ulysse dans laquelle il fait diffuser une dizaine de titres inédits mais cela ne lui rapporta pas grand chose. Au début de l'année 1995 Prince, sous le pseudonyme Tora Tora, sort Exodus, un album conceptuel composé de chansons formant une histoire et signé par la New Power Generation.

Le 26 septembre 1995, Warner Bros accepte de publier The Gold Experience, un album de 18 titres inédits. Prince dira à plusieurs reprises à quel point il est fier de cet album, le considérant comme une brillante réussite musical. La même année, il se lance dans une série de concerts, le Love 4 One Another Charities Tour au profit d'associations caritatives, surtout Love 4, jusqu'en 1997. En parallèle Warner Bros lui organise une petite tournée pour faire la promotion de The Gold Experience : The Ultimate Live Experience et Gold Tour. Durant ces concerts Prince s'inscrit "Slave" (esclave) sur la joue pour railler sa "soumission" à la Warner. L'année suivante, Prince donne à la Warner Chaos and Disorder et The Vault...Old Friends 4 Sale pour en finir avec son contrat, constitué de morceaux de second choix ou non retenus précédemment, et qui se rangeront parmi les fiascos de cette époque.

Renaissance et renouveaux[modifier | modifier le code]

Prince arrête définitivement de travailler pour la Warner et sort en 1996 Emancipation, album de trois disques de soixante minutes chacun, contenant uniquement des titres inédits sauf trois reprises d'autres artistes. Cette année-là, Mayte et Prince annoncent qu'ils vont devenir parents, et certaines des chansons de l'album abordent le sujet (Let's Have a Baby, Friend, Lover, Sister, Mother/Wife). L'album atteint la 11e place au Billboard 200 américain, et se place généralement dans les vingt premières places des classements européens. Petit problème, la promotion de l'album est interrompu quand Thorn se sépare d'EMI et cote en Bourse le label sur lequel Prince avait sorti Emancipation.

Commence alors le Jam of the Year Tour, qui fera le tour complet des États-Unis. C'est la première tournée à travers ce continent depuis le Purple Rain Tour qui réalise des profits très satisfaisant, remplissant des salles d'environ 10 000 personnes. Le public est heureux de retrouver un Prince qui se lâche complètement au son de la musique de ses anciens grands succès, qu'il rejoue à nouveau. La tournée, financée en grande partie par son propre label Paisley Park, aurait permis à Prince de réaliser d'importants bénéfices.

Crystal Ball et Newpower Soul sortent presque simultanément en 1998. Le quadruple album Crystal Ball regroupe sur trois disques des chansons quasiment toutes inédites, produites de 1983 à 1996 (dont certaines en public ou remixées) ainsi que The Truth, premier -et unique- disque acoustique de Prince. Newpower Soul est le troisième et dernier album produit avec le groupe New Power Generation. Le succès est, pour chacun, mitigé. Mais Prince repart en tournée mondiale pour faire leur promotion. Après le Newpower Soul Tour, Prince et Mayte se séparent.

Prince retrouve enfin son premier (et vrai) nom de scène en signant un contrat avec Arista Records pour un album en 1999 : Rave Un2 the Joy Fantastic. Afin d'en assurer la promotion, Prince donne un certain nombre d'interviews, exercice peu apprécié par l'artiste jusque-là. Aucune tournée n'est lancée, mais pour fêter l'approche de l'an 2000, Prince organise fin décembre un grand concert spécial, filmé et diffusé en direct sur de nombreuses chaînes à travers le monde le soir de l'an. Des artistes tels que Lenny Kravitz, Maceo Parker, Johnny Blackshire, Rosie Gaines, Mike Scott en sont les invités vedettes et le groupe The Time est reformé pour l'occasion. Le film Rave Un2 the Year 2000 sortira peu de temps après en vidéo.

La grande nouveauté de l'année 2000 est la création d'un site où les fans peuvent payer pour écouter des centaines de chansons inédites : NPGOnlineLtd.com (plus tard NPGMusicClub.com).

Une influence Jazz va s'imposer sur certains albums de cette période, surtout The Rainbow Children, N.E.W.S et Xpectation. C'est le 20 novembre 2001 que sort The Rainbow Children, acclamé par la critique, et que de nouveaux musiciens viennent se joindre à la New Power Generation, tel Renato Neto. Entre 2000 et 2001, Prince fera deux tournées de concerts, tous annoncés très peu de temps à l'avance. Fin 2001, il promet une tournée mondiale pour l'année à venir.

Commencée en 2002, le One Nite Alone...Tour tranche complètement avec l'ambiance des tournées mondiales précédentes. Prince innove en choisissant de donner la plupart des concerts dans des théâtres de quelques milliers de places, afin de créer un spectacle se concentrant sur la musique et les improvisations. Malgré un prix de billet plus élevé, les spectateurs en redemandent, tant les arrangements musicaux et le spectacle proposé sont maîtrisés. Cette tournée, pourtant plus intimiste que bien des précédentes, sera l'occasion pour Prince de sortir son premier album live officiel, sous la forme d'un luxueux coffret de trois disques, intitulé One Nite Alone.. Live!, ainsi que la vidéo de cette tournée, Live At The Aladdin Las Vegas.

À partir de 2002, Prince ouvre les portes de son studio Paisley Park à ses fans du monde entier, organisant de véritables visites guidées. Certains auront même la chance de venir discuter avec Prince en personne sur ses dernières créations.

Un éternel performer[modifier | modifier le code]

En 2004, Prince de retour, lance Musicology sous le label Columbia Records. La critique est de son côté, on parle de l'album le plus réussi depuis Diamonds and Pearls, il entre dans le Top 5 aux États-Unis, en Allemagne et au Royaume-Uni. En 2005, il est certifié double disque de platine. Cet album lui vaut deux Grammys : le 8 février 2005 il fait une apparition surprise à l'une des cérémonies en compagnie de Beyoncé Knowles et ouvre le spectacle. Prince est ensuite récompensé au Rock and Roll Hall of Fame pour l'ensemble de sa carrière.

Dans la foulée, le magazine Rolling Stone le déclare comme l'artiste le plus productif du monde et 27e sur la liste des 100 plus grands artistes de tous les temps. Il entame une gigantesque tournée à travers les États-Unis, le Musicology Tour. Un autre détail assez nouveau, l'album est offert aux spectateurs à l'entrée des salles sous présentation de leurs billets. Quelques jours après l'ouragan Katrina en 2005, Prince décide de créer deux singles qu'il met à disposition d'achat sur internet : SST et Brand New Orlean. Tous les bénéfices ont été versés aux victimes de l'ouragan. Fin 2005, Prince signe un contrat avec Universal Records pour sortir 3121. Succès immédiat, l'album est numéro 1 au Billboard 200. Février 2006, Prince fait une apparition sur Saturday Night Live accompagné de sa nouvelle protégée, Tamar, et interprète deux titres de l'album. Une idée de Prince, pour faire vendre ses albums, était de placer des billets pour assister à un concert privé dans sa résidence de Hollywood dans des pochettes d'albums. Sept billets ont été mit dans des albums et les autres ont été répartis dans divers concours sur Internet. Finalement 24 personnes ont pu assister au concert. Toujours en 2006, Crystal Ball est déclaré meilleur album vendu par internet, le site NPG Music Club ferme ensuite ses portes après cinq ans de fonctionnement. Pendant le 3121 Las Vegas Residency, Prince joue 44 soirs à Las Vegas. Fin 2006, Prince participe au film d'animation Happy Feet. Janvier 2007 la bande originale reçoit le Golden Globe de la chanson la plus originale. Prince n'a pu assister à la cérémonie, l'acteur Hugh Grant prendra le prix à sa place.

Vente de pacotille à l'O2 en 2007

2007, Prince est choisi pour donner le spectacle de la mi-temps au Super Bowl, une vrai consécration. Pendant la conférence de presse sur l’événement, il a joué trois chansons dont une reprise de Chuck Berry : Johnny B. Goode. C'est le 4 février qu'a lieu l’événement, à Miami. Prince joue des grands classiques et également des reprises. 74 512 personnes étaient au match. 140 millions de téléspectateurs suivaient le spectacle c'est la plus grande audience de sa vie. Par hasard la pluie s'est mise à tomber pendant le spectacle, les lumières et projecteurs sont donc passés au violet pour donner l'impression d'une pluie violette sur Purple Rain. Le site Billboard.com a déclaré que la performance de Prince était la meilleure que le Super Bowl ait connue. Le 15 juillet sort Planet Earth suivi du lancement de Earth Tour. 21 concerts à guichet fermé à l'O2 Arena. Prince fait par la suite plusieurs apparitions, aux ALMA Awards avec Sheila E. en juin et à Minneapolis pour trois concerts dont un au First Avenue en juillet.

En août 2008, Prince réapparaît dans l'émission The Tonight Show où il dévoile un nouveau titre Turn Me Loose, quelques jours plus tard au festival de Coachella 2008 il fait partie des invités vedettes et aurait été payé 5 millions de dollars pour le show. Un procès a été engagé pour l'annulation de plusieurs concert, Prince sera condamné à rembourser les billets (près de 3 millions de dollars). Le 29 mars 2009 sort Lotusflow3r, il contient trois CD dont l'un est l'album de sa nouvelle protégée Bria Valente. L'album se classe notamment numéro 2 au Billboard 200 et no 1 au Billboard Top R&B/Hip-Hop Albums. Fabuleuse apparition au Festival annuel du Jazz à Montreux où Prince enchaînera plus de 4 heures de concert, sans oublier sa visite du Grand Palais à Paris.

Le Génie en perdition[modifier | modifier le code]

Purple And Gold et Cause And Effect, deux nouveaux singles, sortent début 2010. Prince est donné, dans un sondage fait en avril par la BBC Music 6, comme numéro 8 dans le classement des meilleurs guitaristes des 30 dernières années[réf. nécessaire]. Le magazine Time le classe parmi les 100 personnes les plus influentes du monde[réf. nécessaire]. En juin, il est invité aux BET Awards et reçoit un prix pour l'ensemble de sa carrière[réf. nécessaire]. Un mois plus tard débute une tournée européenne 20Ten Tour. L'album titre sera offert une fois encore à l'entrée des salles. Prince passe également contrat avec des magazines et journaux. Lorsqu'un reporter demande à Prince en 2010 pourquoi il n'a pas distribué ses deux derniers albums sur Internet, il répondit : « Je ne vois pas pourquoi je devrais[...]. Personne ne me versera d'avance et puis ils se fâcheraient si je tentais de négocier[...] Bref, tous ces ordinateurs et gadgets numériques ne sont pas bons. [...] ».

En décembre 2010, Prince lance Welcome 2 America Tour, tournée mondiale d'une grande envergure.

Musicalement, l'année 2012 sera juste marqué par la diffusion internet d'un inédit : Rock n Roll Love Affair avec clip. Deux interviews sont données simultanément, le 17 septembre dans l'émission "The View" et le 21. Prince maintient sa position concernant l'arrêt de sortie de disque. Il participe néanmoins à plusieurs projets antérieurs sur le nouvel album de Larry Graham et produit le second album de sa protégée du moment Andy Allo. L'album se nomme Superconductor et se définit très Funk. Le 23 octobre 2012, Prince donne un concert au Jimmy Kimmel Live! contenant quelques inédits dont Rock n Roll Love Affair. Prince fêtera le nouvel an aux îles Turques-et-Caïques, après avoir réglé quelques problème financier avec le Fisc Français.

Prince fait annoncer sur le site du drfunkenberry qu'il promet à ses fans une grosse année 2013. Le 22 janvier 2013, il ouvre un nouveau site internet, qui dévoile de nombreux inédits tout au long de l'année. Prince fait une apparition discrète au Grammy Awards en février. Nouvelle tournée Live Out Loud Tour et un nouveau groupe : 3rdeyegirl[6] crée en 2013. Ce groupe à obtenu le label Paisley Park.

Le 19 mai, Prince reçoit un Icon Award pour l'ensemble de sa carrière. Le lendemain on apprend qu'il vient de signer un contrat flexible avec le label de projet numérique Kobalt Music Group[7].

Retour chez Warner[modifier | modifier le code]

Prince entre en négociation avec son ancien label pour négocier des 30 ans de Purple Rain. Il n'a pas encore décidé comment il diffuserait son prochain album Plectrum Electrum

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1978, alors qu'il vient seulement de démarrer sa carrière il rencontre Latoya Jackson dans une soirée spécial patinage artistique. Prince est un artiste possédant une vie privée assez large, on lui prête de nombreuses relations (pas toutes confirmées) comme avec Vanity de 1982 à 1983 pour qui il produit un CD. Il rencontre Apollonia Kotero pendant le casting de Purple Rain où il recherchait une jeune fille de talent pour remplacer Vanity. Ils restent ensemble de 1984 à 1985. Pendant le Purple Rain Tour, Prince laisse sa chance à Sheila E. qui assurera ses premières parties. Ils auront semble-t-il une relation de 1986 à 1988, mais en même temps Prince entretiendra aussi quelque chose avec Susannah Melvoin de 1986 à 1987 et sa danseuse Cat de 1987 à 1988. Prince gardera une étroite complicité avec Sheila jusqu'à aujourd'hui. Par la suite sur le tournage de Batman en 1989 il rencontre Kim Basinger avec qui il reste jusqu'en 1990. La même année il a eu une brève relation avec Tatiana Thumbtzen puis avec Madonna à qui il propose un rôle dans Graffiti Bridge mais elle rejette froidement le projet. Il fait alors la connaissance de Ingrid Chavez qui rentrera dans le projet. Ensuite il va lancer la carrière de Carmen Electra qui sera sa protégée jusqu'en 1992 où il se rapproche de sa jeune danseuse Mayte. Entretemps on lui prête des aventures avec Nona Gaye (avec qui il enregistrera la chanson lovesign. Elle a également participé à son film the beautiful expérience) ainsi qu'avec Ophelie Winter à laquelle il aurait fait enregistrer une version française de la chanson the most beautiful girl in the world qui serait devenue Le plus bel homme de tout l’univers. Cette chanson n'a jamais été dévoilée au public. Ophélie Winter parla dans de nombreuses interviews de cette relation "hypothétique" qui a néanmoins aidé à la faire connaitre du grand public.

Son premier mariage a lieu en février 1996 avec Mayte Garcia, une danseuse rencontrée en Allemagne en 1990. Prince et Mayte annoncèrent peu après qu'ils allaient devenir parents. En octobre 1996, un garçon prénommé Gregory vint au monde, mais il apparut rapidement qu'il était victime d'une déformation de la boite crânienne appelée « syndrome de Pfeiffer ». L'enfant décède alors qu'il était âgé de moins d'une semaine, après avoir été vainement opéré à deux reprises. À cette époque, Prince ne communique pas sur la mort de son enfant, et continue même à assurer dans diverses émissions de télévision que tout allait bien. Notamment au Oprah Winfrey Show où il parle d'ailleurs de ses relations et déclare qu'en général après rupture il ne revoie plus du tout ses ex. Prince annonce "l'annulation" du mariage en 1998. Le couple renouvelle le mariage en 1999 pour finalement divorcer en 2000.

En 2001, Prince épouse Manuela Testolini, une ancienne employée. Ils divorcent à leur tour en 2006. Il vit ensuite et successivement une relation avec trois chanteuses qu'il produit, Tàmar, Bria Valente puis Andy Allo.

En 2004, Prince confirme ouvertement qu'il est devenu Témoin de Jéhovah[8].

Analyse de l'artiste[modifier | modifier le code]

Un contrôle total de son art[modifier | modifier le code]

Guitare de Prince, exposée au Smithsonian, Washington.
Prince à Bruxelles, 1986

Musicien autodidacte, Prince est capable de jouer de plus de 25 instruments et enregistre ses albums entièrement seul. À l'instar de Stevie Wonder, il enregistre chaque instrument l'un après l'autre pour former la chanson complète. On relate ainsi son processus de création : partant d'un instrument (par exemple le piano), il compose sa mélodie. Puis, il ajoute ou supprime d'autres instruments au fur et à mesure, jusqu'à ce que le résultat lui convienne, ce procédé se nomme le simple sample. Il termine en général par les voix.

En étant seul dans le studio, il peut enregistrer sans aucune limite, avec des ingénieurs du son effectuant un roulement toutes les huit heures à la console. Certaines de ses compositions ont nécessité plus de 24 heures de travail en continu. Il passe ensuite derrière la console et enregistre lui-même les voix et s'occupe du mix final. À ce rythme, il indiquait à la fin des années 1990 avoir en réserve plus d'un millier de chansons inédites soit l'équivalent de plus de 60 albums d'avance (si on compte 15 titres par album)[9].

Sur scène, Prince est aussi considéré comme un artiste majeur. Ses spectacles reposent sur une structure musicale souvent agrémentée de longs passages improvisés. Le contenu change ainsi très régulièrement. Bien que certaines tournées aient été très élaborées, Prince n'a jamais eu besoin de recourir à des effets spéciaux ou des chorégraphies millimétrées. Ses talents de danseur, de guitariste, de chanteur et de meneur de revue suffisent à produire un spectacle de grande qualité.

Pour arriver à ce niveau de performance, Prince est perfectionniste : il filme tous ses concerts puis revisionne les bandes dans la nuit et décide de ce qui est à modifier le lendemain.

Les concerts officiels se prolongent occasionnellement dans des salles plus petites. Ce sont les fameux « aftershows », des prestations largement improvisées et jouées jusqu'au lever du jour… ou jusqu'à la fermeture de la salle. Ces concerts intimistes permettent de présenter un autre aspect de l'œuvre de Prince, et parfois d'assister à la création en direct de nouvelles œuvres musicales.

« Real music by real musicians » : tel était son mot d'ordre lors de la tournée de 2002, un principe appliqué depuis les débuts de sa carrière[10],[11].

Un artiste déterminé et avant-gardiste[modifier | modifier le code]

Dès le départ, Prince a souhaité imposer aux maisons de disques sa vision personnelle de l'industrie musicale. En étant son propre producteur et en jouant de tous les instruments, il crée ainsi exactement le son qu'il souhaite sur ses disques. La signature « Produced, Composed, Arranged and Performed by Prince » devint une marque de fabrique constante sur les pochettes.

Cette responsabilité, portée par une seule personne, est pratiquement unique dans le monde du show-biz à ce niveau de notoriété (rappelons que plusieurs albums de Prince ont obtenu des scores de vente supérieurs à 5 millions d'unités). Le revers de la médaille est que Prince est seul à faire tous les choix artistiques, et certains de ses détracteurs estiment qu'il devrait « s'ouvrir » aux meilleurs producteurs du moment.

Tout au long de sa carrière, Prince a constamment cherché à faire évoluer l'industrie du disque tout en essayant de préserver la qualité intrinsèque de la création musicale.

Dès 1981, il commence à produire et enregistrer pour des groupes « satellites », qui lui permettaient d'engager une compétition complice, notamment avec le groupe The Time dans lequel on retrouve son vieux copain Morris Day. Les premières productions de ce type (The Time, puis Vanity 6, puis Sheila E) obtinrent de très bons scores de ventes aux États-Unis. À tel point qu'en 1985, Prince et Warner forment un label conjoint : Paisley Park. Ce label produira aussi des artistes n'ayant rien à voir avec l'univers de Prince (comme The Three O'Clock, Taja Sevelle, ou Good Question...) ou d'anciennes légendes de la soul et du funk comme Mavis Staples, George Clinton ou Larry Graham.

En 1986, il lance la construction à Minneapolis d'un immense complexe musical, également nommé Paisley Park. Avec ces studios ultra modernes à disposition, Prince n'a plus besoin de définir de budget ou de louer des studios d'enregistrement, ce qui contribue à son autonomie artistique. On y trouve également un atelier de confection, capable de réaliser toutes les excentricités vestimentaires pour Prince et l'ensemble de son groupe, des ateliers de montage de vidéos, des salles de danse, et une salle de répétition grande comme une arène de hockey. Ces studios sont mondialement connus et de nombreux artistes célèbres viennent également y enregistrer, ou y répéter des tournées[12].

Cet univers exclusif permet à Prince de délivrer ses prestations « clef en main », sur tous les stades de la production.

Au fil du temps, sa production devient de plus en plus importante. En 1987 il souhaite sortir un triple album, Crystal Ball, un projet qui sera refusé par la maison de disques pour des raisons commerciales. La même année il souhaita publier le Black Album, un disque livré sous une pochette entièrement noire et ne comportant pas le nom de Prince. La sortie fut annulée une semaine avant la date officielle, mais le contenu du disque fut l'objet de nombreux pressages pirates qui lui ont permis une diffusion mondiale sans précédent. Depuis cette époque un très grand nombre d'œuvres inédites, parfois même des albums entiers, s'échappent des studios Paisley Park et s'échangent sous le manteau. Pourtant, Prince semble très réfractaire au sujet des « bootlegs » (disques pirates).

Son intense productivité va progressivement nuire aux relations avec sa maison de disques. Prince annonce publiquement en avril 1993 son retrait définitif de l'industrie musicale, alors qu'il avait signé moins d'un an auparavant l'un des plus gros contrats de l'histoire du disque : 10 albums sur dix ans assortit d'une avance de 10 millions chacun, Prince en échange devait garantir des ventes supérieurs à 5 millions d'albums.

Engagé alors dans une longue bataille juridique avec la Warner pour la récupération et l'utilisation de ses œuvres, Prince se considéra pendant quelques années comme un « esclave » de l'industrie musicale (il inscrit au feutre le mot « slave » sur sa joue lors de ses apparitions en public). Cette période eut un effet désastreux sur sa notoriété et son public fut déstabilisé. D'autant que le nom de Prince était toujours utilisé pour les albums édités par Warner et délivrés par l'artiste pour remplir ses obligations contractuelles. Dans le même temps, ce dernier avait opté pour un symbole imprononçable et éditait son plus récent matériel sur son nouveau label obscur et mal distribué, NPG Records.

Ce changement de nom, bien que largement répercuté dans les médias, fut souvent l'objet de dérision. Placés devant la nécessité de le nommer malgré tout, les médias l'ont rapidement affublé, entre autres, de l'acronyme TAFKAP pour The artist formerly known as Prince, ou du pseudonyme Love Symbol, qui désigne également le symbole imprononçable dont il est question ci-dessus.

Pour autant, cette décision largement incomprise à l'époque a fait école depuis. Bien que d'autres artistes aient précédemment décidé de quitter leur maison de disques avec retentissement (citons Frank Zappa ou Léo Ferré), Prince fut le premier d'une longue série d'artistes à claquer la porte des majors dans les années 1990, comme Mariah Carey ou George Michael.

L'avènement de l'internet grand public et la possibilité pour les fans de télécharger la musique directement en provenance de l'artiste (à l'aide du peer-to-peer, de sites comme MySpace ou de plates-formes de téléchargement légales comme iTunes) ont contribué à renforcer les liens entre artistes et consommateurs de musique. Prince annonçait dès 1995 (sur l'intro de l'album Exodus) que sa musique serait ainsi mise à disposition des fans.

Après bien des rebondissements, Prince est libéré de la Warner le 12 novembre 1996. Il en profite immédiatement pour éditer le premier triple album de sa carrière : le bien nommé Emancipation. Il conservera toutefois l'usage du symbole jusqu'au 31 décembre 1999 et le terme de son contrat d'édition avec cette compagnie.

Par la suite il approcha à nouveau les maisons de disques pour signer des contrats de distribution uniquement, considérant que leur travail se limite à la promotion. Il livrera alors ses albums « clefs en main », sans laisser à la maison de disques une quelconque possibilité de négociation sur le contenu, le livret, ou la qualité des chansons.

Lors de cette période, Prince se prépara également à la distribution directe de ses œuvres auprès de son public. Dans un premier temps, il ouvrit des magasins (les NPG Stores, en 1993), puis il proposa un système de vente par catalogue (1993), puis par téléphone (1994), pendant ses concerts (1995), puis par internet (1999), avant de proposer ses nouveaux morceaux sur le Musicology Download Store (2003-2006), un site de téléchargement légal.

En 2004, Prince crée l'évènement en distribuant son CD Musicology à l'entrée de ses concerts. À côté des ventes en magasin, plus de 400 000 exemplaires seront ainsi écoulés ce qui obligea les organismes américains à revoir leurs méthodes de calcul des ventes de disques. En effet, le CD est bien vendu puisque son prix est inclus dans le prix du billet de concert.

En 2006, Prince débute une série de concerts en résidence à Las Vegas sur le thème de « 3121 ». Après un passage très remarqué lors de la finale du Superbowl en février 2007, ce concept sera prolongé à Los Angeles.

En 2007, il donne une impressionnante série de 21 concerts à Londres à guichets fermés, dans une salle de 18 000 places (l'O2 Arena). Reproduisant la méthode éprouvée en 2004 avec Musicology, l'album Planet Earth sera distribué gratuitement à l'entrée de la salle sur présentation du billet d'entrée. Au même moment, cet album est distribué en Grande-Bretagne avec l'hebdomadaire Mail on Sunday, tiré pour l'occasion à trois millions d'exemplaires. Ce procédé lui attirera le courroux des disquaires britanniques qui retirèrent immédiatement l'album des rayons.

Autre exemple des nouveaux modes de distribution testés par Prince, le CD « Indigo Nights » est paru en 2008 dans un recueil de photographies issus de ses concerts londoniens.

En 2009, l'artiste met en ligne un tout nouveau site officiel, LotusFlow3r, où les fans peuvent s'inscrire et payer pour accéder à du contenu inédit. En parallèle il met à disposition un triple album du même nom, incluant le volet MPLSoUND, et Elixer, l'album de sa protégée Bria Valente. Une édition spécifique pour la France, proposant le volet MPLSoUND en CD unique, est sortie le 7 septembre 2009. En octobre, il se produit pour deux concerts au Grand Palais à Paris, dont les billets se sont vendus en 77 minutes deux jours avant l'événement.

En 2010, Prince renouvelle le principe de distribution dans des magazines ou des quotidiens pour son nouvel album, 20Ten. En France, c'est l'hebdomadaire Courrier international qui a été sélectionné. Selon les cas, c'est un magazine spécialisé (Rolling Stone, en Allemagne) ou un quotidien national (le Daily Mirror en Grande-Bretagne) (Het Nieuwsblad en Belgique) qui assure la distribution.

Sur l'année 2013, nouveau rebondissement « 3rdeyegirl ». Ce qui représente à la fois un nouveau projet, son nouveau groupe et son nouveau site internet (site et page youtube). Plusieurs titres inédits, photos, performances studios, performances lives et vidéo promotionnelles sont mise en ligne gratuitement ou pour l'achat. Des classiques comme « Let's Go Crazy », « She's always in my hair » ou encore « Bambi » sont partiellement ou complètement transformés et re-travaillés. Le rebondissement est d'autant plus grand que seulement 6 mois plus tôt Prince soutenait qu'il ne libérerait plus de musique et avait pris ses distances vis-à-vis d'internet.

D'une façon incontestable tout au long de sa carrière, Prince a profondément modifié les rapports entre artistes et maisons de disques, créant un nombre important de précédents notamment dans le domaine de l'auto-production et de la distribution directe du musicien vers les consommateurs de musique.

La scène[modifier | modifier le code]

Bête de scène incontestée, Prince a su se construire son propre style. D'abord guitariste, son talent lui permet de passer au piano ou à la batterie en plein milieu d'un concert comme il l'entend. Ses légendaires Medley au piano qui durent en général 20 minutes seront toujours dans les parties les plus appréciées des fans. Son autre atout sa danse, plutôt instinctive et improvisée. Des mouvements principaux comme le Tourniquet et des enchainements type Break-Dance. Ses influences James Brown et Jimi Hendrix l'amène à souvent effectuer des mouvements caractéristiques comme : The Trick et The Splits ou les signes Peace and Love.

Très actif au niveau scénique, Prince fait en moyenne une tournée par an. Ses tournée sont toujours très impressionnantes en termes de moyens mis en place, d'effets pyrotechniques et de chorégraphies musicales. Il le prouve dès le 1999 Tour, qui fit augmenter de dix fois sa popularité grâce aux hits de l'album. En effet il commence dans des théâtres et finit dans des stades. Il s'est créé une véritable base de fans, alors que jusque là son public se composait de musiciens et d'amateurs de R'N'B. De 1980 à 1993, Prince n'a cessé de rendre chaque tournée meilleure que la précédente et même si l'audience n'apportait pas toujours la rentabilité attendue, le spectacle restait d'un niveau grandiose.

Ce qui caractérisait Prince c'était son incroyable habilité à rendre chaque concert exceptionnel et cela dans n'importe quelles circonstances. Le public ressortait toujours ému et bluffé. D'après l'un des premiers managers de Prince, pendant le Purple Rain Tour, la seule apparition de Prince rendait le public hystérique à un point qu'il n'avait jamais vu auparavant, pas même à un concert de James Brown. Purple Rain est depuis devenu sa signature. Le Diamonds and Pearls Tour est la tournée qui a necessité le plus de moyen. Si pendant le Purple Rain Tour le décor est simpliste, pendant le Diamonds and Pearls Tour il nécessitait cinq camions de transport à 25 000 dollars chacun.

Très connus comme le rival de Michael Jackson, leur style reste très différent. Mais leur carrière est liée, ils se sont influencés et provoqués (gant sur une seule main, voix falsetto, le jeu de l'écho avec le public). La rivalité est née à l'initiative de la presse qui a titré : Thriller VS Purple Rain. En 1983 à L'Appolo a lieu un concert légendaire, James Brown invite ses successeurs sur scène, le public est conquis. La rivalité atteint son sommet en 1992. Elle prend fin avec l'émancipation de Prince pour devenir avec le temps un respect mutuel.

En 2011, Prince a fait sur toute sa carrière 26 tournées officielles ce qui en ajoutant les concerts spéciaux donne plus de 1 500 concerts. Voir : Liste des tournées de Prince

Carrière cinématographique[modifier | modifier le code]

Bien que globalement peu présent au cinéma, Prince voue une admiration évidente au septième art et il y fit des références constantes.

Prince joua en quelque sorte son propre rôle dans Purple Rain (1984), un film musical qui fut considéré comme une autobiographie largement romancée. Le film se déroule effectivement à Minneapolis et s'inspire de la propre histoire de Prince. Il fut un énorme succès et rapporta plus de 71 millions de dollars, un record dans le genre. D'autre part, Prince fut le premier artiste de l'histoire à être numéro 1 simultanément pour un album, un film et une tournée. Purple Rain reçut également l'Oscar de la meilleure musique de film.

Fort de ce premier succès, Prince embarque dans Under The Cherry Moon (1986), qui fut tourné à Nice et vit débuter Kristin Scott Thomas. Prince a tenu à réaliser le film lui-même mais ce fut un échec commercial retentissant, bien que de nombreux fans estiment qu'il s'agit du film le plus abouti de Prince. Son support sonore est l'album Parade.

Prince revient ensuite au film musical avec Sign O The Times (1987), qui est en fait un concert tourné sous la forme d'un film (ou l'inverse) de la tournée du même nom. Sorti dans un nombre réduit de salles, le film n'eut qu'un succès d'estime mais fut plébiscité par la critique.

En 1989, Prince réalise une partie de la bande originale du premier film Batman (l'autre partie étant composée par Danny Elfman). La bande originale est un succès avec plus de cinq millions d'exemplaires vendus, et le single, Batdance, sera no 1 aux États-Unis.

L'année suivante, le film Graffiti Bridge permet de retrouver les protagonistes de Purple Rain qui s'affrontent dans un quartier fictif de Minneapolis. Ce film n'est sorti qu'aux États-Uniset n'a obtenu qu'un très faible succès.

Par la suite, Prince a participé à la conception et/où la réalisation d'émissions télévisuelles (The Beautiful Experience - 1994, Love 4 One Another - 1996) ou de compilations élaborées de vidéo clips (3 Chains O'Gold - 1993).

En 2006, Prince écrit une chanson pour le film d'animation Happy Feet intitulée The Song From The Heart. La chanson remportera le Golden Globe de la meilleure chanson originale pour un film.

En 2014, il interprète son propre rôle le temps d'un épisode dans la serie New Girl (saison 3 - épisode 14).

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Pseudonymes[modifier | modifier le code]

  • Jamie Starr / The Starr Company - producteur de The Time, Vanity 6, etc.
  • Joey Coco - producteur et auteur pour Kenny Rogers, etc.
  • Alexander Nevermind - producteur et auteur pour divers artistes dans le milieu des années 1980 (parmi eux Sheena Easton)
  • Christopher (Tracy) - auteur de Manic Monday pour The Bangles. Le nom provient du personnage interprété par Prince dans le film Under The Cherry Moon.
  • Paisley Park - utilisé au début des années 1990 pour divers projets
  • Tora Tora - sur l'album des NPG Exodus en 1995
  • Azifwekare - sur la chanson Style de l'album Emancipation
  • Le symbole O(+> connu sous le nom de « Love Symbol » - adopté comme nom officiel (1993-2000)
  • TAFKAP, The Artist (Formerly Known As Prince) - proposé par des journalistes pendant la période du Symbole
  • Gemini - sur l'album Batman
  • Camille - personnage interprété par Prince sur disque en 1986-1988, caractérisé par une voix légèrement accélérée (Housequake, If I Was Your Girlfriend…)
  • The Kid - personnage interprété par Prince dans les films Purple Rain et Graffiti Bridge.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Prince.

Les mieux classés :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Valérie Chambat, Prince, Music Book,‎ 1999
  • Duncan Clarke, L'artiste qu'on appelait Prince, Hors collection,‎ 1995
  • (en) Prince & Randee St. Nicholas, 21 Nights, Atria books,‎ 2008, 256 p.
  • Jason Draper (trad. Sophie Aslanidès), Prince : Life & Times, Place des Victoires,‎ 2010, 216 p. (ISBN 9782809901825)
  • Jack W. Reynolds, Prince: tout sur votre idole, ses amours, ses succès, sa carrière, Éditions Québécor, 1985. N.B.: Titre de la couv. ISBN 2-89089-320-0

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Those chart busters, Hindustantimes.com, 9 décembre 2008.
  2. Vidéo scénique de Prince, Hollywood World Studios, 2004.
  3. a, b et c Jason Draper, Prince: Life & Times, 2010, p. 8
  4. Jason Draper, Prince : Life & Times, 2010, p.9.
  5. Vidéo de Prince à l'émission American Bandstand, 26 janvier 1980.
  6. 3rdeyegirl page anglaise, The Vault site officiel, 2013.
  7. info, Kobalt Music Group, 2013.
  8. article dans The New Yorker, Soup With Prince, de Claire Hoffman, 24 Novembre 2008
  9. biographie de Prince sur www.calhounsquare.info
  10. phrase prononcée notamment sur le CD en concert One Nite Alone... Live! (2002)
  11. (en)Carlos Calvo, « Real Music By Real Musicians »,‎ 7 Mai 2011 (consulté le 8 March 2013)
  12. lien en anglais vers une liste d'artistes ayant enregistré à Paisley Park: http://prince.org/msg/7/84780

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Calhoun Square : site d'un spécialiste francophone de l'œuvre de Prince
  • Schkopi Page : Le site de référence, depuis 1994 : news, interviews, concerts, débats, et depuis peu une web-TV
  • Sleevographia : site de toutes les pochettes de disques vinyls de Prince
  • (en) Experience The Covers  : Searchable database of covered Prince-songs